taty lauwers

cuisinez selon votre nature

en quête d'un devenir-soi nutritionnel
  

Psychologie 1ère année: exercices de style

15.7.2020 Page 17A du dossier "Le circus virule (ou ce que le covid-19 est venu nous dire"), début 2020. Une petite incursion dans l'observation de mes congénères, avec ma casquette d'entomologue de l'humain. Ce chapitre est indirectement lié à "Leçons de discernement (crise covid ou nutrition" et à "Point 1 de l'hypothèse: l'hallucination collective"

Répertoire "non-food" de ce site. Je mets ma casquette de Jiminy Cricket, comme pour le dossier à charge contre les Gafam. Je transfère certains des billets écrits en brouillon sur fb pendant le confinement.


Avis au lecteur, 30/11/2020: ce sont encore des billets collés les uns derrière les autres.

Les liens seront établis sous peu, pour un texte suivi.

Le respect, la violence de l'araignée

23.7 C’est le jour “psychologie 1ère année” (Psycho 101 diraient les Anglophones, si concis). Cela fait longtemps que je tourne et retourne dans mes petites manines le concept de “respect”. Vu que le corona semble servir de prétexte à moults “vous ne nous respectez pas”, une petite réflexion, un os à ronger pour qui s’y intéresse.

J’observe avec beaucoup d’intérêt que les lanceurs de “vous ne nous respectez pas” sont précisément des personnes qui manquent singulièrement de respect : je ne peux pas penser ce que je veux, encore moins le dire ; je ne peux pas mener ma barque à ma mode, je devrais les accompagner dans tous leurs gestes ; je ne peux pas critiquer le père symbolique (élus, médecins, profs, etc.) car cela les dérange. Vous voyez une ombre de respect de ma personne là ? Sachant que je ne les force pas à me lire ni à m’écouter.

Sur twitter je me suis même vu rétorquer : « tu n’as pas le droit d’écrire cela, je connais tes livres et je les apprécie, mais sur le corona tu dépasses les bornes, tu ne respectes plus les morts ». A quoi j’ai répondu : « j’ai un grand respect pour la mort et les morts, qu’ils soient du cancer, du diabète, des accidents de la route, de vieillesse ou de corona ». Cette focalisation sur « les morts du corona » me dépasse.

Revenons au respect. A chacun son moment de révélation dans un chemin de vie. Un des miens survint à l’âge de 23 ans où, forte des discours de mes copains trostkyistes, je me suis retrouvée à la table familiale d’une copine. Nous étions à l’époque de lois autorisant ou non l’interruption de grossesse. Son père, grande figure belge démocrate chrétienne pourtant : « Je ne vois pas pourquoi m’y opposer, du moment qu’on n’oblige pas toutes les femmes à avorter, où est le mal ? ».

Chamboulée est un terme doux pour ce que j’ai vécu. Imaginez, j'étais face au diable (un démocrate chrétien, vous pensez!) et il me donnait une leçon d'humanité. Tout d’un coup, je trouvais mes copains très primaires, très peu respectueux. Il faut les avoir fréquentés et être honnête : s’ils avaient pu, du haut de leur jeunesse fougueuse, ils auraient pendu tous leurs détracteurs. Allez, reconnaissez-le, chers Etienne et consorts !

Dès que je lis le terme « respect » dans un commentaire, je pense paille poutre et tout le bastringue. Cela ramène les choses à leur juste valeur. Je pratique avec amour le respect au quotidien : des autres, du vivre ensemble, de mon corps, des générations futures. Je capte vite les tempéraments de type araignée (1) qui nous engluent dans une toile subtile de mots, pour nous phagocyter sur de fallacieux prétextes.

C’étatit un petit os à ronger pour ceux qui sont blessés par les interactions en forum. Amis auxquels je rajouterais cette réflexion : non, personne ne fabrique des camps pro- et anti-masques, c’est l’humain qui fait ça tout seul. Je me répète : cette crise est politique et non sanitaire. Les commentaires sont donc politiques. Et dans ce domaine, c’est étripage à tous les étages depuis toujours. Je ne vois ici rien de bien différent de ce qu’on voit au café du commerce la veille des élections : don Camillo et le bon Peppone.

********************

(1) Commentaire sur mon site de cuisine sur la violence de l'araignée:

Je reprends la métaphore d’Olivier Clerc, dans son livre Le tigre et l’araignée : Les deux visages de la violence (http://blog.olivierclerc.com).

La violence du tigre ? Facile à repérer : Poutine et consorts. Pas d’hésitation, on sait que ça va cogner, mordre, ronger. Bien plus malaisé de décoder la violence d’une araignée. Le temps que vous la repériez, vous êtes englué dans sa toile. Par des mouvements discrets, sournois, insidieux, l’araignée vous a piégé : vous êtes paralysé, vous ne pouvez quitter son emprise. Et pourtant qu’elle peut être sympa cette araignée! Qu’elle soit homme ou femme, d’ailleurs.

Dans le monde des régimes, que de tigres ! Pensons aux diètes dures et radicales. « C’est normal que tu souffres, c’est la détox’ ». Et que de douces araignées aussi, qui vous maintiennent dans des pratiques antiphysiologiques, comme l’hypocalorique. Tout en vous dorlotant, bien sûr. Si l’on a certes besoin d’être canalisé lorsqu’on fait ses gammes en nutrition, pour mincir ou pour des raisons de santé, il faut pouvoir se libérer d’une emprise quand elle n’a plus lieu d’être. Faute de quoi on continue à manger les menus d’un autre ou l’on se fait du mal en croyant se faire du bien. Comment alors trouver sa nature, son identité biochimique, celle qui ressourcera en profondeur ? Qui garantira énergie, calme et formes de rêve ?

Lire par exemple mon billet Les femmes araignées en nutrition: I 'm a skepchick -> https://www.taty.be/choisir/araignees.html

Des amis ou des coachs en nutri ont tissé une toile dans l’inconscient de chacun. En cherchant conseil dans mes livres et sur mon blog, certains s’attendent à recevoir une autre araignée dans la grande toile de fond de leur rapport à l’alimentaire. Or, je suis un petit dresseur minuscule, spécialisé en araignées : à l’aide de mon fouet de tendresse, qui claque parfois, je tente d’aider ceux qui sont prêts à les chasser de la toile — ceux qui sont en route pour... le devenir-soi nutritionnel

Pour les nouveaux venus -> https://www.taty.be/articles/devenirsoiTL.html

La mémécratie et la culpabilité

Projet de billet, à peaufiner. Thème: la mémécratie et la culpabilité, psycho 101. Ce sera plus touffu ce soir mais ici je réagis à une phrase «Je suis effrayé par les gens «normaux» qui veulent se faire restreindre...». Phrase que je comprends si bien, mais que j’aimerais éclairer autrement: il y a des gens qui sont très perméables à la culpabilité, c’est teinté dans la masse chez eux. Seule une longue psychanalyse les en sort. Je n’en fais pas partie, mais je respecte cette facette du caractère et j’essaie de mon mieux de ne pas allumer le voyant «coupable» chez ces amis-là.

Les récentes campagnes de propagande (climat ou covid) ont travaillé au principal sur deux ressorts: peur et culpabilité. Les discours sont rentrés comme dans du beurre chez ces profils culpabilisables à merci. Je ne les vois pas nostalgiques des années ‘40, je les vois comme très culpabilisés: «le virus revient, c’est de notre faute», «je pourrais tuer mon voisin», «je dois me protéger pour protéger les autres»...

On remarquera d’ailleurs que les mêmes fonctionnent sur le mode «culpabilité» lorsqu’ils nous écrivent (on en verra des exemples dans ma collection des commentaires de promasques et proconfinement que je prépare). C’est d’ailleurs une blague en famille quand un interlocuteur essaie de me culpabiliser. Ma fille: «zyva, mon vieux, essaie à la louche, ça marchera pas!».

Erica Jong disait «donnez-moi une femme qui ne se sente pas coupable, c’est un homme».

Entendre ici «femme» comme féminin. Je connais pas mal de «féminins» qui ont du poil aux pattes et une pomme d’adam.

Je pense donc que ces personnes sont victimes de la récente vague de mémécratie, pouvoir agissant par le côté obscur du féminin. Alors que le féminin sacré à la Vandana Shiva est d’une beauté et d’une splendeur indicible. Mais voilà, on dirait que l’humanité veut tester l’infantilisation au sein de cette triste mémécratie. Et là je ne suis pas effrayée, je compatis car la culpabilité est un sentiment qui enferme, qui rétrécit. Donnez-moi «responsabilité» et je vote à 2 mains. Mais «culpabilité»: bêêêkes.

