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cuisinez selon votre nature

en quête d'un devenir-soi nutritionnel
  

Le corona comme révélateur

30.5.2020 Page 9 du dossier "Le circus virule (ou ce que le covid-19 est venu nous dire"), début 2020. L'essentiel de mes billets autour du covid sur fb tournait autour du dévoilement de rouages de nos sociétés, en particulier le monde déshumanisé qui se dessine et qu'il est temps d'arrêter dans son élan; accessoirement la fin douloureuse de la foi enfantine en l'Autorité (de l'élu, du médecin, du journaliste).

Répertoire "non-food" de ce site. Je mets ma casquette de Jiminy Cricket, comme pour le dossier à charge contre les Gafam. Je transfère certains des billets écrits en brouillon sur fb pendant le confinement.


Avis au lecteur, 30/11/2020: ce sont encore des billets collés les uns derrière les autres.

Les liens seront établis sous peu, pour un texte suivi.

Un honnête homme en Afrique

Cette période est un accélérateur de réactions. Je suis presque devenue fière de me faire traiter de complotiste, car cet anathème n’est lancé qu’à la tête de ceux qui ne suivent pas la pensée unique, ceux qui pensent en honnête homme, comme l’entendait Montaigne, celui qui commente la vie et la politique avec un scepticisme joyeux.

Je reviens à mon analogie familiale de ce matin. Une femme découvre des lettres d’amour de son mari, qui ne lui sont ni adressées ni arrivées. Elle se plaint à ses proches: «je crois qu’il me trompe».

«Oh, tu vas vraiment chercher le pire, toi, alors».

Pour notre stratégie covid/effondrement économique/mise au pas des citoyens (par censure, par traçage, par robotisation), nous avons les sources. Les vautours ne se cachent même plus. Gates, Kissinger et consorts (il faut bien personnifier) ont écrit leur stratégie, ils sont si sûrs d’eux qu’ils n’ont même pas caché les documents. Et que disent nos proches? «Oh, toi et tes visions du complot». Réaction typique d’aveuglement de celui qui ne veut surtout pas savoir, car cela impliquerait un changement de posture. Et le changement: aïe aïe aïe.

NB. J’ai repris en image la couverture du livre de mon grand père, Jean de Merten, magistrat au Congo belge, surnommé Mandefu: "Un honnête homme en Afrique". Il pratiquait l’honnête-hommitude au quotidien.

Evacuer la question de la mortalité

Le délire collectif actuel aurait-il pris dans le public si nous n’avions pas évacué la question de la mortalité depuis de longues années, en Occident?

Lire Marie de Hennezel : « L’épidémie de Covid-19 porte à son paroxysme le déni de mort », tribune Dans Le Monde le 4/5/2020 (sur abonnement) -> https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/05/04/marie-de-hennezel-l-epidemie-de-covid-19-porte-a-son-paroxysme-le-deni-de-mort_6038548_3232.html

Extraits:

"Fustigeant la « folie hygiéniste » qui, sous prétexte de protéger les plus âgés, leur impose des « conditions inhumaines », l’écrivaine et psychologue Marie de Hennezel estime que la crise sanitaire met à mal le respect des droits des personnes en fin de vie.

Tribune. Si le déni de la mort est une des caractéristiques des sociétés occidentales, l’épidémie due au SARS-CoV-2 illustre son paroxysme. Depuis la seconde guerre mondiale, ce déni n’a fait que s’amplifier, avec le progrès technologique et scientifique, les valeurs jeunistes qui nous gouvernent, fondées sur l’illusion du progrès infini, la promotion de l’effectivité, de la rentabilité, du succès. Il se manifeste aujourd’hui par une mise sous silence de la mort, une façon de la cacher, de ne pas y penser, avec pour conséquence une immense angoisse collective face à notre condition d’être humain vulnérable et mortel.

Ce déni de la mort a eu trois conséquences. D’abord au niveau individuel, il n’aide pas à vivre. Il appauvrit nos vies. En faisant comme si la mort n’avait pas d’incidence sur notre manière de vivre, nous croyons vivre mieux, mais c’est l’inverse qui se produit. Nous restons souvent à la surface des choses, loin de l’essentiel.

Une illusion

Ensuite, ce déni entretient une illusion, celle de la toute-puissance scientifique et technologique, celle du progrès infini. Avec ce fantasme incroyable : imaginer qu’un jour on pourrait avoir raison de la mort. Enfin, le déni de la mort nous conduit à ignorer tout ce qui relève de la vulnérabilité. Il est responsable d’une perte d’humanité, d’une perte de la culture de l’accompagnement, avec les souffrances qui y sont associées."

Je vous invite aussi à lire un entretien avec Sylvain Tesson: «Fins et défunts»: Le drame en Occident est l'occultation de la mort. Depuis que la population de l'Europe est devenue urbaine, c'est l'institution hospitalière qui recueille le dernier soupir du défunt et non plus ses proches."

On y trouvera une belle bibliographie ->

https://kristovich.blogspot.com/2013/11/fins-et-defunts-entretien-avec-sylvain.html

Une métaphore pour comprendre : le casino

«Puisqu’on sait que les mesures (genre confinement) ne sont pas logiques au plan sanitaire mais sont une façon cachée de valider l’écrasement financier/économique qui s’est enfin produit (bulle croissante depuis 2008, qui menaçait depuis quelques années), y a-t-il d’autres initiatives que la grève espagnole ci-dessous pour nous défendre face à cet écrasement détourné des poches des grands vers les nôtres?

Je continue à pester contre tous mes congénères qui s’aveuglent et qui ne voient pas le désastre qui se profile pour nos petites vies quotidiennes. Pour ceux qui ne visualisent pas, je propose de lire les romans policiers du grec Petros Markaris (chez Points). Depuis quelques années, la Grèce vit déjà, par la grâce de la répression économique de l’UE, au bord du chaos, dans un état social et politique grave. Enfin «la Grèce», je veux dire «les grecs non hyperfortunés», c’est à dire vous et moi. Et nos enfants. Grrrrr.

Comme c’est peu médiatisé dans les medias classiques, je tente une explication (j’ai la chance de vivre avec quelqu’un qui connaît bien le sujet). Je vais procéder par analogie. Un père de famille joue au casino avec l’argent de la famille, dont une grande partie est héritée du côté de sa femme. Ils ont 4 enfants. A un moment, il a tout flambé (ce qui vient de se produire en finance spéculative, qui a brûlé les ressources de l’économie réelle, pour faire simple).

Il annonce calmement à sa femme et ses 4 enfants: «désolé, les temps sont durs, on nous a volé notre fortune, vous allez devoir vous serrer la ceinture et aller bosser en usine» (dans notre cas actuel, on prétend que le covid a provoqué la récession, vous allez travailler dur pour rembourser les dettes, ça risque de durer 30 ans).

Nous sommes ces enfants et cette épouse qui, naïvement, vont refiler nos salaires à cet enfant de s. pour qu’il puisse continuer à les jouer en bourse.

Il faut 1/ en prendre conscience et 2/ faire tout pour contrer ce mouvement.

Nos gouvernants sont parfaitement au courant de ce qui se trame. Macron n’a pas récemment commandé tant de drones et tant de gaz lacrymogènes par caprice: il sait que le peuple grondera quand il verra comme il se fait entuber. Sa solution? Je caricature; un pro élaborera en finesse.

Primo, interdire les grands rassemblements (sur des prétextes sanitaires). Mais à un moment, il ne pourra pas continuer à brandir le même drapeau. C’est pourquoi on nous annonce déjà un prochain confinement en automne. Ben tiens. Et tu crois que j’ai quel âge?

Secundo, tracer tout le monde pour décourager les moins téméraires. Cela commence avec Stop-covid dont je viens de parler dans l’autre billet, et cela s’élargira.

