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Mes commentaires covid - Pourquoi tu t’énerves?

4.5.2020 Page 4 du dossier "Le circus virule (ou ce que le covid-19 est venu nous dire"), début 2020. Pourquoi tant de réactions épidermiques lorsqu'un esprit critique (moi, tiens) se risque à questionner le discours officiel sur le covid?

Répertoire "non-food" de ce site. Je mets ma casquette de Jiminy Cricket, comme pour le dossier à charge contre les Gafam. Je transfère certains des billets écrits en brouillon sur fb pendant le confinement.


Avis au lecteur, 5/9/2020: ce sont encore des billets collés les uns derrière les autres.

Les liens seront établis sous peu, pour un texte suivi.

 

4.5.2020 Un petit hommage à ma voisine Spelmans Patricia, que je viens de croiser: «je lis tes billets, je ne suis pas d’accord, mais c’est un regard intéressant». Elle n’est pas énervée, pas fâchée, juste pas d’accord.

Taty sociologue, le retour. Mes camarades questionneurs sur la narration covid officielle sont étonnés, choqués, énervés que leurs interlocuteurs,, lorsqu’ils traitent de la crise actuelle, soient eux-mêmes énervés et ne veuillent même pas entendre une autre voix que la Pravda.

Pour ma part, je comprends tout à fait bien.

Pour pouvoir réagir à cet endoctrinement sournois, il faut auparavant avoir fait de la psychanalyse, de l’introspection, de la philosophie, de la méditation - bref la technique de notre choix pour enfin tuer le Père symbolique. Je ne suis pas Michel Onfray dans son attaque de Freud et de ses suiveurs alors qu’on est bien d’accord que la psychanalyse ne guérit rien, car notre société si infantile avait besoin de ce travail sur le divan, collectif, pour se libérer de cette Autorité parentale. Quelqu’un qui n’aurait pas pris le temps de faire ce llllllong travail avant la crise se trouve ici bien démuni. Avec le confinement et les réseaux sociaux, il est en outre enfermé dans ses croyances (comme nous tous).

Il lui faut croire en la sagesse de l’autorité, sinon il remettrait en cause la sagesse de ses propres parents, pour faire simple. Déchirement. Il doit donc se soumettre à l’entreprise de la peur, de la mésinformation. Si je viens soulever un voile avec d’autres informations, je ne peux que le déchirer encore plus. Et il s’énerve ou me demande gentiment de parler d’autre chose.

Déchirement d’autant plus violent qu’on n’agit pas en direct, qu’on ne peut voir la bienveillance dans mon regard, ou recevoir de l’invisible, pour faire simple. On agit dans le virtuel du net, qui rend chacun si fragile.

Je rappelle que j’écris ici pour les gens convaincus, qui sont dans ma mouvance de questionneur, je n’ai aucune intention de persuader quiconque. Ces convaincus pourront, en direct débattre avec des proches sur base de documents fiables, que je transmets. Mais pas sur le net, trop froid, trop distant, trop générateur d’émotions négatives.

(NB. L’observation qui précède n’est pas un jugement de valeur sur qui n’aurait pas fait d’introspection. On ne fait ce travail de généalogie du pouvoir que quand on a été au préalable blessé par une figure symbolique, que ce soit la justice, la médecine, ou un parent abusif. Qui, né dans une famille heureuse et dorloté par la vie, voudrait se faire du mal à s’introspecter?)

On peut le voir aussi sous l’angle politique. Si l’internaute n’a pas fait un travail d’élaboration politique au préalable (en Belgique, on est sacrément handicapés sur ce plan si je compare aux amis français), il ne peut tout à trac se découvrir «un plan politique» perso, il doit suivre la grande vague qui rassure.

J’ai pris un long temps pour découvrir le pouvoir, la politique, les enjeux quand j’étais à l’univ’. De longues soirées, des nuits entières de discussion avec les camarades troskyistes. Cela a été un long apprentissage. Et encore ce n’est qu’après quelques années que j’ai été mûre pour l’anarchisme.

Ici, je ne peux demander à des personnes qui n’ont pas de réflexion politique d’accepter mes questionnements, mes remises en cause de l’autorité, d’accueillir que leurs Pères Symboliques (les gouvernants, les instances officielles ) mentent, sont corrompus et parfois lâches/incompétents. Et ce, je le répète, d’autant plus qu’ils sont seuls, reliés par un fil virtuel (alias l’écran) qui les coupe de leur entité profonde . C’est trop douloureux, ils sont en forte dissonance cognitive (tension interne propre au système de pensées, croyances, émotions et attitudes d’une personne lorsque plusieurs d’entre elles entrent en contradiction l’une avec l’autre).

