taty lauwers

cuisinez selon votre nature

en quête d'un devenir-soi nutritionnel

Vade-mecum "Ambiance végé": la connection  avec "Végétarisme et bon sens".

Pour les coachs et les férus de nutrition.
Le dernier vade-mecum paru " Ambiance végé: le best of  " est directement relié au prochain topo expert à paraître: "Végétarisme et bon sens".
" Low carb: la compil' ", l'avant-dernier vade-mecum est connecté à deux autres topos experts à paraître avant fin juin 2018: "Itinéraire de décrochage des sucres" et "Full ketone".

 


Comme dans tous les topos experts, je m'adresse au principal aux praticiens et aux férus de nutrition.  Ces vade-mecums seront des outils connexes lorsqu'ils veulent aider un mangeur à rééquilibrer ses menus:

  • soit que ce dernier a pratiqué un végétarisme dévoyé, mal informé ou, pire, un mode vegan  prometteur à moyen terme de crises d'angoisses, de troubles divers en dermato, en gastro et en gynéco;
  • soit qu'il pratique un plan low-carb permanent, si pas une diète cétogénique au long cours, ce qu'aucune société avant nous n'a jamais testé.
  • Et qu'il souhaite s'en sortir, cela va sans dire. Pour certains, ces excès sont l'équivalent de passes magiques pour entrer dans un autre monde. Respect! Mais lorsque ces rituels de passage se payent au prix de la santé, il est louable que ces personnes veulent changer leur fusil d'épaule. Et admirable, car les mouvances extrêmes sont le terreau de culpabilisateurs à outrance qui excluent toute personne qui ne croient plus en eux. L'apostasie se paye cher en vegan ou en céto.

Bref, parlons de "Végétarisme et bon sens", qui sortira sous peu, dont voici l'intention, en avant-première. Ce topo expert est conçu pour les praticiens orientés nutri et les proches des végés ou "vegan cru" mal orientés. Ces textes ne s'adressent pas aux pratiquants eux-mêmes.

J'y propose une série d'outils aux fins suivantes.

  • 1/ cible coach: comment réorienter un végé quand il a été trop loin ou un crudiste quand il est cuit
  • 2/ cible coach: comment pousser un mangeur tout-venant vers plus de végé ou vers le tout végé, carrément
    2a/ cible coach: ou comment lui faire faire un test d'alimentation vivante/hygiénisme "temporaire"
  • 3/ cible famille : comme 1/ et comprendre les discours qui ont nourri leurs proches au point qu'ils se perdent sur une piste illusoire pour eux

Je n'y ferai pas le procès technique des choix végés de la jeunesse actuelle.

Primo, cela passera comme toute mode. La vague actuelle n'est qu'une résurgence des mouvances passées, qui repointent le bout du nez dès qu'une génération a oublié les désastres provoqués par ces choix chez la majorité des testeurs.

Secundo, ce travail a été remarquablement fait par le naturopathe Robert Masson dans ses divers ouvrages. Il y démontre rationnellement que....

  • les protéines animales ne sont pas un apport important en purines (déchets organiques)
  • la viande, le poisson ne sont pas des sources de cadavérines, ptomaïnes et autres putrescines
  • la consommation normale de viande ou poisson ou oeufs (140 grammes approximativement, midi et soir) ne fait courir aucun risque de surcharge protéique
  • les corps gras d'origine animale ne sont pas nuisibles
  • il n'y a pas d'antagonisme gastrique entre la digestion des viandes, des poissons, des oeufs et celle des aliments farineux ou féculents (la dissociation alimentaire)
  • les protéines animales ne peuvent pas acidifier
  • la complémentarité céréales-légumineuses ne remplace pas les protéines animales
  • les aliments protéiques ne putréfient pas dans le colon
  • la viande ne favorise pas l'ostéoporose
  • les grands singes - orangs-outants, gorilles, ... - ne sont pas frugivores-végétalients
  • les animaux dits herbivores ne se nourrissent pas que de végétaux
  • l'humain n'est pas comparable physiologiquement à l'animal dit herbivore ou végétalien
  • la progression de consommation carnée n'est pas superposable à la progression des cancers


En gros, il démonte un par un tous les mythes végé avec ce qu'il faut d'explications courtes et raisonnées pour que vous, coach, puissiez les utiliser dans votre pratique. Généreux, un de ses éditeurs partage d'ailleurs de larges extraits de son ouvrage "Dérives nutritionnelles et comportement suicidaire" chez Testez Editions. Il faut en passer par cette version 2008 sur amazon pour voir ces larges extraits. De gentils internautes lisent même des passages sur YT, que vos clients/patients pourront écouter dans le train ou en joggant. Par exemple ici


Le titre de son ouvrage m'amène au point tertio: le coeur de mon topo expert sera constitué d'outils pragmatiques pour le praticien, car il est inutile d'opposer des arguments rationnels et fondés à des personnes qui, ici et maintenant, sont coincées dans un groupe ou dans des croyances dé-lirantes (c'est-à-dire qui ont mal lu les fondamentaux de la nutri; en gros, il font de la dys-lecture comme on reçoit des "mésinformations" dans certains media). Coach, vous pouvez vous y essayer sur la base des arguments fondés de Robert Masson, je l'ai fait lorsque j'auditais. Flop de chez flop! A cette occasion, j'ai découvert le principe de dissonance cognitive illustré par Sylvain dans un de ses billets sur Clair et lipide. Lorsqu'on essaie trop de convaincre (au lieu de faire simplement contagion par sa bonne santé et ses éclats de rire...), on tombe dans le piège du retour de flamme ("backfire" en anglais). Votre interlocteur est tellement mis en danger par votre critique et la dissonance cognitive qui le submerge qu'il s'enfonce et persiste encore plus dans les croyances que vous tentez de discréditer. Contre-productif, n'est-il pas?