Tertio, la grosse artillerie sur le terrain, dont les drones, les gaz, les LBD et les incitations à la violence policière - comme on l’a vu avec les gilets jaunes. Depuis quelques semaines, on dirait même qu’on a nourri un sentiment de toute puissance chez les flics, délibérément, en leur donnant des passe-droits inouis (de tout petits gestes, comme le droit de contrôler vos courses et de vous verbaliser). Ce sentiment d’impunité se traduira par des excès sur le terrain, ça ne va pas louper. Ils ne devront même pas faire appel à leurs «forces spéciales» si violentes qui ont montré leurs talents sur les gilets jaunes.

Je ne suis pas madame Irma, je prédis UN possible. Faisons tout pour qu’il n’advienne pas. Pensons plutôt aux lumières (Ombres et lumières ou mon scénario hypothétique de ce qui a déclenché cette avalanche qu’on appelle « la crise du covid ».), méditons, mais agissons en conscience, sans se masquer les yeux pour autant

Le corona comme un cancer

30.5 Au-delà de la révélation du fake de nos vies, du fake de notre monde, ce qui est une vue que je partage mais qui est assez évidente, le corona est venu agir comme un premier cancer.

J’ai tant vu de mes camarades (dont moi) sautiller, gambader, chanter jusqu’au jour où on leur découvre une tumeur - à 40, 50 ans ou plus. Leur première réaction: la sidération, le silence, l’immobilité, «non mais c’est pas possible» Comme avec nos mesures sanitaires qui l’étaient si peu. Puis traitements divers (je te brûle? je t’empoisonne? ou je t’ampute d’une fonction? oh ben je vais faire les trois tiens, par sécurité ; on n’a pas fait plus délicat avec les mesures covid).

La toute grande majorité d’entre mes connaissances dans ce cas n’ont rien changé à leur hygiène de vie. On se réhabitue au monde d’avant, et on reprend comme si de rien n’était, si ce n’est cette brève approche de la mortalité. Cela se comprend, chacun mène sa barque comme il l’entend, mais dans la plupart des cas, le résultat est une récidive du cancer. Normal, on n’a pas touché aux racines de cette maladie de civilisation. Ce n’est pas la mer à boire que de changer son hygiène de vie, mais mes copains n’étaient pas motivés car la Faculté n’en dit rien. Ce n’est qu’un délire de naturo, n’est-ce pas ?

Et pourtant, il suffit de se tourner de quelques degrés et d’envisager un peu de yoga par ci, un peu plus de sport par là, des traitements thérapeutiques doux, un environnement sans polluants, une alimentation moins hypermanufacturée, cuisinée maison et bien ciblée, un rythme de vie calmé, de la pensée positive, quelques séances de sophrologie. Voilà qui n’est pas chinois à pratiquer. Mais tant que l’on n’est pas conscient de la puissance de ces approches, on ne sera pas motivé à sortir de sa zone de confort.

L’intention de mon dossier actuel « Ce que le corona est venu nous dire », dont je publie les brouillons sur ce compte fb depuis mi mars, est de donner des outils de réforme à ceux qui veulent s’en emparer. Et qui ont compris qu’on pourra à nouveau sautiller, gambader, chanter dans l’après-covid à condition de tourner notre vision de quelques degrés. Mon analyse perso, qui n’est que la mienne et que je n’imposerai jamais : il est temps de voir ce qui se cache derrière les jolis costars du monde MMMM (mécaniste, militariste, masculiniste et monoculture – voir "Pourquoi on prend Vil Gates comme tête de turc"), il est l’heure de donner une chance à une autre façon d’être au monde.

Raison pour laquelle je relaye quasi tous les billets de Vandana Shiva sur mon compte twitter (parfois ici), car elle transmet cette vision avec puissance, acuité et tolérance. Elle lutte sans hargne contre les icônes de MMMM que sont Vil Gates et consorts. Honneur à elle ! Le plus douloureux pour certains est d’apercevoir que ni Greta ni Xtinction rébellion ne seraient des voies utiles, ils ont été récupérés (si pas fabriqués) par les mêmes MMMM. Je reviens à Vandana Shiva comme inspiration.

 

Métaphore d’un cancer

Je m'explique mieux. Un cancer se prépare de longue date. Il ne nous tombe pas sur la tête sans prévenir, sans raison. Quand on m’a annoncé il y a plus de 25 ans l’indispensable opération d’une grosse tumeur intestinale, je suis restée sans voix. Ou quasi. Juste assez pour prévenir une de mes sœurs qui n’a eu que quelques mots : « oh Taty, c’est une grâce de Dieu ».

Je n’ai rien compris, j’ai raccroché le téléphone avec des sentiments mitigés. Il m’a fallu l’opération, les chimios et la réception, sur mon lit d’hopital, d’un livre de la doctoresse Kousmine : « Sauvez votre corps » (par l’alimentation réformée, type naturo) pour que sédimente en moi la phrase de ma soeurette.

Auparavant, je menais une vie de bâton de chaise, je travaillais 12-14 heures par jour, je ne bougeais pas ni ne faisais plus de sport ni de yoga, je mangeais n’importe quoi, sur le pouce, du moment que cela allait vite car j’avais tant à faire. De l’hypermanufacturé au principal, du très sucré en général. Je bétonnais les moindres soucis de santé avec des médicaments, dont j’avais un grand tiroir plein. Tout cela forcé avec application sur un corps fragile de nature, qui avait déjà vu moult épreuves physiques et psychiques.

Seul un grave épisode pouvait me sortir de cette vie de rat de laboratoire, pouvait me faire penser si je voulais – ou pas – réformer d’une hygiène de vie déplorable, dont j’avais l’intuition désormais qu’elle avait magnifié le cancer. Soeurette avait raison : même si je n’ai pas un tel ami imaginaire, seul un dieu pouvait me faire le cadeau de cette maladie.

Je raconte cette pathétique et vaine anecdote si banale, si commune, comme métaphore de l’accueil que l’on peut réserver à l’épisode covid19 en ce début 2020. Au sortir de cette crise, deux voies s’offrent à notre société occidentale : on peut réformer ce qui doit l’être, ou on peut persévérer dans la fuite en avant. Je suis très curieuse de voir ce que le corps social va impulser…

De mon côté, je fais selon ma conscience, comme publier mes questionnements sur les choix de nos gouvernants sur ce compte, ou répondre à des touittes, ce que je ne fais jamais. Ce matin, je vois passer un tw de la Secrétaire d’État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire qui me choque: «J’ai été diagnostiquée ce jour positive au Covid-19. Je n’ai que des symptômes bénins à ce stade. J’applique la règle : je reste chez moi pour me reposer et protéger les autres.»

A qui je réponds: «Trois de mes proches: tous les symptômes d’une grippe. Toutes les 3 ne peuvent se faire tester, les médecins veulent attendre. Selon que vous serez puissant ou misérable... De la discrétion aurait été bienvenue.»

Je pense qu’on peut tous jeter des petits grains de sable pour gripper la machine et l’arrogance des gouvernants, les ramener vers le bon peuple. Plein de petits grains feront de belles montagnes.

Profitons par exemple de ce moment pour trouver - enfin! - le courage de quitter certains monstres amoraux comme amazon dont le patron Bezos refuse de réduire les cadences pour cause de virus, refuse les congés et a le monstrueux toupet de lancer un appel à donations privées pour aider ses employés s’ils tombent malades (voir amazonrelieffund .org).

Dépolitisation des citoyens

Poum poum poum je tape sur mon clou. Il faut absolument que l’on informe mieux nos congénères, en particulier sur la puissance des lobbies pharma. J’ai déjà relayé quelques pistes, en voici une nouvelle, en image, quasi un scénario qui vaut tous les séries netflix : un reportage d’Arte-tv, 2009, sur la fausse pandémie promue par l’OMS

Je suis bien lotie pour repérer ces dérives, puisque j’ai pratiqué le lobbying européen (cigarettier) et que j’ai été formée par mon père aux arcanes de la «diplomatie de grandes entreprises», je connais les techniques et l’emprise sur les politiques. Mais n’importe qui aujourd’hui peut découvrir la même chose par une petite recherche.

