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En recherche d'un "devenir soi" nutritionnel... Lire la suite

Diète cétogénique: pour qui? pourquoi? p. 50

Cet automne, je publierai régulièrement des brouillons de mon livre à paraître sur le sujet, comme c'est mon habitude. Si j'écris des âneries, c'est le lot des brouillons. Ils seront relus et corrigés, vous aurez la version épurée dans le livre final.
Executive summary: voir mon pitch.
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Aujourd'hui: Le docteur Laurent Schwartz - traitement doux du cancer

Le docteur Laurent Schwartz - traitement doux du cancer

L'approche non toxique des traitements du cancer, du médecin français Laurent Schwartz. Parenthèse sur les recherches de l'américaine Mina Rissel.

Le dr Schwartz que j'ai déjà mentionné dans ce dossier est "cancérologue de l'Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP) et a travaillé plus de vingt ans à l'École Polytechnique. Entouré d'une équipe de chercheurs, il travaille pour le bien des malades au développement de traitements novateurs et non toxiques du cancer". Il est l'auteur de Cancer : un traitement simple et non toxique, paru chez Thierry Souccar éditions en septembre 2016, 128 pages.

Si vous êtes profane, avant de continuer sur le sujet cancer/traitement métabolique, relire l'excellente présentation de la piste Warburg, par Bernard Bel, en français. Documenté, sérieux, raisonné! Vous aurez toutes les bases pour comprendre la suite.

 

 

Selon les bonnes habitudes franco-françaises, le docteur Schwartz et son équipe semblent travailler seuls dans leur bulle, comme si les Ricains n'existaient pas. Je n'ai ni lu ni entendu chez lui de référence à Seyfried, Adrienne Scheck & Cie, toute la mouvance résurgente de Warburg. Tout mégapointu qu'il soit, il est humble dans ses conférences. Il questionne les fondamentaux de la biologie sans se la jouer "rebelle qui casse tout". Bel esprit novateur, pensée en mouvement, honnête, vif et généreux . Fameux bonhomme que j'aimerais rencontrer un jour !

Je me permets de signaler de grandes pointures comme lui, dans le fouillis d'informations disponibles. Il faut soigner ses sources sur le net, car plein de farfelus bavardent sur le sujet en résumant "il suffit d'affamer le cancer, de couper les sucres", ce sont les "blondes de la piste cétogène". Ils sont d'autant plus dangereux qu'ils/elles ne connaissent généralement quasi rien en physiologie. C'est le cas aussi de ceux qui prônent le jeûne pour le cancer, sans plus. Gerson ou Kousmine étaient plus fins! Le jeûne: oui, mais pas dans n'importe quelles conditions.

Une autre toute bonne source, mais en anglais, un colloque formidable d'Epigenix sur la cétogène et ses applications thérapeutiques (cancer et épilepsie). TOUS les intervenants sont pointus sur le sujet (tous chercheurs ou quasi).

Pour bien comprendre ces chercheurs, il faut se rappeler les nouvelles hypothèses circulant sur la genèse des cancers. J'ai déjà résumé une autre hypothèse sur le développement des cancers que le simple défaut génétique. En complément, découvrez la chercheuse Mina Bissel, qui démontre depuis des années l'interaction avec l'environnement cellulaire prime sur le défaut génétique. "Il existe une autre façon de considérer le cancer, dans laquelle les gènes des cellules cancéreuses sont régulées par leur environnement". Cela rejoint l'hypothèse de travail de Kousmine & Cie. Je les suis plus volontiers dans cette piste, ne fût-ce qu'au regard des résultats prodigieux que Kousmine obtenait sur les cas de cancer si on les compare aux tristes résultats de la "guerre contre le cancer" par l'approche actuelle consensuelle. Cela me désole quand je me rappelle les conseils des 3 mamamouchis qui m'ont sauvée du cancer du colon en 1994 (le chirurgien, le chimiothérapeute et le gastro): tous les 3 m'ont assurée que je pouvais manger ce que je voulais, me faire plaisir, que mon cancer n'avait rien à voir avec mon alimentation. Si l'alimentation peut changer l'environnement de la cellule et la respiration de la mitochondrie, pourquoi se priver d'une telle arme?

Détail vidéo Benoît Rozain

Benoît Rozain est un miraculé. A moins que ce solide Jurassien de 68 ans, résidant sur la côte vaudoise n’ait simplement la tête dure, bien pleine et bien faite. Quoi qu’il en soit, ce prêtre orthodoxe «de métier», atteint d’un cancer du pancréas à évolution rapide, devrait être mort depuis des mois. C’est tout au moins ce qu’un oncologue du CHUV lui avait prédit il y a plus d’un an. «Quand en mai 2015, j’ai refusé l’ablation partielle mais néanmoins handicapante qu’il me proposait et qui devait me sauver pour me soigner autrement, ce spécialiste était sincèrement désolé. Il m’a alors mis en garde comme quoi je risquais de décéder dans les six mois!» se souvient Benoît Rozain.
Quinze mois plus tard, le sexagénaire semble pourtant à nouveau bon pied bon œil. S’il a perdu 20 kilos dans la bataille, ce n’est pas parce que son «petit crabe», comme il appelle sa maladie, l’en a privé. Mais car l’homme de foi a décidé de le mettre au régime sans sucre s’inspirant en cela des prescriptions du célèbre médecin et chercheur français Laurent Schwartz.....

Détail reportage Arte

Maladie la plus ancienne et la plus partagée dans les mondes animal et végétal, le cancer tue huit millions de personnes par an. Pourtant, dès les années 1970, les chercheurs pensaient avoir identifié l’origine de cette prolifération nocive de certaines cellules du corps : dans le sillage de Michael Bishop et Harold Varmus, qui localisent l’ennemi dans le noyau des cellules, la théorie génétique – ou mutationnelle – s’impose. Les scientifiques s’emploient alors à traquer les oncogènes, ces gènes dont la mutation provoque le cancer, et à mettre au point des thérapies ciblées. Mais la communauté scientifique ne s’est-elle pas perdue dans le détail ? Aujourd’hui, des chercheurs et médecins tentent de révolutionner la compréhension et le traitement de la maladie en prônant une autre approche. Selon eux, le cancer correspondrait à un dérèglement du métabolisme cellulaire. Ne parvenant pas à absorber les aliments, en particulier le glucose, les cellules cancéreuses fermentent et se divisent sans cesse. Appelé "effet Warburg", du nom du médecin allemand qui l’a découvert dans les années 1920, ce processus fait un retour en force dans la recherche. Des laboratoires développent ainsi de nouvelles thérapies et des cancérologues comme le professeur Laurent Schwartz testent des traitements expérimentaux à base de médicaments prescrits pour d’autres indications – notamment des antidiabétiques.

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