taty lauwers

cuisinez selon votre nature

en quête d'un devenir-soi nutritionnel
  

Point 1 de l'hypothèse: l'hallucination collective

13.7.2020 Page 17 du dossier "Le circus virule (ou ce que le covid-19 est venu nous dire"), début 2020 . Tout ce qui tourne autour de ce qu'on peut appeler une hallucination collective, ce qui fait partie de mon hypothèse de départ. On peut lire le chapitre conjointement à Psychologie 1ère année: exercices de style

Répertoire "non-food" de ce site. Je mets ma casquette de Jiminy Cricket, comme pour le dossier à charge contre les Gafam. Je transfère certains des billets écrits en brouillon sur fb pendant le confinement.

Avis au lecteur, 30/11/2020: ce sont encore des billets collés les uns derrière les autres.

Les liens seront établis sous peu,

pour un texte suivi.

Covid19 et délire collectif

Je relaye l'hypothèse de Thierry Gourvénec, qui a fait sa thèse de psychiatrie sur les bouffées délirantes. Je ne communique ici que pour ceux qui partagent mon avis, ce sont des brouillons pour un livre qui servira de mémoire de cette hallucination de groupe. Un anti-amnésie, en quelque sorte.

Je ne suis plus chiffonnée quand je vois des cyclistes rouler avec un masque, des conducteurs seuls en voiture rouler masqués depuis que j'ai décodé ce que cela signifie. On trouve bien évidemment les petits chefs habituels, ceux qui veulent faire comme le caporal, qui obéissent. On trouve aussi ceux qui sont vraiment terrorisés par le virus, qui croient le récit médiatique. Et on trouve surtout tous ceux qui, hyperangoissés par ce qui suit, et qui sont peu avertis en introspection ou psychothérapie, doivent trouver un rituel pour conjurer la peur de devenir fou. Le port du masque est leur grigri pour supporter le fait que le système en qui ils croyaient est en train de mourir. Ils voient le quadruple effondrement prévu par les collapsologues, ils voient la perte des repères de l'humain, ils ont l'intuition que le Père symbolique a disparu (on n'a plus foi en l'élu, dans le maire, dans le médecin, dans l'autorité en général - "Y a t il une erreur qu'ils n'ont pas commise?" comme l'exprimerait le professeur Perronne), ils comprennent que nous sommes des pions sans valeur pour Big pharma (serait bien aveugle celui qui ne l'a pas vu depuis 3 mois). Cette accumulation de stress est évacuée par le respect de normes, tout arbitraires qu'elles soient, pour se rassurer, pour ne pas devenir cinglé.

Les catégories ne sont pas tranchées, c'est une évidence.

Je relaye ici le discours du docteur Gourvénec pour étayer mon hypothèse de départ (https://taty.be/articles/CVD_hypotheseopp200416.html): à savor l'emballement à partir d'une peur de base, devenue terreur puis panique par la le jeu des medias qui cherchent à capter du public.

"On a nettement exagéré la portée et la violence de l’épidémie de Covid et nous nous sommes collectivement enfoncés dans une sorte de bouffée délirante collective (et médiatique) dès l’origine de l’épidémie sans pouvoir faire machine arrière".

Il cite divers délires collectifs au cours de l'histoire.

J'ai déjà été confrontée à des manifestations de délire individuel, qui étaient qualifiées élégamment de "décompensation psychotique": le copain en question a vécu une émotion qui le submergeait tant, proche de la peur panique, qu'il s'est refugié dans une logique parallèle. On ne pouvait plus discuter, il était comme sorti des rails et voyait le réel de manière tout à fait différente de nous. Il ne relevait plus ses incohérences, malgré son QI élevé et son comportement auparavant très structuré. Il voyait des manifestations qui nous étaient invisibiles. Ses propos étaient vraiment étranges. Chez certains cela dure quelques semaines, cela peut passer sans médicaments, le temps que la panique reflue j'imagine.

Le délire collectif, selon Gourvénec, se traduit souvent ainsi : " [...] grande imprévisibilité des comportements, ils deviennent incohérents, troubles de la logique majeurs, beaucoup de paradoxes (on en a noté un certain nombre dans les prises de décisions politiques depuis le début du covid !), mensonges incontestables, communication de crise complètement délirante dont ce fameux "nous sommes en guerre". On est face à des personnes qui s'expriment selon des processus délirants."

"Les gens individuellement ne sont pas fous, c’est la communication collective qui est délirante" explique-t-il avant de faire un lien entre le contexte politique angoissant, la peur archaïque de toute épidémie, instrumentalisée ou pas, et la naissance d’un délire collectif.

L e principe des bouffées délirantes est que le délirant ne voit pas le réel avec les mêmes yeux. On ne peut qu'attendre la fin de la manie collective, qui disparaîtra comme le font les délires individuels. Il ne sert à rien de pousser ces personnes à ouvrir les yeux. Vous imaginez-vous parler en douceur à un fou en lui rappelant: "tu sais bien que tu es fou, n'est-ce pas?". Cela n'apporterait rien, ni à lui ni à vous, ni à l'échange.

Ceux qui connaissent la symbolique psy comprendront mon texte sur l'angoisse des citoyens chez qui le port du masque est un rituel pour ne pas devenir fou. Ceux qui connaissent moins écouteront ce que Gourvénec a à dire par exemple de la rumeur d'Orléans en 1969. La "rumeur d’Orléans", qui a fait l'objet de thèses, voulait que des femmes disparaissaient dans les cabines d'essayage de magasins de confection et étaient livrées à la traite des blanches. La police a eu beau prévenir les directeurs d'écoles, les citoyens qu'aucune plainte, strictement aucune, n'avait été déposée, aucune disparition signalée, la ville d'Orléans a continué à paniquer. Gourvenec note que la propagation de cette rumeur est intervenue au moment où De Gaulle allait quitter le pouvoir et laisser la France orpheline de son ange tutélaire. « La rumeur d’Orléans éclot en 1969 après que De Gaulle ait perdu son référendum et quitté le pouvoir. C’est une angoisse majeure, oedipienne… La mort politique du Grand Charles est un peu comme la mort du père… »

Gourvenec rappelle aussi la folie collective en 2011 autour de l'escherichia coli, un toxique qu'on aurait trouvé dans les graines germées (bio!), puis non, dans le compost (bio!), ah non c'est dans les concombres espagnols (bio)... Et la met en rapport avec la grande angoisse de Fukushima un peu avant: c'était une forme de décompensation pour évacuer la terreur nucléaire. Le délire a d'ailleurs disparu aussi vite qu'il était arrivé.

Quelle merveille d'écouter un homme avec tant de connaissances et tant de bon sens en même temps. Ecouter à partir de la minute 40 ce qu'il a à dire de la virulence du corona. Et observer chez Robert l'intevieweur la même incompréhension que nous, questionneurs de la Grande Panique 2020, vivons face à des interlocuteurs croyants. Robert, parlant confinement (et le justifiant! autour de la minute 50) nous ressasse toutes les fakes news qui circulent, les unes plus tirées par les cheveux que les autres. On sent que ce gars n'a pas la tête froide, il nous jette des "cent mille morts aux USA" sans parler des morts par millions, ce qui est bien différent vu le volume de la population américaine. On sent qu'il est lui-même dans la panique, c'est dommage pour un journaliste. Il devrait se retenir de parler du sujet s'il n'a pas le recul nécessaire, non?

Les analystes du comportement humain se régaleront des commentaires: les internautes qui semblent fans de MediaTV partagent la même conviction profonde que Denis Robert et ne semblent pas plus comprendre le discours très subtil, posé, mesuré de Gourvenec. Ou n'ont aucune culture en psychiatrie, c'est une autre analyse.

Cela fait un peu mal au coeur de voir Denis Robert se ridiculiser avec des "y en a qui disent", avec un scepticisme un peu primaire, avec des énoncés très peu informés - comme sur Bachelot qui aurait finalement bien agi en 2009 alors qu'elle n'a toujours été qu'un fer de lance de big pharma. Robert sait-il que cette panique d'H1N1 n'était qu'une répétition de Panique (avortée), répétition générale pour la crise d'aujourd'hui? Que la médiatisation était probablement programmée? La peur du virus fait perdre tout esprit critique aux meilleurs journalistes. Snif!

L e pauvre Denis Robert retrouve des mines de gamin de 5 ans, effondré, et perd tout discernement dans ses questions, comme s'il n'avait rien écouté. Il ne veut pas écouter, il veut rester croyant à sa propre réalité. 7

Le docteur insiste pourtant bien: les participants d'une hystérie collective ne sont pas individuellement délirants, ils sont souvent sains d'esprit. Robert ne devrait pas se sentir mis en danger tout simplement parce qu'il fait partie des croyants... Et bravo à Gourvénec d'arriver à dialoguer avec un de ceux qui participent du délire (sans être délirant individuellement, Denis, rassure-toi).

Commentaire d'un lecteur sous la vidéo, via agoravox, qui l'exprime bien mieux que mon brouillon ne le fait ici:

Ce qui frappe dans ce long et intéressant entretien c’est la posture de D. Robert... l’on sent bien dans sa manière de faire le "journaliste enquêteur" qu’il tente de combiner sa conviction profonde et assez bétonnée (que l’on peut exprimer sous la forme de "moi, je suis persuadé que le covid c’est vachement dangereux et pire que tous les autres"), conviction qu’il essaie de masquer par une fausse ouverture au doute et pire, à l’éventualité qu’il se soit lui-même largement trompé dans ses conclusions sur l’épidémie.

Cela traduit chez ce journaliste une raideur personnelle totalement noyée dans une bonhommie un peu mollasse. J’irai jusqu’à dire que cet homme a développé une peur certaine de dire "l’interdit". Or, dans notre société, l’interdit suprême, le tabou absolu c’est de dire autre chose que la doxa officielle.

Denis ROBERT a été un courageux enquêteur, ses ouvrages sur le scandale "Clearstream" puis (suite de l’afaire) la "Boîte noire" lui ont valu une vie épouvantable : mis sur écoute, insultes, menaces des serves secrets, pressions des groupes privés mondiaux, cambriolages à son domicile et bien d’autres préjudices qui l’ont indiscutablement usé. Il a fini par se caser au Média, pour au moins continuer à faire son métier, mais on le sent définitivement archi méfiant à s’aventurer comme il le fit avec ténacité dans les deux affaires sus-citées.

Cela donne un homme impatient d’aller très vite à l’essentiel dans un entretien où son interlocuteur pèse ses propos, demeure dans la nuance avec raison et prend son temps pour développer ses hypothèses. Du coup, ROBERT manifeste de l’ennui (il ne sait plus écouter sans anticiper mentalement) et voudrait que l’interlocuteur lui délivre, à la façon des pseudos argumentateurs de notre époque, immédiatement et sans détour les "preuves" permettant de valider (comme avec le langage informatique : oui / non — valider / annuler, etc... !) la réalité vraie ou le faux.

L’entretien est intéressant sur ce point en particulier qu’il démontre comment et avec quel discrédit le journalisme de la communication a remplacé l’investigation qui, comme la vie, exige doute, patience, remise en cause et ouverture d’esprit. ROBERT espère vraisemblablement être de ces journalistes qu’on qualifie d’ouvert et à l’écoute mais tout est faux chez lui. En tout cas, même s’il essaie d’être ouvert et à l’écoute on sent nettement qu’il voudrait bien que la conclusion soit déjà assénée vite-fait et si possible dans le sens de ses propres attentes.