Le billet sera plus complet quand j’aurai retrouvé mes notes sur les manipulateurs pervers. Je ne suis pas psy, je n’ai pas de prétention, mais pas une de mes copines qui sont tombées aux mains de manipulateurs pervers ne faisait exception: toutes des perméables à la culpabilisation.

Or ce qu’on vit en matière de propagande semble répondre à bien des critères de la manipulation perverse.

Psycho 101 et les pacifistes-agressifs

https://www.facebook.com/taty.lauwers/posts/3134554113280750

Je continue à explorer les multiples facettes de l'humain en société de crise. Je rebondis sur une suggestion de Marc Reisinger, psychiatre, qui commentait une phrase de mon billet précédent : "Je ne les vois pas nostalgiques des années '40, je les vois comme très culpabilisés".

***"N'oublie pas le double versant des passifs-agressifs (les casseroles à pression), que je désigne au niveau collectif comme "pacifistes-agressifs": ils seraient prêts à abattre celui qui ne porte pas de masque, ou l'automobiliste qui empiète sur la bande vélo. Un potentiel de violence énorme."***

Une heure plus tard, je tombe sur un exemple que j'inclurais volontiers dans cette catégorie. Je cite (même si c'était peut-être du second degré): "Que les personnes qui n’ont pas de problème à être contaminées du Covid acceptent de ne pas être secourus par la contribution collective (hospitalisation). Qu’elles se soignent avec leurs recettes miracles, ou acceptent de souffrir, c’est vrai, la mort fait partie de la vie".

Je conclus d'une telle phrase que, même si je paye mes impôts depuis 42 ans, je n'ai pas le droit aux biens collectifs car je suis incroyante. On se retrouve aux temps de l'inquisition: "selon que tu croiras ou non...".

NB. J'essaie de pratiquer le ... (?midrash? j'ai oublié le nom du procédé, merci de m'informer...), c'est à dire le processus classique autour des textes sacrés, dont le rabin Ouaknin nous parlait lors des cours de gématria au Centre Laic Juif de bruxelles. Le principe: à chaque réunion, trouver une nouvelle interprétation d'un verset particulier, ne jamais répéter le même point de vue.

Psycho 101. Pro et antimasques, dévoilons les coulisses

Le conformisme social est vieux comme la rue, mais c’est aussi le socle de la dystopie qui s’annonce, d’autant plus puissant qu’il est reposant pour les gens qui le pratiquent.

-- Pourquoi fais-tu cela?

-- Ben, regarde les autres! (sous-entendu je serai dissous dans l’anonymat de la masse)

ou encore :

-- «Tu ne veux pas porter de masque à ce stade, tu oublies que tu vis en société, tu dois t’assouplir, pense au vivre ensemble»

à quoi je réponds tout en finesse, quand nous sommes en face à face (PAS sur réseau! ce serait trop brutal): «Maréchal, nous voilà!» avec un clin d’oeil

Sur ce sujet, écouter quelques minutes le philosophe Frédéric Gros: «pourquoi obéit-on» -> https://www.facebook.com/infobyarte/videos/2014848271881775/

Il y envisage aussi l’obéissance par obligation éthique, ou par la force de l’autorité. Je retiens «l’obéissance est une forme de déresponsabilité. Désobéir c’est être vraiment responsable».

Je n’ai pas encore lu son livre «Désobéir» où il disserte sur le surobéir, c’est-à-dire d’anticiper le désir du maître. Je n’ai lu qu’un compte rendu chez Attac (https://france.attac.org/nos-publications/les-possibles/numero-15-automne-2017/debats/article/desobeir-compte-rendu-du-livre-de-frederic-gros)

Psycho 101 et rapports au pouvoir

2.8 Je ne suis plus désemparée quand mon discours tombe dans le vide, quand un interlocuteur ne semble pas accrocher à mes propositions - ce qui fut le cas dans mes premières années en nutri: «mais t’écoutes pas ou quoi?». Aujourd’hui, je ne suis pas plus désemparée face aux dissensions sur divers sujets covid.

Je reviens à mon refrain préféré : nous ne sommes pas égaux face à l’autorité. Petit exemple classique. Mon amie chérie refuse de donner des os à moelle à son chien. Sa véto lui a montré une collection de brisures d’os qu’elle a récupérées lors d’opérations canines. Je lui oppose ceci : je donne des os crus à tous mes chiens, depuis quinze ans, sans accident. Mon raisonnement : que font donc les loups dans la nature, qui ne peuvent rejeter les os «par précaution » ? Que font les chiens redevenus sauvages ?

Je vous ai exposé ici un cas classique d’incompréhension (dans le respect mutuel total, bien sûr, ma copine fait strictement ce qu’elle veut et elle me laisse faire aussi), incompréhension à laquelle je suis confrontée depuis plus de vingt ans en nutri et en naturologie.

Pour mon amie, l’avis de sa véto, de par son aura de spécialiste, prime sur un raisonnement perso. En outre, l’image des os dans les fioles est un souvenir marquant. En nutrition, la réaction des clones de ma copines est similaire : un tel médecin a dit que, une étude a prouvé que. Ils suivent donc leurs prescriptions.

Pour ma part, je respecte les spécialistes, mais je confronte leurs avis au réel : j’étudie le concret d’un point de vue historique (qu’on fait nos aïeux au plan alimentaire ? pour quel état de santé ? pour quelle longévité ?) et géographique (que font encore les peuples premiers, ceux que l’on peut encore étudier ?) ; en le doublant de l’observation sur le terrain (« que font ceux qui s’en sortent autrement ? quel état ? quelle durabilité de leur état ? », etc.).

En plus de 20 ans, dont une bonne part de ces années passées à animer des conférences, des ateliers, des séminaires, je n’ai pas encore trouvé comment concilier les deux postures : l’adhésion à l’autorité et l’autonomie de pensée. Ce ne sont pas des camps opposés, ce sont des façons d’être au monde, que l’on ne peut changer sur un claquement de doigt.

Aujourd’hui nous sommes confrontés à ce qu’on veut nommer des camps mais qui ne sont que des réactions bien humaines, chacun prenant en exponentiel sa posture habituelle : l’un valide les mesures si elles sont émises par une figure symbolique de Père (les experts, les élus) ; l’autre pense sauver sa peau en repensant chaque mesure à l’aulne de ses propres critères.

Personne n’a raison, il n’y a pas de camps. Vous aurez d’ailleurs noté que je ne relaye quasi aucune justification pro ou antimasque, puisque je sais que le discours est politique et non sanitaire; psychologique, marqueur d’une vision du monde, et non rationnel.

Psycho 101. Pourquoi ne pas dialoguer, ici et maintenant

Je ne suis pas psy, mais j'ai une longue expérience de fréquentation de cas psy, depuis le schizophrène jusqu'à la victime de décompensation psychotique passagère. J'imagine que je les attire car j'accepte tous les discours. Il ne me vient pas à l'esprit de les convaincre que "non, tu sais, bouddha ne peut te parler la nuit" ou "il n'y a pas d'entité qui habite dans ton ventre, tu devrais arrêter de manger tant de sucreries". Si, pour eux, le ciel est rouge et les fleurs parlent: bravo, c'est leur monde et dieu dit que c'était bon.

Je compatis avec leur souffrance de vie, mais l'allergique au monde froid d'aujourd'hui que je suis reconnait trouver en eux du jus de poésie qui me nourrit.

Brèfle, revenons aux polémiques covid du jour. Il est inutile de dialoguer, de pointer le réel, de faire de longues démonstrations, de dégainer des chiffres tant que la déconnection est à l'oeuvre. On laisse dire, en espérant que l'autre nous laissera dire. Je ne vois pas que faire d'autre, ici et maintenant.

Demain, en revanche, on pourra analyser, parler, débattre, construire.

commentaire internaute: Je pense que certains d'entre nous sont dans le déni de la trahison du "père" (et pourtant, il suffit de voir ce qu'il accepte que l'on mette dans nos assiettes et dans notre corps en général) tandis que d'autres sont en pleine crise d'adolescence et l'accusent de tous les maux... Dans les deux cas, nous ne prenons pas notre responsabilité et laissons notre pouvoir à l'extérieur... seule solution : faire retour et regarder en moi où je me trahis, où je me fais violence,... Du moins, c'est ma vision des choses

Annick de Souzenelle et la crise covid

Analyse mystico-ésotériste de la crise. Esprits scientistes, s’abstenir. Pour élaborer sur un des billets précédents «ce que le covid est venu nous dire, écouter les réponses d’Annick de Souzenelle (AdS) à une jeune candide: https://www.youtube.com/watch?v=0W0NvmFBjGY. Elle rejoint le discours de Vandana Shiva, de la chamane japonaise ou des chamanes andains comme Antocal Nesdi

Au passage il y est question du déni de la mort dans notre société actuelle, qui implique un déni de vie (je pointe uniquement parce que c’est un de mes dadas, son discours est bien plus vaste).