A cela s’ajoute que chacun se positionne différemment dans la dialectique maître-esclave que je connais par Nietzsche mais qui vient d’Hegel je crois. Je caricature: j’agis soit en sujet soit en objet. C’est parmi les «sujets» que je vois le plus de questionneurs. Qui déstabilisent, dérangent les genres «objets». Cela se termine en incompréhension, en général.

NB Pour mes camarades en profilage alimentaire, ils reconnaîtront les diathèses 1/chênes dans les «sujets».

Je connais le story-telling officiel, j’y ajoute ma vision latérale. Mes interlocuteurs critiques ne connaissent que la narration officielle. Je n’invite même pas à ajouter une vision latérale. Je ne demande qu’un chose: qu’on accepte qu’une autre voix s’exprime (même sans l’écouter sans la lire). Je n’exige pas qu’on soit d’accord, je ne suis même pas d’accord avec moi-même, c’est dire.

Et je rends hommage à Patricia: «je ne suis pas d’accord, mais c’est un regard intéressant», Patricia qui doit avoir fait pas mal de psychanalyse ou de méditation, j’imagine.

Rapports de pouvoir

15.5 Je continue sur les rapports de pouvoir, j'adore. Les dominants ont leurs petits valets, c'est comme ça que le pouvoir fonctionne et s'installe durablement. Une dame sur un autre compte se moque de moi, qui ne suis pas épidémiologiste et qui écris des livres de cuisine - alors que j'ose questionner la parole médicale officielle. So what? Ai-je jamais prétendu être du métier?

Ce que sous-entend le ricanement de l'interlocutrice est qu'on ne peut pas questionner l'autorité, point barre. Je serais caissière en grande surface, je ne pourrais pas lire les programmes des partis politiques avant les élections? Choisir à quelle sauce je vais être mangée? L'oppression est encore pire que je ne l'imaginais, ma parole.

Car, petit scoop pour les nouveaux arrivants, cette crise n'est pas sanitaire mais bien économique et politique. Il se prépare un monde de capitalisme de surveillance, de numérisation et de déshumanisation qui me chatouille l'éthique. Monde qu'on vendra aux plus trouillards sous le prétexte d'une sécurité accrue. Et que bien des Adorateurs de la Parole du Père risquent de valider...

NB. Factuellement, ma réponse à la dame était: "c'est trop illustratif votre remarque, j'y réponds. On se calme, on est sur fb. C'est le café du commerce, on peut exprimer son opinion sur tous les choix politiques qu'on nous impose. Comme au café du commerce, ni plus ni moins. C'est encore plus drôle que vous repreniez un extrait d'un de mes billets que vous n'avez pas lu ou pas compris dans son essence (et plus significatif encore, car il traitait des rapports au pouvoir). Je ne vous réponds pas ici individuellement, mais pour soutenir C., qui semble penser librement comme moi. On n'impose rien, on propose une autre façon de lire l'actualité. Pourquoi ricaner si ce n'est que vous vous sentez en danger? "

15.7 J'ai continué à creuser les sources de ces polémiques et de la volonté de faire taire, par ici: http://www.taty.be/articles/CVD_hallucin2000701.html et par là: http://www.taty.be/articles/CVD_festen2000715.html

Je pense donc je ne vous suis plus

15.5 Je viens de publier un long billet sur la tolérance des avis divergents, sur la raison possible de l’énervement de certains interlocuteurs dans le dossier covid. J’aimerais élaborer et gloser sur le respect.

Tu ne respectes pas les autres si tu n’acceptes pas les masques, tu vas les contaminer”. Héhé, ce n’est pas à une libertaire qu’il faut parler de respect en société, c’est notre coeur de business! Les anars ont organisé des phalanstères pour vivre en société, ils ne sont pas tous des ermites ahuris.

Dans ce genre de discussion, je me retrouve dans le même cas de figure que les éternelles discussions autour des vaccins. Je pense avoir le droit de protéger mes enfants de la toxicité potentielle des vaccins. Quid de la société ? Depuis que mes enfants sont entrés à l’école, que de diatribes ! Jusqu’à la fac’ (pour ma fille), les médecins m’ont tannée. Je n’avais accepté pour mes petiots que les 2 vaccins obligatoires avant l’âge d’un an, en Belgique. Déjà à l’époque, je n’étais pas plus sotte qu’aujourd’hui. J’ai potassé les dossiers, je me suis sérieusement informée. En gros et en travers, les vaccins proposés autres que les obligatoires n’étaient pas utiles car ils ne protégeaient pas comme l’annonçaient les jolies brochures des labos pharma; et, pour certains, les maladies dont ils « protégeaient » étaient anodines (pensons rougeole). Et si j’étais jeune maman aujourd’hui, certains vaccins sont carrément aberrants (vacciner un nourrisson contre l’hépatite B, que l’on attrape par rapport sexuel ou par usage de drogues !).

