taty lauwers

cuisinez selon votre nature

En recherche d'un "devenir soi" nutritionnel... Lire la suite

FAQs de mon livre "Qui a peur du grand méchant lait?" p1

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    T. Faute de n'avoir pu échanger avec vous, en tête à tête, quelques réflexions sur l'impact de votre conférence auprès des auditeurs, je me résous donc à le faire en vous écrivant.
    Serait-il insensé de vous dire, tout d'abord, que vous m'avez agréablement étonné dans votre façon de critiquer les douteux avec un bon sens de l'humour. Mais ce qui me semble avoir été une véritable révélation, c'est l'émotion retenue de votre vécu qui était comme une main tendue à ceux qui baisseraient les bras devant l'incertitude.
    Votre public, dont je faisais partie, était très attentif à vos observations. Le bon sens de vos propos permettait à chacun de  laisser libre cours à ses réflexions et de ne retenir que ce qui pouvait être bon pour lui. Vous n'influenciez personne, mais chacun voulait en savoir davantage.
    Vous avez été remarquable . Vous méritez d'être mieux connue. 


    Q. Dilemme à propos du KEFIR de LAIT : ma mère (Groupe B) dit qu'elle a des gargouilles, gaz et selles molles chaque fois qu'elle en consomme, par contre les yaourt passent bien mieux, il me semble que chez moi aussi (il faut que je reteste en l’isolant mieux), est ce le fait que je sois intolérante au lait (Groupe AB) ? mon KEFIR est délicieux, mais ne réussit bien que si je fais bouillir le lait CRU avant (comme pour le yaourt, il paraît qu’ainsi les bactéries du yaourt ou du kefir, prennent possession du terrain plus facilement, sans avoir à entrer en compétition avec celles existant dans le LAIT non bouilli), si je le laisse CRU, mes grains ont tendance à s’affaiblir et font des filaments visqueux (Par contre, ils se développent à MERVEILLE dans du lait FRAIS, UHT). Au final, le «LAIT CRU bouilli» serait il quand même préférable à du LAIT FRAIS UHT ?

    R. Je répète que TOUTES les intolérances ne sont pas vraiment fonction du groupe sanguin. Gardons le discernement.

    Vous n’avez peut être pas lu mon article sur ce livre de d’Adamo. Il est quelque part sur le site. Quel kéfir ? Quelle source ?

    Les filaments visqueux : c’est normal, c’est ça le kéfir ! 

    Le kéfir n’est débarrassé de son lactose (responsable des gargouillis) qu’après 24h de fermentation. Le lait frais ne peut pas être UHT. Le kéfir est la solution pour consommer du lait cru mais fermenté, puisque le yaourt demande à être bouilli avant.

    Si vous le faites bouillir, c’est infiniment moins grave que UHT ou homogénéisé, mais vous perdez les enzymes qui permettent de le digérer + une série de petits riens qui font tout.

    Par ailleurs, si ces produits posent problème, pourquoi s’acharner ? Nous avons tant de bons produits non laitiers....


    Q. En tant qu’agriculteur pratiquant, je t’envoie quelques remarques sur « qui a peur du grand méchant laid ! »
    Page 14 : ce qui fait varier beaucoup les fromages sont les 2 facteurs suivants : 1/ on peut remplacer en tout ou en partie le caillé par de l’eau tiède (avant égouttage) cela modifie l’acidité et rend la maturation plus rapide (cela s’appelle « laver le caillé ») ; 2/ on peut chauffer le caillé (cela peut aller jusqu’à au moins 60 °C) ce qui donne un fromage plus compact donc à pâte plus dure. On peut avoir des variantes également en ajoutant de la crème et des ferments particuliers.
    Il faut aussi prendre en compte l’absorption via le lait de l’astralité des vaches (càd peurs, mauvais traitement, non reconnaissance, non gratitude, stress à l’étable ou lors de la traite). Il y a bio industriel et bio artisanal, vaches avec ou sans cornes…
    S’imprégner de temps à autre de l’ambiance d’une étable paisible ferait du bien à ceux qui se demandent d’où vient le côté ressourçant du lait.

    R. Pour le dernier point, autant je suis d’accord intuitivement avec ce discours, autant je l’évite dans mes livres. Je crains qu’en m’exprimant ainsi, la part « matérialiste » de mes lecteurs se barre. Or je me situe sur le pont, entre deux rives... entre le matérialiste pur et le spiritualiste.  Pour les premières remarques techniques, ce serait désolant car 1/ à remplacer le petit lait par de l’eau, on y perd beaucoup en vertus 2/ à chauffer à plus de la température du corps idem.


