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Comment bio-hacker ses petits bobos en approche naturo: 14/

7.9 Doses cortico - Glycémie et corticoïdes - Choc au cerveau? - Yoga/stretching


un prochain livre,
à paraître chez Aladdin, par Bibi

 

7.9 Suite de l'épisode 13

 

Doses cortico

Doses: 4mg = un peu trop peu, je raidifie encore malgré l'ajout de paracétamol comme antalgique, pour compléter l'effet antiinflammatoire des corticoïdes. Le 31/8 j'ai testé 6mg de corti (ou presque - ça m'amuse, j'écrase le comprimé, j'étale, je répartis en carré, je divise et je fais ma dose du jour. Exactement comme le font les toxicos!). Bof, à peine mieux que les 4mg. Je suis revenue à cette dose.

J'ai l'impression que cela fait de l'effet sur l'inflammation après 3-4 heures (sur la tension: dans l'heure).

Je bosse à l'ordi assise ou dans mon lit pendant ce temps, je ne sens rien comme d'habitude puisque c'est au lever et à la marche que ça coince. C'est après 3-4 h que je m'active à diverses choses en marchant, roulant, etc. Donc timing parfait: je prends ma dose au réveil, elle fait de l'effet quand j'en ai besoin.

J'ai repris les promenades avec rantanplan: les montées sont encore dures, lever les pieds dans les hautes herbes aussi - à 4 mg. Je fais 20 minutes, quel record! A 6mg: idem. J'ai tout de même besoin d'une demi-heure de récup' couchée.

Samedi, comme je me sentais très déliée et très souple la veille (marche quasi normale, promenade longue avec le chien sans effort), je me suis dit qu'il était temps de tester demi-dose du quart de dose: +-2mg le matin. Je ne peux pas évaluer plus précisément, avec ma technique en poudre. Malgré le paracétamol, effet nul: je suis raide toute la journée, surtout en deuxième partie (fin de l'effet de la dose de samedi matin?). Je sens des brûlures dans les épaules (mais plus les flambées dans les clavicules d'avant la corti) et dans les hanches.

Evolution: on dirait que les hanches sont moins atteintes (je ne peux tout de même pas faire tous les mouvements, certains sont impossibles comme des torsions). Aujourd'hui, ce sont les biceps qui sont carrément inutilisables - et les deltoïdes courbaturés comme si j'avais fait de la muscu. Même en marchant, quand je ne fais rien de mes bras à part les utiliser en balanciers, je les sens comme très courbaturés. Mais la marche est souple! Allez vous en comprendre...

Dimanche, je ressens toutes les tensions et douleurs comme il y a quinze jours. C'est pas mal, ça me permet de faire un état des lieux: toujours capsulite deux épaules et deux hanches. J'utilise le terme capsulite depuis que je sais qu'il s'agit d'une atteinte des vaisseaux de ces zones "rhizoméliques", ce que moi j'appelle les charnières: càd épaules et hanches. Les douleurs se manifestent dans les muscles qui en dépendent, mais je sens bien qu'elles débutent dans ces capsules... La tension est bien sûr à 9/6 10/6 selon les heures, la cortisone n'ayant fait quasi aucun effet.

On ne barguigne pas, je ne vois aucun intérêt à la douleur. Au lever ce dimanche, retour aux 4mg, ce qu'on va appeler "zone de confort du moment".

C'était assez sot de diminuer de moitié sans même envisager une technique naturo pour calmer l'inflammation: soit glaçons/thermosiphon (voir ci-dessous), soit cure carnivore. Cette dernière solution serait l'idéale,c ar je ne sais jamais où la douleur/la raideur va se manifester. Comment aurais-je pu deviner que ce seraient les biceps qui trinqueraient à ce point le samedi? Et que j'aurais dû pratiquer les glaçons sur les biceps?

Le 11ème jour de cortisol. A 8h du matin, effet antalgique et antiinflammatoire des médicaments pris à 4H. Tension 11/7.5 - 10/7 selon les jours, pulsations 75 au repos comme d'habitude. Glycémie: à évaluer selon alimentation de croisière ou très low-carb.

