taty lauwers

cuisinez selon votre nature

En recherche d'un "devenir soi" nutritionnel... Lire la suite

Dans la série des témoignages de renaissance - "candidose"

"En réalité c'est seulement maintenant que je m'aperçois, par comparaison, combien j'étais mal avant. Toujours fatiguée, épuisée, envie de pas grand chose.

Je me suis mariée en 1983 (à la même période j'ai pris la pilule -lien ou pas lien ?) et débutaient des cystites à répétition, interrompues brièvement le temps des traitements aux antibiotiques. Je crois bien avoir essayé tous les antibiotiques "efficaces" sur le marché à l'époque. Bien entendu ce traitement de choc répété a provoqué une suite de mycoses vaginales qui n'ont fait qu'augmenter mon mal être !

Je me rends compte a posteriori de l'immense état de fatigue que j'éprouvais alors depuis l'adolescence, quasiment une semi-dépression constante : chaque difficulté prenait des dimensions hors de propos.

Après plusieurs années sous antibiotiques, je suis retournée voir l'homéopathe qui me soignait quand j'étais petite. me semblait aussi que c'était plus efficace que les antibiotiques. Enfin, je me sentais un petit peu mieux. Un petit peu seulement, puisque après un cours répit (6 mois environ) les cystites ont recommencé pour ne plus s'arrêter. Encore une fois je me suis retrouvée sous traitement quasi sans interruption mais je me disais "c'est moins grave, c'est de l'homéopathie, ça ne me fera pas de mal au moins". A force d'en avoir, il semblait que mon organisme ne se défendait plus contre les germes il semblait trouver cet état "normal" et s'être adapté : je n'avais plus mal même lorsque j'avais une infection carabinée (quelques millions de germes par ml d'urine). Je savais que j'avais une super infection lorsque mes urines prenaient une odeur particulière, combinée à une hyper-émotivité - les nerfs à fleur de peau, les larmes aux yeux à chaque instant et pour rien... Je n'avais qu'une envie : pouvoir rester tranquille dans mon coin et surtout qu'on me fiche la paix !

Je me sentais fatiguée, mal dans ma peau, dans mon mariage, dans mon métier (j'étais coiffeuse de formation mais j'ai dû quitter ce métier dont je raffolais parce que j'étais gravement allergique à plusieurs produits). Après une période de chômage, j'avais donc passé un CAP d'employée de bureau, et après une période d'intérim trouvé un poste de secrétaire à mi-temps. Heureusement, car j'aurais été bien incapable de travailler à temps plein !

J'avais donc déménagé et une fois de plus changé de médecin... et de traitement. Rebelote aux antibiotiques, mon nouveau médecin me laissant entendre que ses prédécesseurs n'étaient que des ânes et se faisant fort de me guérir en deux temps trois mouvements. Il n'a, hélas pour moi, pas pavoisé très longtemps et ne m'a plus jamais reparlé de ses confrères. La fréquence des cystites s'était néanmoins légèrement espacée mais c'est sûr dès que je devais effectuer un remplacement et travailler à temps plein et subir un stress j'y avais droit.

En 1994 j'ai fait une tentative de suicide, ce qui m'a permis de faire la connaissance de la première personne qui m'a parlé de mon alimentation en lien avec ma santé. J'ai adopté alors une alimentation végétarienne (tout bio - sans laitages - presque pas de cru - pas de jus - pas de graines germées - sucre et céréales complètes - pas de soja) après une cure de jus de radis noir - artichaut (plus autre chose dont je ne me souviens plus). Miracle ! Juste quelques cystites par an, à peine 3 ou 4, c'était vraiment merveilleux pour moi. Hélas, je n'avais pas compris l'importance du régime alimentaire dans cette amélioration et au bout de quelques années relâchement complet, j'avais tout oublié ou presque et repris mes anciennes habitudes alimentaires hormis sucre complet et céréales complètes et légumes bio.

