taty lauwers

cuisinez selon votre nature

En recherche d'un "devenir soi" nutritionnel... Lire la suite

Dossier Une Assiette ressourçante
adaptée  et de bon sens
après un traitement anticancer"

page 14

 

Cet automne 2017, je publierai régulièrement des brouillons de mon livret à paraître, comme c'est mon habitude. Si j'écris des âneries, c'est le lot des brouillons. Ils seront relus et corrigés, vous aurez la version épurée dans le livre final. Document à utiliser par les auditeurs en profilage alimentaire. Voir la table des matières.

L'équilibre acide-base - p. 14

Un naturo serait étonné de ne pas lire dans les critères de base d'une alimentation saine qu'il faudrait cibler les aliments "alcalinisants". S'il est vrai que l'équilibre acide-base est crucial pour qu'un organisme fonctionne au maximum de ses capacités, s'il est vrai que les tumeurs modifient le pH de leur environnement de manière radicale, en tant que "profileuse", je ne reprends pas les listes classiques d'aliments acidifiants ou alcalinisants selon le PRAL (ce qui était pourtant un classique de ma maîtresse perso, la doctoresse Kousmine).

Pourquoi?

J'extrais un paragraphe d'un de mes topos experts. "Autre soupçon de l’inutilité de cette piste (NdT: acide-base), dont j’ai pourtant suivi l’effet sur mes élèves de 1996 à 2004 : la doctoresse Kousmine elle-même, qui ne se nourrissait QUE d’aliments basiques et utilisait des citrates alcalins, mettait parfois plusieurs semaines pour remonter son pH lorsqu’il descendait à 5.

Julie est un contre-exemple de la théorie naturo en vigueur : le pH urinaire est stable aux alentours de 5,5 alors qu’elle mange hypersain, de tout, en nourritures vraies (dont une grande partie d’aliments dits alcalinisants). En paléo low-carb, le pH remonte vite à 6,5. Pour aller plus haut et plus vite encore, elle ne mange QUE de la viande, des œufs et des graisses, en une variante perso de la diète cétogénique. En deux jours seulement, le pH urinaire est alors de 7.

Késsadire ? Où est la logique ?

La clef se trouve à mon avis chez les praticiens du Metabolic Typing (États-Unis), qui ont depuis des années démontré que l’effet alcalinisant/acidifiant des aliments dépend du profil du mangeur. Se basant sur les travaux du docteur George Watson, le docteur Harold Kristal et son équipe ont testé pendant des années les modifications du pH sanguin en fonction du profil métabolique des mangeurs (The Nutrition Solution : A Guide to Your Metabolic Type, North Atlantic Books, 2002).

Selon Kristal et les médecins qui le suivent désormais, le caractère acidifiant ou alcalinisant d’un même aliment est différent selon que le mangeur est dominé par le système nerveux orthosympathique ou parasympathique. En Metabolic Typing, les listes d’aliments « acide-base » existent, mais elles divergent selon les mangeurs.

Il n’est pas nécessaire d’en passer par de longs tests (chers !) auprès de ces praticiens. Il suffit de faire l’expérience individuelle, comme l’a fait Julie. Le praticien de santé pourra suivre le mangeur dans ces tests domestiques qui ne demandent qu'un peu de discipline et un rouleau de papier pH.

Attachons-nous plutôt à relancer des processus sains du métabolisme. Ne nous fions pas trop à des détails rassurants parce qu’ils sont chiffrés. Illusion de certitudes que ces chiffres, puisque les réactions métaboliques diffèrent de l’un à l’autre. Le juste milieu, l’auto-écoute, le contexte… mon petit refrain. "

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