C’est en cela que Denis ROBERT est comme la majorité des journalistes de la comm" officielle globale : un mauvais acteur dans un théâtre de mensonges qui tresse quotidiennement l’illusion globale dans laquelle, à la façon de "Matrix", les médias du monde enferme le cerveau collectif.

Le psychiatre interrogé a totalement raison pour le coup : D. ROBERT comme nous tous vit dans un délire collectif avéré.

La panique générale autour du coronavirus n’est pas justifiée (prof. Gøtzsche)

Lire l'article traduit le 30/3 en français sur le site du docteur Marc Girard: La panique générale autour du coronavirus n’est pas justifiée, par le professeur Gøtzsche. "Pour mémoire, il est l’un des fondateurs de la fameuse fondation Cochrane, dont il s’est fait virer comme un malpropre pour avoir osé contribuer à une revue critique des vaccins anti-HPV. Il avait déjà pris son comptant d’insultes et de sévices en montrant, preuves en mains, que le dépistage mammographique était une escroquerie ; il a récidivé ensuite par un livre consacré aux abus des psychotropes; j’en passe… Un très mauvais garçon, par conséquent, mais dont la réflexion scientifique et éthique a beaucoup d’atomes crochus avec celle développée sur le présent site…" (signé Dr Girard).

En 2022, ce sera stop ou encore !

Je prépare un billet qui expose en quoi le port du masque pourrait bien être, pour certains, un rituel pour supporter l'angoisse atroce: la révélation qu'il n'y a plus de pilote dans l'avion, que le système dans lequel ils croyaient n'a aucun sens, que les Pères symboliques que sont l'élu, le médecin, le juge, etc ne sont plus des autorités mais des fantoches. Ce billet viendra ce soir.

En attendant, lire ou écouter un avocat anciennement communiste, aujourd'hui souverainiste Front populaire, spécialiste dans la responsabilité personnelle et pénale des gestionnaires publics décrire en termes crus l'état politique français. On comprend que ça peut angoisser un citoyen qui était confiant jusqu'ici.

"Régis de Castelnau : « La situation en France est préoccupante et peut déboucher sur des catastrophes. En 2022, ce sera stop ou encore ! »" En texte: https://www.bvoltaire.fr/regis-de-castelnau-la-situation-en-france-est-preoccupante-et-peut-deboucher-sur-des-catastrophes-en-2022-ce-sera-stop-ou-encore/ En vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=TvdDRTazZqU

Cynthia Fleury: accepter d’avoir peur... mais

La philosophe Cynthia Fleury dit ici si bien comment la peur est naturelle (pensons aux porteurs de masques, qui marquent la peur du virus) mais comment on la dépassera en tolérant l’incertitude. Ecouter https://www.facebook.com/LaGrandeLibrairie/videos/586862808849908/

Une hallucination collective

18/3 Lire chez Jean-Dominique Michel, anthropologue de la santé, l’analyse de la situation, qui confirme mon interrogation depuis 10 jours: pourquoi donc nos gouvernants surréagissent-ils ainsi? et qui confirme mes partages précédents.

Extraits:

«on construit une hallucination -collective- sur la base de chiffres qui ne veulent rien dire» - (...)

«Il faut oser le dire : ce n’est pas le virus qui tue (il est bénin pour les personnes en bonne santé), ce sont les pathologies chroniques qu’on a laissé se développer depuis des décennies.» (...)

«J’en appelle à mes collègues de la Faculté de médecine et autres instituts universitaires pour qu’ils arrêtent de produire et de colporter des modélisations fausses et anxiogènes.» (...)

«Le confinement général constitue un pauvre pis-aller face à l’épidémie dès lors qu’on manque de tout ce qui permettrait de lutter efficacement contre elle…Pourquoi en est-on arrivé là ? Simplement parce que nous avons défailli à mettre d’emblée en place les bonnes réponses. «

(...)

«Confiner chez eux des gens qui ne sont pas porteurs du virus est infectiologiquement absurde- le seul effet d’une telle mesure est de détruire l’économie et la vie sociale. Un peu comme bombarder une ville pour en éloigner les moustiques porteurs de malaria…« «Confiner l’ensemble de la population sans dépister et sans traiter, c’est digne du traitement des épidémies des siècles passés. «

(...)

«Soyons donc patients et appliqués. Une fois cette hallucination collective passée, il sera alors temps de faire un rigoureux « post-mortem » des décisions sanitaires et de chercher à comprendre ce qu’il s’est passé pour qu’on génère cet invraisemblable gâchis sociétal…«

 

Paradigme délirant

D'un media qui se dit indocile (miam!). La même analyse que moi: élus délirants. "« Il y a un peu moins de quatre mois, nous sommes entrés dans un paradigme délirant et nos autorités nous ont fait savoir le 1er juillet dernier qu’elles entendaient le prolonger ad libitum. » (Le gouvernement suisse veut prolonger les mesures spéciales jusqu'en 2022)

La même conclusion: "Deux questions fondamentales sont toujours sans réponse: quel est l’objectif des nouvelles mesures prises par le Conseil fédéral? Et qu’est-ce qui l’a poussé à changer de stratégie? Les citoyens ont droit à des explications."

par Catherine Riva et Serena Tinari, Re-check.ch (Nous sommes deux journalistes expérimentées, spécialisées dans l’investigation de sujets de santé. Nous adhérons aux principes de la médecine fondée sur les preuves (EBM) et nous nous appuyons sur un réseau international de spécialistes)

Une généticienne de renommée mondiale, nous explique

5.5 Un grand moment en vidéo pour tous mes amis amoureux de la science: une réflexion de véritable scientifique, ouverte, holistique, documentée, intellligente. De quoi croire à nouveau en l’avenir de l’humain! Toute la crise y est résumée, les solutions se déduisent facilement.

sur Thanatv. «Alexandra Henrion-Caude, est une généticienne de renommée mondiale., ancienne directrice de recherche à l’Inserm à l’Hôpital Necker. Elle nous explique tout ce qu’elle sait sur la pandémie

Dans la vidéo nr 1, j’ai retenu:

«Ce que nous vivons est une véritable tragédie (... elle détaille la triple définition d’unités d’action, de lieu et de temps... ): un tsunami mental. Avec une irrationnalité totale, sous couvert scientifique. en s’appuyant sur ce que j’ai lu de plus mauvais en termes de qualité scientifique depuis les 20 dernières années. (...) Les conséquences sont politiques: on a vu des passages en force (...) aussi dans des démocraties; elles sont économiques (...); elles sont sociales, avec cette fameuse distanciation (...) et elles sont spirituelles, philosophiques et anthropologiques qui touchent à l’homme dans ce qu’il est fondamentalement, en lui faisant croire qu’il est «autre».»

Dans la vidéo 2, la généticienne cite deux expériences sur les dégâts des ondes, expériences que je ne connaissais pas: 1/ diabète - insuline 2/ construction du cerveau de poussins

Son cv: https://wikimonde.com/article/Alexandra_Henrion-Caude

Are You Lost In The World Like Me?

16.5 Je reprends une vidéo du merveilleux Steve Cutts, en animation. Parce que j’aime pleurer ce samedi matin. Et que j’aime illustrer en quoi et pourquoi nos sociétés sont perméables à l’hallucination collective qui nous a pris depuis deux mois.

Paroles chez https://genius.com/Gary-jules-mad-world-lyrics

All around me are familiar faces

Worn out places

Worn out faces;

Bright and early for the daily races

Going nowhere, going nowhere;

The tears are filling up their glasses

No expression, no expression;

Hide my head, I wanna drown my sorrow

No tomorrow, no tomorrow;

And I find it kind of funny

I find it kind of sad

The dreams in which I’m dying are the best I’ve ever had;

I find it hard to tell you;

I find hard to take;

When people running circles its a very, very - mad world, mad world;

Children waiting for the day they feel good;

Happy birthday, happy birthday;

And I feel the way that every child should

Sit and listen, sit and listen;

Went to school and I was very nervous;

No one knew me, no one knew me;

Hello teacher tell me what’s my lesson

He looked right through me, ‘looked right through me;

And I find it kind of funny

I find it kind of sad

The dreams in which I’m dying are the best I’ve ever had;

I find it hard to tell you;

I find hard to take;

When people running’ circles its a very, very - mad world, Mad world;

Enlarge on your world;

Mad world...

Le professeur israelien Yoram Lass parle d'hystérie (vidéo)

12.7 J'ai bien dit que je fais un dossier à charge n'est-ce pas? Que je cherche des éléments pour appuyer mes intuitions du début? Dont l'une est que nous sommes en train de vivre une hallucination collective. Ecouter le professeur Yoram Lass, ancien directeur général du ministère israélien de la Santé, qui est revenu sur l'évolution du Covid-19 en Israël - minute 4+- : https://youtu.be/fdmeujz5jcg?t=199

Le même, déjà le 23 mai, ne pouvait pas croire ce que les pays se sont fait à eux-mêmes à cause de cette épidémie. Lire http://ronpaulinstitute.org/archives/featured-articles/2020/may/23/nothing-can-justify-this-destruction-of-people-s-lives La «pandémie» elle-même n’est même pas aussi grave que beaucoup au cours des dernières décennies, mais à cause de l’hystérie créée par les médias traditionnels et les réseaux sociaux, les gouvernements ont tout détruit. « Ce n’est rien de plus qu’une épidémie de grippe si vous voulez regarder les chiffres et les données, mais les personnes qui sont dans un état d’anxiété sont aveugles. Si je prenais les décisions, j’essaierais de donner aux gens les vrais chiffres. Et je ne détruirais jamais mon pays.»»

Chez Thomas Debertrand, fb:

Le virus est «mort», les «positifs» sont sains, l’épidémie est finie et il n’y a pas de seconde vague.

Il y a une lutte assez incroyable entre d’un côté le gouvernement et les médias qui investissent énormément d’énergie pour maintenir la peur et le mensonge autour du Covid-19, et d’un autre côté de plus en plus de personnes (médecins, avocats, scientifiques, chercheurs, journalistes, lanceurs d’alertes, citoyens, infirmiers, etc.) qui parlent et révèlent la vérité. Il faut continuer à diffuser l’information pour contrer la peur et le mensonge, la vérité ne peut qu’émerger. Alors nous serons suffisamment nombreux pour exiger que notre société soit assainie.

Voici ce que dit cet ancien directeur général du ministère israélien de la santé sur le plateau de i24 News :

- L’épidémie est terminée : le virus n’a plus de force, il est «mort».

- Les tests : plus on en fait, plus on fait d’examens, plus on trouve de contaminés. Si on en fait 5 fois plus, on trouvera 5 fois plus de positifs. Le nombre de test détermine le nombre de contaminés («nouveaux cas» n’a alors aucun sens).

- Les personnes positives aux tests sont appelées «malades» mais elles ne sont pas «malades». Il n’y a pas de malades en Israël. Ni de mort (il y a plus de ministres dans le pays que de personnes sous respirateur).

- L’hiver dernier il y a eu environ 1000 décès suite aux complications de la grippe (il y en a 368 du Covid-19), pourquoi personne n’en a parlé ?