Le manque de discernement, le manque de conscience politique et d’information de base sur les rouages de nos démocraties est criant si je lis mes congénères. Surtout quand ils pontifient du haut de ce manque flagrant de culture, comme cette dernière réponse: «je pense que les epidiemologistes autoproclames sont un véritable danger. Prétendre détenir la vérité sur un sujet que l’on ne maîtrise pas et qui relève de la santé public est je pense un acte incroyablement dangereux et inconsidéré. Vous pouvez donner votre avis bien entendu, vous poser des questions, avoir des doutes, c’est tout naturel et même conseillé mais pas affirmer ce que vous ignorer. Malheureusement il existe des personnes bien assez crédule pour vous croire sans chercher plus loin car votre discours les arrange bien, et leur comportement pourrait les mettre elles même où leurs proches en danger. On doit suffisament trier les informations qui nous submergent de toute part et qui ne cessent de se contredire que pour commencer à devoir alerter sur les rumeurs lancées par une personne ou l’autre qui n’a pas les compétences requises pour affirmer sur le sujet.»

(réponse qu’un cogniticien analysera avec amusement dans ses contradictions et biais profonds).

Vous avez reconnu dans ce texte la dame qui ne m’autorise pas, en tant que citoyenne, à évaluer la justesse des mesures qui me sont imposées (par les lobbies pharma). C’est à ses clones kapo que je dédicace ce genre de billets.

Covid l’ami des dominants

Je rêve que ce virus soit venu nous dire : réveillez-vous, renseignez-vous, quittez les voies médiatiques des tanks (la presse classique), cherchez à comprendre. Démonstration par mon propre cheminement.

Dès le début des annonces martiales, j’ai été intriguée par ce qui n’était pas dit derrière cette métaphore de « guerre » utilisée par les gouvernants. Macron a prononcé plusieurs fois le mot « guerre » dans son allocution du 16 mars (sans ajouter l’adjectif « sanitaire », qu’on aurait à la rigueur compris). Trump s’annonce comme « président en temps de guerre » « (wartime president ») . Boris Jonson « déclare la guerre » au virus. Même le président sud-coréen s’y met… Pour des raisons historiques évidentes, Angela Merkel ne se dit pas « en guerre », mais formule « le virus est le plus grand danger depuis la 2ème guerre mondiale ». Chouette, elle a pu le placer.

Chez Lundimatin, une linguiste analysait finement le discours, mais cela me semblait un exercice vain, qui n’arrivait pas à démonter le non-dit. Que je voyais gros comme une maison dans toutes les annonces de presse…

Au début, je pensais qu’ils avaient tous raison : ils sont en guerre contre leurs citoyens, qui ne veulent pas de leurs réformes néolibérales brutales. Ce choc-ci (à la Naomi Klein) va leur permettre de continuer à casser les services.

Puis j’ai opté pour une guerre larvée entre la Chine et les Etats-Unis, dont nous serions la chair à canon. Bof, trop gros.

Et je reviens à ma première hypothèse: guerre aux citoyens rebelles à leurs réformes. J’ai le plaisir de partager un article écrit par l’équipe d’Ardeur.net que je ne connaissais pas, dont je viens de relayer hier l’interview d’un des fondateurs (Franck Lepage avec Frédéric Taddei). Article dans lequel on retrouve cette hypothèse, plus argumentée. Quelle merveille d’avoir enfin une analyse systémique et non ad hominem (soit comment décoder en pensant système plutôt que confetti d’information).

Quelques extraits choisis …

« Expliquer les chiffres, cela voudrait dire les contextualiser, les mettre en perspectives (historiques notamment), les comparer à d’autres… »

« Au risque du sentiment d’une humiliation collective, aucune population ne peut comprendre qu’elle soit obligée d’utiliser les transports en commun pour aller travailler, à condition de respecter une distance d’un mètre, mais qu’elle risque la prison si elle va se promener sur une plage, en ne nuisant à personne, en ne mettant personne en danger dans la mesure où elle respecte les mêmes règles que celles imposées dans l’utilisation des transports en commun. »

(…)

« ». Si « Osons causer » renonce à sa mission d’éducation populaire, la preuve est apportée que le test en grandeur nature de soumission des médias (y compris ceux censés critiquer l’ordre de la domination) fonctionne. S’il est si dur pour des médias, quels qu’ils soient, d’échapper à ces logiques manipulatrices, s’ils épousent si facilement la logique du pouvoir, c’est que les conditions de fabrication de l’information les ont déjà rendus structurellement perméables à cette logique.

»

(…)

« Le nombre de morts égrené chaque jour dans nos médias est profondément anxiogène. Le traitement médiatique de la situation nous rend inévitablement vulnérables et les conséquences sur nos citoyennetés sont dramatiques. »

(…)

« La mise en place de l’école à distance est une aubaine pour qui s’acharne à détruire le service public. C’est une véritable expérimentation grandeur nature pour terminer la privatisation de l’école rêvée par l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) et mise en œuvre par les ministres successifs depuis Luc Ferry. (…)On voit bien à nouveau les réalités matérielles niées, on voit bien comment, au profit de la « continuité pédagogique », on enterre les enfants des classes populaires pour pouvoir applaudir les quelques autres à la fin du confinement… Bravo les enfants, vous voyez bien que c’était possible : quand on veut, on peut ! Les ultra-libéraux de l’Union européenne et de l’OCDE l’ont rêvé, le COVID-19 l’a fait : la dématérialisation complète et totale de l’éducation nationale. »

(…)

« Et voilà la loi d’urgence face à l’épidémie qui autorise le gouvernement à agir par ordonnances. Le texte 52 de ces dernières permet à l’employeur d’imposer une durée de travail hebdomadaire portée à 60 heures, le travail le dimanche, des dates imposées de congés payés… »

En conclusion :

« (…) mettrons-nous à profit cette période pour réfléchir aux revendications à porter dès la fin de la période de confinement ? Parmi celles-ci, une reconstruction de la sécurité sociale dans ses structures révolutionnaires de 1946, en revenant non seulement sur les exonérations de cotisations patronales, mais en revendiquant leur augmentation. Car c’est bien l’augmentation de ces cotisations qui permit à la sécurité sociale de subventionner la mise en place des Centres hospitaliers universitaires (CHU) au début de années 1960, transformant des mouroirs en usines de santé. Des plans de nationalisation de l’industrie pharmaceutique et de la recherche scientifique seraient également des revendications incontournables. Profiter de cette épidémie pour obtenir la reconquête de droits précédemment conquis représenterait en quelque sorte un renversement de la « stratégie du choc ».

 

Des dirigeants psychopathes? Oh que non!

J’adore la réflexion d’une internaute: «ce virus est dangereux pour les politiciens, ils deviennent tous psychopathes......»

Non, les amis, le virus est venu révéler ce qui était patent, mais déguisé par le ronron quotidien, où on laissait les petits morfler pour nous: nous avons laissé le pouvoir à des cyniques pour la plupart.

Ah ah, tout d’un coup on se réveille. Celui qui me dira «je ne savais pas» ira au coin avec nos gouvernants.

Le corona comme révélateur de la propagande

Du Off-Guardian (càd le Guardian qui n’est pas financé par la fondation Gates...), un article retraçant les mensonges qui ont fait passer une crise pour sanitaire alors qu’elle n’est que politique. J’adore l’illu.

L'auteur Michael Lesher: "Grandissant comme je l’ai fait pendant la guerre froide, je ressens encore un genre de frisson spécial chaque fois que je tombe sur une anecdote comme celle de Katya Soldak, dont la professeure de maternelle soviétique a un jour montré à sa classe une photographie coupée d’un journal occidental, représentant des enfants maigres en robe rayée marchant en ligne droite.» Les capitalistes qui ont imprimé cette photo voulaient que les gens pensent que les enfants soviétiques étaient des prisonniers, alors qu'ils n'étaient que prêts pour la piscine, en peignoir!"

Ce qui me rappelle mon oncle (russe blanc) furieux qu'à la même période, il voie aux nouvelles soviétiques des images du centre de Bruxelles: les gens mangeant leur cornet de frites au sortir du cinéma étaient présentés comme de "pauvres citoyens qui n'ont plus de domicile".