C’est passionnant d’observer qu’on est dans l’impasse de nos technologies: cette jeune internaute semble comprendre les mots, mais pas le sens du discours d’AdS. Ce n’est pas une question d’intelligence. Non seulement une vidéo tronque l’échange réel, mais en outre si, en prière ou en méditation, elle n’a pas connu «l’expérience», elle ne peut comprendre ce que nous dit AdS sur cette ouverture au divin. Les mots sont bien pauvres.

On voit là deux niveaux de langage très distincts, qui s’unifieront bientôt j’espère: la jeune internaute parle au premier degré, d’injonctions extérieures, de techniques, d’objectifs; elle croit trouver réponse à ce qui prend des années de méditation et de recherche symbolique - et AdS ramène à la joie intérieure et à la symbolique, aux textes sacrés. Cette dernière résiste brillamment au piège de la jeunette qui lui demande de faire du Jacques Salomé.

Merci à elles deux pour ce moment de lumières.

Eduquer par la terreur

J’éduquerais mon enfant en lui répétant tous les matins : »n’oublie pas ton cartable, et n’oublie pas que tu vas mourir, mon ange ». Je lui raconterais de jolies histoires de monstres et je lui montrerais des films comme ce documentaire d’Arte : « Le retour des envahisseurs invisibles» (désormais en VOD https://boutique.arte.tv/detail/le-retour-des-envahisseurs-invisibles) où l’on voit les parasites de nos matelas, en gros plan ; les acariens qui vivent sur nous, en gros plan ; les poux, les tiques, les moustiques : toujours en gros plan ! Si je pratiquais ainsi assez longtemps, j’ai le soupçon que mon cher ange obéirait bien à sa mammita.

Seul risque : tomber sur gamin qui à un moment risque de se braquer et de voir la manœuvre. C’est ce que nous sommes, sur ce compte : des réactifs à la manipulation, en gros.

Je répète donc, en toute tendresse: chers «croyants au récit médiatique» que faites-vous sur ce compte fb?

Vous vous faites du mal, car vous serez immanquablement confrontés ici au réel, par des personnes à la tête froide comme moi qui regardent les faits, rien que les faits - ce réel qui, pour l’instant, vous fait peur, vous dérange, vous chatouille (seul vous saurez), mais en tout cas ce réel que vous ne voulez pas voir. Je m’en voudrais de vous blesser. J’ai déjà exprimé ceci sur le compte, je le referai. Je ne suis pas choquée qu’on se désamifie ou désabonne, je le fais tout le temps pour d’autres comptes.

Si vous voulez continuer à vous faire peur avec des contes pour enfants: vous êtes à la mauvaise adresse.

Si vous voulez continuer à fuck reality, vous êtes à la mauvaise adresse.

On se reverra sur d’autres thèmes! à bientôt

Manipulations médiatiques perverses

Il faut être attentif lorsque l’on vit avec un manipulateur pervers. Les moindres enchaînements de mots sont parfois des distorsions de la réalité, en soi.

Un titre le site rtbf.be: «Selon le pyschiatre (sic !) Olivier Dubois, l’épidémie a provoqué un état de sidération pouvant aller jusqu’à la phobie sociale» (source: https://www.rtbf.be/tendance/bien-etre/psycho/detail_selon-le-pyschiatre-olivier-dubois-l-epidemie-a-provoque-un-etat-de-sideration-pouvant-aller-jusqu-a-la-phobie-sociale?id=10547240).

Voyons voir comment je relis les titres depuis 4 mois :

Ivres de leur pouvoir

Encore une petite réflexion lors de ma promenade du matin, que j’inclus dans le chapitre «Psycho 101».

On imagine avec facilité des intentions stratégiques chez nos élus, surtout en ce mois de juillet: en Belgique, chaque jour nous réserve des mesures aussi délirantes les unes que les autres.

Il n’y a pas d’intention stratégique, voyons, c’est bien plus simple que cela: ils sont ivres de leur tout nouveau pouvoir. Au même titre que les experts du conseil scientifique (que j’écris toujours automatiquement en «conseil économique»).

Imaginez que vous êtes ministre de la santé, que vous roulez pour Big Pharma, ce qui n’est un secret pour personne désormais. Vous devez négocier avec des syndicats, des associations, le parlement, des ONGs... en temps normal. Les coudées pas très franches, quoi.

Mais en mars, par un tour de passe-passe, on vous octroie les pleins pouvoirs. Que vous gardez même lorsque l’épidémie est terminée. Joie profonde, orgasmique: «non, vraiment, je peux faire tout, mais tout ce que je veux? «.

Les petits chefs deviennent des dictateurs, ils ne sentent plus de joie. On le voit d’ailleurs: ils sont tous très agités, je n’ai pas d’autre terme. Agités comme un cas psy ou comme un gamin qui a trouvé les clefs de la porsche du tonton.

NB. Je termine sur un gamin, pour faire le lien avec l’image. Les anglophones ont un terme exquis: «faim de pouvoir» (trop facile de faire le lien avec l’ex-anorexique dont il est question ci-dessus...)

En carence de limites

Psycho 101. ça y est, j'ai à nouveau compris avec effet retard pourquoi nos élus et nos experts pondent mesure sur mesure, chacune plus absurde l'une que l'autre, chacune plus déconnectée du réel, avec beaucoup de gesticulations médiatiques.

Il a fallu que je me rappelle certains ateliers que j'ai animés en école primaire: les plus agités étaient en carence de "thérapie frappante" ou de douche froide, tout simplement. Ils en demandaient, perdus qu'ils étaient de ne plus voir de limites Je ne les ai jamais giflés ni douchés, mais j'ai un ton et des mots qui sont équivalents.

Pas difficile, j'aime pô les enfants, sauf les miens ;)

Pour la bonne bouche: ils m'adoraient ensuite.

Alors, aux baffes, citoyens! Faisons leur plaisir: qu'on leur donne enfin, cette douche froide qu'ils demandent, ces limites démocratiques dont ils sont nostalgiques. Ils seront ainsi moins agités, ils raisonneront, on les reverra sous la forme de nos bons vieux camarades (de lutte!).

Psycho 101 - «nous vous protégeons», aheum!

Nouvelles de nos dirigeants, ceux qui prennent des décisions majeures quant à nos libertés:

-- «L’infectiologue Erika Vlieghe, qui préside le groupe chargé de la stratégie de sortie du confinement (GEES), quitte le Conseil national de sécurité, particulièrement énervée par les déclarations erronées de M. Jambon»

-- traduction: «eh m’dame, y a le p’tit Jan qui fait rien qu’à m’embêter, je veux changer de place dans la classe» (Jan étant notre ministre Jan Jambon)

Oh, le niveau!

On se doute qu’il y a eu des pressions fortes ou des motifs plus majeurs pour qu’elle démissionne sur un si futile prétexte, mais la comm’ les rend ridicules.

Hier, des proches m’ont offert un petit verre de vin, assied-toi, tu es bien? Tu veux un petit coussin? Ne t’énerve pas, hein... avant de m’annoncer que staline prend la tête du comité scientifique. Je crois qu’ils se trompent, je ne veux pas le croire.

Je ne peux être diffamée si j’affirme que notre staline national est un petit caporal qui opprime les sous-fifres que nous sommes, mais tremble devant l’autorité et se venge le soir, dans sa chambre, par touitte interposé. Car les faits sont là :

https://www.dhnet.be/actu/belgique/ducarme-recadre-le-virologue-marc-van-ranst-en-plein-comite-de-concertation-c-etait-violent-5ef2081b9978e21bd0a57a65 (23/6). Cet article ne m’a pas surprise. J’ai rencontré dans ma vie professionnelle des dizaines de clones de van Ranst, aussi veules sous des dehors de bouledogues. Qui faisaient hélas ! des dégâts au sein des services, dégâts psychologiques au principal, opérationnels en secondaire.

Dont acte ici et maintenant, en Belgique. Je lis de très sages avis dans la presse officielle, comme « « La réponse, forcément nuancée, doit reposer sur un équilibre entre les questions sanitaires, la liberté des citoyens, les besoins de l’économie, la psychologie de la population, etc. » ou « Diriger un état en temps de crise sanitaire n’est pas une science exacte. Il n’est pas simple de trouver le juste équilibre entre santé publique et respect des libertés individuelles. ».