- Le test PCR ne distingue pas les virus «morts» des virus «vivants». Dans les 2 cas, le test est positif, même si le virus est «mort» et que la contagion a eu lieu il y a des mois. Ces personnes ne sont pas «malades» mais «saines».

- Il y a plus de gens qui vont mourir du chômage que du coronavirus. Et les gens qui meurent du chômage ce sont des jeunes qui nourrissent des familles.

- En Europe, c’est la même hystérie, l’épidémie est finie depuis 1 mois, il n’y a pas eu de seconde vague. La mortalité est revenue à un niveau normal.

- Les tests servent pour l’information, mais nous n’avons pas besoin de faire peur au public avec des chiffres qui sont faux. On appelle «malades du coronavirus» des personnes en pleine forme... On veut rendre le public fou.

- Chaque hiver, il y a des épidémies de grippe, des milliers de morts, et l’épidémie se termine, c’est la même chose pour le Covid-19."

Un Monde Fou Fou Fou

Je relaye un post fb du docteur Marc Reisinger, psychiatre. Ne réduisez pas la portée de la comparaison. L’hallucination n’est pas ici de porter un masque, elle consiste à porter foi au discours médiatique de la Grande Panique, en dépit des chiffres et des faits, en dépit des scientifiques sages et posés qui nous les décodent. L’hallucination est de voter pour le Team Apocalypse, sans réfléchir.

L’histoire de cette secte californienne ne me paraît pas tellement plus folle que ce que nous vivons aujourd’hui.

Ses 39 adeptes se sont suicidés collectivement le 26 mars 1997 lors du passage de la comète Hale-Bopp, parce qu’ils croyaient que leur âme allait rejoindre un vaisseau spatial caché derrière la comète et transportant Jésus.

Ce délire collectif n’est pas sans analogie avec ce que nous observons aujourd’hui, où des sociétés se suicident économiquement, politiquement et moralement, sidérées par la queue de comète d’une pandémie qui s’éloigne.

 

Fils de pub et masques

L'hallucination collective n'aurait pas été possible si vite, si fort, si nous n'avions pas été préparés par les propagandes commerciales auparavant.

Je serais un fils de pub, je serais enchanté de voir tant de gibier pour mes techniques de marketing: en rue, en voiture, masqués envers et contre tout. Qui me signifient ainsi que «si on l’a dit dans le poste, c’est que c’est vrai». Miam miam pour notre société de consolation.

Hélas je ne suis pas une fille de pub (tiens ça ne veut plus rien dire), je suis pédagogue dans l’âme. Active depuis 20 ans et plus dans la consomm’action . Et bien consciente qu’aucun discours, aucun écrit n’a prise sur ce genre de personnes.

Tant pis? Oh que non. Ce comportement n’est pas sans effet. Merci à elle et à ses clones de nourrir ainsi Ikaka, Caca-colé et tous les grands pollueurs de la planète. C’est un jugement de valeur, certes, que je m’octroie car ces béni-ouioui nous mettent tous en danger. J’ai mentionné le climat pour changer la rengaine, mais on sait que la société de crédit social à la chinoise nous attend grâce à la collaboration de ce type de personnes (choix du mot délibéré).

Désolée pour la dame dans l’image: les minutes paires je compatis avec l’incommensurable angoisse qui doit l’habiter pour agir ainsi; les minutes impaires je ris franchement.

Ce matin, lors d’échanges chez Caroline vandermeeren autour de la gestion de crise et l’incompréhensible cafouillage officiel (mon billet ici) j’ai croisé ce diagramme, dont l’auteur annonce:

« dans une gestion crise on fait une stratégie pour circonscrire le problème. Ce n’est pas si compliqué que ça pour le testing. Voici ce que j’ai fait en 5 minutes au saut du lit...».

Il m’autorise à publier en anonyme ce diagramme très imagé si l’on veut résumer comment un esprit rationnel, pragmatique, efficace gèrerait la crise. En tout cas s’il estimait que, pour la première fois dans l’histoire humaine, il fallait tracer/tester après un pic épidémique (et non pas pendant, ce qui serait logique à la rigueur). C’est un brouillon rapide, à ne pas utiliser comme outil final. Il n’est qu’une illustration de ce que, si l’on voulait vraiment gérer une crise, nous avons les cerveaux et les outils nécessaires.

Ne faites pas suivre aux autorités ce schéma, qui sera à mon avis illisible par nos dirigeants. Vous avez bien compris qu’ils sont en une forme de fuite en avant pour se protéger et ne savent plus quoi inventer pour reporter l’échéance, la date à laquelle ils devront rendre des comptes, prendre leur responsabilité face à ce ravage social, humain, économique, politique.

Je ressens une joie profonde lorsque je rencontre des personnes qui raisonnent encore, dans ce monde devenu fou.

 

Rationnels: se tirer une balle dans le pied

A lire chez Marc Reisinger: la 2ème vague alias la «modélisation d’un fantasme, l’exemple d’illusion où la science peut se perdre en oubliant la différence entre hypothèse et observation». Je joins un autre petit poster du même qui évoque un autre fantasme: le diable habillé en corona. Texte du poster: «à ce stade de l’épidémie finissante, le coronavirus est perçu comme une entité maléfique insaisissable».

Texte original de Marc:

DEUXIÈME VAGUE OU TSUNAMI ? Voyez l’horrible deuxième vague de Covid-19 à laquelle il faut s’attendre, selon Kurt Barbé, professeur de biostatistique.

Ce type d’oiseau de mauvais augure n’est-il pas doublement mal à l’aise? D’abord à cause du tsunami annoncé. Ensuite parce qu’en jouant aux futurologues, il pourrait perdre la face. Personnellement je ne m’inquiète ni de l’un ni de l’autre, puisque je me contente des données observées.

Ce type de graphique n’est que la mise en forme mathématique, la modélisation, d’un fantasme, l’exemple d’illusion où la science peut de perdre en oubliant la différence entre hypothèse et observation (comme en climatologie).

(Merci à Fabrice Brouns pour le graphique)

 

NB. La double cloche gonflée à la perlimpinpin: ce genre de courbe forcée ressemble bien à une carence en viagra, si le producteur est bien un mec. On ne la verra plus avec le même regard...

 

Incendies: privilégier les négatifs covid ?

Je maintiens mon hypothèse d'une hallucination collective. Nouvelles règles dans deux établissements universitaires (EU et GB): pour garder la distanciation sociale, en cas d'incendie (!!!), il faut séparer les positifs des négatifs au corona - les positifs restant dans leur chambre une minute de plus que les autres, «par sécurité». D'une logique cinglée, non?

Lire l'original sur http://ronpaulinstitute.org/archives/featured-articles/2020/october/16/college-coronavirus-madness-can-put-students-at-risk-of-dying-in-fires/

Dialogue et réponses argumentées: petit jeu

Je fais pour l’instant un petit jeu: je parle aux gens dans la rue, au sujet des mesures sanitaires et je fais une collection de leurs arguments. Pour vous proposer des réponses argumentées, rationnelles, si jamais vous voulez vous risquer à dialoguer.

Je viens d’avoir une conversation où quasi tous les arguments «officiels» étaient répétés avec force et conviction. L’un d’entre eux: «moi, madame, ce que je vois, c’est qu’on a plein de morts à nouveau, dans le monde entier les courbes augmentent, les soins intensifs sont débordés».

Réponse à cet argument nr 1 des 6 à venir via ce billet du docteur Marc Reisinger. Il faut bien un psychiatre pour développer tant de patience à écouter des délirants, euh pardon, des communicants.

Chez le docteur Marc Reisinger, 16/10/2020: «EN FLAGRANT DÉLIT»

Alexander De Croo (nouveau PM belge): «Les chiffres sont alarmants et ces chiffres sont supérieurs à ceux de mars et avril dernier. Qu’il s’agisse des hospitalisations, des patients à l’USI ou du nombre de morts, nous sommes nettement au-delà des chiffres que nous avons vus en mars-avril, parfois deux fois supérieurs»

A quel point faut-il être grisé par son nouveau pouvoir pour mentir à ce point?

On croyait avoir atteint le fond de la «naïveté» avec notre ex-premier ministre du gouvernement d’urgence. Que dire du nouveau de Croo, qui ne sait ni lire ni compter? Lire chez l’ancien recteur d’une grande université belge, virologue:

Bernard Rentier

Loin de moi l’idée de être dans le déni comme on m’en a accusé, je ne suis pas un « rassuriste » mais un « objectiviste ». Je ne nie rien et je ne fais pas de prédictions. Je tiens seulement à la précision des chiffres. Ils ne doivent être ni amplifiés, ni minimisés, seulement objectifs. En particulier s’ils entraînent des décisions importantes.

La perle de la semaine, c’est la communication du Premier Ministre qui sous-tend les décisions prises vendredi.

Si je calcule bien, en me référant aux données publiées par Sciensano le même jour, 400 = 600 x 2,5.

Pour continuer le petit jeu avec les psittacosés que je rencontre en rue , argument nr 2 de leur part: «vous avez vu la courbe d’hospitalisations ! Catastrophique!». Je leur réponds souvent par une question: «à votre avis, combien de dédommagement un hopital reçoit pour chaque cas avec covid?». Puis «dans vos stats, pouvez-vous m’indiquer les critères d’hospitalisation avec covid ou pour cause de covid?»

Dans aucun cas à ce jour, la discussion n'a pu avoir lieu, on m'a fermé la porte en partant.

Lire le décodage par la biologiste Minotte Degun:

Minotte Degun

19/10/2020

Réanimations versus soins intensifs : confusion des données par Santé Publique France ?

Y-aurait-il confusion (volontaire ou non) dans les données publiées par Santé Publique France ?

Sur le tableau de synthèse on lit « nombre quotidien de nouvelles admissions en réanimation ou soins intensifs »

et sur la synthèse graphique on lit : « nombre quotidien de nouvelles admissions en réanimation avec diagnostic covid-19 en 24h »

Or ce n’est pas la même chose : ici une explication

« Dans cette optique, la surveillance continue serait le niveau 1 de la réanimation, les soins intensifs le niveau 2, et la réanimation proprement dite le niveau 3. Pour le dire autrement, la surveillance continue est destinée à prendre en charge un patient ayant un risque de défaillance vitale ; les soins intensifs sont habilités à traiter une défaillance unique pendant une durée limitée ; la réanimation est dévolue à la prise en charge prolongée des défaillances multiples. Mais, dans la réalité, ce n’est pas aussi schématique que cela.

À titre d’exemple, dans une USC (Unité de surveillance continue), il est possible d’accueillir un opéré encore ventilé, pour une durée maximale de 48 heures. Passé ce délai, s’il s’avère impossible d’extuber le patient (autrement dit de le sevrer de la ventilation artificielle), il devra être transféré dans un service de réanimation. Cette règle n’est cependant pas toujours respectée, ne serait-ce que par manque de lits de réanimation.

On observe que des confusions de termes sont fréquentes, y compris chez les professionnels. Par exemple, les unités de surveillance continue sont facilement qualifiées de réanimation par les soignants et les médecins (dans des phrases du type « le patient ira en réa en post-op », que l’on entend tout le temps). De même, surveillance continue et soins intensifs sont souvent employés de manière interchangeable.