Virons les MMM

Mon analyse perso, qui n’est que la mienne et que je n’imposerai jamais : il est temps de voir ce qui se cache derrière les jolis costars du monde MMMM (mécaniciste, militariste, masculiniste et monoculture ), il est l’heure de donner une chance à une autre façon d’être au monde. Raison pour laquelle je relaye quasi tous les billets de Vandana Shiva sur mon compte twitter (parfois ici), car elle transmet cette vision avec puissance, acuité et tolérance. Elle lutte sans hargne contre les icônes de MMMM que sont Vil Gates et consorts. Honneur à elle ! Le plus douloureux pour certains est d’apercevoir que ni Greta ni Xtinction rébellion ne seraient des voies utiles, ils ont été récupérés (si pas fabriqués) par les mêmes MMMM. Je reviens à Vandana Shiva comme inspiration.

Tous les billets « covid » que j’ai partagés s’inscrivent dans cette optique. Ce qu’on dénonce comme «complotisme» est un décodage de la pensée unique et des rapports de pouvoir cyniques des hautes sphères.

Après ce bel élan enthousiaste, je dois reconnaître que je compose ce dossier en sachant que la toute grande majorité de mes concitoyens sortiront de cette crise inchangés, sans volonté de réforme ou de modification d’angle. Tout comme après le premier cancer, la plupart de mes copains remontent dans le train comme si de rien n’était. On devra attendre une ou deux récidives pour que se généralise le désir de changer fondamentalement. Et voilà et dieu dit que c’était bon (toujours mes hommages à Cavanna).

Le corona et les rapports de pouvoir: un destin!

C'est dans une autre page du dossier que je consigne tous les billets qui traitaient des rapports au pouvoir qu'entretient le citoyen. Si le corona nous a appris quelque chose, ce sera bien que le pouvoir est chancelant...

Gravité covid et lien glyphosate: une question, une révélation?

15/4 Ce n’est qu’un détail, mais on aime comprendre pourquoi, chez certains, le sars-cov-2 est si désastreux alors que d’autres sont porteurs sans même le savoir. Les traitements suggérés par l’OMS ne sont pas seuls responsables des aggravations et des morts (quoique largement incriminés, à bas l’OMS!). Parmi les cent et une hypothèses, j’ai retenu celle de la chercheuse Dr. Stephanie Seneff, une grande pointure. Elle a une vision de la biologie très intégrée, holistique et est une chercheuse respectée, auteur de nombreuses publications revues par ses pairs.

Vu sa spécialité (impact du glyphosate sur diverses maladies de civilisation), elle pose la question aux chercheurs: et si le glyphosate était l’interrupteur “toxique”? Elle n’affirme pas, elle demande qu’on investigue. Elle voit un lien entre le glyphosate des biocarburants et les hot spots de covid19

Comprendre son analyse est capital pour tous les chercheurs en nutri.

Lire en texte: https://jennifermargulis.net/glyphosate-and-covid-19-connection/

Ecouter en vidéo: https://www.youtube.com/watch?v=Zfja4nPU9W8

Je soulignerais pour les symbolistes de la santé comme ma soeurette : selon Seneff, le glyphosate se lie à l’aluminium pour passer la barrière hématoencéphalique et squatter à eux deux la glande pinéale, en perturbant le fonctionnement. La glance pinéale serait la connexion avec les infos spirituelles en symbolique, ou même le siège de l’âme pour beaucoup. Pour d’autres, c’est la glande sentinelle de nos perturbations d’influences electro magnétiques.

NB1. lle est là interrogée par Derrick Broze, l’auteur du formidable documentaire que j’ai déjà relayé “5G: le cheval de Troie” - https://www.youtube.com/watch?v=xJ07BhcM5_4

NB2. Même si cette période de confinement est une épreuve majeure pour la mobile/nomade que je suis, je n’oublierai pas les si nombreuses personnes fines, intelligentes, respectueuses que cette crise m’a permis de découvrir.

Covid et pollution

29.7 Encore un billet qui traîne dans mon tiroir depuis fin avril. Préparé lorsque j’ai relayé l’hypothèse de la chercheuse américaine Seneff sur les clusters de covid (ci-avant). Et oublié de poster. Seneff établit une corrélation avec les zones les plus impactées par le glyphosate (entre autres celui qui est utilisé dans les biocarburants). Elle demande qu’on investigue plus avant, elle n’affirme rien.

J’imagine que depuis fin avril, d’autres chercheurs ont émis d’autres hypothèses sur les raisons pour lesquelles certains pays connaissaient de tels ravages par rapport à d’autres zones.

J’utilisais l’image ci-dessous dans mes cours, où je mettais en regard l’utilité capitale d’une réforme alimentaire pour ceux qui vivent dans un environnement toxique. Elle date de 2008, mais ne doit pas être bien différente.

On y voit en rouge les zones de pollution atmosphérique majeure. Comme je donnais cours à des Belges, je pointais le fait qu’où qu’on aille chez nous, à part une petite parcelle tout tout au sud, on est dans le rouge! Raison de plus pour motiver nos congénères à augmenter leurs capacités naturelles à lutter contre cette insidieuse pollution, par diverses techniques dont une alimentation révisée, à base de nourritures vraies (https://www.taty.be/nourrit/blog.html)

Si vous connaissez une recherche sur notre triste record belge et l’impact de la pollution, merci de me donner des sources.

Je précise pour ceux qui lisent vite qu’émettre une hypothèse sur base de corrélation ne fait pas démonstration. C’est une hypothèse à étudier. Un ami étudiant en sociologie avait corrélé la carte d’épidémie de sida en Afrique avec la carte de consommation de bananes plantain! Voir aussi la démonstration des faiblesses de l’épidémiologie ici: https://taty.be/nourrit/viande_sante_rumeursNUG.htm

Ne comptez que sur vous

Sociologie au petit pied, ma réflexion du matin. J’élabore sur mon texte ce matin “ne comptez que sur vous”. Ce que je vois dans cet épisode covid mondial: la crise d’adolescence de notre humanité, qui se profile depuis quelques années par divers signes, peut se muer grâce au saut de conscience de quantité d’humains. On pourrait peut-être, enfin, se libérer de cette croyance ahurie, folle, insensée, dans la toute-puissance des autorités (le fameux Père symbolique que je ressors à toute occasion), dans la croyance qu’ils savent mieux “pour” nous, dans l’espoir qu’ils savent ce qu’ils font et qu’ils prennent les bonnes décisions pour protéger leur peuple. En gros, le tissu de pseudoréalités qui a fait qu’enfant on a validé le prof, le parent, le curé, pseudoréalités qu’ado, on commence à interroger et qu’adulte, on relativise au point qu’on coupe gentiment les ponts et qu’on se gère en toute conscience.

On ne peut que le voir ici: personne parmi les dirigeants n’est là pour nous protéger, chacun fait son petit business, organise son petit après-covid, pose ses pions sur son échiquier perso. Nul pour nous défendre.

Va-t-on enfin comprendre qu’on peut agir comme des adultes?

Remercions Macron d’incarner ce nécessaire passage. Qui ne le voit pas est vraiment aveugle. Voilà un président qui assume qu’il ne pense qu’à ses fesses, qui n’incarne JAMAIS le peuple, mais bien sa petite personne, qui ne parle tout simplement pas d’humain (l’ayant affublé du sobriquet de Pinocchio pendant sa campagne, je cherchais dans les discours à confirmer ma première impression - confirmée), qui montre clairement qu’il est un guichetier de banque et n’est là que pour les transferts d’argent (en gros, il est en train de vendre la France à ses amis). Merci, Manu, on peut devenir des adultes d’autant plus facilement qu’on n’a même plus de figure de Père.

Source illustrative: son dernier interview au Financial Times: “That’s where I find myself,” said Macron. “Ready to fight and promote what I believe in while remaining available to try and comprehend what seemed unthinkable.”

?peuple? ?nation? ?avenir? humanité? -> non on est plutôt dans le me-myself-and-I, genre “embranchement de carrière perso”.

“I’ve always relied on destiny,” he says at the end of the FT interview. “And deep down that’s the simplest thing to do. We must always be available for destiny.”

destinée de qui? du pays? de l’économie? non, destinée de mon nombril...

