taty lauwers

cuisinez selon votre nature

En recherche d'un "devenir soi" nutritionnel... Lire la suite

Dossier "Une Assiette ressourçante
adaptée  et de bon sens
après un traitement anticancer"

page 12

 

Cet automne 2017, je publierai régulièrement des brouillons de mon livret à paraître, comme c'est mon habitude. Si j'écris des âneries, c'est le lot des brouillons. Ils seront relus et corrigés, vous aurez la version épurée dans le livre final. Document à utiliser par les auditeurs en profilage alimentaire. Voir la table des matières.

Pauses et drainage - p. 12

Outre une respiration cellulaire saine, il est un dénominateur commun pour se protéger de toute maladie dégénérative, et partant d'une rechute de cancer: la restriction calorique. Si l'on glane dans les études cliniques, c'est quasi un refrain, que l'on retrouve aussi dans toutes les méthodes efficaces en alternutrition (Kousmine, Gerson, Gernez, etc). Restriction calorique qu'on peut traduire par "frugalité" ou "mangez un peu" ("de tout, en qualité", qui est mon slogan depuis mon tout premier livre en 1996 "Cuisine nature... à toute vapeur").  

-- Ah, mais zut, vous m'infligez la double peine! Je sors d'une maladie grave, de traitements lourds, et vous me punissez en m'empêchant de manger.
-- Oh que non... Il y  a tant et plus de méthodes succulentes pour arriver à "moins" manger, ou tout au moins à ne plus surmanger. Je ne supporte pas moi même la contrainte, je n'envisage d'en imposer à personne. Voyons comment y arriver, selon qu'on est un surmangeur naturel ou un mangeur ordinaire.

Les surmangeurs

Seul un surmangeur peut comprendre les autres: outremanger est pour lui une question de survie. Ne lui demandez pas d'arrêter de grignoter, c'est incontrôlable. Chez lui, il faut travailler en amont, à la source de ces formes de compulsions alimentaires, qui vont de la plus douce à la plus frénétique.

Tout d'abord, il faut arrêter la boulimie "hystérique" qui vous  fait surmanger, si vous êtes de ce type. Vous cherchez avidement les nutriments qui vous manquent. Mangez des nourritures vraies, denses au plan nutritionnel et exemptes des petits riens qui rendent accro. Ne lésinez pas sur les graisses, qui rassasient et calment l'appétit. Mangez selon votre rythme idéal, ce qui reviendra pour beaucoup ici et maintenant en Europe à commencer la journée par un petit déjeûner salé et protéiné. Ce ne sont que 3 critères, simplissimes à mettre en oeuvre au plan technique, mais un peu plus ardus à intégrer au plan mental. Respect et patience. Vous y viendrez dès que vous serez motivé.

En oure, je propose un 4ème critère garant d'efficacité. J'émets l'hypothèse, que je conforte par mes observations sur le terrain mais que je ne peux étayer par des études cliniques, que si les aliments sont choisis selon votre profil profond et votre état organique du moment, ils vous rassasieront au point que vous mangerez bien moins souvent, de bien moindres quantités. Et que vous ne grignoterez plus entre les repas.

Ciblez les aliments qui vous ressourcent fondamentalement et pas ceux que votre voisin vous dicte de manger.

Vous profiterez de cette période de quête de votre identité nutritionnelle pour évaluer quels aliments vous attirent vraiment, vous rassasient ET vous ressourcent. Les trois conditions sont essentielles.

Comme les surmangeurs le sont souvent devenus par la grâce des régimes minceur, j'ai insisté sur cette part de l'écoute dans le livre ad hoc: Au-delà des régimes.

Imaginons que vous êtes attiré par la crème Budwig dont je chante les vertus pour certains profils.

  • Etes-vous naturellement attiré par cette panade à la Kousmine, et non stimulé à la manger par un maître à penser ou par la croyance que Kousmine avait tout bon?
  • Si oui, êtes-vous rassasié pendant au moins 4 heures? Non? N'allons pas plus loin. Ce n'est pas votre petit déjeuner perso.
  • Si vous êtes rassasié 4 heures, êtes-vous ressourcé? Vous sentez-vous plus droit, plus vertical, plus pétillant avec ce type de repas? 
  • Si oui, considérez que c'est un plat à garder.