Les services de réanimation, qui coûtent extrêmement chers, ne sont présents que dans les hôpitaux publics, notamment les CHU. L’activité de réanimation est en effet la plus coûteuse qui soit. Les soins intensifs et la surveillance continue existent aussi bien dans le public que dans le privé. Si un établissement de soins (clinique privée ou hôpital général) veut développer la chirurgie « lourde », il ne pourra le faire que s’il possède dans ses murs une unité de surveillance continue. Le contraire mettrait en péril la sécurité des opérés. »

https://www.vocabulaire-medical.fr/encyclopedie/260-reanimation-soins-intensifs-surveillance-continue

Un commentaire par un expert auprès des hôpitaux

En Soins Critiques il y a plusieurs modalités :

- la Surveillance Continue généralement localisée à côté de la Réanimation où on peut faire de l’oxygénothérapie ;

- les Soins Intensifs qui concernent la défaillance d’un organe (par extension la prise en charge de la COVID peut être considérée comme des soins intensifs pulmonaires) ;

- les lits de Réanimation lorsque les défaillances d’organes sont importantes (et nécessitent généralement intubation, coma artificiel, etc) ;

- les SSPI qui correspondent à des soins post-operatoires légers.

Si on compte en numérateur tous les patients en soins critiques porteurs de la COVID, mais en dénominateur uniquement les lits de réanimation, on aboutit à des taux d’occupation sans rapport avec le niveau de mortalité.

C’est exactement ce qui se passe en ce moment.

Dilemne covidien/corvidien: parler ou pas aux hallucinés / psittacosés?

Voici à peu près ma posture face aux hypercroyants au récit médiatique, à l'occasion d'une délation pour «groupe en rue», à Bruxelles (voir chez Marc Reisinger ci-dessous) et de la défense de la délation par une internaute. Sous la forme de ma réponse à cette personne:

«Je vous envoie toute ma compassion, vous faites de toute évidence partie des gens qui ont été si paniqués par l'hystérisation médiatique que vous faites une crise d'angoisse. J'en ai beaucoup fait, en post-adolescence, je sais que la raison n'y fera rien. Je n'essaierai donc pas.

Mais de là à valider une délation pétainiste...

Je ne peux que vous offrir ma tendresse et ma solidarité, en priant les dieux de La Grande Confusion qu'ils vous ramènent tous à un peu plus d'esprit critique, en passant par la case «sortie de crises d'angoisse».

Marc Reisinger 5/11. "Descente de police, sur dénonciation, dans un coffee-shop devant lequel nous bavardions à 5 ou 6. Les policiers eux-mêmes étaient dégoûtés."

Petit manuel du parfait rumoriste

10.11.2020 Je fais ces jours-ci une série sur l'hallucination collective liée à la médiatisation outrancière, le duo qui tue... En préparant (enfin!) le livre pdf «Le boeuf émissaire», j'ai retrouvé un petit poster qui entre dans le puzzle actuel comme dans du beurre.

La phrase finale du billet pourrait être recopiée mot pour mot en remplaçant boeuf par covid: « Ce pauvre covid porte vraiment trop sur ses épaules».

Je transcris ici le texte du billet https://www.tayt.be/nourrit/rumeursfabrique.html, car depuis peu, les connections françaises semblent ne pas arriver sur mon site. Confinement digital aussi, donc ?

Mon billet du 6.2.2020 Je m'amuse à pointer les lobbies, mais il est clair qu'on est toujours deux pour danser le tango.

Les groupes de pression ne seraient pas arrivés si vite à nous dégoûter de la viande si on n'y avait mis du nôtre. Va pour le grand public, mais comment se peut-ce que même des penseurs libres perdent tout jugement dans ce dossier-ci en particulier? Deux exemples de gaillards dont je me sens proche.

Guillaume Meurice, notre petit lutin sarcastique sur France Inter, est d'une grande liberté de pensée, il suffit de l'écouter en interview sur Thinkerview. Mais dès lors qu'il s'agit de l'assiette, voilà Staline qui se pointe. Finis la liberté, le respect, l'écoute de l'autre. Etonnant, non? Serait-ce que nous avons tous quelque chose de staline et que, chez lui, cela se manifeste dans l'alimentaire?

Autre exemple: Tancrède Ramonet, réalisateur des reportages Arte sur l'histoire de l'anarchisme, que j'ai aussi écouté volontiers sur la même chaîne YT. Quel plaisir de se retrouver en famille de libertaires... sauf que ça part en sucette quand il discute du véganisme avec sa soeur: on a droit à une belle soupe d'antispécisme non-pensé et de logique pervertie. Le cher ange construit son raisonnement sur l'animal et le capital, sans envisager qu'on a bien organisé la confusion pour l'empêcher de penser la condition animale autrement.

Les lobbies ont fait fort, mais on n'y va pas de main morte de notre côté non plus. Ce pauvre boeuf porte vraiment trop sur ses épaules.

Plus possible de discuter au calme

Pourquoi insisté-je tant sur la vision d'une hallucination collective en crise corona? Voilà des années que je me frotte au consensus en nutrition, le dernier choc culturel s'étant axé sur «que vient nous dire le véganisme». Auparavant, j'en ai choqué des consciences sur l'utilité des graisses nobles et les mensonges sur le cholestérol ou les statines, sur le danger des excès de sucres, etc. J'ai donc l'habitude de voir des levées de boucliers.

Le bouclier végane est particulièrement émotif, mais on arrive toujours à raisonner, à discuter, à échanger et, parfois, à changer d'avis. Même avec des prêtres véganes.

Depuis à peu près le mois d'avril, il est rigoureusement im-pos-si-ble de discuter, d'échanger, de raisonner avec une grande partie du public, qui «croit» le gouvernement, qui «croit» les courbes. Nous voilà hors de ce cas de figure végane, pourtant si clivant. Je maintiens que la médiatisation outrancière et les leviers de lobbies n'auraient pu guider ainsi les masses si, au départ, il n'y avait eu une forme d'hallucination.

J'ai largement glosé sur le sujet ci-dessus, mais j'ai encore deux trois bricoles à dire, qui viendront dans les jours qui suivent.

Comme mille et uns petits liliputiens, nous pouvons encore agir... et par exemple dorloter, caresser, rassurer certains de nos amis, avant que la «nouvelle vérité» ne soit betonnée dans les cerveaux. Un peu comme je le proposais dans ce poster autour de la campagne de «boeuf bashing».

I

Le désir de souffrance

9.11 Sujet de méditation du jour, un extrait du Gai savoir de F. Nietzsche: «56. le désir de souffrance».

Qu'on peut décoder tant autour de la détresse «covid» en cette année 2020 que de nombreux autres phénomènes du jour. Ici: pourquoi le covidisme a autant de succès...

15.11 Pour continuer à penser "comment en sommes-nous arrivés à accepter tout ce bastringue", un article en relation avec la citation de Nietzsche, lire LA FASCINATION DE LA PEUR, par L'irrévérencieuse. Ce n'est qu'une des facettes de la résignation actuelle. Ne vous méprenez pas, toute la crise est plus complexe, c'est évident.

Extraits.

" J’en suis venue à penser que cette peur leur convenait quelque part. Qu’elle présentait certains « bénéfices ». La peur établit un régime d’exception, elle rompt la monotonie des jours (qui peuvent être si mornes). Elle crée un frisson, une alerte qui chatouille l’existence. Et puis surtout, cette peur est vertueuse, c’est le vecteur du souci d’autrui. Elle fait du peureux l’agent du bien commun, le moteur du principe de précaution, de la mise en garde, le soldat d’un combat collectif contre le danger.

Finalement peu importe que ce danger soit complètement surévalué pourvu qu’on « participe », qu’on soit un petit lanceur d’alerte responsable et « protecteur » des inconscients. Les voilà satisfaits et réconciliés avec la multitude ou capable de lui faire la morale.

Quand le bilan futur mettra en lumière les dégâts majeurs découlant des mesures appliquées par cette politique de la peur en regard des risques réels de mortalité de la maladie, ça risque de leur faire drôle aux petits soldats de la prudence exagérée."

(...)

"Que ceux (et celles) qui nous bassinent avec leur principe de précaution prennent la précaution de réviser leurs principes."

L'irrévérencieuse

(Rombière réfractaire et iconoclaste, sage comme un orage et qui puise ses forces dans la fraternité.)

NB. Amusant de lire l'intro par la rédaction sur la page originale, toute poule mouillée face à une opinion si ferme (et si sage, vu que je la partage). Il est surtout remarquable qu'ils acceptent une telle biodiversité des points de vue. Cela nous change des medias à pensée unique genre Libé, où avant de lire l'article on sait déjà le point de vue que va représenter le journaliste.

Bouffée d'angoisse collective d'une civilisation en fin de parcours

C'est la semaine des psychiatres: la parole au dr Marc Reisinger. «Entre ces théories extrêmes (ndTaty: hypothèse diabolique ou angélique, voir le texte), je penche pour une bouffée d'angoisse collective d'une civilisation en fin de parcours.»

Marc Reisinger, 10/11 TOUS DES COVIDÉS ? PREMIÈRE PARTIE : Une bouffée d'angoisse

Chaque année, des épidémies de grippe entraînent une augmentation de la mortalité globale et une saturation des services de soins intensifs des hôpitaux. Il suffit de consulter les archives des journaux télévisés pour s'en rendre compte.

Les virologues connaissent alors leur quart d'heure de gloire à la télévision, sans marquer profondément la mémoire collective. Il en va tout autrement cette année où les épidémiologistes et les virologues sont installés à demeure sur les plateaux de télévision et dans les commissions gouvernementales. Du coup, l'épidémie de Covid-19 a quasiment entraîné un arrêt de l'économie, de la culture et de l'enseignement.

On peut spéculer sur les éléments justifiant cette obnubilation soudaine. Un virus qui passe de l'animal à l'homme crée toujours une sensation, même si ce n'est pas entièrement nouveau. «Le Péril Jaune», fantasme raciste de la fin du XIX e siècle, est sans doute réveillé par le développement de la puissance économique chinoise. La saturation dramatique des hôpitaux dans le nord de l'Italie et l'est de la France a contribué à créer une certaine panique. Les taux de contagiosité et de létalité du nouveau coronavirus constituent d'autres éléments objectifs d'inquiétude.

Sur ces bases concrètes, on voit se dessiner deux théories explicatives diamétralement opposées :

a) Hypothèse « angélique » : nous assisterions à un vaste sursaut d'humanisme ou d'empathie : pour la première fois dans l'Histoire, la santé passe avant l'économie.

b) Hypothèse « diabolique » : les fabricants de médicaments et de vaccins, avec la complicité des GAFA, se sont ligués pour nous en faire baver jusqu'à ce que nous soyons totalement dépendants de leurs produits.

Entre ces théories extrêmes, je penche pour une bouffée d'angoisse collective d'une civilisation en fin de parcours. Après les grandes guerres réelles de la première moitié du 20e siècle, le monde s'est installé dans la guerre froide, puis dans une paix globale (même si des conflits locaux persistent). L'agressivité latente de l'humanité ne s'est pourtant pas dissipée par miracle. Elle se retourne aujourd'hui contre nous-mêmes, dans une frénésie de peur et d'autocritique.