Alexandre Duclos : Politiques du virus 5, L’Etat débile ? Pour compléter mon billet d’humeur de ce matin “Merci Macron de nous apprendre à être adulte en démembrant sous nos yeux l’image du Père symbolique que devrait être un président”, écouter une réflexion par Alexandre Duclos, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, sur sa chaîne YT. Il tourne aussi un peu aussi autour du même sujet. Il commente les réactions hébétées et lunaires de tous les membres du gouvernement dans cette crise: sont-ils débiles ou sont-ils foncièrement des coquilles vides, formattées par les grandes écoles?

Pas le temps de tout regarder? Un extrait à partir de la minute 36 de https://www.youtube.com/watch?v=rjgPI8h2SZg

 

Enseignements d’un désastre | Mai 2020 JD Michel

2ème partie d’une entrevue avec Jean-Dominique Michel, qu’on ne présente plus. Je me régale. En particulier écouter son décodage entre compliqué et complexe, +- minute 26. Et imaginer l’impasse vers laquelle nous fonçons tête baissée à faire confiance (covid, climat, transhumanisme, etc.) à des modélisations compliquées à l’extrême, virtuelles, qui, bien qu’utiles mais secondaires, n’ont pas de contact avec la complexité du réel. Et voilà pourquoi votre fille est aussi Gieco-sceptique

Les choses ne s'aggravent pas, elles se dévoilent. Tenons-nous les coudes et continuons à lever le voile

Le corona, nouvelle religion du XXI° siècle?

Je cherchais qui pourrait élaborer sur le fait que le corona est venu révéler un appétit irrationnel pour la religion en ces temps sans divin. J’ai souvent mentionné magie dans mes textes, Driss Ghali va plus loin (merci à Michel Rosenzweig ) : dans sa vidéo "Le corona, nouvelle religion du XXI° siècle?" il expose les multiples facettes qui font des mesures corona une véritable religion. Il propose un os à ronger, il n’en fait pas une thèse!

-> https://www.youtube.com/watch?v=HGoBGryUcuE

Description de Driss Ghali. Hystérie collective, croyance en une catastrophe imminente, fétichisme, pensée magique, injonction à obéir, intolérance assumée vis-à-vis des déviants et autres hérétiques... L'année 2020 voit-elle l'émergence d'un nouveau phénomène religieux autour d'une divinité omnipotente et omnisciente venue d'Orient: le COVID19?

Durée: 20 minutes, on attend vivement un article!

Idées pour retarder la fin du monde avec Isabelle Masson-Loodts

13/10 «Nous cherchons à tout prix à éviter la chute, mais ne devrions-nous pas plutôt trouver un moyen de chuter mieux? Inventer de quoi rendre cette chute plus élégante, voire agréable, ou amusante, inventer des milliers de parachutes colorés. Étant donné que ce que nous aimons vraiment c’est la joie de vivre ici sur la Terre, cessons de jouer avec ce que nous désirons. Au lieu de nous accrocher à une ligne impossible, en nous laissant berner par les appareils techniques, n’abandonnons pas celle à laquelle nous tenons. Toute la science est subjuguée par cette chose qu’est la technique. Il y a très longtemps qu’il n’existe plus quelqu’un pour penser avec la liberté de ce que nous avons appris à appeler un scientifique. Il n’y a plus de scientifiques. Toute personne capable de découvrir quelque chose dans les phénomènes que nous connaissons est capturée par la machine à fabriquer des marchandises (...) « (Extrait d’Idées pour retarder la fin du monde, d’Ailton Krenak

Des réalités parallèles?

Je vise ici à comprendre comment accepter, sans se ronger les sangs, des décisions gouvernementales qui nous semblent totalement hors sol. Je ferai un petit détour par le hors sol des réseaux sociaux.

Ce billet cadre avec mon dossier actuel, dont le titre est « Le circus virule », mais dont le contexte est « Ce que le corona est venu nous révéler de notre humanité « . Je ne suis ni médecin, ni psy, ni politologue (tous domaines que j’aborde dans le dossier), mais je suis un humain. Je m’arroge donc le droit de gloser sur l’humanité et son évolution.

Les réseaux sociaux nous enferment dans nos certitudes, ce sont des pièges à mental désarçonné par la complexité du monde.

Chacun se retrouve seul, ou avec de très rares personnes, dans un labyrinthe de verre, séparé des autres par des parois transparentes.

On ne se rend pas compte que ces parois séparent des mondes parallèles, où la réalité diffère parfois fortement. L’un sera sûr de son fait à 100% quand il traite du protocole Raoult («pas de preuve»), l’autre se fiera à une autre réalité («voir tous les pays qui, etc.»).

Chacun se voit au travers de ces parois, mais ne se rend pas compte qu’il parle presque une autre langue que son vis-à-vis. Et se pose en détenteur absolu de vérité, avec une foi d’enfant naïf. A 65 ans je n’ai encore jamais eu la chance de voir en direct chez un adulte cette absolue certitude, car le dialogue permet toujours des ouvertures. Sur le net, en revanche, on «munique», on ne co-mmunique pas (c’est là qu’on rejoint le dossier « nos élus » qui, eux, muniquent en permanence, en ligne ou en direct). Je souris chaque fois que je rencontre ces équivalents digitaux des prédicateurs américains. Ah, s’ils savaient comment leur discours est reçu de ce côté-ci de mon écran, là où ils semblent baigner dans une assurance parfaite d’être dans le bon droit...

L’image des parois de verre et de l’autre réalité me vient de mon propre passé d’enfant atypique: j’étais souvent punie à l’école pour ne pas avoir écouté. En fait j’écoutais, mais j’entendais du bruit sortir de la bouche de la maîtresse, comme les sons qu’on entend lorsqu’on nage au fond de l’eau. J’essayais de toutes mes forces de comprendre: impossible. Conclusion: «l’enfant ne fait pas d’effort, en retenue, n’a pas obéi» et tout le toutim.

Ce n’est qu’adulte que j’ai compris que j’étais dans un couloir parallèle... tout simplement. Merci de ne pas appeler l’ambulance avec une camisole de force. Je n’ai plus eu ce phénomène depuis mes 30 ans.

Les promasques, les antimasques, les proRaoult les antiRaoult sont, pour moi, tous dans le même bateau, enfermés dans une bulle où ils n’entendent que leur propre écho. Le but de mon dossier sur le site https://taty.be/articles/CVD_tdm.html, désormais assez nourri, est de proposer de multiples portes d’entrée pour que chacun, calmé, apaisé, hors réseau social, puisse comprendre qu’il existe une autre façon de voir le réel.

Le but idéal (ah, le rêve) serait que des éducateurs populaires s’emparent de certains contenus pour en extraire des ateliers concrets : lecture des medias, décodage du cerveau et des biais cognitifs, autonomie de pensée, esprit critique.

Ce corona et tout le cirque qu’on a fait autour de l’épidémie ont provoqué un tsunami intérieur chez les Occidentaux. Ils sont une occasion idéale pour commencer à accueillir l’autre dans son authenticité, dans sa vision du réel, au lieu de vouloir à tout prix que tous, à tout moment, soient de notre avis. Quelle perte de biodiversité ces réseaux sociaux ont-ils provoquée! Dramatique....

Dans la même foulée, envisageons une autre façon de comprendre les décisions gouvernementales. Si cette vision pouvait vous apaiser comme je l’ai été dès que je l’ai compris !

Je fais partie de ceux qui cherchent, comme l’écrit le professeur Perronne, quelle erreur les autorités n’ont pas commise depuis sept mois. Je me félicite d’avoir un esprit rationnel, critique envers soi et envers tout, compassionnel envers les plus démunis. Pour ce type de mental, les décisions officielles sont iniques et cyniques, depuis avril en tout cas (laissons du jeu en mars pour le doute du début….).

Or, on voit bien que notre institutrice en chef (ou notre patronne de superette, choisissez ce qui vous plaît) était convaincue du bien-fondé de ses choix, était choquée qu’on ose prétendre que nous étions face à des mensonges d’état. Par un heureux hasard, la premier ministre nommée à la faveur du gouvernement d’urgence est une grande naïve, contrairement à certains de ses collègues, foncièrement cyniques, comme notre ministre de la santé.

