taty lauwers

cuisinez selon votre nature

en quête d'un devenir-soi nutritionnel

13.3 Je suis venu te dire que je m'en vais - page 5


J'arrête avec les gifs de petits chats dans cette série. Illu de Pawel Kuczynski, sur le site Usbeketrica.com
Répertoire "non-food" de ce site.

Petits billets expliquant pourquoi, après les 9 mois de test que j'ai promis à mon fiston, je quitte l'ambiance FB.

Je profite de cette série pour copier/coller, en le mettant en forme pour le blog, le contenu d'un mail à deux personnes très proches, que j'invitais à se questionner sur leur foi un peu aveugle à misteur googeugle. Et ses amis bien sûr. Je leur citais deux pistes de recherche.

1. Eli Pariser et la bulle informationnelle

Pourquoi je n'utilise plus google pour mes recherches... mais bien Qwant. Vous lisez tous deux l'anglais couramment. Lire au moins des extraits de "The Filter Bubble: How the New Personalized Web Is Changing What We Read and How We Think" par Eli Pariser, 2012 - ouvrage qui a été renommé ensuite "The Filter Bubble: What The Internet Is Hiding From You".

En gros, comment Google vous cache de l'information, comment on arrive petit à petit dans un monde où notre profil étant défini par les robots, on n'aura plus de secrets pour eux bien sûr mais aussi on ne découvrira plus de nouvelles idées, de nouvelles voies. Car on deviendra un poisson dans son aquarium. La durée d'attention de l'internaute avoisine celle d'un poisson, sans rire: 9 secondes! Mais aussi les recherches qu'on croit vaste sur google ne nous mènent qu'à nos favoris. On croit voir le monde et on est enfermé dans un aquarium.

Pariser: « à cause des algorithmes qui déterminent ce que nous voyons en ligne d’après nos habitudes de navigation, nous risquons d’être confrontés à moins de points de vue, d’être exposés à un champ plus réduit d’opinions et de contenus ».

Solution: effacer ses cookies régulièrement ou utiliser le moteur de recherche français qwant, dont je suis enchantée depuis au moins deux ans. Demandez autour de vous, il doit y en avoir d'autres, libres, non fliqueurs.

Wikipedia de l'auteur. Eli Pariser, né le 17 décembre 1980 à Lincolnville dans l'État du Maine aux États-Unis, est un militant Internet américain orienté à gauche, directeur général de Upworthy. Il est le cofondateur de Avaaz.org1 et le président du conseil de MoveOn. Eli Pariser est connu pour son livre The Filter Bubble, qui présente le concept de bulle de filtres2. Par exemple, un libéral cherchant "BP" sur un moteur de recherche trouvera sans doute de l'information sur la catastrophe pétrolière dans le Golfe du Mexique, tandis qu'un conservateur trouvera des informations financières sur la compagnie pétrolière3. La personnalisation d'Internet en fonction des cookies de l'utilisateur et de l'analyse systématique des données enferme l'internaute dans sa propre vision du monde.

C'est ce qu'il décrit comme une auto-propagande dans un article au magazine Time : « Vous vous endoctrinez vous-même avec vos propres opinions. Vous ne réalisez pas que ce que vous voyez n’est qu’une partie du tableau,Et cela a des conséquences sur la démocratie : pour être un bon citoyen, il faut que vous puissiez vous mettre à la place des autres et avoir une vision d’ensemble. Si tout ce que vous voyez s’enracine dans votre propre identité, cela devient difficile, voire impossible. »

 



Conférence Tedtalk d'Eli Pariser, traduite en français par Amélie Gourdon

 

Ce phénomène d'enfermement se fait jour aussi dans les réseaux sociaux dont FB qui est ma tête de turc. Les gens ne se connectent plus qu'à des gens qui leur ressemblent, ils n'ont plus accès aux points de vue d'internautes qui pensent différemmpent, on arrive à des processus de hordes. Je vous raconterai ce que j'ai vécu lors de mon année d'immersion FB en tant que cinquième colonne, une horde s'est énervée contre un de mes billets, si on avait été en direct ils m'auraient cuite dans le four et mangée! Les réflexes de horde sont magnifiés parce que sur FB on agit en "groupe secret", "groupe fermé", alors que sur d'autres réseaux on n'aurait pas cette violence.

2. Perte de profondeur via le net, avec Nicholas Carr

Lisez au moins "The Shallows: What the Internet Is Doing to Our Brains" ar Nicholas Carr, 2011 (6€ en ebook, c'est rien). En gros des instruments de progrès peuvent nous faire régresser. Une utilisation trop intensive d'internet (et des smartphones et des gps... aheum c'est mon dada que vous connaissez) peut changer la structure des circuits neuronaux. L'auteur cite des preuves cliniques à l'appui. Votre génération ne lit plus de livres, me dites-vous. Ce n'est pas un choix, je crois, c'est dû au fait que vous n'arrivez plus à vous concentrer longuement, à investir assez de votre espace cerveau pour entrer dans l'imaginaire d'un autre... Internet touche jusqu'à votre psychisme. Ce n'est pas anodin et ça mérite qu'on y réfléchisse. Pour ma part, j'essaie de choisir mes outils digitaux (internet ou smartphone) et je me bride volontairement: malgré que mon boulot soit basé en grande partie sur des recherches, je limite ma présence à un nombre d'heures fini, c'est une petite ascèse quotidienne. Mais ce n'est pas difficile pour moi car dès que je vois FRIC (facilité, rapidité, immédiateté, confort), je sais qu'on veut me piéger. Et je n'aaaaaaiiiiime pas ça. Facile d'éviter alors.

Je dois donc me brider au quotidien pour éviter que ces outils ne me brident le cerveau et le coeur!

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