Je n’ai plus revu le dossier vaccin depuis longtemps, je vérifierai pour la version finale de ce billet. Mais m’annoncer que je mets en danger les autres en ne vaccinant pas est donc tout sauf logique. C’est simplement la marque qu’on suit les diktats officiels et que l’on veut sponsoriser les labos pharma. C’est respectable, mais ce n’est qu’une opinion perso, pas une réalité, un fait démontrable. Je ne dois donc pas m’y soumettre.

Revenons aux masques. J’en porterai un si je visite ma belle-mère très âgée. Ou si je rends visite à un ami à l’hôpital. Mais dans les magasins : pourquoi ? Je n’embrasse pas la caissière, voyons. Dans les bus: à la rigueur (bus que je ne prends pas, la question ne se pose pas). Mais dans la rue : pourquoi ? La propagation large par aérosols annoncée au début de l’épidémie a été débunkée par des équipes indépendantes, dont le virologue Streeker en Allemagne.

Je ne vois pas non plus pourquoi je devrais respecter la distance physique, qui n’a pas de sens selon les épidémiologues. Mon hypothèse : la seule raison de cette distanciation est psychologique pour une part (séparation, division, morcellement pour mieux régner) et sécuritaire pour une autre part (la reconnaissance par satellite n’est pas possible à moins d’1.80m). Cela mérite un long autre billet.

J’applique un filtre politique à ce que nous vivons depuis deux mois. Seul le temps dira si j’ai raison, mais quasi toutes les mesures « sanitaires » ne sont que politico-économiques (voir mes anciens billets). Elles sont d’ailleurs dénoncées par tous les virologues et épidémiologistes qui osent s’exprimer (au risque de prendre des volées de bois vert). Je prends donc une posture politique : je n’accepte pas de me voiler, euh pardon, de me masquer sans que la raison en soit impérative. Je n’accepte pas qu’on me musèle, je vis en démocratie. Je veux pouvoir marquer ma désobéissance civile, quand la loi est inique et quand mon choix ne met rien ni personne en danger, si ce n’est le portefeuille des labos pharma.

Je comprends qu’on ne partage pas ma posture anar’, mais on peut la respecter. C’est parce que je pense par moi-même que je ne suis pas certains diktats. La phrase de l’affiche n’est pas de moi, j’ai dû la lire quelque part et je l’ai gardée, j’aime trop.

Je manquerais de respect? J’aurais aimé qu’on montre du respect pour tous mes concitoyens qui souffrent des contraintes démesurées. Je recopie ma supplique à notre ministre de la santé, publiée ici fin mars:

Je l’implore donc de relâcher la pression du confinement. Car il y a moyen.

Au nom de tous les enfants battus, vivant avec des parents encore plus alcoolisés et énervés que d’habitude

Au nom des immigrés relégués dans les camps

Au nom des personnes âgées, seules, prisonnières des affffreuses nouvelles qu’elle voient à la télé

Au nom des personnes qui habitent à 5 dans 50 m2

Au nom de tous ceux qui vivent avec leur agresseur, femmes bien sûr (mais hommes aussi ?)

Au nom des petits indépendants, qui sortiront laminés de la crise

Au nom des personnes en difficulté financière, qui vont ensuite basculer dans la franche pauvreté

Je suis une privilégiée. Je suis confinée dans une grande maison, avec jardin, j’ai un atelier de hobbyiste chez moi, je peux entretenir le potager, je vis et je travaille déjà non stop avec mon compagnon depuis 20 ans, on est comme deux vieux galets dans une rivière, peu de choses pourraient provoquer une dispute. Mais j’ai parfois le sommeil léger lorsque je pense à tous ces autres...

Culture historique de chacun

16.5 J’ai élaboré hier sur les tensions psychologiques, psychanalytiques et politiques entre les divers interlocuteurs, qui font qu’on me catalogue «complotiste» ou qu’on me rétorque «tu ne respectes rien».

Il faut aussi envisager la culture historique de chacun. Peu passionné d’histoire, un internaute ne peut pas comprendre à quel point le réel est façonné par le récit médiatique des puissants. Une toute bonne école à cet égard: toutes les conférences télé d’Henri Guillemin, que l’on peut retrouver 50 ans après sur YT. Il décortique avec faconde et érudition certains grands personnages, comme Jeanne d’Arc, Napoléon, Voltaire, Tolstoï ou de grands évènements. Le sujet importe peu: c’est la méthode qui est fascinante. Il ne prend rien pour acquis, il vérifie tout, à l’aulne de son humanisme chrétien. Il ne revendique même pas l’objectivité (ce que seul un ahuri ferait), il exige la précision des sources. Peu importe aussi les quelques erreurs de détail (pointées p. ex. ici https://venividisensivvs.wordpress.com/…/henri-guillemin-e…/). Dans son travail de titan, il était écrit que des erreurs se glisseraient. Voyons plus vaste et retenons les grandes leçons d’analyse historique de ce grand bonhomme.