Tout cela est juste et bon, mais dans les faits, les citoyens se sentent plutôt traités comme du bétail, non écoutés, parqués sans finesse et sans nuance, ils voient l’économie piétinée, la psychologie des foules et des individus bafouée.

Bien naïf celui qui n’a pas compris que ce gouvernement qui prétend nous protéger de ce virus ne fait rien en temps normal pour nous protéger :

* de la précarité,

* de la pollution et de la malbouffe qui sont des sources majeures des maladies invalidantes et chroniques qu’on dit « de civilisation »,

* des risques nucléaires, des dégâts à long terme du stockage des déchets

* des dérives d’une éducation en-ligne qui laissera les plus démunis sur le bord de la route et qui formattera les autres en petits sarkozys,

* de la technocratie étouffante, des normes qui tuent les petits producteurs locaux (alimentaire et autres) et qui ouvrent un boulevard aux multinationales

* des dérives policières, de la violence envers les citoyens

* des pesticides et autres intrants chimiques qui bousillent la biodiversité et amorcent l’extinction d’espèces

* du passage en force de la 5G, sans aucune étude sur le vivant et sans consultation publique

Continuez la liste, qui n’est pas exhaustive. Et tout d’un coup, nos petits pères du peuple nous protégeraient?

Pour s’arrêter aux évènements plus récents, ce gouvernement n’a non seulement pas pu protéger les anciens, les plus touchés par ce corona, il est même responsable d’un véritable senioricide dans les maisons de retraite et devrait comparaître au titre de crime.

Cher ami qui soutenez les dernières mesures annoncées par notre PM, confirmez-vous que vous nous croyez gérés par des adultes? que vous adhérez aux sanctions, pardon, ,aux mesures, « pour nous protéger » après avoir lu ce qui précède?

Si oui, je maintiens que nous sommes encore et toujours dans une hallucination collective (http://taty.be/articles/CVD_hallucin2000701.html)

 

Billet nr 2.

Je continue mon décodage profane et concret des réactions psychologiques de nos élus, gouvernants et experts confondus – ici, en relation avec ce qu’on nous serine «nous vous protégeons», thème que je viens de souligner dans le dernier billet.

J’étais convaincue d’avoir déjà publié ceci il y a deux mois, le texte était en fait resté en brouillon sur le PC.

Je suis étonnée d’entendre qu’on nous enferme dans une «bulle de contacts» amicaux.

Ben non ce n’est pas étonnant.

Dans ma vie précédente, j’ai fréquenté les milieux de ces élites. Ils vivent eux-mêmes dans une bulle. Normal: ils pensent donc «aquarium» et nous enferment. Je trouve ça parfaitement logique.

J’étais étonnée au début du confinement que tous les medias (et beaucoup de citoyens) chantent les louanges de ces décisions, sans penser aux démunis, sans penser aux effets collatéraux qui pourraient s’avérer majeurs.

Ben non, ce n’est pas étonnant.

Nous sommes désormais aux mains d’une secte médicale, avec gourous et rituels, qu’on ne questionne plus.

Quel médecin pense vraiment, chaque jour, aux effets secondaires des combinaisons de médicaments qu’il prescrit? Lequel pense sérieusement aux alternatives d’hygiène de vie simples? Il se dit qu’il fait ce qu’il doit faire et vogue la galère. Tant pis pour la synergie toxique d’un trio de statine, bétabloquant et diurétique (j’improvise), ou même d’une série de 10 médicaments chroniques, chaque jour.

Quel pédiatre pense sérieusement aux EI (effets indésirables) des vaccins? Pensons en France: la ministre de la santé a fait passer une obligation vaccinale de 11 injections en bas âge! Noter que les EI sont notoirement sous-reportés, et donc sous-évalués; en tout cas peu étudiés (voir les articles des médecins de l’AIMSIB ou de l'expert en pharmacovigilance le docteur Marc Girard sur https://www.rolandsimion.org/)

Il est normal qu’au sein de cette secte, des experts qui roulent pour des intérêts économiques ne pensent pas aux effets secondaires. Ou alors en minimisant: «oh ben, à la guerre comme à la guerre, ce sont des dégâts collatéraux». Quand votre gamin fait partie des dégâts collatéraux, vous souriez jaune.

Les réactions de nos élus, gouvernants et experts confondus ne sont que des mesures réactives de classe. Réactives par opposition à réflexives : elles ne sont pas pensées, elles sont des automatismes.

Je recopie à ce sujet mon billet en forme de supplique à notre ministre de la santé, publié ici fin mars et rapatriée sur mon site (http://taty.be/articles/CVD_enerve200504.html):

Je l’implore donc de relâcher la pression du confinement. Car il y a moyen.

Au nom de tous les enfants battus, vivant avec des parents encore plus alcoolisés et énervés que d’habitude

Au nom des immigrés relégués dans les camps

Au nom des personnes âgées, seules, prisonnières des affffreuses nouvelles qu’elle voient à la télé

Au nom des personnes qui habitent à 5 dans 50 m2

Au nom de tous ceux qui vivent avec leur agresseur, femmes bien sûr (mais hommes aussi ?)

Au nom des petits indépendants, qui sortiront laminés de la crise

Au nom des personnes en difficulté financière, qui vont ensuite basculer dans la franche pauvreté

Je suis une privilégiée. Je suis confinée dans une grande maison, avec jardin, j’ai un atelier de hobbyiste chez moi, je peux entretenir le potager, je vis et je travaille déjà non stop avec mon compagnon depuis 20 ans, on est comme deux vieux galets dans une rivière, peu de choses pourraient provoquer une dispute. Mais j’ai parfois le sommeil léger lorsque je pense à tous ces autres...

 

Ma collection de papillons incoherentus magicus

Merciiii! Je collecte des réactions épidermiques et illogiques sur internet pour un petit billet, je viens d'en lire une toute belle.

Sujet: un spécialiste israelien indique que l'épidémie est finie et le justifie, contredisant ainsi toutes les mesures du gouvernement (dont je rappelle que le PM a proposé de pucer les gamins à la rentrée)

Réaction indignée de l'internaute: " il a été payé combien par l'état pour dire ça?"

Je ne sais pas pour vous, mais moi ça me fait ma journée!

BIS.

Démonstration de l’irrationnalité de mes interlocuteurs lorsqu’ils s’affichent «croyants dans le récit médiatique» autour du covid.

Les mêmes qui me demandent systématiquement mes sources et mes références scientifiques (prévoyant d’aller les vérifier? alors qu’ils ne sont que des blaireaux de base comme moi...), ces mêmes donc accordent une confiance absolue aux décisions officielles, qui sont prises dans le degré zéro de la science, sans source, sans référence scientifique valable.

J’ai de la peine à y voir de la logique. J’y vois plus une angoisse existentielle majeure, qui est bien compréhensible s’il est vrai que la crise corona est venue révéler le délire d’un système à bout de souffle.

Distance virtuel et réel

Autre réaction pendant une promenade au jardin: en Belgique, nous souffrons moins de la récente logorrhée médiatique contradictoire autour du covid, car nous sommes aguerris.

Voilà des dizaines d'années que chaque jour nous présente une tribune dans un journal ou un débat radio à 18h autour des "frontières linguistiques" ou des "compromis de nos gouvernements à 5 partis".

On y lit et entend tout et son contraire, asséné avec beaucoup d'autorité. Des discours généralement robotisés (on devine la phrase qui va surgir). Beaucoup de blabla et rien ne change depuis des dizaines d'années.

Deux constats.

1/ Sur papier ou en radio, on dirait que nous nous détestons entre flamands et wallons,mais dans les faits nous rigolons pas mal ensemble - sauf ceux qui ne se fréquentent pas: je connais des flamands qui me rencontrant en stage de poterie ont reconnu n'avoir jamais parlé à une francophone! De leur vie! Idem les wallouches.

2/ Ces petites querelles sont bien utiles pour les élus, qui, de la bouche de l'un d'eux (hélas décédé, ne peut me contredire): "nous permettent de faire passer ce qu'on veut, pendant qu'ils sont occupés à se chamailler".

A vous de faire le lien avec l'ambiance covid, où on nous fait croire à "deux camps". Que je ne vois pas en direct, chez mes amis ou mes relations: je vois des nuances, des paradoxes, de l'écoute, du dialogue.

L'insupportable et systématique ""tu ne me respectes pas si tu ne portes pas de masque"

L'insupportable et systématique ""tu ne me respectes pas si tu ne portes pas de masque". Ah oui? On dirait que le concept de respect est tout entier dans le port d'une protection.

Que dire de l'historiette en Ehpad ci-dessous? Où est le respect de nos anciens? En BE, on continue aussi à les maltraiter ainsi? Le senioricide de nos élus n'a pas suffi?