Faites le même travail avec tous les aliments que je repère dans la liste ci-jointe, en pdf :

1/ Suis-je naturellement attiré par ce plat ou cet aliment, sans me référer à des croyances ou à de la pensée magique?

2/ Suis-je rassasié pendant 4 longues heures?

3/ Si oui, suis-je ressourcé?

Dans  la liste, je reprends quelques  aliments courants selon qu'ils sont forts et denses   ou légers et aériens, selon une des catégories du typage métabolique à l'Américaine. Ce qu'ils appellent les types para- ou orthosympathique sont chez nous les roseaux et les chênes.

Vérifiez sur vous-même sur la base de cette liste.

  • Pendant 4 jours minimum, consommez au principal les aliments   que vous avez cochés au principal comme "attirants" dans ce tableau.
  • Dans un carnet séparé, notez pendant ces 4 jours le contenu et l'heure de vos repas ainsi que la durée de satiété: combien de temps après le repas avez-vous eu envie de manger ou faim? Notez scrupuleusement.
  • Pendant les 4 jours suivants, continuez l'exercice en consignant cette fois-ci l'effet ressourçant ou non de ces aliments
  • Accessoirement, observez l'impact de ces journées ou repas individuels sur vos sentinelles perso: Faim, Rassasié, Energie, Compulsions, Humeur et Sommeil (ou Frechs selon le carnet de l'autodétective que je transmets sur le blog.

Vous pourriez bien sûr faire une liste d'aliments personelle, différente de celle-ci, évaluer chaque aliment selon l'attirance profonde, la satiété et le ressourcement.

Les non-surmangeurs

Si vous n'êtes pas un surmangeur de nature, bénissez la nature, foi d'ex-boulimique. Mangez quand vous avez faim. N'écoutez pas les sirènes des magazines qui serinent qu'il faut se forcer à manger trois fois par jour, si pas quatre. A force d'être à l'écoute de vos demandes véritables, vous découvrirez que vous avez réellement faim deux fois par jour, si pas une seule fois. On verra dans  un prochain billet " Les clefs d'une alimentation optimale, tenable sur la durée" qu'une des simples règles est de "manger 2 à 3 fois par jour, sans grignoter entre les repas. Arrêter le grignotage est un bon début pour revenir à une ration calorique normale."

Les non-surmangeurs peuvent facilement pratiquer deux des variantes souples de jeûne hydrique, garantes de restreindre les quantités, tout naturellement, d'arriver à une forme de restriction calorique sans y penser:

  • le jeûne intermittent - le jeûne intermittent (JI) consiste à laisser de longues plages horaires chaque jour sans manger. On ne mange que deux repas : un brunch à 10h et un repas à 17h (ou 12h et 19h ou 14h et 19h)... ce qui représente de belles périodes de repos pour le système digestif.
  • ou le mode Stop & go de mon livre Au-delà des régimes, déjà cité. Nul besoin d'acheter le livre, les billets sur le sujet dans ce blog sont assez clairs: il s'agit de manger comme on aime un jour sur deux, sans contraintes; et de se mettre à la portion très congrue un jour sur deux. Un rythme très agréable, au final...

Drainage

Le cancer prospère dans un environnement de sous-oxygénation. Un drainage régulier est incontournable pour protéger nos cellules d'Occidentaux modernes, asphyxiées, engorgées. Si vous ne pratiquez pas le jeûne intermittent ou le Stop & go, le principe secondaire est de suivre régulièrement la cure adaptée à votre profil dans un but de drainage régulier :

  • la cure Détox’ Flash (pour les profils semi-végétariens ou pur végétariens)
  • ou la Cure antifatigue (pour les omnivores),
  • la diète cétogénique stricte pour les rares profils de type chasseur et diathèse 1 de naissance.

Délais : un jour par semaine, trois jours par mois ou deux quinzaines par an (mars et septembre, par exemple).

Deux autres options à pratiquer tous les six mois, si elles vous attirent plus:

  • un jeûne hydrique de 5 jours sous surveillance professionnelle
  • 5 jours de la cure mimant le jeûne (fast mimicking diet) de Walter Longo (à base de poudres...). Cette cure est une diète cétogénique contrôlée.

 

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