Seul un familier de l’Histoire peut comprendre la citation de la philosophe Simone Weil: «croire à l’histoire officielle, c’est croire des criminels sur parole». Les internautres qui sont moins enclins à cet exercice de révision de nos annales nous trouveront paranos. Et voilà et dieu dit que c’était bon (hommage à Cavanna).

Insécurité, fouloscopie et scientisme ou Rappelez la meute...

16.5 N'oublions pas dans l'analyse la contagion sociale, et l'insécurité fondamentale de ceux que j'appelle les scientistes. Dans "Jean-Dominique Michel : Imposteur de l’anthropologie médicale" - https://menace-theoriste.fr/jean-dominique-michel-imposteu…/, un zététichien aboie, ouh qu'on a peur! C'est amusant, ces petits roquets scientistes me donnent l'impression de vieux kroums très, très 19è... Je les ai vu agir en nutri: aboient sans connaître. Et s'en vantent! Il est très sympa pourtant le gars de Tronche en biais, on aime certaines de ses démonstrations. Mais parfois l'acharnement "une seule vision que c'est la mienne" sent son petit bouledogue. Qui pète en public. Pfffft! De l'air!

Plus sérieusement, j'ai la plus grande compassion pour ceux que j'appelle les petits zététichiens car ils sont mignons comme des chiots, ils ont peur de tout, en particulier de la forêt, des paradoxes, des visions alternatives. Il faut 1+1=2, ça rassure.

On revient ici à la dialectique maître esclave à la Hegel, que je préfère nommer "sujet/objet". Les penseurs/objets sont extra quand ils ouvrent la compassion, le partage, la solidarité. Ils deviennent sclérosés même jeunes quand ils jouent aux penseurs/sujets en se mêlant de domaines qui demanderaient une vision plus large. Or ils aiment suivre un train, un seul. C'est comme ça et c'est bien. C'est leur talent. Qu'ils laissent donc les penseurs/sujets ouvrir de larges perspectives. Chacun son rôle et l'église sera bien gardée.

Oui j'ose, j'ai 65 ans et j'en ai vu défiler dans ma vie professionnelle, de ces p'tits gars si catégoriques et si apeurés. Je les repère vite.

 

Les biais cognitis des scientistes ou zététiciens

Mi-juin Nous sommes dans une ère qui divinise le matérialisme, le mécanicisme, le rationnel sans sensibilité. Que ce soit en nutrition ou en crise covid, il est difficile de se positionner lorsqu’on est confrontés à ces rationalistes aigus, qui nous disent «victimes de biais cognitifs», du haut de leur posture de prêtres modernes de cette nouvelle divinité, lorsque nous émettons des critiques sans être membre de leur clergé.

Ma réponse en direct est généralement «eh ben, et toi-même alors?», ce qui, vous me l’accorderez, est un peu enfantin. Voyons chez le physicien Philippe Guillemant un exposé formidable: «Les biais cognitifs de la pensée matérialiste» (écrit avec Sylvain Fève, ingénieur d’études au CNRS, chargé de médiation scientifique). Adresse du texte en clair: https://www.doublecause.net/index.php?page=biais%2Fbiais_materialistes.htm. Adresse du texte en pdf: http://www.doublecause.net/biais/Biais_materialistes_170119.pdf

Les auteurs répertorient clairement les stratagèmes plus ou moins inconscients des rationalistes lorsqu’ils se croient à l’abri de toute croyance, techniques qui leur permettent de rester dans la norme de la pensée dominante et de rejeter toute vision qui ne correspond pas à leur grille de lecture personnelle.

Extrait de la conclusion: «(...) il faut reconnaître que les personnes qui prêchent la rigueur scientifique (qu’elles se disent matérialistes, sceptiques, rationalistes ou cartésiennes) sont utiles à la société car elles imposent légitimement à notre conscience collective l’autorité et la nécessité de cette rigueur. Elles évitent ainsi que ne se répandent trop facilement des croyances ou dérives sectaires. Cette rigueur a toutefois besoin d’une discipline de la pensée fondée sur un ordre établi (de croyances scientifiques). Or dans une époque où la science ne cesse de remettre en question cet ordre et ses fondements, il devient vital de relâcher la contrainte d’autorité et de rigueur pour faire entrer en sciences l’ouverture d’esprit, l’imagination, la créativité et l’intuition. Il en va de la crédibilité de l’autorité scientifique installée, sous peine d’aboutir à l’effet contraire, en l’occurrence une fuite de l’intelligence en dehors de la science, conduisant à un foisonnement de pratiques et de croyances douteuses qui s’auto-justifient par la rigidité mentale de ceux qui prétendent les combattre en conservant l’ancien paradigme : un cercle vicieux. «

