taty lauwers

cuisinez selon votre nature

En recherche d'un "devenir soi" nutritionnel... Lire la suite

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Nourritures vraies

 

Pourquoi manger des nourritures vraies, pourquoi s'oxygéner et gérer le stress?

Ou le minimum à connaître pour se prendre en charge au plan alimentaire, ce que j'aurais voulu comprendre dès le début de ma révolution verte à quarante ans. Exposé succinct, à parfaire en dialoguant avec votre naturo favori.

Notre organisme réagit aux changements de l'environnement par des mouvements très subtils entre nos différents système de vie, qu'ils soient nerveux, hormonal ( "endocrinien") ou immunitaire -- et cela par des effets d'action et rétroaction très complexes. Rendez-vous dans votre manuel de physiologie pour le détail. J'expose ici les conséquences pour une victime de glycémie instable ou d'épuisement chronique, afin qu'elle puisse comprendre ce qui s'est passé dans son corps.
Pour beaucoup, ce n'est qu'en comprenant les tenants et les aboutissants qu'il est possible d'entrer en action pour gérer son patrimoine de santé. Si vous m'aviez reçu en consult' lors de ma grande décapilotade, je n'aurais entamé un programme nature que si je comprenais les fondements de votre stratégie. D'autres sujets vous croiront sur parole, ne les indisposez pas avec mes longues explications qui ne s'adressent qu'à mes semblables.

Les hormones sont produites par diverses glandes: épiphyse et hypophyse, thyroïde, thymus, surrénales, pancrés endocrine, ovaires, testicules; qui génèrent diverses hormones, respectivement: mélatonine, TSH, ADH, ocytocine; T3, T4, parathormone, calcitonine; cortisol, aldostérone, adrénaline, DHEA; insuline, glucagon; oestrogènes, progestérone; testostérone - que l'on a classées dans en diverses chaînes, dont la chaîne des stéroïdes. Eh oui, tout comme les stéroïdes que prennent les culturistes pour gonfler la machine.

xx dessin à venir dans la nouvelle édition du livre, prévue fin mars 2017

Cette répartition en organes est une sursimplification car les dernières avancées scientifiques ont pu démontrer que des cellules disséminées pouvaient intervenir dans le circuit hormonal, entre autres dans le tube digestif. Le cancer de l'intestin dont j'ai été victime il y a vingt ans est désormais classé en cancer "hormono-dépendant", paraît il.

Les femmes sont plus sensibles que les hommes aux variations d'hormones, peut-être par leur sensibilité naturelle pour des raisons de reproduction. Mais les hommes n'en sont pas dépourvus, voyons! "Ce sont ses hormones" dira le mari quand sa femme commence à ronchonner. Comme si lui n'en avait pas. Drôle, non? N'oublions pas que les enfants peuvent aussi être sujets à ces variations hormonales, ce qui sera indispensable à comprendre dès que l'on touchera au sujet des "canaris de la modernité".

Quoiqu'il en soit, il n'est pas étonnant que près de 90% des victimes de burn-out soient des femmes, si l'on accepte que ce désordre est au principal un déséquilibre à moyen terme de la sphère endocrine.

Les hormones sont directement impactées par l'environnement. Tout comme un bruit subit peut faire tressauter votre système nerveux, un stress environnemental peut faire tressaillir votre système hormonal. Seulement, on ne le sent pas aussi vite! La part environnementale sur laquelle vous avez le plus de pouvoir: votre assiette.
Pour commencer notre visite concrète, limitons-nous à l'évidence en nutrition et aux hormones qui interviennent systématiquement et directement après un repas: l'insuline et le glucagon. Voir le billet dans le dossier cétogénique.

L'insuline et le glucagon ne sont pas seuls

L'exposé assez simple qui se trouve dans le dossier cétogènique ne devrait pas vous incliner à penser en bloc. Les hormones interagissent de manière très subtile: il est par exemple courant que les victimes d'hypothyroïdie soient aussi sensibles sur le plan des sucres. Cela semble normal si l'on considère comme certains naturos que la thyroïde se met en sourdine dès que le système flambe par excès de sucre (ce dernier entraînant quasi toujours une forme d'inflammation chronique). Par voie de conséquence, il n'est pas étonnant qu'une personne à la thyroïde fragile se voie grandement soulagée de cette part-là de ses troubles quand elle contrôle la glycémie, par la voie douce (DS) ou par la voie radicale (FK).

De même, une mauvaise gestion du stress fragilise sur le moyen et long terme les glandes surrénales... et le système nerveux parasympathique... et la digestion (via le nerf vague e. a.) et la production de neuromédiateurs. A des degrés divers selon les sujets. Mais je reste dans le sujet des hormones.