C’est cette naïveté de notre premier ministre qui a fait passer la pilule : elle y croyait tellement que le public belge, dans sa majorité, l’a suivie dans cette virevolte d’erreurs de jugement.

Elle-même et son gouvernement ne sont pas des comploteurs : ils vivent dans un labyrinthe de verre différent du mien et de celui des lecteurs qui partagent mon analyse, parmi lesquels j’ai le tout grand plaisir d’accueillir de grandes pointures du monde de la santé comme Perronne, Toussaint, Jean-Dominique Michel, Raoult, Pascal Sacré pour ne citer que quelques francophones.

Face à ces interlocuteurs vivant derrière une autre paroi de verre, nous parlons dans le vide (dans le co-vide ? vu que le ressenti doit être en miroir chez eux), nous sommes face à des sourds.

Je rejoins ici la vision de Philippe Guillemant, exposée dans d’autres billets (vidéo) et ci-dessous (texte profane, de vulgarisation validée par Guillemant lui-même). Vision où il expose que le passé bouge encore et que plusieurs futurs essaient de se manifester aujourd’hui. Libre à nous d’orienter leur manifestation par notre façon d’être au monde. Une phrase pour résumer un discours d’une complexité infinie. Rendez-vous sur sa page fb ou mon résumé ici https://taty.be/articles/CVD_guillemant2000702.html, pour explorer plus avant ce discours subtil.

L’humanité a dû vivre auparavant de tels chocs entre temporalités diverses, mais l’Histoire ne nous en a pas laissé de traces. Par manque de conscience des scribes, j’imagine. Ma passion histoire depuis l’adolescence m’a permis de comprendre que les historiens ne relatent qu’une version très biaisée des évènements, en général la vision « festin des puissants ».

Je suis convaincue que les élus sont dans un autre plan de la réalité. Hélas! Raison pour laquelle je n’ai pas manifesté, je n’ai pas écrit à Sophie pour exposer ma rage de citoyen humilié, bafoué, nié.

Dans leur petit labyrinthe de verre, tout fait sens, car il y a un but (que je n’ai pas encore compris).

Dans le mien, rien ne fait sens car rien n’est rationnel, les chiffres sont pipés, les statistiques sont torturées, les mensonges sont quotidiens, les besoins des petits et des démunis sont encore plus bafoués que ceux du citoyen lambda. Pensons au massacre des innocents (les masques dans les écoles, ce qui continue à m’indigner de cynisme), pensons au senioricide et aux formes de confinement inhumaines encore en été, dans les maisons de retraite. Pensons au ravage économique. Je fais court, vous connaissez tous les effets désastreux du confinement aveugle et des décisions antisociales autour du corona.

Les élus seraient aussi sourds à mes suppliques que le sont certains non-questionneurs du récit médiatique que je croise en ligne. Quand ils s’expriment sur le corona et les mesures, on dirait qu’ils n’ont plus de feedback sur leurs propres compétences, ils s’y croient vraiment: ils ont reçu un message de dieu, il n’y a qu’un dieu et c’est le leur - souvent le dieu du scientisme et du matérialisme ...

Ils se mêlent de statistiques, d’épidémiologie alors qu’on n’y connaît rien en tant que profanes. Et affirment d’un ton péremptoire des vérités absolues qu’un véritable scientifique n’oserait jamais émettre. Ce dernier parlerait au conditionnel avec des «dans l’état actuel des connaissances, on peut émettre l’hypothèse que...».

Ces internautes si insécures qu’ils doivent prier un nouveau dieu sont évidemment perturbés par les athées, les agnostiques, les animistes et autres non-croyants-au-scientisme qu’on peut rencontrer dans la mouvance que je représente. Car ceux-ci n’ont pas ce besoin de refuge religieux. Et la boucle est bouclée, on revient au thème que j’ai souvent exploré ici : on vit une guerre de religions.

Fin de la parenthèse où il m’a plu de griffer les cruches et les cruchons du moment, parmi lesquels de notoires journalistes. Hélas ! Le corona a rabouillé la vase au fond de chacun et remonté de telles angoisses que le cerveau est submergé de terreur, même dans les medias.

J’ai choisi en illustration une photo du labyrinthe de verre que, Bruxellois, nous connaissons à la Foire du Midi (ici : http://www.glasi.ch/.../l-unique-labyrinthe-en-verre-de.../), c’est celui qui s’approche au plus près de l’image que j’ai voulu creuser ici.

Dès lors que vous comprenez que nous vivons dans des réalités différentes, vous garderez le peps pour vous révolter, mais vous n’en ferez plus un ulcère.  J’espère!

J’ai choisi de publier maintenant la vision du labyrinthe de verre et des réalités parallèles parce que j’en avais le temps mais aussi parce que, chers amis, apprêtez-vous à de nouvelles brutalités citoyennes sous peu. La vision que je partage vous aidera peut-être à mieux supporter ces aberrations.

Mon double temporel m’a soufflé que le 28 octobre en Belgique nous allons à nouveau être confinés pendant une semaine. Pour quelle raison, je ne sais. Pour faire de nouveau passer en force des décisions peu aimées, comme la 5G en mars ? « Ils » ont leurs raisons…

Pourquoi cette semaine-là et une seule semaine ?

Parce que les enfants sont désormais une variable économique : à confiner hors congés scolaires, les élus auraient chatouillé les entreprises qui auraient dû libérer leur personnel pour qu’ils puissent garder leurs enfants. En congé scolaire, la garde est déjà organisée. Je m’apprête aussi à être confinée pendant les congés scolaires de Noel.

Nous ne sommes pas aux mains de fous, mais bien de décideurs qui vivent dans une réalité parallèle. Je continue à pester contre les effets de leurs erreurs de discernement, effets délétères surtout pour les plus démunis (oh Taty, tu fatigues à toujours penser au collectif...). Je ne désespère pas que cette réalité se dissolve petit à petit, et eux avec. Patience. Si nous sommes assez nombreux à quitter la peur et la rage, et à entrer dans le cœur et la compassion pour le collectif, dans une vision plus positive du futur, qui sait si Guillemant n’a pas raison et si nous ne pouvons pas changer la texture des dimensions temporelles ?

La faille de la rationalité

En ces temps de secousses sismiques au coeur de notre âme collective, j’ai envie de parler de la faille de la rationalité.

Je continue ainsi sur les neurosciences et l’illusion que nous pourrions vivre sans biais cognitifs (sans croyances, dirait-on en langage familier). Ce qui est un des chevaux de bataille des zététiciens qui m’irritent les neurones depuis lurette.

On a commencé ce sujet avec la formidable conférence d’Albert Moukheiber . Utile de relire au moins le billet.

Notre perception du monde ne peut pas être rationnelle, c’est tout simplement inhumain. C’est grâce au délire de la techno-médicocratie actuelle qu’on s’en rend compte encore plus.

Je prends en exemple un des hommes que j’admire aujourd’hui pour son courage face à la meute qui lui mord les mollets: le professeur Raoult. Dans une entrevue, il expose qu’il fait vacciner ses petits enfants contre la grippe pour qu’ils ne contaminent pas leurs grands-parents. N’est-ce pas drôle? Où est la cohérence, le rationnel, la logique? Si les papies et les mamies sont vaccinés, ils sont protégés, nous écrit-on sur tous les murs de la ville. Pourquoi doubler par un vaccin aux enfants?

Même un gars comme Raoult, une grande pointure, tombe parfois dans l’irrationnel.

Un autre exemple, aussi admiré par Bibi: le docteur Michael Eades, qui tient bon contre le consensus nutri officiel depuis près de 30 ans. Avec son épouse, aussi médecin, ils défendent un mode alimentaire de type cétogénique (acception large), mode qui apporte des effets prodigieux dans leur patientèle. Ils sont auteurs de «Protein power», 1ère édition en 1996, où ils conseillent l’éviction quasi totale des farineux.