Je me refuse aussi à traiter des questionnements éthiques et philosophiques des nouveaux végétariens. Certes, c'est une excellente idée que de relancer sur le tapis la question du bien-être animal, de questionner nos habitudes de grands viandards. Cela mérite-t-il de tomber dans des arguties puériles, que j'entends proférer même par des philosophes? Débats médiocres, harangues d'esprits étriqués, comportements de curés sans soutane, arguments biaisés... Les bras m'en tombent.
Le bon sens de mamie: à la question lancinante des débats radio, télé et net "Faut-il arrêter de manger de la viande?", je réponds par une reformulation: "faut-il manger tant de viande et de cette piètre qualité?".

Parmi les outils pragmatiques que je transmets à un coach de bonne volonté: quelles recettes intégrer en plan végétalisant, pour leurs vertus ressourçantes? Cela sera particulièrement utile dans les cas suivants.

Pour les végés qui se sont enfermés dans un plan sans gluten, doublant ainsi les évictions ("sans viande" et "sans gluten"), sans comprendre qu'ils sont très probablement réactifs aux fructanes - auquel cas il suffit de fabriquer du pain au levain pour pouvoir en tolérer le "gluten", puisque les fructanes sont décomposées par les traitements ancestraux.
La voie "sans viande" ET "sans gluten" est la porte ouverte à toutes les concoctions industrielles. Elle est si difficile à pratiquer que, dans le tourbillon moderne, bien des cuisiniers baissent les bras.

Pour les pratiquants de la paléo/céto verte qui, faisant trop confiance à des touristes de la nutri sur le net, cuisinent au psyllium, aux graines de chia, alors que ces ajouts ne sont utiles que pour les intolérants aux oeufs. Normal, ces ajouts sont des liants au même titre que les oeufs. Hélas ils n'en ont pas les mêmes prodigieuses vertus de remèdes.

Pour les végés pas très écolo, qui font confiance à des produits exotiques, de provenance lointaine, qui parfois ravagent l'économie sociale de ces petits producteurs, alors qu'ils pourraient soutenir nos camarades agriculteurs voisins...

Pour les vegans qui, à moyen terme, se rendent compte de la fragilité que ce système a développé chez eux - fragilité se portant entre autres sur le système digestif - mais qui ne veulent toujours pas entendre parler du bouillon de poule qui leur requinquerait peut être les tripes. A leur intention, quelques recettes à base d'oeufs ou de produits de la mer mais peu de recettes à base d'algues. Métaboliser ces dernières demande un système digestif puissant... On tournerait en rond!

Pour les parents bien intentionnés qui, voulant pratiquer du végétarisme pur et dur en famille, oublient qu'à forcer des règles, on provoque de la restriction cognitive. Inutile de viser le ressourcement si, par un effet de bord, on provoque des rages alimentaires chez les enfants qui se gaveront de saucisson chez mamie. J'ai glissé pour ces parents quelques recettes acceptant un peu de viande, comme les pâtes carbonara tant aimées des petiots ou des pizzas avec un tout petit peu de jambon vrai.

Extrait du livre:
" En famille, trêve de rigorisme végé : beaucoup parmi nous acceptent un petit écart. Un spaghetti Carbonara pour la famille que l’on cuisinerait sans un peu de pancetta ne serait plus une carbonara. Ma recette (pyy) est donc la classique italienne, mais moins chargée en viande. L’essentiel est de réduire les doses de viande au quotidien ou sur la semaine, pas nécessairement de les exclure de manière absolue. J’ai inclus des recettes de pâtes plus riches en végétaux que la classique bolognaise que demandent les enfants (pyy et suivantes). Ce qui n’exclut pas qu’ils s’adonnent à leur petit plaisir une fois par semaine. "

Pour des pratiquants de l'hygiénisme pur et dur à la Désiré Mérien, qui oublient que ce programme est une cure et qu'à ce titre elle doit être temporaire. Dans le livre, j'ai codé ce chemin "cure détox" pour signaler lourdement ce fait. Personne ne peut imaginer qu'on vit en détox' permanente, non? Ou alors ces personnes ont un problème psy grave avec la notion de pureté et le praticien à consulter n'est pas un coach alimentaire mais bien un psy. Et un bon!

Et bien sûr pour les mangeurs tout-venant -- les grands viandards par exemple -- qui croient qu'un mode végé consiste à acheter du steak tartare vegan, alias le "filet américain" des Belges (ça existe!), des saucisses de francfort vegan (idem!). J'ai repris à leur intention une série de recettes de caviars végétaux dont certains ont déjà même trompé mes amis ardennais chasseurs..

Tout ceci dans l'état d'esprit que j'essaie de cultiver dans mes écrits: pas de culpabilisation mais des états des lieux et des chemins ouverts, pas de camps opposés mais le respect de toutes les orientations profondes, ainsi que l'insistance sur le respect de son propre corps. S'il n'est pas d'accord avec ce que le cerveau a décidé, que faire?

Patience, le topo expert associé "Végétarisme et bon sens" sort sous peu (avril ou mai?), le vade-mecum " Ambiance végé: le best of  de mes recettes" prendra alors tout son sens.


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