Tom Blsn

25 juin

ALLEZ LES VIEUX, AU FOUR !!! 🥵🥵

Regardez bien la personne âgée sur cette photo assis sur son lit le regard dans le néant.

Il s’agit de mon vieux père de 85 ans.

Il est en EHPAD depuis 2 ans 1/2. ( je vais taire le nom car le problème doit être général )

Savez-vous ce qu’on lui a fait subir aujourd’hui alors que la température extérieure caniculaire était de 33 degrés dans cette petite chambre ?

Bien sûr pas de climatisation pourquoi pas. Compte-tenu des connaissances actuelles.

De toute façon la maison de retraite n’est pas équipée , mais surtout INTERDICTION de leur procurer un VENTILATEUR, au cas où un brin d’ARN du COVID de la manifestation des Traore ne vienne le contaminer.....

Furieux, je me précipite pour lui en trouver un.

Ah monsieur, désolé. Protocole COVID.

Je précise que mon père est isolé, seul dans sa chambre, sans voisin à plus de 7 ou 8 m.... Le directeur est absent, non visible, me dit-on.

On l’avait laissé s’habiller avec un pantalon de survêtement chaud alors qu’il a un short ou un bermuda....

Pendant la durée de ma présence auprès de lui sur RV et oui on prend RV pour venir, je n’ai vu personne s’enquérir de savoir s’il avait chaud, s’il avait bu.....

Autant il paraissait logique d’être très vigilant pendant le confinement où le virus, soit disant, circulait beaucoup ( c’est du moins ce qu’on nous a raconté), combien de temps allons-nous laisser crever nos ainés comme des bêtes enfermées en cage ? Septembre, Noël....tant qu’on retrouvera des clusters chez des migrants dans un abattoir ???

Il est prévu que les visites reprennent lundi SANS RV avec toujours des gestes barrières. Soit !!!

Et les ventilateurs ???

Lorsque tous ceux qui ne seront pas morts du COVID seront morts à petit feu 🔥 d’un isolement, d’une solitude de 3 mois et maintenant d’une canicule ?

J’ai honte de la prise en charge que l’on a fait subir à nos aînés. Déjà la prise en charge de la population générale a été catastrophique, mais que leur a t’on proposé ?

D’être cloîtré pour leur bien, de ne pas être dépisté, de ne pas être hospitalisé car trop vieux ( rivotril s’il vous plaît pour l’achever sans souffrance 😨), de ne pas pouvoir être traité par le seul traitement qui a montré une efficacité quoiqu’on en dise (Lisez les bonnes études. ), de les laisser crever d’isolement et maintenant de chaud.

J’AI HONTE ET JE SUIS RÉVOLTÉ.

Pour information, depuis cette crise, mon père ne connaît plus mon prénom, ne trouve plus ses mots, ne reconnaît sa petite-fille qu’il adorait en FaceTime.....

Quand allons-nous revenir au bon sens médical, sanitaire, humain.

Continuer à vivre ce genre de situation.

PLUTÔT CREVER.

C’était la phrase du jour que mon père a réussi à me dire.

Comment en sortir?

29.7 J’ai fini le dossier covid1984, mais je continue à semer quelques cailloux au passage. Ici, intéressant pour qui ne regarde pas la télé de voir ce dont on abreuve le citoyen. Pas étonnant qu’on ne puisse même plus demander à un copain terrifié: «t’es-tu demandé si ces masques étaient utiles?». Si papa l’a dit...

Post publication. Je commente après une réaction

-- «comment on va faire pour sortir de tout ça?»

-- On ne doit pas «sortir», on y était déjà. Simplement on ne le voyait pas.

Dans mon boulot de nutri, cela fait de longues années que je soupire quand je m’entends rétorquer «mais j’ai entendu le prof. X. dire à la télé que ...».

Cet épisode-ci n’est qu’une répétition.

Je ne suis pas irritée par les croyants au récit médiatique, sinon j’aurais abandonné le boulot en nutri: on en rencontre tellement! par exemple de ceux qui préfèrent se polymédicamenter en chronique, avec tous les dégâts collatéraux possibles, plutôt que d’essayer une autre hygiène de vie. Allez, ne fut-ce qu’essayer quinze jours! Allez, de tout simples petits changements, je ne vous demande pas de manger végane. Eh bien non, c’est la parole du Père symbolique qui compte. Peu importe que nous soulignions les conflits d’intérêt ce de Père avec les multinationales de l’alimentaire, Papa l’a dit.

On vit le même phénomène ici, il n’y a pas de quoi paniquer.

Je peux refaire le même scénario avec ceux qui pratiquent le déni de la pollution électromagnétique. Normal, ils écoutent papa pérorer à la télé ou dans les journaux (sans s’informer sur les liens d’intérêt de papa et de Big Telecom). En outre, ils ne sentent rien comme effet physiologique... en tout cas pas encore.

J’ai une attitude très cynique vis-à-vis d’eux: je n’ai pas envie de les convaincre, j’attends patiemment qu’eux aussi, comme moi, arrivent au point de rupture de tolérance chimique ou électromagnétique. Et alors là, bienvenue au club: la vie est un peu infernale, car le corps ne supporte plus grand chose. Nous vivons dans une poubelle qu’on a mise au micro-ondes. Ceux qui sont sensibles ne savent plus sur quel pied danser.

On peut jouer le même jeu avec «psychothérapie? non! antidépresseurs: oui! immunité naturelle? non! vaccin: oui! respect du corps de la femme? non! interventions brutales en gynéco et oncologie: oui! «

Et hors médical, continuez avec «éducation des démunis? non! répression policière: oui» etc

On retrouve le même principe que je dénonce au chapitre «On est enrolés dans une secte médicale» de mon dossier (https://www.taty.be/articles/CVD_sectemedicale2000717.html): nous vivons dans une secte médicale où les contradicteurs de la parole de Grand Gourou sont ostracisés.

Ce n’est pas nouveau, c’est simplement hypervisible à l’occasion du covid.

Bref, vous tous, chers internautes, vivez en accéléré ce que les pros de la nutri, de l’homéo ou de la naturo ont engrammé, petit à petit, en confrontant les dires médiatiques et officiels avec le réel et les innombrables vision de la santé humaine. En accéléré, il est clair que ça fait mal.

Psycho 101. Aux baffes, citoyens!

ça y est, j’ai à nouveau compris avec effet retard pourquoi nos élus et nos experts pondent mesure sur mesure, chacune plus absurde l’une que l’autre, chacune plus déconnectée du réel, avec beaucoup de gesticulations médiatiques.

Il a fallu que je me rappelle certains ateliers que j’ai animés en école primaire: les plus agités étaient en carence de «thérapie frappante» ou de douche froide, tout simplement. Ils en demandaient, perdus qu’ils étaient de ne plus voir de limites Je ne les ai jamais giflés ni douchés, mais j’ai un ton et des mots qui sont équivalents.

Pas difficile, j’aime pô les enfants, sauf les miens ;)

Pour la bonne bouche: ils m’adoraient ensuite.

Alors, aux baffes, citoyens! Faisons leur plaisir: qu’on leur donne enfin, cette douche froide qu’ils demandent, ces limites démocratiques dont ils sont nostalgiques. Ils seront ainsi moins agités, ils raisonneront, on les reverra sous la forme de nos bons vieux camarades (de lutte!).

Les catégories de citoyens pro-mesures

via Annes Bouria sur fb

Les pro-mesures sanitaires se répartissent en catégories:

1)Des professionnels de la santé ayant peu d’esprit critique, zélés et imbus du rôle qu’ils ont tenu durant la crise, leur manque de recul par rapport à la situation fait qu’ils ont du mal à comprendre la dimension strictement politique des mesures qui sont prises.

2) Les vieux boomers effrayés par la propagande ayant développé soudainement un instinct de survie assez malsain après toute une vie passée dans la sécurité.

Égoïstes et sachant pertinemment qu’ils sont à risque, ils préfèrent que l’on applique toutes sortes de mesures sanitaires qui pourraient les protéger quitte à détruire notre société et toutes les générations qui suivent...

4) Les angoissés du virus, potentiellement hypocondriaques chez qui la communication anxiogène politico-mediatique a fait perdre la connexion au réel. Toute tentative de raisonnement avec ces personnes est totalement vaine.

3) Les béni-oui-oui bienpensants: de sombres crétins moralisateurs, sans aucune envergure intellectuelle, souvent arrogants et méprisants, ils veulent seulement se donner une image vertueuse, appartenir au «bon clan», mais ne comprennent absolument rien au phénomène!