La crainte du bug de l'an 2000 était anecdotique. Par contre, nous sommes complètement subjugués par la terreur d'un « changement climatique » fantasmé, qui a mis en route les charrettes d'une Terreur bien réelle : plus personne ne peut s'opposer sans risques à ce fantasme de fin du monde. La panique du Covid-19 s'inscrit dans le même moule : nous sommes tous coupables et tous menacés de mort.

(à suivre)

A propos de la psy-op en cours en Occident

Je partage le contenu de ma réponse par courriel à une amie, qui écrivait: «Beaucoup sont dans un déni violent, la psy-op fonctionne très bien... pour l'instant

On ne peut pas nier une forme de psy-op, mais c'est mettre beaucoup de foi dans l'intelligence des acteurs de l'état profond (je peux enfin utiliser l'expression, j'ai fait ma petite entrée sur le sujet ici: https://www.facebook.com/taty.lauwers/posts/3477037525699072).

Etat profond que je suis d'un regard taquin depuis longtemps que je m'informe auprès des anars, des Monde Diplo et autres feuilles parallèles (fini Libé, fini l'Obs depuis longtemps, pour moi). Je suis même des pistes à droite (mais ça c'est courant chez les libertaires: anar' un jour, anar' toujours, les partis importent peu, ni gauche ni droite).

Les manips médiatiques et la panique des gouvernants européens dès le mois de mars (élus qui croyaient à du bioterrorisme, apparemment, plus qu'à un virus saisonnier) se sont installées sur une hallucination collective du public, qui elle même s'est installée sur des individus fracassés par la modernité, broyés par l'économie néolibérale niant l'humain, découragés et déshabités d'eux-mêmes par les réseaux et les gafam. Une belle mixture pour abîmer l'humanité en chacun de nous.

Il a suffi d'une étincelle: les décisions arbitraires de nos gladiateurs d'opérette (Macron en tête); pour que la folie s'installe. Et depuis, le feu de forêt brûle.

Pour avoir un exposé plus clair, mais succinct sur l'Homme Fracassé de 2020, écouter Eric Sadin, qui expose clairement la déchirure des communautés dans un interview chez Bercoff: https://www.youtube.com/watch?v=0cgKMJ9Jids (il était beaucoup plus long sur le sujet chez thinkerview récemment, plus casse pieds aussi alors qu'on l'adore).

Ce n'est qu'une des nombreuses clés pour comprendre cet Oeuvre au Noir qu'on vit pour l'instant. Cela ne préjuge pas des autres clés. Tu me diras ce que tu en penses.

* Sadin: philosophe, auteur de « L'ère de l'individu tyran » Editions Grasset.

Pour demain, une impérieuse politique du témoignage, par Eric Sadin

13.11 Suite nr 1 sur le sujet pour mettre en perspective l'hypothèse d'une hallucination collective comme socle de la crise corona, et la relier au déni du réel de nos sociétés - dont je pense qu'il est un mur qui empêche de se reconnecter et qui pollue la réflexion individuelle et collective - lire une tribune d'Eric Sadin ici (avril 20):

-> https://www.liberation.fr/debats/2020/04/29/pour-demain-une-imperieuse-politique-du-temoignage_1786694

Ce billet est lié à mes chapitres «La société technique folle ou la techno-hygiénocratie» http://taty.be/articles/ et «On est enrolés de force dans une secte médicale où je pointe que nous souffrons d'un déficit de réel, entre autres.

Extraits:

«Face aux discours du «monde d'après», l'heure doit être consacrée à l'expérience du terrain, dans les lieux où les troubles de l'époque se font cruellement sentir : hôpitaux, entreprises, écoles, ménages démunis...»

(...)

«En ce début de printemps, a commencé de partout à fleurir une nouvelle race : les spécialistes du «monde d'après». La plupart se sont mis à rêver à de salutaires lendemains qui chanteraient, mais selon des termes qui recouvraient le défaut d'imaginer soudainement pouvoir plier le réel à nos vues comme si des paroles, du seul fait de leurs bonnes intentions supposées, devraient bientôt prendre corps. Or, à l'opposé de toute cette inflation opiniologique, l'heure devrait être à un tout autre exercice de la parole et qui procède d'une logique fort distincte : le témoignage. Celui qui narre les situations vécues depuis l'expérience du terrain, dans les lieux où les troubles de l'époque se font si cruellement sentir : les hôpitaux, les entreprises, les écoles, les ménages démunis, les êtres désœuvrés, les banlieues en déshérence… C'est cela qui nous a manqué au cours des dernières décennies : des récits qui auraient contredit les flopées de discours qui masquent la réalité des faits, répondent à toutes sortes d'intérêts et finissent par forger nos représentations.»

(...)

««A cet égard, nous devrions être infiniment plus à l'écoute de ces comptes rendus rédigés depuis le ras du sol de la vie quotidienne, relevant d'expertises souvent plus instructives que celles produites par tant d'experts patentés.»

(...)

«Il est d'ores et déjà écrit que la terrible crise à venir due à cette pandémie va entraîner des licenciements massifs, aggraver les phénomènes de pauvreté, de rejet d'autrui, autant qu'intensifier l'état d'ingouvernabilité larvé qui caractérise nos démocraties et dont voudront tirer à leur avantage des figures autoritaires. Plutôt qu'un hypothétique et soudain monde d'après, ce sont les errements du passé qui font retour sur les écrans de notre présent et qui à juste titre demandent réparation. Et tout laisse à penser qu'il est de notre responsabilité de régler sans attendre ces dettes, faute de quoi des hordes d'huissiers d'un nouveau genre descendront dans la rue et voudront d'elles-mêmes s'emparer de ce dont décidément les pouvoirs successifs, depuis de si longues décennies, se seront obstinés à leur refuser.»

De l'accès à l'excès, par Eric Sadin

13.11 Suite nr 2 , pour mettre en perspective l'hypothèse d'une hallucination collective comme socle de la crise corona, et la relier au choc subi par la population*, lire une tribune d'Eric Sadin ici (sept 20): https://www.liberation.fr/debats/2020/09/22/teletravail-de-l-acces-a-l-exces_1800130

Il est un observateur très critique du monde numérique.

Extraits:

«Mais le plus crucial, c'est un phénomène à portée anthropologique et dont nous ne pouvons encore saisir toute la portée : l'instauration d'un nouveau paradigme dans les rapports interpersonnels. L'écran s'érigeant comme l'instance d'interférence majeure dans les relations. Comme si, en un éclair, nous avions vécu l'avènement d'un nouvel âge de l'humanité, voyant nos «masques de pixels» se charger de rendre viable la mesure de «distanciation sociale» que nous impose le coronavirus.»

(...)

«Nous avons fait preuve de bien trop d'indolence à l'égard de l'industrie du numérique et de l'environnement qui, à grande vitesse, s'édifiait. Et nous l'avons, dans nombre de cas, payé au prix fort.

Alors qu'à l'«âge de l'accès» se substitue maintenant l'«âge de l'excès», nous devons exercer notre vigilance aux fins de sauvegarder nos principes fondamentaux. Au premier rang desquels, ceux permettant d'assurer notre indispensable cohésion – dans une société de partout fracturée et en souffrance – qui dépend pour large partie de liens fondés sur une sensibilité partagée.

Vu que certains acteurs économiques savent pleinement tirer profit du surgissement de catastrophes, ce ne serait ni faire de nous des «amish», ni des adeptes d'un «retour à la lampe à huile» que de nous opposer à la numérisation toujours plus intégrale de nos existences pour nous soucier plus que jamais, et en actes, d'une bonne (et vitale) écologie de nos relations.»

* Dans son décodage de l'hallu collective, sur la base de son analyse de la «rumeur d'Orléans» et d'autres délires de groupe, le dr Gourvénec rappelle que ces déviances du réel s'installent après un gros choc symbolique (genre tuer le père en virant de Gaulle en 69, lors de la rumeur d'Orlénas). Ici ce choc serait le fait que l'humain, déjà écrasé et brutalisé par le monde de l'entreprise néolibéral, est déshabité de ses traditions, de ses liens humains, qu'il n'est plus relié à une communauté autre que la virtuelle.

Mon corps connecté par Eric Sadin

13.11 Suite nr 3 , pour mettre en perspective l'hypothèse d'une hallucination collective comme socle de la crise corona, et la relier à la siliconisation subtile des esprits, à la réification des humains* - lire une tribune d'Eric Sadin ici (2015): https://www.liberation.fr/evenements-libe/2015/11/26/le-techno-liberalisme-a-l-assaut-de-la-sante_1416059

On pourrait aller jusqu'à «Sili-colonisation» ...

NB * L'homme sait intuitivement qu'il risque de devenir une machine, d'être exploité comme le bétail l'est désormais, dans les gigantesques industries agroalimentaires. Ce serait peut-être la raison pour laquelle le véganisme a pris, depuis peu, comme un feu de forêt: en protégeant le petit agneau, on croit se protéger de ce destin. Début de raisonnement philosophique, que je laisse ensuite.... aux philosophes bien sûr.

Extraits:

«C'est une pénétration sans cesse approfondie de l'intimité des personnes, associée à une extension corrélative de la marchandisation de la santé qui s'effectue.»

«C'est un «bio-hygiénisme algorithmique» qui se généralise poussant à une gestion performancielle de soi, soutenue par des systèmes hautement lucratifs.»

(...)

«Faute de quoi chacun de nos corps deviendra une sorte de tiroir-caisse ouvert 24h/24 et 7j/7 à l'attention de compagnies et de start-up qui ne cessent d'affirmer vouloir œuvrer au «bien du monde» et qui dans les faits sont littéralement portées par des instincts hautement prédateurs.» ...

(...) «Il revient aux citoyens de refuser l'acquisition d'objets connectés ou le téléchargement d'applications de mesure de la vie. Jamais autant qu'aujourd'hui nos décisions de refus d'achat n'auront revêtu une telle portée politique.

French Tech et consorts, attendez-vous à ce qu'un nombre croissant de personnes s'opposent en conscience à vos fantasmes de science-fiction et à vos désirs de «faire du monde un endroit meilleur». La page «Amazing French Tech» attachée au site du gouvernement expose une sorte d'Iron Man, dont chaque partie du corps fait l'objet de recherches menées par des start-up françaises en vue d'«augmenter» ses capacités physiques et cognitives.

Grotesque parodie des productions hollywoodiennes Marvel qui témoigne de la pulsion de toute-puissance qui anime le startupper, cette nouvelle figure héroïque de notre temps, qui œuvre à faire de chaque individu un super-héros infaillible.

C'est un autre héroïsme - plus ordinaire - qui est aujourd'hui requis, celui qui à la base, par un rejet franc et maintenu, saura mettre en échec ce projet de civilisation fantasmant une maîtrise et une perfection absolues. Disposition certes plus modeste, mais qui seule saura prouver que le discours de l'inéluctable relève de la propagande et engager une impérieuse et combative «politique de nous-mêmes».

«Une «siliconisation» des esprits et des territoires se répand depuis une dizaine d'années, sensible dans la réplication de «Valleys» à travers le monde. Le tour de force qu'aura réussi à opérer l'«esprit de la Silicon Valley», c'est de faire passer ce qui relève d'un anarcho-libéralisme, soit une sauvagerie entrepreneuriale effrénée, pour un modèle paré de toutes les vertus incarnant un nouvel horizon économique souhaitable.

Le paradoxe, qui devrait nous interroger, veut que cette nouvelle norme globale est adoubée par l'ensemble des social-démocraties sans distance critique ni aucun débat à la hauteur des enjeux.»