Dans ses conférences, Eades présente souvent en preuve de ce qu’il avance l’autopsie des momies égyptiennes: «bourrées d’arthrose, ah vous voyez bien que manger tant de pain et de lentilles ne peut pas être bon pour l’organisme». Je n’ai entendu ni lu personne lui rétorquer la remarque de bon sens qui me vient: on embaumait les pharaons et les notables, pas les ouvriers qui ont construit les pyramides nourris de lentilles et de pittas. Ces élites se nourrissaient tout autrement. La preuve tombe à l’eau.

Je citerai une autre toute belle démonstration de ce que nous, profanes, devrions rappeler aux ingénieurs et aux chercheurs qu’ils apportent une pierre essentielle à l’édifice, mais qu’ils n’en sont pas la seule pierre.

Nous pourrions utiliser notre coeur, notre bon sens pour colmater ces failles de la rationalité qui crevassent l’hégémonie scientiste actuelle (un des thèmes de mon dossier «le circus virule»).

Je viens d’entendre deux ingénieurs brillants, passionnants, intervenir sur Thinkerview: Nicolas Meilhan et Philippe Bihouix (dans «Le futur, entre 5G et Amish ?» https://www.youtube.com/watch?v=E7QnwVx2fY0)

On passe un peu plus d’une heure à suivre idée nouvelle sur remarque saillante sur observation pertinente, en contexte.

Pas un moment d’ennui... jusqu’à la minute 1h15 environ, où Sky les interroge sur la gestion sanitaire.

Et là: bonjour le café du commerce, c’est Jules qui vous parle de ce qu’il croit. Finis les chiffres, les analyses critiques, les tableaux Excel par des ingénieurs, on entre dans le grand n’importe quoi de monsieur tout le monde.

Je reprends des phrases de mémoire.

1/ Le professeur Raoult aurait décidé de faire des vidéos pour se mousser l’égo.

Ben dis donc Julot, tu es bien mal informé.

Le prof trouvait injuste que les medias n’offrent pas au public une information mesurée, fact-checkée. Il n’a pas de problème d’ego, il a un problème éthique et citoyen et nous offre de son temps pour qu’on puisse recevoir des infos techniques, de la part d’un technicien.

2/ «Il va falloir vivre avec le virus»:

mais Julot, on vit depuis cent mille ans avec des virus... Tu répètes un mantra du gouvernenment et des lobbies pharma... « Idem quand Bihouix parle du vaccin, dont il semble qu’il n’a vraiment pas étudié le dossier.

3/ «...comme la grippe»: ben non justement, pas comme la grippe, Jules dear. Dans quelle épidémie de grippe récente a-t-on emprisonné les gens chez eux, les a-t-on forcés à se ridiculiser en rue avec des chiffons sur la tronche? Etc etc...

4/ Sky et ses copains portent des masques FFP2 et se taillent la barbe: mais pourquoi? L’épidémie est finie depuis longtemps. Même des hackers si brillants perdent tout esprit critique quand il s’agit de ce virus?

5/ «L’épidémie reprend de plus belle»:

aucun de ces 3 esprits forts n’a vraiment analysé le rapport testidémie/épidémie réelle? Vérifié les chiffres d’hospitalisation pour covid ou avec covid? Mis en regard face aux dédommagements financiers que reçoivent les hopitaux quand ils annoncent un «covid» au lieu d’une crise cardiaque? Etc etc. Je relaye assez souvent les fines analyses du docteur Reisinger, des biologistes Caroline vandermeeren ou Minotte Degun et de bien d’autres: je ne vais pas me répéter.

5/ «Raoult sur Cnews était très inquiet de la virulence d’une nouvelle variante du corona».

C’est du pur café du commerce, Meilhan ne l’a pas écouté en direct, c’est impossible. Dans cette vidéo, la journaliste voulait de la panique, mais le prof précisait que sur les milliers de cas qu’ils testent par semaine, ils ont récemment repéré 70 cas avec une variante plus agressive. Pas plus dangereuse, pas plus mortelle. 70 cas seulement!

Je me suis régalée sur cette fin d’entrevue. Je n’ai entendu que des racontars, des on-dit, des diktats officiels déguisés. Je n’ai eu qu’une superbe démonstration de la limite du rationnel pur lorsqu’on rentre dans le tripal.

Arrêtons donc de mettre au pinacle la mathématique, la statistique, la modélisation (surtout elle: grrrr!).

Ce sont des outils utiles pour construire une réponse à l’environnement, mais primo ce ne sont que des outils, secundo, ils ne sont pas les seuls disponibles. Ils sont si éloignés du réel qu’un esprit rationnel perd trop facilement pied quand il faut palper le réel.

Le plus brillant des ingénieurs ne peut plus réfléchir quand il est dans la peur de la mort, dans l’endoctrinement par hypnose collective: «un ennemi minuscule se tapirait au fond de vous».

Ajoutons à cela que, nos piliers de référence habituels s’étant effondrés (institutions, médias, confiance dans les élus), on est chacun seul face à cette nouvelle réalité, chacun jouant dans une forme de Truman Show. Les trois intervenants, qui doivent totaliser mille de QI à eux trois pourtant, répondent aux mesures sanitaires et analysent la situation de manière totalement chaotique, individuelle, selon leurs biais cognitifs profonds - mais sans se rendre compte qu’à ce moment précis, ils nous font du tout beau café du commerce.

La leçon du jour est: soyons conscients de nos biais cognitifs ET colmatons la faille de la rationalité avec notre bon sens.

Accessoirement, prenez une heure pour écouter ces deux formidables gars, Meilhan et Bihouix, sur Thinkerview, c’est passionnant.

-> dans «Le futur, entre 5G et Amish ?» https://www.youtube.com/watch?v=E7QnwVx2fY0

Your protection has become your prison, avec JP Sears

«Your protection has become your prison»: une des dernières vidéos amusantes et instructives de JP Sears: que veulent dire les gestes barrière de notre terreur de vivre?

-> https://www.youtube.com/watch?v=bEc0wy_mEA8

Sous-titres fiables, donc traduisibles (voir procédure: https://taty.be/articles/YTsoustitresFR.html)

Pour suivre la journée avec le délicieux JP Sear, sa dernière vidéo un peu plus pédagogique et moins drôle que les autres, mais si juste dans son analyse!

«Le dilemme moral que représente le fait d’être végétalien en 2020 n’a rien à voir avec le véganisme des autres années. Avant, cela signifiait que vous étiez une bonne personne. Aujourd’hui, cela semble signifier que vous êtes insensible. Découvrez le problème que pose le fait d’être végétalien ou de devenir végétalien en 2020. «

-> https://www.youtube.com/watch?v=u7g9tXKOxZY

 

On semble vivre dans un pays de l’Est

On est tous à l’ouest, victimes d’une forme de délire collectif, mais on semble vivre dans un pays de l’Est .

Image jointe: dessin dissident du caricaturiste russe Vitaliy Peskov sur la vie soviétique (années 1970), trouvé sur wikipedia.

Quelques illustrations concrètes de cette impression. Je force le trait bien sûr.

Nos leaders maximo nous annoncent, lors de discours officiels, des mensonges d’état gros comme des maisons - mensonges non dénoncés par la presse.

Dans un récent discours de Macron, on a dénombré 7 mensonges éhontés. Que dire des invraissemblances énoncées par un Olivier Véran, jour après jour? Voilà qui ressemble furieusement à l’ère stalinienne.

Toute pensée critique est censurée, comme si Brejnev était encore là.

Les médias se comportent en véritable Pravda: une seule parole médiatique, en choeur. Ils repeignent la réalité, en dépit des faits.

En France en particulier, Macron surjoue la situation, conscient de n’être qu’un fétu de paille. Désormais, c’est un «Conseil de Défense» qui prend les décisions. Les chambres ne sont là que pour signer, les yeux fermés. Politburo: nous voilà!

Des intellectuels et scientifiques avérés, au parcours sans faute, sont relégués comme dissidents, lorsqu’ils mettent en doute la parole unique du pouvoir. Retour à l’URSS des meilleures heures.