L’image ci-jointe reprend l'effet « du biais matérialiste caractérisé par le fait que ce type de pensée se refuse à toute possibilité de perception transcendante, ne désirant voir dans le réel que ce qui est analysable par le mental». Ne l'extrayez pas du contexte, lisez-la en lien avec l'article de Guillemant. Je précise après avoir lu des commentaires lecteurs: si on prend l'image comme un guide, ce n'est pas clair; si on la prend pour ce qu'elle est, càd un audit du réel, elle est claire. Je vois le dégradé du milieu et du haut, qui est significatif. Le mental et l'émotionnel s'interpénétrent en lumière. Je m'y retrouve dans la mesure où même dans mes dossiers je cumule LAJSI (logique, analyse, combinées en justesse avec subtilité et intuition).

Je continue avec le physicien Philippe Guillemant. Lire son article: «Le Dieu de la science matérialiste. Ses 2 démons, ses 4 piliers et ses 10 commandements», qui explicite ce que j’ai énoncé dans le dernier billet, où je mentionnais notre ère qui divinise le matérialisme, le mécanicisme, le rationnel sans sensibilité et les prêtres de cette nouvelle divinité que sont les rationalistes, ou zététiciens, le pire du scientisme actuel.

Lire l'article complet page: http://www.doublecause.net/index.php?page=Les_Dix_Commandements.htm

Extrait: «Si l’on veut sauver la pseudo-science matérialiste, il est effectivement nécessaire de réfuter la totalité de ces phénomènes, car la réalité du moindre d’entre eux ferait s’écrouler tout le paradigme.

Il en va de même pour les dix énoncés précédents: il suffit qu’un seul d’entre eux soit faux pour que tout s’écroule également.

En conclusion:

La pseudo-science matérialiste est morte et enterrée par la théorie et l’expérience de la vraie science que les hommes ont réussi à construire et qui est celle que j’aime, malgré une énorme pression pour les en détourner qui s’exerce toujours aujourd’hui au travers de la techno-science passée aux mains des multinationales. Le fait qu’elle survive dans les médias dominants qu’ils financent est donc bien une affaire de religion imposée par ce pouvoir de l’argent, car seule une religion peut survivre malgré son caractère irrationnel.»

Dans le billet suivant, je résumerai sa grille de lecture en mnémotechnique: le PIRE CHEMIN que nous puissions prendre (pour le monde de demain).

Les figures d’autorité et l’Autorité

Mi juin. Je suis passionnée depuis longtemps par les rapports de l’humain au pouvoir. Déjà à l’école, je choisissais la mafia comme thème de travail personnel.

Avec le corona, nous venons de vivre des rapports difficiles à l’Autorité, pour ceux qui jouent dans le camp des élus. Je pense ici aux journalistes et animateurs de radio. Retour de la mer hier, en voiture, j’ai écouté la Première belge, ce que je ne fais plus depuis 3 mois. Tout à fait édifiant: chacun essaie de gérer sa dissonance cognitive, comme le journaliste que je vais citer, c’est normal, mais profiter de sa large écoute pour imposer des vues pour le moins discutables n’est pas normal.

Le gars, à l’émission de 18h, présente le professeur Raoult comme une sommité en infectiologie «qui a dit un peu n’importe quoi pendant la crise». Pauvre ami! On comprend que tu tiennes à ton salaire et que tu aies joué à la voix de son maître en nous répétant depuis 3 mois les mêmes mensonges que le gouvernement; qu’il t’est désormais difficile de le reconnaître officiellement. Il te faut donc continuer à mentir. Accueille ce fait et gère-le en douceur. Mais ne mélange pas tes émotions personnelles avec de l’info, voyons. Quasi tout ce que Raoult a énoncé s’est avéré désormais. Rien de fantaisiste: il est rigoureux, il est humain, il est droit dans ses bottes et connaît son taf. Alors que les voix de la presse (journalistes ou invités) nous ont fait une belle pantalonnade, relayant des rumeurs, des on-dit, le degré zéro de la science. Ce sont ceux-là qui «ont dit n’importe quoi pendant la crise». J’ai attendu 57 jours avant d’entendre une analyse critique d’une info officielle par un journaliste. Vous avez dormi pendant 57 jours. Faites donc profil bas!

J’ai choisi cet exemple comme cas de figure, qui n’a de valeur qu’illustrative. On se fiche de l’anecdote et du bonhomme en particulier. Cela nous dit simplement que dans les chaînes officielles on rencontre plus de béni-oui-oui que de journalistes d’investigation ou d’esprits critiques.