Je rajouterais à ce billet d’Annes Bouria qu’il y a aussi

* les vrais angoissés du virus, qui ont perdu le rapport au rationnel par anxiété;

* les hallucinés, qui n’y sont pour rien mais ça leur est tombé dessus, ils ont plongé tête la première dans la psy-opération depuis le début;

* et enfin: ceux qui ne savent pas, qui ne savent plus, qui doutent «qui croire?» et qui, à toutes fins utiles, se fient aux autorités.

En voilà du monde pour qui rédiger des débuts d’ateliers de déradicalisation...

 

Serge le mytho?

Je ne mourrai heureuse que quand j’aurai compris ce qui peut bien se tramer dans le cerveau de nos autorités occidentales depuis quelques mois. J’ai déjà tenté deux pistes en «Psycho 101», pistes qui me permettent de modérer ma tendance naturelle à voir sous leurs jolis costars un petit Duce qui sommeille (ce qui est un résumé de la situation un peu beauf, je l’accorde).

Je continue à penser qu’il y a de l’hallucination collective à l’oeuvre.

Ce matin m’est venu ceci qu’en matière d’hallucination prégnante, nous avons peut-être affaire à des Serges!

Ecouter Serge Le Mytho #20 - Serge se lance dans le cinéma avec Luc Besson et imaginer un de nos ministres. Je trouve que ça le fait.

https://www.youtube.com/watch?v=GnVKi9jvXcI

Décodage. Depuis des mois, j’appelle notre PM belge ou Macron nos «directeurs de superette». Ils gèrent des flux, ils pensent budget. Point. Pas de vision politique, on peut même dire une méconnaissance des fondements. Ils se croient des hommes politiques, comme de véritables mythomanes qui ne mentent pas mais sont intimement convaincus de leur imposture. Rien de plus difficile de que de repérer un mytho, à cause de cette conviction profonde.

La hargne antiRaoult

Je reviens sur ce tristement pauvre texte de notre Bruno Coppens national, qui répercutait des rumeurs agressives autour du professeur Raoult

Je réponds en général à mes camarades depuis le début, moment où il était quasi le seul en francophonie à tenir le discours calme et vraiment scientifique, rigoureux:

* Raoult est le seul à rassurer le citoyen, là où tous les médias, tous les élus, tous les scienfitiques de plateau télé sèment la terreur

* Tu le critiques? Serait-ce donc que tu aimes être terrorisé? Que tu aimes voir ta voisine paniquée à ce point qu’elle ne sort plus de chez elle?

Même ceux qui n’aiment pas le personnage devraient le remercier, voyons. Mes congénères ont vraiment perdu la boule! Se laisser submerger par la jalousie et l’envie jusqu’à en perdre le discernement...

 

Gérard Miller sur le dressage du public en crise corona

Dans le chapitre: "Où est la gauche qui s’oppose?", j’en ai trouvé un! Le psychanalyste Gerard Miller qui nous fait de beaux parallèles entre aujourd’hui en France et les premiers jours de Pétain il y a 60 ans. Et qui décode bien le dressage quasi animal qu’on subit, en tant que population: «allez, voilà ton susuc’, tu auras Noel, mais après retour panier».

Il pense aussi systémique, comme mes relais habituels. Mais il a bien capté que, écono-politiquement, la première réaction citoyenne en avril était dangereuse: keuwwwwa? ils se mettent à penser un monde d’après différent? notre disruption ne les a pas tout à fait endormis? Aux armes, amis du WEF, rentrons, rentrons les chien-chiens au panier!

« Comme Pétain en 1940, ce que l’on nous dit aujourd’hui, c’est : fini de jouir »

-> https://www.youtube.com/watch?v=S-ix5OmtRIQ

Description sur YT:

«Selon une étude, 21 % des Français seraient en état dépressif, soit deux fois plus que fin septembre, selon CoviPrev, une enquête nationale de Santé publique France. L’état psychique des Français est-il pris au sérieux ?

Sur l’état dépressif de la société française

« Le confinement 1 et le confinement 2 n’ont rien à voir. »

« Dans le confinement 1, il y a eu beaucoup des souffrances et nul ne saurait les minimiser. Mais pour des millions de personnes, aussi paradoxal que ça a pu apparaitre, était plutôt un moment agréable d’un point de vue psychologique. »

« Dans le confinement 1, pour l’immense majorité des patients que j’avais au téléphone, j’étais frappé de voir que les gens étaient plutôt heureux. Et surtout ils pensaient au monde d’après, comme un monde meilleur où on tirerait les leçons de cette pandémie et du reste : produire plus près, avoir des médicaments sans les faire venir de Chine, travailler moins… »

« Ce confinement numéro 2 est totalement différent. Je vois les gens - y compris sur le divan - être beaucoup plus malheureux psychologiquement avec un sentiment d’avenir bouché. Et je crois que le gouvernent contribue à ça. »

« Il s’agit d’abord d’une détresse individuelle, d’abord. Les gens ont le sentiment d’être abandonnés. »

« Nous sommes lâchés par nos idéaux. »

« C’est une période psychologiquement dépressive parce qu’il n’y a plus la possibilité de croire que l’expérience douloureuse que nous traversons sera un temps soit peu prometteuse. »

« Cette période psychologiquement dépressive me rappelle la période de 1940. En 1940, au moment de la défaite, les français ont eu le sentiment qu’ils étaient lâchés de toute part (…). Pétain considérait que les souffrances qu’enduraient les Français étaient essentiellement dues qu’on avait pris trop de plaisir. Pétain était celui qui disait : fini de jouir. Est-ce que vous n’êtes pas sensible au fait que c’est exactement ça qu’on nous dit aujourd’hui. »

« Comme en 1940 on nous explique qu’il y a une culpabilité de notre part. Il y a quelque chose qui va dans le sens de la dépression. »

Sur les conséquences économiques, sociales et culturelles de la crise sanitaire

« Pour un certain nombre de gens, cette crise est une aubaine. Il y a un enrichissement insensé d’une poignée d’individus. »

« La dépression que nous connaissons aujourd’hui n’est pas seulement liée à la situation économique même si elle est une donnée essentielle. »

« Les étudiants sont par exemple à bout de souffle parce qu’ils vivent dans des conditions précaires, qu’ils n’ont plus la possibilité d’avoir ce rapport au savoir qui est un soutien dans l’existence : nous apprenons aussi pour aller mieux, pas seulement pour aller au boulot. »

« Je comprends la mobilisation des catholiques. Il y a un tel besoin de croire en ce moment, que la religion va faire un bon en avant et les églises vont se re-remplir. »

« Dans la période d’avant le Covid il y avait encore la possibilité de se raccrocher à quelques espérances. »

« Ce système s’accroche à lui-même et il ne faut pas sous estimer la peur des bien-pensants. »

« Tout est fait aujourd’hui pour que nous oublions nos espérances du premier confinement. Que nous oublions le monde d’après. »

« Je crois à l’effet d’aubaine de cette crise : certains de nos gouvernants ont intérêt à maintenir le plus longtemps possible cet état d’esprit collectif qu’on voudrait qu’on ait : avoir peur et se sentir coupable. »

« Le grand slogan du moment c’est : ne bougez pas. Sauf pour aller bosser. »

Sur la possibilité d’isoler des cas positifs au Covid

« On nous dit tester, tracer, isoler et comme on n’arrive ni à tester ni à tracer, on va isoler. »

« L’isolement va dans le sens de ce rêve d’un peuple qui ne sortirait que pour aller bosser. »

« L’isolement c’est faire en sorte qu’il n’y ait plus de collectif. ON ne peut plus manifester ni mener d’action collective. »

« L’isolement c’est l’ambition profonde de l’idéologie dominante c’est-à-dire de faire de nous des particules élémentaires séparées les unes des autres. »

Sur l’absence de prise en compte de la santé psychique des Français

« Nous vivons dans une société qui sous estime la santé psychique. »

« On parle de la destruction de l’hôpital public mais il y a un nombre incroyable de fermetures de services psychiatriques en France. »

« Notre société considère la santé psychique comme secondaire. »

« Il faut au maximum sortir en respectant les règles mais en étant furieux de les respecter. »

« Il faut garder en soi le sentiment de révolte. »

Sur l’alternative possible en 2022

« Je crains de ne pas pouvoir dire que la conséquence de cette gestion malheureuse ou complexe de la crise et plus généralement la façon dont ce gouvernement se conduit, c’est-à-dire liberticide, que ça aura comme conséquence que nous allons changer. »

La suite à lire sur www.regards.fr

Vandenbroucke sur l’électrochoc nécessaire

1.12.2020 Vive les petites fuites des vieux messieurs, la suite

En mai 2020, monsieur covid suisse, Daniel Koch, quasi à la retraite, nous avait appris lors d’un passage télé qu’en Suisse on avait fermé les écoles non par nécessité épidémiologique, mais pour intimider la population. (https://www.facebook.com/taty.lauwers/posts/2984706634932166)

Aujourd’hui un autre vieux monsieur, notre ministre de la santé belge, fait la même bourde et nous révèle que les commerces non essentiels ont été fermés en automne, non pour des raisons sanitaires, mais pour «créer un électrochoc».