Ferguson et certains de nos experts mériteraient bien le nom de Néo-Lissenkos

On ferme les frontières à volonté, comme à cette époque soviétique dure.

Les esprits critiques s’échangent des samizdats, quasi sous le manteau, non pour échapper aux flics de la pensée, mais pour ne pas être isolé de nos proches, de nos familles qui, parfois, sont encore très respectueux du pouvoir.

NB millenials: samizdat = système clandestin de circulation d’écrits dissidents en URSS et dans les pays du bloc de l’Est, manuscrits ou dactylographiés par les nombreux membres de ce réseau informel.

Cette mi-novembre, on ne pourrait mieux démontrer que nous vivons une boucle spatiotemporelle: nous sommes dans le bloc de l’Est des années ‘70 si l’on en juge par les réactions de la Pravda à la sortie du documentaire Hold-up : une nuée de corbeaux médiatiques démontent le film, qui ose questionner le récit covidique.

On se défoule avec des petites pointes d’humour, on les démultiplie sur le net, pour supporter l’insupportable (sous le couvert de le critiquer), ce qui était le ressort de survie des russes à l’époque. Or, le rire désamorce la critique, c’est un vieux refrain. C’est utile mais pas très efficace.

La délation est entretenue si pas stimulée. Résultat: tout le monde se défie de son voisin. Pas mieux qu’à Moscou en 1970.

L’état cryptosoviétique désormais tout puissant dicte au citoyen ce qu’il peut faire: que manger, que boire, qu’acheter.

Au passage, on rejoint l’époque soviétique à ceci près que les rayons de nos magasins sont pleins, mais interdits d’accès.

NB Millenials: en URRS, la ménagère faisait la file 2 heures tous les matins pour acheter, peut-être, un pain. Un seul.

Pour moi, l’acceptation calme de cette soviétisation de nos vies indiquerait une forme de suicide moral - par conscience que notre civilisations se meurt? par glissement comme des seniors fatigués d’attendre la fin? par fatigue de trop de chaos?

J’attends d’autres analyses des raisons qui nous ont poussés à accepter de perdre nos libertés, avec une telle facilité, de perdre les rouages de nos démocraties.

Censure d'état et nos petits Duce

Censure d'état et nos petits Duce, je ne m'en lasse pas (suite de "la soupe émotionnelle élus/citoyens ou "nos élus en nouveaux Duce" - et suite de "***On semble vivre dans un pays de l'Est*** " ci-dessus .

Les fétus de paille qui nous gouvernent savent que "tu souffles dessus, y tombent, fieu! ". Voir la "carrure" d'un macron, d'un de croo, d'une wilmès, non pas physiquement mais symboliquement. Des ombres de dirigeants.

Leur recours: la brutalité, la violence, vu qu'ils n'ont pas d'autorité naturelle. On connaissait l'arrogance verbale d'un Macron, on découvre sa violence ("de classe") débridée désormais.
Chez nous, notre nouveau premier ministre agit en douce, on dirait qu'il a pris des cours chez Trump.

Voir l'intro à la vidéo de Kairos Presse par Liliane Held Khawam:

"Le Nouveau Monde exige le « consensus ».
Toute dissonance est soumise à censure. D’une manière ou d’une autre. Et celle-ci prend différentes formes en 2020. On a largement assisté à la décrédibilisation de personnes de premier plan, étiquetées complotistes.
Une stratégie redoutable, bien rodée, qui fait mouche encore (de moins en moins) auprès des personnes qui ne s’informent qu’auprès des médias sous contrôle de la haute finance.
Nous vivons au quotidien les suppressions brutales de vidéos de la plateforme youtube. Facebook est pas mal dans son genre aussi.

Toutefois, dans cette vidéo, nous découvrons une forme surprenante de censure.
Cette fois-ci, elle est directe, et empêche un représentant de la presse de formuler sa question normalement lors d’une conférence de… presse de son gouvernement. Assez troublant."

https://lilianeheldkhawam.com/2020/11/30/belgique-une-incroyable-censure-de-letat-filmee-en-direct-video/

NB Taty: je m'amuse à mettre ce fait en regard de mon analyse "nous vivons comme en bloc de l' Est", mais cette censure est moins Politburo que Pompidou et la bonne vieille ORTF. Plus soft, quoi.

Comment des études «scientifiques» sabotent la réelle connaissance: un documentaire

Tabac, amiante, pesticides, remèdes naturels, etc... Constamment, des «scientifiques» brouillent les cartes pour égarer les citoyens et les décideurs. En nutrition, on est drillés à décoder ces façons de biaiser la science car on croise ces messieurs à tout bout de dossier (les graisses, le sucre, les additifs... et j'en passe). Si la crise corona n'était venue que révéler ce fait au plus grand nombre, on avancerait moins aveuglés.

Regarder en post-diffusion «La fabrique de l’ignorance» (Qu’est-ce qui empêche la connaissance scientifique de s’établir sereinement ?)

Pourquoi a-t-il fallu des décennies pour admettre officiellement que le tabac est dangereux pour la santé ? Pourquoi une partie de la population croit encore que le changement climatique n’a rien à voir avec les activités humaines ? Pourquoi a-t-on dû mal à admettre que la mortalité des abeilles est liée aux pesticides ? Jamais la connaissance scientifique n’a semblé aussi vaste et robuste, et pourtant jamais elle n’a été le terrain d’autant de controverses et d’empoignades. Qu’est-ce qui empêche donc la connaissance scientifique de s’établir sereinement ? Que des industriels aient intérêt à dissimuler des vérités scientifiques pour ne pas nuire à leur business est désormais chose connue. Qu’ils mettent en place des méthodes pour semer le doute dans le débat public et paralyser la décision politique n’étonne plus. Manipuler la recherche pour retarder le progrès des connaissances sur certains sujets sensibles fait partie de la stratégie d’un nombre croissant d’organisations.


-> https://www.rtbf.be/auvio/detail_la-fabrique-de-l-ignorance?id=2704843

La crise corona révélée en illu, Ariane Pinel

 


 

Et c’est là qu’on reconnaît un écrivain: L’Occident est un néant qui s’ignore, l’Orient, un qui se sait...


Le poster ci-joint est né d’une discussion par mail avec mon copain philosophe.

Je terminais par “on pourrait donc résumer ainsi: l’Occident a pris deux millénaires de détour pour découvrir le néant, que l’Orient cultive depuis si longtemps”? Ce qui, je vous l’accorde, est écrit en équivalent d’allemand du haut moyen-âge.

Sa réponse m’enchante par sa légèreté fluide et limpide, mais profonde comme un océan : « L’Occident est un néant qui s’ignore, l’Orient, un qui se sait... ».
Le thème de l’échange qui précédait, par votre mamie Croûton préférée quand elle se la pète “concepts”: j’ai énormément de compassion pour mes congénères qui paniquent lorsqu’ils sont confrontés à la mortalité (au fait, on est toujours dans le dossier covid, je ne m’égare pas).

Primo j’ai pris de l’avance: je suis d’une famille très peu longève et je suis déjà morte deux fois. J’ai pu faire un petit travail sur la finitude. Je ne panique plus, je crois même que ma force actuelle, mon recul face aux évènements proviennent de ce j’ai un peu dépassé la peur de mourir. Et au fond, 65 ans, n’est-ce pas? C’est bon, laissons la place aux jeunes.

Secundo, la crainte de la mort individuelle ne fait que déguiser la terreur de voir le néant, la mort de notre civilisation. Qui veut accepter que nous vivons au Bas-Empire romain ?

Alors on court, on pérore, on discute du sexe des anges et de l’utilité des masques, d’Antoine Béchamp ou de Pasteur qui bat le beurre, de qui va nous manger les premiers (de Big Pharma ou de Big Tech). Une activité chasse l’autre, afin de cultiver la brume, d’évacuer la lucidité qui pourrait bien nous tenter un jour.

C’est un peu hors style facebook, mais je ne fais que passer et y écrire des brouillons…

Je relaye parfois les billets de Michel Rosenzweig sur ce réseau, car il me semble tourner autour de ces concepts aussi. Avec une plume de philosophe, lui



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