Je comprends l’angoisse profonde de ces journalistes et animateurs qui ne peuvent tout simplement pas accepter que notre figure paternelle symbolique (les gouvernants) mentent, soient perdus, ne comprennent rien à rien, n’aient plus le courage de leurs choix («le conseil scientifique a décidé...»). En gros qu’il n’y ait plus de pilote dans l’avion, que «papa où t’es?» (illustration: la chanson de Stromae https://www.youtube.com/watch?v=oiKj0Z_Xnjc)

Stats et pensée magique

La pensée magique et« les stats m’ont dit que ». Les esprits qui se disent rationnels et que je qualifie de scientistes, qui glosent autour des chiffres d’atteinte, mortalité, létalité du corona, oublient que des logiciels peuvent se tromper (je n’ose penser que des chiffres soient délibérément falsifiés par l’agence Medicare). Lire l’article https://www.medpagetoday.com/infectiousdisease/covid19/86967

Où l’on découvre que des maisons de retraite sont choquées par des statistiques incroyablement incorrectes sur covid19. En lisant les rapports officiels, un établissement découvre qu’il aurait eu 8 décès par coronavirus pour chaque lit ! Des chiffres totalement différents de ce qu’ils ont transmis à l’agence… (et quelle partouze, rajoute un lecteur: 8 seniors par lit).

Les Ricains sont assez transparents dans leurs nouvelles. Ici, en Europe, c’est un peu plus glauque, mais j’imagine que de telles "erreurs" ont pu se produire aussi. Mais tant que le désir de magie persiste, un interlocuteur croyant dans le récit médiatique n'entendra tout simplement pas ces questions, légitimes.

 

Tu poses trop de questions

15.7 C'est énervant pour beaucoup, je l'entends bien. Je partage la posture de beaucoup d'internautes qui me lisent ici, je la verbalise. Je pense que j'aurais été fusillée pour mutinerie dès le premier jour d'une guerre, ce qui aurait allégé le quotidien de certains. Je suis incapable d'obéir à un ordre du premier ou du dernier des généralissimes s'ils ne me justifient pas l'instruction ou la stratégie. "Vous avez les chiffres exacts? le contexte? les stats que je puisse me faire une idée? "

C'est ce que je demande ici que ce 23/7 on resserre encore la vis en Belgique "car le corona repart à la hausse": combien d'admis en hopital, service ordinaire, en observation? pour combien en soins intensifs? quel âge? avec quel traitement? s'ils sont aux soins intensifs a-t-on seulement traité au bon moment avec antiviral + antibiotique? s'ils sont morts, a-t-on intubé? quelle comorbidité? prenaient-ils des statines et des sartans, ce qui aggrave les complications? avaient-ils fait le vaccin antigrippe auparavant (qui augmente de 36% le risque d'aggravation)? Tant d'inconnues pour une phrase aussi catégorique que les nouvelles en radio: "les cas augmentent". Vous connaissez certainement ces personnes âgées de votre entourage mortes de crise cardiaque et déclarées covid, n'est-ce pas? Ou ces personnes à qui le médecin a demandé de rester chez elles "tant que ça ne s'aggrave pas" (texto!) et qui ont été à l'hopital bien trop tard...

J'entends encore le chimiothérapeute à Bordet il y a 25 ans: "madame on n'est pas au souk, on ne négocie pas son traitement ici!". Il ne savait pas, le cher Bleiberg, qu'il recevrait ensuite tant de fax (ben oui je n'arrivais plus à parler) avec des questions détaillées, par exemple sur les études justifiant le choix de chimios 5FU dans mon cas particulier, sur ma survie possible à 1, 3 et 5 ans, sur... et sur... C'est ma carcasse quand même, non?

J'aurais fait un bien piètre soldat. Chers tous qui me lisez et qui partagez cette particularité mentale, tenons-nous les coudes!

NB. A la faveur d'un commentaire, il m'est revenu que l'instit' au Congo avait convoqué ma mère au motif qu'à 4 ans je ne jouais pas à la cour de récré. Je m'asseyais à côté de la prof' et je la bombardais de questions. Elle trouvait ça inquiétant Qu'elle se rassure: je ne joue toujours pas avec mes camarades, je les regarde et je me demande "mais pourquoi?". Comme quoi ça met du temps à percoler, chez moi.

NB2 Ce matin, je me suis rappelé que poser des questions coûte aussi cher. Un ami congolais de mon père (ministre) couvrait ma soeur aînée de cadeaux, sans rien me donner. Un jour, courage à deux mains (pour une ado en tout cas), je l'interroge: pourquoi pas moi? "Eh bien ma très chère fille de René, toi tu poses trop de questions, je n'aime pas ça"

Deux camps, vraiment?

A l'heure de notre nouvelle émission, "polémiques et masques", je suis étonnée de lire : "Mon fil d'actu est un territoire en guerre, où les "pro" et les 'anti"-masques s'entre-déchirent avec une agressivité et une haine qui fait peur à voir."