Pervers, paranoïaques et autres tyrans, Ariane Bilheran

Je m'apprête à me faire encore des amis: je ne relaye pas comme beaucoup le discours d'Ariane Bilheran, en détail. Je vous invite à le découvrir si vous aimez la vision psy : voir les sources ci-dessous. Mais je ne l'intègre pas dans mon analyse. Non pas qu'elle ait tort, loin de là. Son discours n'apporte rien pour comprendre la crise actuelle, à mes yeux.

Ce qu'elle dénonce est en cours depuis longtemps dans nos démocratures. On le voit plus clairement aujourd'hui.

Pervers narcissiques, manipulateurs: voilà longtemps qu'on voit des concitoyens se comporter avec les élus comme nos copines en couple avec un manipulateur pervers. Aussi souffrants qu'elles, mais aussi sourds à l'appel au bon sens.

Super qu'on fasse mieux connaître le point de vue de Bilheran, mais dans mon dossier perso cela n'apporte rien de ferme pour comprendre cette crise-ci précisément, qui me semble plus existentielle que tout.

En outre, réduire les rapports du pouvoir à des manipulations perverses ne fait qu'entretenir la tentation victimaire. Nous serions tous des Calimero, victimes et non responsables. Cela n'aidera pas mes camarades à sortir de l'angoisse, je crois. Vision très perso, excusez-moi. Ou peut-être l'ai-je mal comprise. Je l'ai lue en été, quand son article a fait le buzz.

Bref.

Vidéo: voir son interview pour HoldUp

-> https://www.youtube.com/watch?v=iJHNRwmPkUg

Lecture sur son site: "Le moment paranoïaque (le déferlement totalitaire) face à la dialectique du maître et de l’esclave"

-> http://www.arianebilheran.com/post/le-moment-paranoiaque-vs-deferlement-totalitaire-face-a-la-dialectique-du-maitre-et-de-l-esclave

ou via Marc Henry "Pervers, paranoïaques et autres tyrans "

-> https://marchenry.org/2020/11/14/40pervers-paranoiaques-et-autres-tyrans/

Créons nous-mêmes la fin du film

Jean-Paul Brimaker ne croit pas si bien dire quand il mentionne «Les chercheurs et praticiens de nos comportements». Voir son texte ci-dessous, si parlant pour qui comprend qu'il faut revenir au réel, au palpable, au proche, au concret si on veut survivre.

Je relaye demain des articles d'un neurologue italien, qui a fait l'historique des manips de masse depuis Rome et démontre comment les réseaux sociaux utilisent une forme de contrôle de l'esprit des internautes, tel qu'il a été testé sur les prisonniers à Guantanamo entre autres.

Ce billet-ci fait partie de ma série «Hallucination collective» ou comment en sommes-nous arrivés à perdre tout discernement.. En gros: ce ne serait pas tombé du ciel...

J'ai l'intuition que les bouffées délirantes n'auraient pu exister si la réalité que nous envoient nos sens et notre raison n'avait plus de droit de cité. Imperceptiblement, nous sommes parvenus à vivre mentalement dans un monde virtuel fabriqué jour après jour par le matraquage médiatique incessant d'un comportalisme qui sert le récit des puissants. La sortie de l'impasse ne peut se trouver que dans le retour au réel.

Jean-Paul Brilmaker, 14/11

"On sait que nos mots et pensées peuvent être articulés par divers niveaux de notre conscience. Les chercheurs et praticiens de nos comportements peuvent exhumer de notre mémoire des explications inattendues à des actes que nous croyons impulsifs.

Nos goûts (musicaux, graphiques, culinaires, etc) ne viennent pas non plus du hasard mais de la fréquence de nos expériences sensorielles et des apprentissages transmis par le milieu où nous vivons.

Or, depuis un siècle à présent, un image, construite, du réel - par des techniciens, artistes ou communicateurs divers - se substitue chaque jour un peu plus à nos acquis sensoriels et culturels ancestraux.

De la même manière qu'une part des idées de chacun relevait incontestablement de la pensée collective des tribus isolées, aujourd'hui cette dernière est fortement organisée par les techniciens de l'images et du son.

Nous passons entre quatre et six heures par jour devant notre TV et une à deux heures sur internet.

Sachant que les actualités mondiales sont structurées par TROIS agences de presse et que les désirs de consommation sont organisés par DIX agences de pub (deux françaises, une anglaise, deux japonaises et cinq américaines) dont les cinq premières ont un C.A. dix fois supérieur aux cinq suivantes, il n'est pas excessif de penser que notre représentation du monde, nos goûts et références diverses sont lissés pour le plus grand bien du marché capitaliste mondial. Or, ce marché est désormais contrôlé par quelques dizaines de multinationales de la finance, de l'industrie et du commerce numérique.

Personnellement, peu me chaut de savoir si tel ou tel documentaire ou « étude » sont plus ou moins sérieux quand notre radeau se rapproche d'une chute dont la proximité est dissimulée par les rois de l'image et de l'obéissance planétaires.

Je pense qu'il est temps de quitter les débats minuscules et de créer nous-mêmes la fin du film, accrochée aux besoins et capacités réelles de nos villes et campagnes wallonnes".

2020 sera l’année des courbes qui n’en font qu’à leur tête

Je trouve piquant qu’en 2020 deux seuls sujets rendent les discussions entre amis féroces: le covid et les élections américaines.

Que deux seuls sujets soient tant commentés par des courbes, si prodigieuses à analyser par ailleurs.

Que deux seuls sujets soient des nids à mensonges que beaucoup voient comme la vérité vraie, énoncée par le Père Protecteur* symbolique que l’on ne peut ni ne veut renier. D’où aveuglement.

D’où impossibilité de discuter, peut-être?

Quiconque soutient encore que Biden a gagné à la loyale est un perdreau de l’année. Discutons plutôt de la façon de réformer la chose politique pour que de telles fraudes n’aient plus lieu. Ni chez «eux», ni chez nous.

Marc Reisinger (fb - 29/11): C'est pas beau ça? Wisconsin, 4 novembre, 4 h du matin: 100.000 votes d'un coup font passer Biden en tête

NB. Rendez-vous chez Marc Reisinger pour d’autres billets éloquents sur la question «to fraud or not to fraud»

**

* Père Protecteur symbolique. Mon avis très perso, déjà exposé. Pour quiconque n’a pas encore tué l’image du Père en thérapie ou au fil de la vie, tout simplement, l’effondrement récent des autorités est un cataclysme: la confiance dans l’autorité politique n’est plus, on a compris qu’ils sont des relais commerciaux pour les forces économiques; la confiance dans la presse a aussi disparu, a force de scandales médiatiques: la confiance dans le clergé s’est évanouie il y a bien longtemps. Il restait la confiance dans la Faculté et la Science. Qui viennent de prendre un sacré coup à la faveur du corona.

Et voilà le citoyen lambda seul, sans pilier d’autorité auquel s’attacher. On comprend que la seule solution, ici et maintenant, soit le déni le plus complet: «mais non, ils vont se reprendre et nous protéger, tu délires quand tu dis que le système est vérolé».

On est face à une panne généralisée de la société, comme en burn-out physiologique où chaque organe a lâché et où il est inutile de vouloir cibler une seule fonction organique à réparer. C’est tout l’écosystème de cet humain épuisé qu’il faut rafistoler.

Qui veut se lever le matin en reconnaissant la panne de tout ce qui nous entoure en sachant que ni les politiques ni les scientifiques ni les magnats de la finance n’ont de solution pour rafistoler le système? Le déni (ou l’explication par complot) est plus confortable, la lucidité mènerait peut-être à des douleurs telles qu’on finirait en bouffées délirantes.

Voir aussi, dans un autre chapitre Psycho 101: la soupe émotionnelle élus/citoyens.

 

Karaba ou la psychose chez les élus et chez les citoyens

La très grande violence que nous vivons aujourd’hui, par les mesures sanitaires absurdes (enfermement, confinement, menace de vaccination obligatoire, etc.) ou par des dérives policières nourries par les discours quasi facho de nos ministres, n’est pour moi qu’un signe de désespoir d’une élite qui perd les pédales. Depuis de longs mois.

Première alerte : ils ont clairement perdu la boule en mars, quand « on » leur a fait croire à un virus issu du bioterrorisme. Je n’ai pas la preuve de ceci, mais j’ai le soupçon que c’est le point de départ de tout ce galimatias. Il suffisait de voir les mines d’initiés que prenaient les gouvernants et les experts, sous-entendant « on en sait plus que vous ». Ils étaient aussi transparents que des gamins de 5 ans. Ils ont donc cru à une « guerre » amorcée par un virus construit en labo. C’est mon hypothèse.

C’est à partir de là que tout est parti en quenouille. Un vrai politique se serait rendu compte après un mois de son erreur de jugement. Aurait présenté des excuses à la population. Aurait levé les mesures aberrantes comme le confinement et la fermeture des magasins.

Mais nous sommes dirigés par des managers de superette, qui ne savent plus agir en hommes politiques qui ne pensent qu’à hypercourt terme, en termes d’économisme pur au surplus. « Le bien commun ? » Hein, quoi ?? C’est quoi ?

Quand nous ne sommes pas dirigés par des technocrates, des administratifs plus que des politiques.

A la faveur du corona, s’est manifestée comme un bubon la maladie qui couvait depuis des décennies : la technocratie a pris la place des politiques (pensons aux énarques français, qui ont essaimé à tous niveaux politiques). Généralement, on place le curseur temporel à la présidence de Giscard, qui a ouvert les vannes à ces technos.

Ces technocrates veulent par essence contrôler, gérer, calculer, émettre des normes et des circulaires. Ils ne savent gérer que le certain. Ils n’ont rien appris de la gestion du risque à l’ENA, outre qu’ils y ont appris à se croire des demi-dieux et à ignorer le populos.

Un homme politique, lui, sait gérer les risques. Comme un tout bon médecin le fait : il établit la balance des risques par rapport à son traitement. Comme un chef d’entreprise : il prend des risques financiers, il gère, il assume éventuellement les mauvais choix.

Sans cette prise de risque par certains humains, nous serions dans les limbes de l’humanité.

Les fonctionnaires qui les secondent, qui gèrent désormais nos vies au travers de leurs mesures technocratiques, eux qu’on aime appeler « ponctionnaires », sont nommés à vie. Outre qu’ils sont inaptes à faire face à des risques, ils ne risquent rien pour leur propre carrière. Peu leur chaut ce qui adviendra pour le petit indépendant, la profession libérale, le restau, le chef d’entreprise. Eux, ils ont les fesses bien au chaud. Le petit technocrate de la fonction publique (qu’il soit directeur de cabinet m’est égal, c’est petit dans son cerveau) est foncièrement incapable d’imaginer les répercussions de ses petites circulaires, de ses petites manies.

Le bubon a ensuite gonflé et s’est envenimé, les historiens nous en feront le détail.