Si l'on veut simplifier, les hormones impactées par l'alimentation ne sont pas uniquement l'insuline et le glucagon comme pourrait le penser un novice en diététique: l'assiette réformée changera l'équilibre entre TOUTES les hormones, et cela sans ajouter d'hormones synthétiques ou bio-identiques -- dont on sait par ailleurs que le dosage est si subtil qu'on rencontre plus de dégâts que de bénéfices chez la plupart des sujets qui ont écouté un peu aveuglément des apprentis sorciers. Avec une alimentation bien étudiée et ciblée, jamais d'effets collatéraux! Rien que des bénéfices!

La chaîne des stéroïdes (progestérone & Cie) est nourrie par ... le cholestérol, qu'il soit de provenance alimentaire ou fabriqué par l'organisme; et par un apport d'acides aminés (provenant des protéines). La lipidophobie ambiante a fait bien des dégâts chez les amateurs de régimes consensuels, qui ont respecté pendant des années le bon (!) conseil de réduire les graisses pour ne pas en stocker - ce qui paraît logique au premier abord est en fait une aberration nutritionnelle. On comprend pourquoi tant de mangeurs ne suivent pas plus longtemps qu'un trimestre les conseils de leur médecin classique: ils sont devenus frileux, ils ne s'amusent plus lors de leurs séances de matelas-cross, ils manquent d'énergie et ils n'ont plus autant de joie de vivre. Ben oui, ils viennent de baillonner la chaîne des stéroïdes, tiens! Stéroïdes parmi lesquelles on retrouve les hormones sexuelles. Tout cela payé cher et bonbon, puisqu'au passage ils ne mincissent plus (leur thermostat s'étant naturellement abaissé, ils peuvent même grossir en mangeant moins!).

De même, la protéinophobie de certains hygiénistes, bien qu'elle soit justifiée lors de cures de drainage, peut entraîner des dégâts si elle est prolongée plus de 15 à 30 jours. Les acides aminés indispensables à la production d'hormones et d'enzymes essentiels faisant défaut, on comprend les mangeurs qui, eux aussi, refusent de suivre plus longtemps ces conseils. Car, après un premier sursaut de bien-être (normal, pour une cure de drainage), ils commencent aussi à vivre les effets secondaires d'une carence en protéines.

Tout ceci pour expliquer au mangeur lambda pourquoi, tant dans la stratégie pour sortir du burn-out que dans la plate-forme Décrochez-des-sucres, les graisses sont mises au pinacle et les protéines tiennent une place prépondérante - dans le premier cas sous forme animale, facile à métaboliser par des organes épuisés; dans le deuxième cas sous quelque forme qu'elles soient fournies (animale, végétale, poudre). Ce n'est que lorsque le sujet sera requinqué qu'il pourra recommencer des périodes sous-protéinées, si ça lui chante.

Les trouble-fêtes hormonaux

Les hormones sont mises à mal par le stress mais aussi par la pollution. Depuis peu sont apparus dans notre environnement des perturbateurs endocriniens. Ce sont des faussaires du système hormonal: vous croyez palper du bel argent et ce n'en est pas! Ces perturbateurs sont apportés par certains produits chimiques qui se comportent en POPs (Polluants Organiques Persistants, selon la terminologie de Greenpeace): ils s'immiscent dans vos cellules à la place exacte des hormones, faussant ainsi la donne. Le corps est leurré, quoi. Synonyme: xéno-biotiques ou xéno-oestrogènes ou éléments hormono-mimétiques. Ils se fixent sur les récepteurs hormonaux: plus de place à prendre pour vos vraies hormones.

NB. A mon expérience, cette hypothèse fait plus de sens que celle des métaux lourds pour expliquer coment l'on peut observer de telles perturbations de croissance, d'équilibre nerveux, d'énergie, d'immunité chez les jeunes enfants aujourd'hui. Et chez les victimes d'épuisement adultes, bien sûr.

La preuve? La vitesse à laquelle on peut aider une épuisée chronique à se requinquer si on respecte les 6 formes de repos qui sous-tendent la stratégie hormonale. Autre évidence? L'effet prodigieux sur les épuisés chroniques d'une cure Retour à soi de 8 semaines, dont l'essence est de reprogrammer tout le système à partir de l'hypothalamus. Prétentieux, hein? Drolement efficace en tout cas. Voir le prochain stage avec Gabriella Tamas.

La liste des hormonomimétiques n'en finit pas: des pesticides comme le DDT (interdit en Europe, mais bien présent dans l'environnement et dans votre assiette, via les aliments d'importation), le bisphénol A et d'autres phtalates qui se trouvent dans des emballages alimentaires, des médicaments, la pilule bien sûr... Dans "En finir avec le burn-out", j'ai longuement exposé ce sujet pages 34-35: "Critère nr 5. Un encombrement toxique supérieur à la normale". Dans "Paléo le bon plan", j'ai décrit pages 50-51 une situation concrète de surdosage en xénobiotiques, le quotidien de madame Jeanne Duval, consommatrice lambda, sous l'intitulé " La pollution domestique : une visite guidée" . Deux extraits à télécharger du site officiel en cliquant sur les liens ci-avant, si vous n'avez pas les livres.