J'ai bien compris que la réflexion de base,depuis l'ostéo jusqu'aux médecins, est qu'il faut calmer la douleur et l'inflammation. J'imagine qu'il faut calmer les neuromédiateurs qui partent en toupie, sinon le feu gronde. C'est ce que je fais avec la cortisone et le paracétamol. Mais peu me chaut d'avoir mal ou pas: je veux comprendre quelle est la source de cette attaque des vaisseaux et y reglymédier.

J'aimerais un jour comprendre ce que font vraiment les corticoïdes: éteignent-ils l'inflammation ou la cachent-ils simplement? Dans le premier cas, on peut imaginer que le corps peut enfin prendre le temps de se calmer, de se reconstruire, de colmater les brèches qui ont ouvert la voie à l'inflammation - je garderais alors la voie corti le temps qu'il le faut. Dans le second cas, c'est cacher la merde au chat, dit élégamment. Et je quitte cette solution dès que possible. Dans le premier cas, prendre un quart de dose (4mg) est-il alors judicieux? si le fond de brûlure reste présent?.... Que de questions...

Récapitulatif doses:

 

Curiosité, je cherche les équivalents de cortisone que l'on produit au naturel, il paraît que ce sont 15mg par jour. Cela équivaut à combien de médrol? Ce dernier ayant une activité 5 fois plus anti-inflammatoire, j'imagine que 3mg de médrol équivaut à ma production naturelle. A vérifier avec un physiologiste. Le médrol est de la Méthylprednisolone, dont l'effet est plus puissantque la prednisone.

NB. 7/9 J'ai trouvé ceci sur un site professionnel : "La production de cortisol est en moyenne de 10 à 15 mg/jour ce qui correspond à 20-30 mg d’hydrocortisone ou 5-7,5 mg de prednisone, Medrol ou Solupred". Avec mes 4-5mg, je serais donc déjà en train d'endormir ma capacité à produire de la cortisone?

Glycémie et corticoïdes

Un effet secondaire de la cortisone est ce qu'elle produit naturellement dans le corps, avec l'aide de ses copains adrénaline et noradrénaline: augmenter le taux de sucres circulant dans le sang. Normal, c'est une hormone du stress; or quand on doit fuir ou attaquer un tigre dans la jungle, il faut mobiliser beaucoup de sucres pour pouvoir être efficient. Il ne faudrait pas que la réserve de sucre des muscles vienne à se tarir au mauvais moment.

Je ne vais pas rester avec du caramel dans le sang. J'ai donc commandé en pharmacie de la berbérine, qui a déjà été efficace chez moi pour régler la glycémie: quand j'ai tenu la diète cétogénique 3 mois, pour des raisons de santé, au sortir de la diète, quand j'ai remangé normalement, le taux de sucre était un peu fantaisiste. Deux semaines de berbérine avaient suffi pour me ramener à la norme.

On sait bien que ce n'est pas le sucre circulant en soi mais les doses d'insuline qui comptent. On n'a pas encore en version domestique de testeurs d'insuline, on utilise donc un testeur de glycémie pour faire un rapport approximatif.

J'ai commencé la berbérine le vendredi 3/9.

 

 

Choc au cerveau?

Je note pour ne pas l'oublier, mais j'espère que cela ne se produira plus. Mercredi soir, je n'ai pas envie de mon petit pineau habituel mais comme je me fais vieille et sclérosée, je ne m'écoute pas et je fais mon petit rituel: un petit pineau pour décompresser et m'endormir en douceur.