Dès le mois de mai, il m’est apparu comme une évidence que désormais nous vivions une hallucination collective. Qu’il ne me fallait plus commenter sur l’utilité des masques (j’avais milité en mars pour le port du masque en magasins), sur la justesse des mesures, car la logique avait perdu pied. J’ai donc axé quasi tout mon dossier sur ce chapitre-là

Je me retrouvais face à des bouffées délirantes, comme celles que j’ai connues lorsque j’ai vécu trois longs mois avec un proche victime de décompensation psychotique (et que l’aile psychiatrique de l’hopital avait laissé sortir). Un délirant n’est pas un fou qui se promène avec un entonnoir sur la tête. Il est parfaitement lucide la plupart du temps, mais à certains moments ça part en sucette. Et grave. Et sans prévenir.

Depuis mai que j’insiste sur la part « hallucination collective » de mon hypothèse de départ, je vois bien que seuls me suivent les psychiatres. Car il est peu connu dans le grand public que les bouffées délirantes se présentent parfois sous des dehors très comme-il-faut. Je n’insisterai pas par écrit, car les mots sont pauvres pour partager une telle expérience. J’ai relayé la thèse du dr Gourvenec, j’ai relayé diverses autres facettes de cette analyse (https://taty.be/articles/CVD_hallucin2000701.html).

Nous sommes fin décembre et l’hypothèse de la psychose collective ne fait que se confirmer. Cela n’exclut pas que des margoulins comme Klaus Schwab et son thinktank de Davos veulent profiter de la faiblesse momentanée des peuples pour instaurer un programme qu’ils concoctent depuis 2014.

Cela n’empêche pas que le délire vaccinal actuel n’est pas né de la psychose, mais bien d’une combinaison de paramètres économico-boursiers et humains (passion de chercher).

Cela n’empêche pas non plus que si 2020 n’avait pas été l’année clé des élections américaines et du Grand Jeu mondialistes versus souverainistes là-bas, le cirque corona n’aurait peut être pas eu lieu. Etc etc.

Je continue à explorer la crise systémique actuelle par tous les bouts.

Mais je vois peu de mes concitoyens conscients de ce que, peut-être (hypothèse, n’est-ce pas ?) nous sommes au cœur d’une gigantesque psychose des élus… et des citoyens.

C’est ici que je dois préciser aux non-initiés ce qu’est la psychose. Au détour d’une blaguounette connue. « Pour le névrosé, deux et deux font quatre et ça le désespère. Pour le psychosé, ils font cinq et ça l’enchante ».

Je connais bien la névrose pour l’avoir pratiquée longtemps. Je connais un peu la psychose pour avoir fréquenté quelques psychotiques « de naissance » au cours de ma vie.

Les élus délirants, perdus, paniqués, à court de ressources, se réfugient dans une narration dé-lirante (qui sort du sillon), qui n’a RIEN à voir avec le réel (pour qui n’est pas psychosé, cela s’entend). Exactement ce que j’ai vécu avec mon proche délirant.

Quand ils sont provoqués par le réel, par les faits, les élus réagissent par la première arme qu’ils voient à leur portée : la brutalité, la contrainte, la force. Normal, nos pouvoirs occidentaux sont très « animus » (la violence du tigre si on l’oppose à « anima », la violence de l’araignée sur laquelle je peux gloser longtemps, mes chers sœurs). Ils réagissent donc comme les gros bourrins qu’ils sont : tu fais comme je dis ou je te butte.

Voyez l’exemple de la Suède qui, à ma connaissance, est le seul pays européen où les décisions sanitaires sont prises, gérées, assumées par un épidémiologue d’état (Anders Tegnell) et non par le gouvernement. Je n’y ai pas vu de panique, de délire. J’ai vu même une élite qui a présenté ses excuses au peuple pour les morts covid. Ce virologue a gardé la tête froide, il a agi en pro, et non en manager de superette.

Rayon hallucination, la population aussi est partie en psychose, ou en une forme de décalage du réel que je ne sais nommer, n’étant pas psy de métier. Je la vois plus réagir comme une victime, comme un enfant battu – ce que nous sommes depuis mars. Typiquement l’enfant battu cherchera toutes les excuses à son parent violent. Il ne pourra le croire méchant, il se dira que finalement c’est vrai, c’est lui le petit qui a dû fauter. Il mérite les coups, l’enfermement. Il ne peut tout simplement pas se couper de cette figure d’attachement, quels que soient ses comportements. On voit les mêmes manifestations psychiques chez les copines victimes de manipulateurs pervers.

Et l’enfant battu, parfois, s’en prendra à plus faible que lui, pour se décharger de sa hargne, cette rancœur qu’il n’arrive pas à retourner contre le parent toxique.

Les délations, les comportements de mes concitoyens que je qualifie de facho dans mes billets, ne sont rien d’autre que ceux de l’enfant battu qui s’en prend aux autres petits. Car il ne peut pas voir le Père Symbolique qu’est l’état pour ce qu’il est : un parent toxique, qui n’agit que pour son propre bien, qui instrumentalise la population à des fins inavouées, qui ne la protège en rien, qui ne la respecte pas.

J’ai écrit ceci comme une miss Marple du corona : c’est le billet d’humeur, non sourcé, non documenté, d’une mémé de 65 ans qui observe le village depuis sa fenêtre. A lire comme tel, en sachant aussi que sur ce compte je rédige des billets brouillons pour mon dossier « Le circus virule ».

Je l’ai écrit pour partager avec d’autres lecteurs une autre vision du réel, celle qui me permet de continuer à rire, chanter, jouer pendant cette période infernale. Et, croyez-le ou non, à trouver des ressources de compassion pour ces élus psychosés qui piétinent notre pays ou pour les petits fachos du quotidien. C’est très christique, je l’avoue « pardonne leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ». C’est limite méprisant aussi. Mais voilà, c’est mon terreau de pensée du moment. Pourquoi en cacher les parts obscures.

Il se peut que l’un ou l’autre éclairage vous aide aussi, cher lecteur, à traverser cette épreuve.

Je continuerai dans un autre billet sur la psychose collective, en filant la métaphore d’une chrysalide ou d’un homard. Patience ça arrive. Le sujet mérite des livres entiers.

J’employe l’image de Karaba la sorcière (du film Kirikou) pour incarner cette folie rageuse des dominants ou la polarisation de mes concitoyens face aux mesures. Dans l’histoire, Karaba n’était si violente que parce qu’elle avait une épine dans le dos, qu’elle ne pouvait retirer elle-même.

Psychose collective et «moutons»

Je rebondis sur un commentaire sous le billet précédent où l’internaute écrivait: «... avec des moutons qui préparent Noel comme si il ne se passait rien» .

Arrêtons de juger ceux qui se protègent le mental comme ils peuvent, avec ce qu’ils ont sous la main.

Je me protège avec l’analyse et avec les mots.

D’autres avec un conformisme qui les rassure.

Je n’ai pas relayé les «moutons» et les «mougeons» (mix avec pigeons) sur mon compte, car je trouve ces postures peu engageantes pour l’avenir.

Je prends en exemple un passage de l’interview du chercheur Dupuis-Déri que je viens de relayer.

Sky, l’intervieweur, comme à son habitude, n’a pas de mots trop durs pour les cons, les moutons, les ânes que sont ses concitoyens. Normal pour un hacker qui vit dans le virtuel et ne discute pas avec ces ânes.

Dupuis le recadre: «vous ne savez pas comment vous vous comporteriez en cas de crise».

Et, de fait, Sky nous a montré avec le corona comme il était un couillon de première, terrorisé par le virus, fier de ses multiples protections, avec masque de robocop et tout le toutim.

On entendait dans toutes ses interventions qu’à la première attaque, le cher macho de Sky se serait planqué et aurait envoyé les copains au feu. Avoir peur d’un virus de rhume et faire le fier à bras, faut le faire.

De la panique de vivre à l’état de chrysalide

Dans le contexte de ma vision de cette crise non pas sanitaire, mais politique ou même cosmique (j’ose tout!), j’avais promis le billet sur Karaba: c’est fait ci-dessus.

J’avais aussi annoncé le billet sur la chrysalide ou le homard, comme socle pour illustrer que je ne joue pas aux camps «pro ou anti» (masque ou autre mesure contraignante); que je ne relaye pas les disputes autour des choix gouvernementaux, sauf à pointer leur propre panique, leur impéritie, leur côté copains/coquins; que j’ai plus de compassion que de colère envers les victimes de bouffées délirantes covidozizaniques; que je dis à qui veut l’entendre que je suis très heureuse de ce que nous vivons, que c’est une chance inouïe. Un croyant dirait que c’est un cadeau de dieu.

J’y viens dans ce billet-ci.

Mon dossier s’appelait au début «Ce que covid-19 est venu nous dire» avant de passer à «covid-1984» (une courte lubie, une déviation de pensée, où je me suis fourvoyée), puis à «Le circus virule».

Je continue à croire que covid... Ovide... les métamorphoses, selon le petit jeu des «et comme par hasard» qu’on jouait avec ma fille au début. Je joins son poster parodique d’avril, que j’ai effacé de fb par mégarde.

Je reviens pour la énième fois sur mon antienne: nous vivons une crise qui pousse l’humanité à devenir enfin adulte, à s’autonomiser. J’ai relayé de nombreuses pistes anarchistes (et pas anarchiques...), chez des penseurs et des acteurs de terrain qui pensent l’autonomie depuis longtemps (https://taty.be/articles/CVD_sortirimpasse200717.html#anar). Car c’est chez eux que l’on trouvera des voies de sortie de l’apparente impasse.

Je ne veux pas la révolution que certains préconisent, je souhaite qu’on s’inspire des expériences concrètes des groupes anarchistes, pour trouver des modes de vivre ensemble plus adultes, plus souverains de soi.

Nous vivons dans un cocon, c’est rien de dire que nous avons l’impression depuis quelques mois de vivre dans un purgatoire.

Je prends une image dans le monde de la fibre, puisque c’est ma passion du moment (filage et tissage). Dans le cocon vit la chrysalide qui, dès qu’elle a fini de produire le cocon dont nous tirerons la soie, se déstructure pour devenir le merveilleux papillon qui nous enchantera. Et qui ne sera pas aussi éphémère que l’imagerie populaire veut le faire croire (ce n’est le cas que de certaines espèces).

Au coeur du cocon, la déstructuration.

Le bruit court dans les milieux de la fibre que la chenille devient alors de la bouillie informe. Info prise chez une séricicultrice française: ce malentendu provient du fait qu’en Inde, on mange les chenilles après avoir cuit le cocon. Elles peuvent avoir l’avoir de bouillie lorsqu’on les déguste. Elles ne sont que déstructurées de leur état de chenille avant de devenir papillon.

Nous vivons cet état-là, qui peut être très perturbant pour beaucoup de nos camarades. Etat qui peut paraître si chaotique qu’ils se raccrochent à l’idée qu’on va revenir au monde d’avant, qu’on va retrouver nos codes.

Pour cela, ils se rattachent à leur figure d’autorité, croyant que les chefs d’antan vont nous sauver de cette angoisse existentielle. Car c’est bien de cela qu’il s’agit.

D’où ma compassion infinie pour ceux que j’appelle les délirants, les hyperangoissés, ceux qui ne veulent pas voir ce qui se déroule et qui soit valident tout, les yeux fermés; soit s’y opposent bec et ongles, au risque de leur santé mentale.

J’ai une autre posture, je ne joue pas le jeu de l’autorité, c’est dans ma nature. Je suis née en disant non à la pression. J’ai aussi vu mon père agir en personne s’autonomisant. A la faveur des épreuves de santé de sa fin de vie (jeune à 58 ans), je l’ai entendu répéter si souvent: «c’est ma carcasse, je suis le seul à vivre dedans 24h/24 et jusqu’à la fin» que je le répète moi aussi souvent.