    À vache heureuse, meilleur lait [source: QLIF, via un communiqué de presse de l'Union Européenne ,  http://www.qlif.org/grafik/Organic%20Milk%20Release1.pdf)

    Des chercheurs de l'université de Newcastle, au Royaume-Uni, ont découvert que les vaches qui pâturent selon les lois de la nature produisent un lait de meilleure qualité. Cette étude s'inscrit dans le cadre du projet QLIF (Quality Low Input Food), portant sur la santé et le bien-être des animaux. Elle bénéficie d'un financement de l'UE dépassant les 12,4 millions d'euros. Les résultats complètent les arguments qui soutiennent que les aliments provenant de l � agriculture biologique sont plus nutritifs que les autres.

    L'étude a été conduite par le Nafferton Ecological Farming Group de l'université de Newcastle. Elle a conclu que les vaches en pâturage, dans les fermes d'agriculture biologique, produisent un lait beaucoup plus riche en acides gras, antioxydants et vitamines bénéfiques que leurs homologues de l'agriculture conventionnelle à haut rendement.

    «Nous savons depuis un certain temps que la nourriture des vaches influe fortement sur la qualité du lait», explique Gillian Butler, chef du projet sur le bétail du Nafferton Ecological Farming Group, qui a dirigé l'étude. «Cependant, cette recherche se distingue des études antérieures de par le fait qu'elle montre clairement que dans les fermes d'agriculture biologique, le pâturage naturel des vaches, avec un régime à base de fourrage, est la principale explication aux différences de composition entre le lait biologique et le lait classique.»

    Le rapport suggère également l'existence de différences saisonnières notables dans la qualité du lait. La quantité d'acides gras et d'antioxydants intéressants est plus importante en été, lorsque les vaches se nourrissent d'herbe fraîche et de trèfle. «En conséquence, nos études futures se pencheront sur l'amélioration de la composition nutritionnelle du lait pendant l'hiver, lorsque les vaches sont en étable et sont nourries principalement avec du fourrage conservé», déclare Mme Butler

    Des scientifiques de Newcastle en collaboration avec l'Institut danois des sciences agricoles ont participé à l'étude, laquelle fait partie du projet européen QLIF consacré à la santé et au bien-être animal. Le projet vise à produire des aliments biologiques de meilleure qualité, plus sûrs et moins coûteux, afin de répondre à la demande croissante du public pour des aliments plus naturels et plus sains, obtenus avec moins de produits chimiques et d'additifs.

    «Cette publication est une étape majeure du projet. Elle montre clairement que la gestion naturelle du bétail est bénéfique, pour les animaux comme pour nous», déclare le professeur Carlo Leifert, coordinateur du projet QLIF.

    Ces résultats confirment ceux d'études précédentes, qui ont montré que le lait provenant d'élevages biologiques contient une concentration plus élevée d'acides gras oméga-3 que celui produit de manière conventionnelle. Les acides gras oméga-3 semblent favoriser une réduction du risque de maladies cardio-vasculaires et des cancers.

    L'étude a porté sur 25 fermes du Royaume-Uni, dans deux régions aux caractéristiques contrastées, les Galles du Sud et du Nord-Est. Les scientifiques ont comparé trois systèmes de production agricole: le haut rendement traditionnel, certifié biologique, et durable non biologique (faible rendement).

    Le Nafferton Ecological Farming Group de l'université de Newcastle a recueilli 109 échantillons de lait des 25 fermes. Ils ont été regroupés selon les trois catégories: la production à haut rendement traditionnelle, certifiée biologique, et durable non biologique (faible rendement). Les échantillons ont été prélevés en août et octobre 2004, et l'année suivante en janvier, mars et mai.

    Les résultats de cette étude sur la production laitière au Royaume-Uni ont été publiés en ligne par la revue Journal of Science of Food and Agriculture.


    21.8.08 Vous croyez être allergique aux fromages ? N’êtes-vous pas plutôt allergique à autre chose que le lactose ou la caséine ?  Voyons la composition d’un mélange de fromage râpé trouvé sur un site de fabricant américain : « parmesan et romano, à partir de lait de vache  (lait partiellement écrémé, culture bactérienne, sel, enzymes), amidon, farine de riz, farine enrichie (farine de blé dur, mononitrate de thiamine, riboflavine, niacine, sulfate ferreux), eau, maltodextrine, poudre de cellulose, sel, moins de 2% de petit-lait, babeurre, sorbate de potassium comme agent de conservation, glycérine, gomme arabique, phosphate de sodium, colorant artificiel ». Alors, toujours sûr de sûr de sûr que c’est bien le fromage qui fait problème ?


    Q.J’ai bien rempli tous les documents que tu m’as fait parvenir pour établir le bilan,mais impossible pour l’instant de remplir un carnet alimentaire ;;; j’ai énormément de nausées. En attendant, j’aurais souhaité te poser deux petites questions auxquelles tu voudras bien répondre je l’espère :
    1. vitamines conseillées par mon gynéco : omnibionta pronatal : je prends ?
    2. dois-je effectivement m’abstenir de lait cru enceinte ?