Merci, infiniment merci à ces vieux messieurs qui ne se contrôlent plus: la parole de tout leur gouvernement et de celle des experts est ainsi délégitimée. Nous ne devons plus suivre les mesures officielles, puisqu’elles ne sont pas sanitaires mais bien à effet de terreur. Les arrêtés ministériels se retranchent toujours derrière le sanitaire: ici, on peut faire ce qu’on veut désormais, puisque «de sanitaire point». Youpie !

Franck, inutile de démissionner, la parole est sortie, plus personne ne peut encore croire à l’aspect sanitaire de ces mesures. On sait que vous vouliez créer un électrochoc pour une autre raison. Merci!

https://www.lesoir.be/.../la-fermeture-des-commerces-non...

NB. La phrase exacte: «»Faire du shopping comporte peu de risques quand tout est bien contrôlé. A un moment donné, on devait prendre une décision choc. Il fallait vraiment faire un effet choc» (een schock effect). La jeune barbière liégeoise qui vient de se suicider apprécie, de là où elle est.

Mon billet de 29/5/2020

Vive les petites fuites des vieux messieurs...

Vivement qu’on puisse faire ces procès aux gouvernants, pour qu’on découvre un peu mieux le fond de l’affaire. L’Antipresse dévoile une petite phrase délicate du monsieur covid suisse, en interview. Il l’analyse en gros: «on a fermé les écoles non par nécessité épidémiologique, mais pour intimider la population». Il va un peu fort, mais à force de ne plus rien comprendre, on finit par tout interpréter.

Original sur https://twitter.com/despotica/status/1266377147859386372

https://www.rts.ch/play/tv/19h30/video/daniel-koch-le-conseil-federal-a-beaucoup-suivi-mes-conseils-mais-heureusement-pas-toujours-?id=11359511&startTime=85

Psycho 101: la soupe émotionnelle élus/citoyens ou "nos élus en nouveaux Duce"

2.12.2020 Voilà quelque temps que je n’ai pas nourri mon chapitre Psycho 101, 1ère année. Allons-y, en partant de la récente «bourde» de notre ministre de la santé: il faut un choc au sein de la population, fermons les magasins même s’il n’y a pas de raison sanitaire . La même semaine, le ministre de la santé français s’exprimait dans les mêmes termes.

Chacun voit midi à sa fenêtre, c’est mon cas aussi: comme miss Marple, la détective d’Agatha Christie, observait ses voisins de village en tricotant (elle utilisait les ressorts de l’humain pour résoudre des enquêtes plus que des indices policiers typiques), j’observe mes camarades depuis longtemps.

Avec un oeil particulier, celui d’une de trekkeuse chez les psys depuis mes 11 ans qui a en outre fréquenté le monde du «haut business» par mon père et celui du lobbying cigarettier par mon boulot. Je pense ne pas être une naïve.

Observation: quantité de mes congénères sont hallucinés, sidérés, hypnotisés depuis le printemps.

Je n’arrive pas à m’énerver sur leur aveuglement et leur foi qui perdure dans «la protection du gouvernement» (et dans les mesures auxquelles ils croient sincèrement).

Je puise en cela dans mon propre historique, pour me faire bien comprendre car le sujet est dense. Ne m’écrivez pas «pauvre petite fille», cette histoire n’est là que pour l’anecdote, pour ancrer une vision dans le réel. Je l’ai déjà tellement racontée aux psys que c’est comme si ce n’était plus moi.

Il suffit d’un parent toxique pour rendre un enfant cinglé, il suffit d’un gouvernement toxique pour faire tourner chèvre un pays entier. En tant que figure d’autorité, les gouvernants sont un «père symbolique» pour chacun.

Je ne suis pas tombée dans le panneau de l’hallucination en mars pour une bonne raison. Je ne suis pas plus maligne que les autres, mais j’ai déjà connu la frontière de la folie toute jeune. On ne me la fait pas deux fois! J’y ai été plongée toute petite par un parent toxique: injonctions contradictoires, le réel totalement contredit par les faits (elle est ma favorite, disait-elle à ses amies devant moi; le lendemain j’étais quand même enfermée dans la cave sans lumière, avec les rats), douceurs suivies de punitions sans raison, on ne sait sur quel pied danser tant on ne sait pas à quelle sauce on va être tapé - tout cela dans l’incertitude la plus totale, rien n’étant verbalisé autre que «tu l’as voulu», «c’est ta faute», «fallait pas». Mais fallait pas quoi? Faute de quoi?

J’ai peut être des oeillères d’enfant blessé, mais je vois les autorités produire le même type de comportement toxique, incompréhensible, injustifié - je comprends si bien ceux qui sont dans la déprime mais aussi ceux qui sont dans le déni. Car on veut absolument croire que le Père et la Mère, symboles ou réels, ont raison, veulent notre bien. C’est donc qu’on l’a voulu, que c’est notre faute (ou celle du voisin: voyez les délations, c’est fou - c’est rien, je place une contrepèterie qui m’amuse).

Toute la pièce de théâtre depuis des mois tourne autour de ces rapports de pouvoir très pervers, mais non déclarés comme tels. On souhaiterait presque un vrai lepen, un vrai méchant, pour avoir au moins une cible. Tout se passe très bourgeoisement, comme dans une pièce calfeutrée, où les murs sont couverts de non-dits. Excellent recette pour rendre quelqu’un délirant. Ce que tant de nos camarades deviennent, pour leur propre sécurité (mais pas la nôtre, incroyants au récit).

Mes amis covidistes continuent à applaudir ce pouvoir qui les oppresse, par effet de déni bien compréhensible. Comment, peu névrosés à la base et donc questionnant peu leurs sentiments, fréquentant peu les psys, pourraient-ils accepter ce qui suit?

Nos élus actuels sont des directeurs de superette (je me répète) et n’ont plus grand chose à avoir avec des visionnaires comme Churchill ou de Gaulle, qui avaient à coeur le bien commun, le tissu social, les valeurs d’une république ou d’une démocratie.

Face à une crise, face à l’humain, ces managers sont bien dépourvus, ils n’ont pas d’outils, pas de talent, pour gérer un choc psychique à l’échelle d’une population. Ils se comportent en parents toxiques, c’est leur seul recours apparemment.

Plutôt que de se questionner, ils ont prospéré dans l’erreur, inconscients de transmettre à la population leur propre angoisse de peur (d’un virus qu’ils croyaient probablement arme de bioterrorisme), inconscients un temps de nourrir une ambiance anxiogène.

Rapidement, la soumission par panique de la population en mars avril leur a ouvert un beau champ de déni: ah tiens c’est bien pratique, ils gobent tout, projetons sur eux la faute, tiens, ça nous déchargera.

Nous avons donc rapidement été coupables de pouvoir tuer notre grand mère, responsable du confinement (puisqu’on n’avait pas obéi), etc. Vous connaissez la chanson. Un jour ou l’autre, vous avez certainement été pris dans un maelstrom de relations perverses, avec quelqu’un qui vous fait du mal et qui vous en veut, en plus. On y est, en plein dedans!

Recours ultime: nous devenons maintenant les boucs émissaires de l’incurie de nos gouvernants. Lorsque je travaillais en production de film, j’ai dit mon émotion de voir un technicien harcelé par toute l’équipe de tournage. Le producteur, cyniquement: «je dois souder un groupe de 20 personnes pendant 8 semaines seulement, je n’ai comme technique que de désigner un bouc émissaire contre lequel le groupe se solidarisera. J’attends de voir ce qui naît comme tension, et je la nourris. Tant pis pour lui.» (en gros, je résume).

Il semble que ce soit ce procédé qui est à l’oeuvre quand je vois que «liberté, égalité, fraternité» est devenu «humilier, punir, écraser». Prend-on des gants avec un animal? Meuh non, «»on» m’a dit de choquer le peuple, je le fais. Sans émotion, «ils» sont si distants de moi, comme des non-frères humains. Et puis, je panique tant moi-même que tous les moyens sont bons pour me sauver les fesses.

Si l’un des élus devait lire ceci, il serait bien marri (comme l’a été ma mère quand, adulte, j’ai voulu en parler avec elle). Ce sont des processus inconscients, hélas.