Quoi? La bataille d'Hernani n'a jamais existé? Les fougueuses querelles entre Anciens et Modernes? L'étripage systématique avant les élections? Que dire des violences sectaires dans les camps en nutrition?

Se battre comme des coqs à coups de vérités est le fondement de l'humain tel que je le connais. Ceux qui fréquentent facebook doivent savoir que leurs cogniticiens ont la prétention de piloter le mental des utilisateurs, entre autre par la haine et la trouille (1). Ce n'est pas un secret, c'est déclaré par l'équipe de zucky. Ce qui aggrave le phénomène naturel de l'humain, lorsqu'il n'utilise pas les réseaux avec la conscience d'être manipulé. Réseaux virtuels qui rendent ces sentiments encore plus forts. Au moins don Camillo et le bon Peppone partaient boire un verre ensemble après la chamaille.

Pour ma cas perso: je suis intriguée par le phénomène du port obligatoire, mais je ne vis aucune agressivité, ni haine. La phrase ci-dessus est bien généralisatrice, ma parole. Comme une vérité hihi.

J'ai transféré en affichette ce poème vu chez https://sortiesdemprises.wordpress.com/…/quest-ce-que-la-v…/ - Sorties d'emprises, ou ""Vivre nos CHemins en COnsciences PArtagées" (CheCoPa Asbl)

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(1) J'extrais d'un de mes billets antigafam: ""Là où coulent la Haine et la Trouille"

Un jour je réunirai ces arguments sous forme plus structurée, si j'ai envie d'écrire un livre sur le sujet. J'ai déjà le titre: "Là où coulent la Haine et la Trouille". Etudiante, j'ai habité près de Mons, dans le Hainaut belge. Deux rivières y coulent: la Haine et la Trouille. C'est en étudiant la géographie fluviale pour mon récent projet d'habiter sur un bateau que je suis retombée sur cette info, qui devait se cacher loin, loin dans les circonvolutions de mon cerveau. Info qui s'est directement greffée sur ce que j'observais en surfant sur facebook. Cela ne mérite même pas un billet entier, tant le phénomène est évident. Si j'écris ce roman, les personnages habiteront le triangle entre la Haine et la Trouille. Et voilà."

Je nettoye devant ma porte, soyons efficaces

Je profite des techniques facebookiennes: je masque ou supprime des commentaires qui n’apportent rien à mes billets, je ne me sens pas grossière pour autant. Je vise l’efficacité avant tout, comme dans tous mes livres de cuisine et de nutri. Si ma réponse à un internaute hors sujet et me critiquant peut être utile à tous, je la garde (voir ci-dessous avec « la vérité »). Car, comme le dit Victor Hugo dans sa préface des Contemplations: “ »Quand je vous parle de moi, je vous parle de vous ». Je m’identifie à Totor , pas moins ;) Peu me chaut qu’on me critique, je le fais très bien toute seule. Et 24h/24, en plus, c‘est à dire même dans mes rêves. En revanche, je pense les billets pour qu’un lectorat précis puisse y trouver son miel – tout comme je me nourris d’autres auteurs. On butine, quoi.

Vous aurez dû être confrontés, chers lecteurs, à des anathèmes similaires à ceci, que perso je supprime, car ce sont des réactions émotionnelles, totalement inutiles à faire avancer la moindre réflexion personnelle : « commentaires extrémistes » « ta croisade contre l’évidence de la pandémie», « une gifle aux centaines de milliers de morts ». Outre que ces messages marquent la volonté de leurs auteurs que je dise ce qu’ils veulent lire, ce sont des jugements de valeur, souvent par des extrémistes eux-mêmes, qui sont parfois en désir de devenir des héros de la nouvelle cause. Une autre partie des intervenants sont en désir de trouver un héros, un père protecteur, un sauveur.

Et je viens casser leurs espoirs en répétant : tu es ta seule autorité, fais-toi confiance, n’attends pas de sauveur. Le débat est quasi impossible -> je supprime.

Le plus drôle à mes yeux, que j’ai lu plusieurs fois depuis quelques mois que je baguenaude ici: « je ne supporte pas ce que tu dis ». Mais c’est facile, choupi, éteins le poste ! Désabonne-toi, désamifie-toi, c’est le principe de fb non ?