    Je viendrai en tous cas écouter ta prochaine conférence à bruxelles.

    R. Lait: à voir avec ton profil, figure toi! Mais aussi il faut prendre en compte la Parole du Père Impressionnant alias le gynéco. Ne lutte pas avec ton subconscient. Parfois cette Parole du Père est plus forte que tous les aliments même remèdes, plus « prégnante » aussi. Tu peux être malade rien que de lui désobéir, par exemple. Achète alors les laitages pasteurisés (mais pas UHT) et garanti bio + consommes en un jour sur trois. Tu peux bien quasi te passer de laitages carrément toute la grossesse à condition d’avoir une alimentation par ailleurs équilibrée et riche en nutriments (dont le bon bouillon de poulet maison, ta source de calcium et autres bonnes choses). Vitamines: bof-bof! comme je vais te conseiller lors du bilan des aliments super regénérants, tu ne devrais plus en avoir besoin


    T. L'ami kéfir. Elle est pas belle, la vie? J'ai oublié des grains de kéfir dans leur lait cru dans un réfrigérateur de dépannage, à la buanderie, pendant trois mois... Le tout est un peu sec désormais, grains y compris. Je les ai égouttés puis revivifié à base d'eau sucrée pendant deux jours, puis de lait pendant deux jours supplémentaires. Ensuite, on a pu commencer à le déguster, il était reparti... Quel formidable aliment!


    Q. (...) Quant à l'intolérance au lait de vache de J. Je sais bien que pour les nourrissons tu dis que c'est une affaire de pédiatre... mais si je peux tout de même solliciter un peu d'aide, ce serait super.
    Pour résumer, j'ai fait un allaitement exclusif jusqu'à 6 mois, puis diversification fruits, légumes. Ai voulu remplacer une tétée par un bib, mais refus systématique pendant un bon mois. Ne sachant pas si s'était le bib ou le lait le problème, j'ai essayer de faire gonfler la farine de riz avec le lait : refus, fromage blanc: refus... mélangé à des fruits : refus.
    La dernière fois, et la seule ou c'est passé (environ une cuillère à soupe de lait dans 200g de purée de potimarron), le pauvre a vomit ses tripes pendant 1/2 journée. Il me semble que le message est clair.
    Tout les essais ont bien entendu été fait avec du lait cru de vaches à cornes venant d'une ferme en bio-dynamie! Voilà.

    R.  On peut aller plus loin quand on se verra si tu veux, mais la réflexion serait la suivante.
    1a. Si un enfant est "allergique" vers 3-4 ans, je supposerai que les parents ne le nourrissent pas de vrai lait. L'intolérance s'est installée sur la durée d'intoxication au plastilait UHT ou à ses valets les laitages traficotés. Je leur proposerai de faire une pause de quelques semaines type "La Vie Sans Lait", puis de reprendre avec du lait cru de vaches bio (dynamiques si possible) et des fromages sains au lait cru, bio.
    1b. Si un enfant naît "allergique" ou réactif, c'est souvent que les parents n'ont pas une santé immunitaire/digestive etc. hors pair. Il faut alors passer par la même pause et la même réforme de qualité. Mais dans ton cas!!!! lorsqu'on sait qu'il est né de parents biodynamiques depuis deux générations!
    2. Pourquoi vouloir du lait de vache absolument? Ne supporterait il pas, comme beaucoup, le lait de chèvre ou brebis? peut être plus difficile à trouver en biodynamie ou en cru, mais ça devient de plus en plus courant.
    Il me peine de l'écrire, mais il doit bien y avoir quelque chose dans la vache qui fait que les réactions ne sont pas rares même au lait de vaches biodynamiques. Mimétisme moléculaire? ou énergétique? avec des polluants?
    3. Pourquoi vouloir du lait dans l'absolu?
    4. Comptes tu l'allaiter encore longtemps? Même une à deux fois par jour? Ce serait la part de lait idéale -> 2 ans... si ça s'arrange dans ton quotidien
    5. Au passage, pourquoi le pédiatre veut-il absolument faire manger des fruits à un si petit? Les fruits ne lui sont d'aucun intérêt pour l'instant, surtout s'il a du lait cru (puisque ce dernier a de la vitamine C en quantité et qualité). Au contraire, il y a de plus en plus d'enfants qui font des réactions aux salicylates alimentaires (je t'envoie le brouillon de mon prochain livre en PDF sur le sujet, tu liras les passages qui te concernent sur les fruits). Pas d'explication. Observation. Autant ne pas leur surcharger le foie à cet âge-là...


    TL. J'ai trouvé comment je vais renommer ce blog: "les monologues du vacherin"...

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