Ce long billet est une réponse à mon copain Roland qui, sous le billet sur la bourde de VDB) rappelait qu’il n’y avait pas d’agenda caché. Nous sommes bien d’accord sur ce fait: non Gates ne lui a pas dicté ce qu’il devait dire, mais ce moment n’était pas de sincérité franche, il était un révélateur de perversité à mes yeux.

Un psychiatre comme Marc Reisinger pourra nous décoder mieux que je ne le fais ce que nous sommes devenus pour nos élus dépassés par les évènements: un enfant «méchant» qu’il faut choquer pour qu’il comprenne. Quoi? On ne sait pas, mais on n’a pas à savoir car eux savent.

Hors psycho 101, j’ai tout de même un début d’explication autre à la volonté de choquer, la volonté de faire paniquer depuis de si longs mois.

Les élus savent que l’on va vers l’équivalent de la récession de 1929, ils savent que le peuple supporte de moins en moins les restrictions qui augmentent d’années en années. Il faut le garder sous pression pour qu’il reste tranquille pendant qu’on lui fait les poches (voir déjà les taxes «covid» qui sont sorties du chapeau assez vite). Donc on trouve un peu l’équivalent d’enfermer dans la cave obscure, avec les rats (j’insiste sur les rats! ça me fait gagner à tous les coups quand entre copines on se raconte les méfaits des parents respectifs). Dans l’espoir de? On ne sait pas, mais on le fait.

Je ne nie pas qu’une stratégie du choc soit à l’oeuvre un peu partout, à la Naomi Klein; mais je ne suis sûre qu’il y a des acteurs si conscients que cela, des planificateurs si malins. C’est un système qui permet ces dérives, que certains élus instrumentalisent. Mais c’est le sujet d’un autre article. Encore.

C’est long, désolée, mais telle est la situation telle que je la décode. Je n’y vois pas d’intention malveillante délibérée, mais une belle grosse soupe émotionnelle, une panique face à l’effondrement d’un système qui était déjà malade.

Je mets en illustration un petit film que je peux regarder en boucle: la confiance absolue de ce chien que son maître le rattrapera (seconde 30 par exemple).

Désormais, dans ce purgatoire incertain que nous vivons, qui a encore confiance? Et en quel père symbolique?

voir le petit film sur https://twitter.com/AnimalsWorId/status/1333525429156671489

Psycho 101 : hubris de nos petits Duce

Pour compléter mon babil «psycho» d’hier , ce que nous vivons ne serait pas possible sans la démission des corps intermédiaires, ceux qui canalisent d’habitude la tête de l’état. Les élus nationaux et locaux sont devenus ivres de leur pouvoir, affolés de leur autorité soudaine. Moins on leur résiste, ce qu’on aurait tous dû faire dès le début, plus ils partent en live - je parle BE et FR en particulier.

Tous nous savons qu’il n’y a AUCUNE base scientifique à leurs sorties, nous savons qu’ils bourrent leurs annonces de mensonges gros comme des maisons, qu’ils improvisent une mesure après l’autre, sans cohérence.

Par exemple: «Jean Castex annonce «un isolement de sept jours» pour les Français partis skier à l’étranger. (...) a tenu à mettre en garde les Français qui souhaiteraient voyager dans des stations de ski frontalières. «On va instaurer une quarantaine avec les préfets limitrophes, il y aura des contrôles aléatoires à la frontière. Vous serez placés en quarantaine de sept jours et vous subirez des tests. La conclusion à en tirer est que je ne vais pas en Suisse. C’est mon devoir de protéger mes concitoyens et d’autres pays n’ont pas la même conception, c’est leur droit», développe-t-il.»

Ce discours pourrait être tenu par un psychotique en bouffées délirantes, qui voit aussi la CIA l’espionner de l’immeuble d’en face et qui repère la mouche bleue, là, tu sais, celle qui me veut du mal.

Ici, cet homme, pas plus que les autres élus, n’est délirant psychotique. Il délire par intoxication de pouvoir. Ils sont devenus des petits dictateurs. J’ai partagé le montage de Macron en Ceaucescu en pensant à la fin de ce dictateur-là, me léchant les babines (pardon!) ....

On pourrait croire que l’on se dirige vers une dictature sanitaire. Si on débattait autour de ceci: nous sommes dirigés par des petits bonshommes perdus dans un costume trop grand, qui réagissent en dictateurs. L’angle de vue est différent, non? C’était mon quart d’heure miss Marple.

NB citation Elstine pour malvoyants en poster joint: «On peut se construire un trône avec des baillonnettes, mais on ne peut s’asseoir dessus pour longtemps.»

Suite des «petits Duce» de ce matin

Changer les têtes ne servira à rien, car l’esprit du temps (Zeitgeist) veut que l’on privilégie les directeurs de superette plutôt que les vrais hommes politiques. Voyez Sarkozy, qui serait un excellent directeur d’usine de chaussures, à la Berlusconi, mais fait piètre président. Il est encore aimé de tant de monde, pourtant! Voyez Wilmès en Belgique, qui aurait excellé comme institutrice mais qu’on a bombardé, la pauvre, comme premier ministre.

Les «managers» continueraient à vendre les mêmes salades, à penser flux tendu, à ignorer l’humain (sauf sous son mode «capital humain»), à servir de relais comm’ pour les forces économiques, au détriment des citoyens. Je ne serai pas celle qui croit pouvoir lutter contre l’esprit du temps.

En revanche, j’aimerais tant que les citoyens se positionnent, agissent, plutôt que de se laisser mener par un conducator, vers une sécurité illusoire.

Nourrissons nos communautés, le lien social, tissons des réseaux locaux. Valorisons nos différences plutôt que de penser en camps.

Rejetons l’interventionnisme venant du haut (top-down en anglais, plus concis). Réhabitons nos villes et nos villages. Refusons l’emprise des élites globalistes qui prétendent agir pour notre bien et vont jusqu’à dicter ce que nous devrons désormais manger: un régime déficient comme le EAT/Lancet dont j’ai beaucoup parlé, ou même, plus récemment des mauvaises herbes (voir photo, extraite du site du WEF https://www.weforum.org/agenda/2020/11/weeds-good-food-control-climate-change).

Informons-nous aux sources autres que les relais médiatiques financés par ces mêmes élites, relais qui ne peuvent que jouer la Voix de son Maître et viser l’uniformisation du vivant, la mise en norme et sous contrôle de tout ce qui bouge.

Ce n’est, à mon humble avis, qu’au plan local que nous arriverons à nous secouer les puces à un moment. Tant que l’on pense global, on est désarçonné par l’ampleur de la tâche.

La fascination de la peur

15.11 Pour continuer à penser «comment en sommes-nous arrivés à accepter tout ce bastringue», un article en relation avec la citation de Nietzsche que j’ai relayée ici

Lire LA FASCINATION DE LA PEUR, par L’irrévérencieuse : https://librescommeres.fr/read/330

Ce n’est qu’une des facettes de la résignation actuelle. Ne vous méprenez pas, toute la crise est plus complexe, c’est évident.

Extraits.

« J’en suis venue à penser que cette peur leur convenait quelque part. Qu’elle présentait certains « bénéfices ». La peur établit un régime d’exception, elle rompt la monotonie des jours (qui peuvent être si mornes). Elle crée un frisson, une alerte qui chatouille l’existence. Et puis surtout, cette peur est vertueuse, c’est le vecteur du souci d’autrui. Elle fait du peureux l’agent du bien commun, le moteur du principe de précaution, de la mise en garde, le soldat d’un combat collectif contre le danger.

Finalement peu importe que ce danger soit complètement surévalué pourvu qu’on « participe », qu’on soit un petit lanceur d’alerte responsable et « protecteur » des inconscients. Les voilà satisfaits et réconciliés avec la multitude ou capable de lui faire la morale.

Quand le bilan futur mettra en lumière les dégâts majeurs découlant des mesures appliquées par cette politique de la peur en regard des risques réels de mortalité de la maladie, ça risque de leur faire drôle aux petits soldats de la prudence exagérée.»

(...)

«Que ceux (et celles) qui nous bassinent avec leur principe de précaution prennent la précaution de réviser leurs principes.»

L’irrévérencieuse

(Rombière réfractaire et iconoclaste, sage comme un orage et qui puise ses forces dans la fraternité.)

NB. Amusant de lire l’intro par la rédaction sur la page originale, toute poule mouillée face à une opinion si ferme (et si sage, vu que je la partage). Il est surtout remarquable qu’ils acceptent une telle biodiversité des points de vue. Cela nous change des medias à pensée unique genre Libé, où avant de lire l’article on sait déjà le point de vue que va représenter le journaliste.

 


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