A minuit, je me réveille avec un mal de tête que je n'ai connu qu'une fois: lorsque l'on m'a transfusée avant l'opération du cancer. J'ai pourtant connu des migraines jusqu'à mes quarante ans, des céphalées encore après. Rien à voir: ici c'est le cerveau qui va imploser, comme avec la transfusion. En même temps début de nausée mais sans lumières vives que j'ai connues pendant les migraines. Impossible de vomir. Je tremble, c'est nouveau. Je ne veux pas réveiller mon mec, déjà bien ennuyé plusieurs nuits d'affilée par sa maman inquiète de sa santé. J'essaie de lire, pour oublier la douleur: je ne comprends même pas les mots. C'est du Grozdanovitch, qui nous fait des phrases à rallonge. Je prends un roman de gare: pareil. C'est comme si je lisais une langue étrangère: je sais que les mots ont un sens, mais l'ensemble ne veut rien dire. Panique à bord! Les tremblements continuent, ni plus forts ni moins forts.

Paracétamol: 500mg. En dix minutes rien n'y fait, je sais bien que ça met plus longtemps. Mais je pense illico à la technique de Gardel que j'ai déjà pratiquée. J'ai des glaçons au congélo pour le crâne, je chauffe une bouillotte pour le ventre. En une heure, les tremblements ont disparu, le mal de tête aussi. Le lendemain matin: un petit lancer de crâne, sans plus.

La technique Gardelle, nommée ainsi par Dogna, est de la thermothérapie différentielle - une forme de bains dérivatifs du crâne. C'est Michel Dogna qui l'a adaptée pour plus de facilité: glaçons sur le crâne et compresse chaude et humide sur le ventre. On provoque une forme de courant de convection de la lymphe, un thermosiphon (?). Je n'avais ni le temps ni l'envie de mouiller un linge et le chauffer, j'ai fait au plus simple.

J'ai investigué cette technique car je sens depuis de longues années une forme d'oedème ou de kyste dans le crâne, au-dessus et à l'arrière de l'oeil gauche. Parfois, la forme fait pression, parfois pas. Elle pourrait être tout petite, je ne suis pas douée au point de pouvoir sentir son volume. Un jour si je passe en imagerie médicale, je demanderai vérification.

Pour découvrir la méthode selon Dogna

Comme la capsulite à l'épaule est vraiment forte pour le moment, je vais utiliser les glaçons sur l'épaule, en gardant l'effet de thermosiphon et de la bouillotte sur le ventre. Je suis sur le bateau, je n'ai pas de congélo. Je vais acheter des petits pois congelés et les utiliser comme poche à glace. Je les mettrai sur l'épaule dès la sortie du magasin, la bouillotte étant déjà prête. Après, je les dégusterai, j'adore ça. Je les préfère frais du jardin, mais bon.

Ce choc n'est pas un AVC, selon ce que j'ai cherché, mais selon la médecin ce pourrait être un accident ischémique transitoire AIT - logique si je vis ce qu'elle croit être un postcovid avec des soucis de fibrinogène (?). Tout comme mon ami P., j'ai l'impression d'avoir des grumeaux dans le sang - lui dit "de l'huile à la place du sang". Il a des pertes de mémoire aussi, au fait. L'atteinte aux trois parois des vaisseaux serait logique aussi si la source est le virus.

Yoga/stretching

Avantage de la cortisone: après dix jours, j'ai enfin osé faire des postures de yoga stretching ce samedi alors que depuis deux mois je craignais me cramer les hanches avec ma série classique. Je me limitais à quelques exercices de détente musculaire (et de fascias), ce que j'ai appelé "exercices multifidus" selon l'exposé de Bernard Bel.

J'utilise les deux termes yoga/stretching, car les postures de yoga que je pratique sont assez peu ritualisées: je bavarde ou j'écoute la radio pendant que je les fais. On va donc les appeler "stretching", pour respecter les vrais yogis.

C'est curieux qu'on comprenne si peu les fascias et la fasciathérapie alors qu'ils sont des voies de communication précieuses dans l'organisme. Cela demande un article! Que je ferai dès que possible pour ceux qui n'ont pas lu le livre d'Hélène Altherr.

 

Ce système corticoîdes et paracétamol semble me convenir. Je continue. RV médecin bientôt. On verra.


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