Voyez comme le circuit est subtil et ne se limite pas à "je rajoute du cortisol parce que je manque de cortisol" (voir les apprentis sorciers dont vous devinez le nom si vous avez suivi mes cours): si les mitochondries sont encombrées et engorgées, elles n'arriveront pas à synthétiser la prégnénolone, maître de la chaîne des stéroïdiennes (celles qu'on chérit au premier plan, vu leur impact sur l'humeur et sur la libido). Il leur faut aussi de l'oxygène pour bien fonctionner, sinon elles se mettent en mode fermentation/moisissure.

Jules mange gras pour avoir son apport en cholestérol, essentiel à la production de pregnénolone, qui à son tour va générer ce qu'il faut de testostérone pour ses petits jeux au lit. Mais il vit dans une soupe toxique telle (maison, environnement, assiette) que ses pauvres petites centrales énergétiques sont engluées de toxiques. Il passe ses journées et ses nuits à jouer à des jeux vidéos, sans même marcher un peu dehors ni même pratiquer un peu de yoga respiratoire. Et tiens, il ne voit pas les mêmes effets sur sa libido que Jean.
"Mais je mange comme mon frangin!" Certes, cher Jules, mais pour vous, il faut envisager un petit décalaminage de la chaudière avant de commencer... et ne plus l'encombrer par après.
Il faut aussi penser "oxygénation", par quelque technique qui vous sied: de la marche au grand air, du yoga, les technique ne manquent pas.
Dans la stratégie pour sortir du burn-out, j'ai signalé un appareil à oxygéner les plus fragiles (le bol d'air Jacquier). C'est l'exception à ma règle démocratique ("restons dans des normes budgétaires de monsieur tout le monde, n'achetons rien de spécial"), car certains épuisés chroniques n'ont plus les ressorts organiques pour oxygéner les mitochondries naturellement. Pensez qu'ils n'arrivent presque plus à marcher!

Je souris quand j'entends des gastronomes ou des médecins se rire de la "mode" des cures détox'. Mais, chers amis, comment arriver à regénérer des Jules sinon?

Et enfin, la production naturelle d'hormones et d'enzymes dépend de la présence dans l'organisme de minéraux, comme le potassium ou le magnésium (dans des proportions particulières) et de vitamines. Je ne m'étends pas sur le sujet car tout naturopathe sait cela et pourra clairement l'exposer à son patient. Jules est singulièrement carencé, après ses années de sous-vie et d'alimentation hyper industrialisée.

Conclusion

Les produits synthétiques ne sont pas seulement des polluants cellulaires profonds (ils générent de toxiques radicaux libres au sein des mitochondries, la mitochondrie étant comme la petite centrale électrique au sein de chaque cellule, nous en avons des milliards). Ils perturbent aussi le système hormonal. J'en viens à ma conclusion alimentaire: c'est la raison pour laquelle dans la stratégie pour sortir du burn-out, le repos environnemental est proposé comme essentiel, avant même de passer à un programme alimentaire strict. Quelle utilité d'imposer à une personne déjà épuisée de réformer son assiette, parfois de manière radicale, si son environnement est encore pollué à ce point? Quelques personnes à la vitalité suffisante profiteront d'une cure assez stricte comme "Retour à soi", mais pour la plupart des victimes de burn-out, respecter une assiette nature est déjà une prouesse.

Ce long discours un peu dense explique aussi pourquoi, dans la plupart des topos, j'invite le mangeur à faire tout son possible pour s'assurer un approvisionnement sain: des nourritures vraies, dès que c'est possible, car il évite alors l'ingestion de xénobiotiques (sans parler des autres formes de résidus et additifs, qui ne lui font pas plus la fête au plus profond des mitochondries).

En conclusion, pour normaliser ces défauts de fonctionnement ou de fabrication, il faut veiller à un apport en minéraux, en vitamines, en acides aminés et en graisses de qualité telle qu'ils peuvent nourrir et reconstruire; ainsi qu'éviter les perturbateurs de la mitochondrie et du système hormonal: l'excès de sucre (pour les insulinofaiblards) et, pour tous: les polluants et les hormonomimétiques. C'est l'essence même d'une cuisine nature ou, mieux, d'une assiette ressourçante. En outre, il faut gérer la réaction individuelle au stress (accueillons la cohérence cardiaque, dont les effets sont prodigieux) et viser l'oxygénation.

C'est simple, mais pas facile à faire. En audit, je demandais aux mangeurs de faire "tout leur possible", pas plus mais pas moins. C'est là qu'un mangeur lambda a impérativement besoin de travailler en groupe ou de se faire accompagner par un référent.

 

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