taty lauwers

cuisinez selon votre nature

En recherche d'un "devenir soi" nutritionnel... Lire la suite

Dossier "Une Assiette ressourçante
adaptée  et de bon sens
après un traitement anticancer"

page 12A

 

Cet automne 2017, je publierai régulièrement des brouillons de mon livret à paraître, comme c'est mon habitude. Si j'écris des âneries, c'est le lot des brouillons. Ils seront relus et corrigés, vous aurez la version épurée dans le livre final. Document à utiliser par les auditeurs en profilage alimentaire. Voir la table des matières.

Drainage aux jus de légumes - p. 12A

Pour explorer le sujet de la page 12, "Pauses et drainage", on peut pointer l'un des outils les plus efficaces pour contrer les effets de la pollution: les légumes (et, pour certains profils, les fruits). Depuis mes cours de cuisine pour les "Jules pressés" il y a dix ans et plus, j'ai promu une technique qui permet de consommer moult légumes sans rester attaché aux fourneaux. "Jules", n'est-ce pas? Et "pressé", n'est ce pas? Je veux parler des jus frais de légumes (et de fruits).

Sur ce sujet, j'extrais quelques paragraphes de mon livre Fruits de la vie

L’alimentation saine est grevée d’un malentendu quant à son impact sur le quotidien d’un Occidental surmené et surpollué. Les choix alimentaires sont parfois relégués au rang d’accessoires de prévention, même par les amateurs de produits bio. Or, l’arsenal alimentaire, bien pensé, peut faire bien plus pour votre bien-être. Je tâche ici d’expliquer pourquoi le simple ajout quotidien de deux verres de jus de légumes frais par jour, peut prémunir contre les effets délétères de l’inévitable duo pollution/stress.
A des degrés divers, nous vivons tous dans un brouillard toxique — le toxic sludge selon la terminologie des Américains. Ce terme signifie en anglais « boues d’épuration toxiques » et qualifie l’ensemble des polluants : pollution environnementale bien sûr, mais aussi alimentaire, médicamenteuse et domestique.

J’ajouterais le stress comme pollution interne, car il semble fonctionner comme flambeur des effets de ces divers polluants. Ceux-ci n’ont pas un effet anodin sur l’organisme humain.

Certains chercheurs pointent depuis des années le doigt vers les métaux lourds qui, en association avec des carences nutritionnelles, perturbent les fonctions métaboliques normales*1.

D’autres observent que les dérivés de la pétrochimie fonctionnent dans l’organisme humain comme des perturbateurs endocriniens. La structure chimique de ces molécules serait étonnamment identique à celle de nos propres hormones*2.

D’autres encore incriminent la pollution de l’environnement, les produits chimiques ménagers et les excès médicamenteux comme grands responsables des cancers et autres maladies dégénératives*3. Ces équipes n’ont pas encore intégré la pollution électro-magnétique, mais cela ne saurait tarder.

On entend donc de plus en plus avancer par des voix très autorisées l’hypothèse que les maladies de civilisation seraient dues à la pollution et pas seulement à de méchants virus, à une malédiction du divin ou (grrrr ! !) à des erreurs de comportement de notre part.
Je grrrreue lorsque j’entends tant de malades se culpabiliser : « J’ai mangé (ou fumé) les clous de mon cercueil »… « Je le mérite bien, à manger et boire comme je l’ai fait toute ma vie ».

Ces lieux communs ont la peau dure comme cette ineptie inane qui veut qu’on soit puni par où l’on a péché. Une alimentation mal choisie, aussi appelée « malbouffe*4 », pourrait bien n’être qu’un facteur aggravant dans ces situations. Elle n’en est pas la cause unique. Qui plus est, le sentiment de culpabilité fait partie des pires pollutions internes… alors hein bon…

Vous souhaitez vous déprendre de l’état de morbidité quasi permanent auquel la plupart d’entre nous semblent se résigner. Vous vous posez la question : « comment dépolluer ma belle machine de vie ? ». Plusieurs pistes s’offrent aux bonnes volontés. Parmi ces approches, un bon point de départ serait l’alimentation saine en ce qu’elle permet de doper l’organisme avec des hormones végétales propres à contrer les effets des xéno-hormones provenant de l’environnement. L’alimentation saine est également capable d’aider l’organisme à se drainer des déchets accumulés.

Déchets ? Iiiiks ! Outre les toxines de suralimentation ou les résidus d’aliments de confort, je vous propose dans la famille « Déchet » les métaux lourds (mercure, cadmium et leurs copains) ou les POPs (Polluants Organiques Persistants comme la dioxine et toute la famille des PCB). Quelques autres sont cités dans tous les articles de plus en plus médiatisés sur le sujet des « Maisons Toxiques ».

Ces pollutions étant invisibles, il est facile de tomber dans le négationnisme. Une belle boue rouge qui pollue la rivière, voilà qui est motivant ! Tout le monde la remarque. Par contre, les vapeurs de formaldéhyde exhalées par votre joli divan fraîchement acheté…
Pour se limiter à un exemple. Votre corps trimballe dans son sang, ses chairs et ses organes près de deux cent nouvelles molécules artificielles, inconnues du corps de votre mère grand. Le foie, votre usine de traitement, ne sait qu’en faire et les entrepose où il peut, dans les articulations, les organes, les sites inflammatoires. À situation égale, la solidité de nos anciens provient peut-être tout simplement du fait qu’ils sont moins encombrés de déchets que les plus jeunes générations.

Dans sa vie, un homme risque de se contredire ou de se redire, disait Jaurès. Je redis ici que non, non, non et… non ! Si vous souhaitez vous prémunir contre de telles pollutions, il ne suffira pas de recourir uniquement à des prises d’algues en gélules comme la chlorella, approche commune en Naturoland.

Si vous n’avez pas le temps, l’énergie ou l’envie d’essayer dix jours de cure de dépollution (la Cure Antifatigue de mon tome éponyme), adoptez au moins les outils alimentaires les plus simples pour vous drainer des polluants, en cures régulières :
1. l’abstinence momentanée de sucres,de féculents raffinés et de toute forme de gluten
2. et la consommation en haute quantité de végétaux frais, si possible crus

Ce dernier point est grandement facilité par la consommation des légumes crus pressés en jus. J’ai précisé : “en cures”. Consommer en permanence une alimentation détoxinante/détoxifiante est une aberration physiologique.
*1 par exemple le docteur Carl C. Pfeiffer et l’école du Brain Bio Center de Princeton.
*2 par exemple le docteur John Lee et la plus proche greenpeacerie.
*3 par exemple le docteur Samuel Epstein, rédacteur du rapport de la Cancer Prevention Coalition américaine dont il est président. Le représentant français le plus connu de cette mouvance est le professeur Bellepomme (Ces maladies créées par l’homme : Comment la dégradation de l’environnement met en péril notre santé, aux éditions Albin Michel).
*4 Au diable ces mots-valise, propices à tous les malentendus. « Malbouffe » a tant d’acceptations chez les intervenants…. Chez l’un, c’est le fast-food; chez l’autre, c’est l’alimentation carnée. En Cuisine Nature, c’est une assiette basée pour l’essentiel sur des aliments préparés (même lorsque de grands chefs en panne de budget y apposent leur nom).

Une assiette bien construite est l’adjuvant indispensable pour commencer un travail suivi de dépollution de votre écologie intérieure.

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