Il a fallu des décennies pour que j’arrive à vivre en souveraine de mon être, façon d’être au monde que j’ai choisi de partager au travers de mes livres de cuisine. Quel saut intellectuel: de l’état d’âme à la cuisine! Eh non, si l’on est souverain au plus profond de son ventre, je gage que cela va rejaillir sur la façon d’être au monde. Si l’on oppose le ventre, le ressenti, à l’intellect (catégories fictives, mais utiles en communication), le ventre ne ment jamais. Alors que l’intellect est un grand artiste de la simulation et de la dissimulation. Fin de la parenthèse éditoriale.

Je trouve édifiant que la cancel culture américaine qui arrive chez nous, probablement pilotée artificiellement par des Soros ou autres think tanks qui croient ainsi piloter les consommateurs que nous sommes devenus, contribue en réalité à ceci qu’elle nous aide à supporter l’état de chrysalide. La cancel culture consiste à abattre tous les anciens repères. J’ai relayé hier le fait qu’Ulysse et l’Odyssée étaient proposés à l’annulation (https://www.facebook.com/taty.lauwers/posts/3599409410128549). Des copines ont relayé avec joie le fait que le prochain James Bond serait une femme, noire de surcroît. Je ne relayerais pas avec joie pour ma part, mais avec la conscience de voir les toutes grosses ficelles des think tanks.

Tous les piliers de nos sociétés sont sciés, un à un, les valeurs piétinées. Merci Soros! Quel cadeau tu nous fais là, mon chéri. Il nous sera désormais plus facile de vivre cet état d’entre-deux, de lâcher des amarres (oserais-je «lâcher prise»?), comme si en tant qu’humanité nous vivions une gigantesque crise d’adolescence.

Rappelez-vous cet état magmatique dans lequel nous nous sentions certains jours, à 15 ans, incapables de dire qui l’on était, où l’on était.

J’ai aussi parfois ressorti l’image du homard, comparaison qu’utilisait Françoise Dolto pour signifier la toute grande vulnérabilité des ados qui, en temps de mue, se retrouvent comme le homard sans carapace.

J’ai choisi au final la chrysalide, ce stade intermédiaire entre la chenille et le papillon. La transmutation actuelle est plus profonde qu’une simple perte de carapace - ce qui équivaudrait à ne plus se protéger en niant les mensonges d’état, les vols de nos propriétés par les multinationales, les banksters et tout le toutim, à perdre notre carapace de déni. Ce qui nous est demandé ici est plus profond.

Ma petite-fille est réveillée, je vais devoir quitter le clavier. Mais ce billet est déjà trop long.

Le coeur de ce billet est que nous vivons une crise cosmique et que l’état de restructuration que nous vivons, si nous choisissons en tant qu’humanité entière d’aller dans le sens qui nous est proposé, est désagréable pour celui qui n’en a pas conscience.

En voyant cette angoisse de la chrysalide, on peut lire tout autrement les délires de nos élus, leurs décisions erratiques, leur recours paniqué à la brutalité. On peut décoder autrement les réactions de rejet ou de délation de nos concitoyens, qui n’indiquent là que leur degré d’angoisses personnelles. Ce qui n’excuse rien lorsque le vil prend le pas sur l’humain, mais ce qui permet un autre éclairage des tensions interhumaines actuelles.

Signé: miss Marple de Nivelles, aussi baby-sitter à ses heures.

Entretenir l'hallucination

Je suis dans le thème du féminin puissant ce matin du 31 décembre, je ressors un graffiti publié dans Le Vif en aout: tous les non-dits du moment y sont, y compris le délire mégalo et la récup’ de la part «anima» de chaque soignant.

L’inverse de ce que j’entends par «féminin puissant».

Qu’y voit-on? Je ne sais si le graffiteur veut dénoncer ou valoriser une crise, je décode ce que j'y vois.

Le monde de ce personnage est peuplé de virus, rien d’autre n’occupe l’espace environnant. Le peintre a bien capté la communication anxiogène, il faut qu’on se focalise sur ce corona et qu’on oublie tout le reste.

Le masque de Superman nous rappelle qu’en temps corona l’humanité a décidé de nier la mort, de la rejeter dans les oubliettes du passé: j’ai les superpouvoirs de tuer la mort, je suis fortiche, hein?

La dame a un cou de mec, le peintre n’a pu s’empêcher de s’approprier le personnage. C’est donc toujours le masculin qui mène la danse.

Et, bien sûr, le personnage est un soignant car ils sont centraux dans la narration, même si on les paye des clopinettes, si on leur coupe les vivres depuis des années de néolibéralisme. Il faut que la santé et la peur du virus soient au centre de tout.

Elus délirants, la suite

J’ai deux objectifs en relayant ce billet de Caroline Vandermeeren, ingénieur en biochimie belge, très pointue sur le covid, les stratégies de risques etc.

1/ Calmez vos proches qui paniquent à cause d’un «mutant anglais», lisez ce que Caroline en dit.

2/ Face à des personnes en crise d’angoisse (nos élus), on ne peut raisonner, mais on peut décoder le non-dit de leurs désirs, de leurs actes.

Retour de France hier, j’apprends qu’à nouveau les frontières sont «fermées» (on doit se déclarer, s’isoler, se tester pour un séjour de plus de 48 heures hors BE).

Nos élus sont paniqués, c’est rien de le dire. Y a plus de logique qui tienne. Que lis-je en filigrane de ce retour aux fermetures de frontières sur un prétexte tiré par les cheveux? Que nos dirigeants veulent, sans oser le verbaliser, revenir à la souveraineté nationale, qu’ils sentent que c’est la mondialisation ouverte qui fait défaut dans notre systémique.

Amusant, non, comme un halluciné peut se révéler par ses actes?

Eh bien, aidons-les à mettre ces désirs en pratique. Rappelons-leur le pouvoir local, les dimensions humaines des transactions. Donnons-leur des pistes politiques et économiques pour retrouver ce vivre ensemble .

Caroline Vandermeeren

3/1/2021

Je vois fleurir des textes à propos de cette (ces) nouvelle(s) souche(s)...et de nouveau, c’est la panique.

Prenons un peu de recul, et réfléchissons ensemble:

* on parle d’une apparition en août ou septembre...avec une proportion des cas de 25% en Novembre à Londres, 60% en décembre...cessons de croire que les virus se soucient des frontières: c’est un leurre...il est chez nous depuis longtemps (alors pas la peine de se mettre à craindre qu’il se mette à exploser le compteur, il est explosé depuis longtemps).

* La Hollande reconnait que la souche est probablement déjà bien installée chez elle (aucun des rares cas n’a pu être relié à un historique de voyage récent...donc c’est un transfert via..via...via...autant dire qu’elle circule bien plus qu’on ne le sait).

* Et pareil aux Etats-Unis: un cas identifié chez un jeune sans aucun antécédent de voyage, même indirect...malgré les restrictions et les mesures à l’entrée pour tous (et donc aux US, ils reconnaissent n’avoir vérifié la séquence QUE de 51000 des 17 millions de prélèvements positifs au 22 décembre...soit 1 échantillon pour 3000...je suis prête à parier qu’on a fait moins que ça chez nous!).

* Et la Suède - qui n’a jamais mis aucune mesure de restriction à l’entrée - a certainement aussi un nombre de cas important de cette souche (ceci pouvant expliquer l’évolution des dernières semaines)...est-ce l’hécatombe pour autant? Pas plus (en fait moins) que chez nous et qu’en Angleterre!

https://eu.usatoday.com/.../colorado-reports.../4079697001/

Ainsi donc, il est hautement improbable que cette souche ne soit pas chez nous depuis longtemps...et vu qu’elle est plus contagieuse, elle a certainement contourné les barrières bien mieux que ses congénères

* Et donc nous découvrirons peut-être qu’elle est déjà la souche majoritaire depuis plusieurs semaines...si nous cherchons à le savoir...de ce côté, aucune certitude dans notre pays...et pas sûr qu’on nous le dise d’ailleurs!

* Et rien ne permet de penser qu’elle soit plus dangereuse (rien, allez lire les liens que j’ai mis en bout de post).

* Et même en étant 70% plus contagieuse, il ne faut pas oublier que notre pays (avec son taux de victimes) est probablement un des pays à avoir le plus haut taux d’immunité mondial (et le passé n’a pas que du mauvais: ceci nous aidera à moins subir ce genre de situation)

(PS: pas la peine de mentionner le taux mesuré d’anticorps...je n’ai pas grand bien à dire des analyses réalisées chez nous...je ne vais pas épiloguer ici).

Et regardez ci-joint comme la situation est «catastrophique»: c’est quoi la valeur de R qui veut dire que ça va mal?

On a bien insisté: en-dessous de 1, c’est sous contrôle...pas de panique...

https://covid-19.sciensano.be/.../COVID-19_Daily%20report...

Quant à ceux qui s’énervent à propos du vaccin à cause de cette souche, là aussi il faut un peut reprendre pied avec la réalité:

* nous n’aurons pas plus de doses plus vite parce qu’une nouvelle souche est identifiée partout en même temps...

* ce n’est pas la faute de ceux qui émettent des doutes si ceci prend du temps...c’est la faute à la vraie vie (oubliez «Ma Sorcière bien aimée»...dans la vraie vie, il ne suffit pas de remuer le nez pour que les objets apparaissent).

* le(s) vaccin(s) ne peu(ven)t pas être produit(s) plus vite que prévu, nouvelle souche ou pas: produire, contrôler, acheminer et proposer le vaccin prendra le même temps (ni plus, ni moins...c’est la réalité industrielle des vaccins).

Il ne sert donc à rien de s’énerver, arrêtons de paniquer, un peu de réalisme:

* La/les souche(s) est (sont) là et circule(nt) depuis plusieurs semaines (voire mois), c’est une quasi certitude (qu’aucun expert n’a démenti...ceci devrait déjà nous faire réfléchir).

* Qui peut encore croire qu’on peut arriver à faire avec une souche plus contagieuse ce qu’on n’a pas pu faire avec les précédentes: l’empêcher de circuler (cette idée est surréaliste).

* Et regardons tout ce qui peut nous conforter: la population n’est plus aussi susceptible qu’en mars ni en septembre, ni en novembre...même une souche plus contagieuse ne peut rien contre cela (elle va être freinée grâce à ceux qui ont été infectés ces derniers mois...et aussi progressivement par ceux qui seront vaccinés, en espérant que les mutations de cette souche qui sont principalement situées sur la protéine S ne touchent pas trop les zones antigéniques...sinon on va finir par bénir l’immunité naturelle 🙄).

* Et laissons le temps régler la question du vaccin, parce que c’est tout ce qu’on peut faire...sauf si on est prêt à sortir un peu du discours convenu qui prétend que «hors le vaccin, point d’immunité»...mais je sens que beaucoup ne sont pas prêts pour ça 🤔

Bref, calmons nous et prenons patience...sur cette question au moins.

C’est tout ce que nous pouvons faire de toute façon (et ce n’est pas en paniquant qu’on prend de saines décisions).


 Page 18 ou voir la table des matières du dossier
Retour au blog "Articles"