Ce que je ne supprime pas, par exemple :

--- internaute : « Bravo, vous détenez la vérité! »

-- Je : « Qui sait si c’est du second degré ? Je lis toujours tout avec tant de recul. Si c’est du premier degré, je revendique le droit de donner mon avis. C’est mon petit café du commerce et mon territoire. Si ça parait «ma vérité», eh bien c’est que certaines personnes croient qu’il existe des vérités. Et tant mieux. Moi je n’y crois pas. »

---- internaute: quasi la même phrase, je n’ai pas noté

--- Je : « C’est hilarant! la bulle de facebook dans toute sa splendeur... vous ne me connaissez probablement pas, pas grave. Je ne commente pas pour vous, mais pour que d’autres, plus sensibles aux interactions facebook, comprennent qu’on ne nous parle pas, chacun se parle à lui tout seul. Qui m’a un peu lue sait que «vérité» n’a pas de sens. Je répète à tous les plus sensibles que moi: ne répondez même pas! »

Il ne m’est venu que ce matin (ah ! l’esprit de l’escalier): ce que cette internaute appelle « vérité » est simplement que j’ai une personnalité et que je l’exprime.

C’est un principe de vie chez moi, qui me rend sereine en mes vieux jours: la plupart du temps, je sais que ce qu’on m’envoie n’a rien à voir avec ma personne, mais que je sers de mur de réflexion pour une problématique personnelle de l’interlocuteur. Je renvoie donc son paquet à l’expéditeur.

Si l’on prend pour soi la moindre remarque, on est démoli en un rien de temps. Les autres ne s’intéressent pas à vous, voyons. Ils vous instrumentalisent comme miroir dans leur développement personnel ou leurs ruminations. La plupart du temps, en tout cas.

Si ma vision des interactions fb peut aider certaines copines qui semblent souffrir des commentaires sous leurs billets…

Je collecte toutes ces interventions avant de les supprimer, j’en développerai des personnages de roman un jour. J’ai bien besoin de cette collection, car du plus profond de mon âme, je ne peux pas imaginer des schémas mentaux similaires sans les rencontrer dans le réel. Tant de diversité chez les humains !

La tentation du complotisme ou le déni d'une fuite en avant

Dans le contexte du chapitre «la tentation du complotisme», encore une belle brique, édifiante par l’excellente Caroline Vandermeeren, pour convaincre mes camarades que non, vraiment non, il n’y pas de génie malfaisant à la barre. Il y a des élus et des experts brillants et d’autres qui sont des andouilles, mais les deux catégories semblent incapable de sortir d’un noeud de fil de pêche qu’ils ont eux-mêmes entourloupé autour de leurs services. Nouvelle image branlante, je me comprends, je trouverai mieux pour le livre final. Equivalent de l’anglais: «paint yourself in a corner».

Je rebondis sur la dernière phrase de Caroline « ce pays n’est pas une entreprise». Hélas oui! Nos élus depuis quelques années ne pensent plus que comme des gérants de superette (flux, dernière minute, au jour le jour, etc.) sans aucune vision politique et citoyenne. Néolibéralisme oblige. Mais ils la gèrent avec une inconscience qui fait que la vraie superette aurait fait faillite il y a belle lurette.

Caroline Vandermeeren

19/10/2020

Au cours de ma formation d’aujourd’hui sur la «gestion des évènements inattendus», cette diapositive a beaucoup amusé les participants.

Et pour cause, ceci a fait écho à leur quotidien.

Ceci, ce sont les freins «humains» auxquels font face les entreprise.

Ainsi, comme vous voyez, nos chers décideurs et leurs conseillers sont des personnes tout à fait «banales».

Pas besoin de complot (en industrie, les gens se mettent parfois dans des situations impossibles en se laissant emporter par ces petits travers, à priori anodins).

Et ainsi, je m’interroge sur la gestion de la crise en Belgique:

* par des politiques qui ont passé tout le mois de septembre focalisés sur un seul objectif: arriver à évite de repasser par les urnes (comme je les comprends...mais quel mauvais timing).

* par des experts, toujours les mêmes, qui sont incapables de remettre en question leurs modèles, leurs idées, leurs solutions, parce qu’il est difficile de remettre en cause des décisions préalables.

* quelle est notre culture? (celle de la Suède, de la Hollande, de la France, de l’Allemagne...je comprends...la nôtre???)

En fait, la seule chose qui fonctionne dans ce genre de situation, c’est de changer certains experts (au minimum d’en embarquer de nouveaux, et de leur donner autorité sur les premiers).

C’est ainsi qu’en industrie on passe souvent d’une gestion d’évènements inattendus qui a échoué, à une résolution de crise qui découle de cet échec.

Et jamais on ne place aucun des experts qui ont échoué à la tête du groupe en charge de piloter.

Non, on place une personne spécialisée dans les méthodologies d’analyse des systèmes et de résolution des problèmes.

Voilà ce qu’on ferait en entreprise...mais ce pays n’est pas une entreprise (quelle entreprise peut se permettre de creuser sa dette indéfiniment?)

NB TL: Déviation/CAPA/CC sont des termes techniques de l’industrie pour «gestion des événements Inattendus», «corrective action/preventive action» et « change control» (2 processus qualité fortement encadrés).


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