En juillet 1997 (j'ai entamé une procédure de divorce) hop ! cystite pendant mes vacances alors que depuis 2 ans j'étais tranquille. J'ai alors une infection urinaire dont rien n'a pu me débarrasser (sans interruption - aucun traitement n'y a fait - les germes changeaient en cours de traitement) qui a duré jusqu'en 1999.

En mars 1999 j'ai assisté à un stage de VIE & ACTION et j'ai posé la question à André PASSEBECQ "que faut-il faire contre les cystites". Il m'a regardé 30 secondes à peine et sa réponse a fusé "supprimer les sucres et réduire considérablement votre consommation de farineux".

Réponse suivie de changements drastiques dans notre alimentation. Je l'ai trouvé plutôt saumâtre au début car je faisais réellement une consommation phénoménale de tartines de confiture (1 kg par semaine - confiture maison bien sûr). Pendant 10 jours j'ai vraiment souffert du manque de sucre, j'avais l'impression d'avoir toujours faim (j'ai alors pensé que l'OMS avait bien raison de classer le sucre parmi les drogues) puis le manque est passé.

Mon nouveau compagnon et moi avons suivi une alimentation de désintoxication pendant 21 jours (rien que des fruits et des légumes 50 % crus - 50 % cuits, quelques oléagineux, un peu de cérales complètes bio (1/4 de l'assiette).

Notre menu se composait comme suit :

1 assiette bien pleine de crudités assaisonnées à l'huile VPPF et au citron (pas de vinaigre ni de moutarde) un peu de tamari.

suivi d'1 assiette composée pour 3/4 de légumes cuits et 1/4 de céréales complètes sans gluten.

Au petite déjeuner, fruits crus ou en compote avec quelques oléagineux trempés de la veille et parfois un peu de raisins secs.

J'ai alors eu une infection urinaire carabinée comme je n'en avais jamais eue (et pourtant j'ai de l'expérience en ce domaine !). Je n'ai pris aucun médicament, je me suis dit c'est la désintoxication, il faut laisser faire le corps. J'ai alors (presque) jeûné 3 jours. Presque parce que c'était la première fois que je me privais de nourriture et j'avais un peu peur de tomber d'inanition. J'ai donc mangé 2-3 feuilles de salade verte avec 1 c à café de purée de noisettes. Miracle et ô merveille : plus d'infection, analyses de labo à l'appui. C'était donc si simple et si évident qu'aucun médecin n'y avait pensé !

Depuis nous faisons très attention. Nous avons réintroduit les laitages de temps en temps, la viande ou le poisson 1 fois par semaine. Il nous arrive de temps à autre de nous laisser aller à un petit excès mais dans l'ensemble nous faisons attention et nous nous portons bien mieux.

Durant les mois de juillet et août qui ont suivi mon petit jeûne j'ai encore eu cystite sur cystite, j'ai donc jeûné presque la moitié de l'été, perdu 12 kg (j'en ai ensuite repris 3). Je me sens depuis beaucoup mieux physiquement et mentalement. Alain n'a pas jeûné mais il a perdu 10 kg et lui aussi cela lui a fait beaucoup de bien ! Tous les deux nous ressentons, lorsque nous ne pouvons pas manger comme nous en avons pris l'habitude que notre corps n'aime pas et nous sommes pressés de rentrer manger nos graines germées, crudités, légumes et céréales.

Tous les deux nous nous sentons plus forts devant la maladie, moins vulnérables car nous savons maintenant qu'elle est provoquée par la toxémie et nous savons que c'est à nous seuls d'y remédier et non à d'autres ou à des pilules d'agir à notre place."

NdT: malgré que le terme "candidose" n'apparaisse pas dans le parcours de cette dame, j'ai choisi de le classer ainsi car ce dont elle a souffert ressemble furieusement à un des funestes effets des antibiotiques en cascades: une candidose ou envahissement de champignons (infections à répétition, résistantes et récidivantse, suicide, moral dans les talons, etc.).