taty lauwers

cuisinez selon votre nature

en quête d'un devenir-soi nutritionnel

Durée du Stop & go - restriction cognitive

10.8 Dans le livre, je vous invite à faire des passades de Stop & go, mais à ne pas prolonger l'aventure trop longtemps.
Lire les dernières pages "Après le Stop & go ? " via les bonus de la page officielle.

La beauté de ce système est qu'il n'allume pas la restriction cognitive comme TOUS les autres régimes que je connais, mais il ne faudrait pas le poursuivre plus de six mois. Sauf s'il devient pour vous un rythme parfaitement naturel et qu'il n'est donc plus un "régime". Lire en anglais l'expérience 5:2 pendant deux ans, de la très fine Jenny Ruhl, diabétique curieuse et généreuse sur. Elle a pris du poids!

Lire la traduction en français par Rawlison sur le forum greenshop que j'anime

Je copie/colle mon décodage sur ce forum greenshop:

Je vais commenter, je vois que personne ne s'y colle. J'aime des contre-éclairages à tous les points de vue, c'est riche. Mais je ne suis pas cette fille sur tous les points.

Je repère:

1/ "very strict" : quelle idée de se contraindre à ce point, je décode donc un tempérarement restrictif de nature l(versus les transgressifs comme moi)

2/ " what most of the dedicated participants": elle peut énoncer ça, mais personne n'a vérifié. Je n'ai pas vu sur les forums de témoignages pareils chez " most of the dedicated participants" mais bien chez certains profils, restrictifs de nature en général

3/ elle ne dit pas ce qu'elle mangeait pendant son 5/2 (cochonneries?), ni d'où elle partait, ni son historique de régimeuse pour avoir repris du poids après 2 ans. Elle ne dit pas si elle a pratiqué du back to back, càd les 2 jours de jeûne d'affilée, ce qui est conseillé par certains et vraiment absurde.

4/" I believe this happened because fasting lowered my estrogen levels dramatically." ça ressemble à un début de ménopause, simultanéité ne veut pas dire causalité

5/ je ne suis pas sûre d'avoir envie de dîner avec elle quand je lis " by the usual suspects who get rich selling celebrity doctor diet books": quelle ineptie! on ne devient pas riche avec un bouquin voyons, c'est fair eun procès d'intention très bête à Mosley

6/ " those who figure out a way to cut carbs in a way that doesn't make them feel deprived are able to stick to their diets for far longer with much better results and, most importantly, without the rebound hunger and metabolic slowdown that is so characteristic of more extreme diets. "

elle est donc une croyante en lowcarb-doux, c'est un culte comme un autre (dont je pourrais dire l'inverse de son discours quant à son impact sur le poids). Ce serait plus honnête d'annoncer ça en début, comme on porte une petite croix pour dire sa foi. ça change l'éclairage sur le discours.

7/ Elle est diabétique, non? Elle doit donc être sous médocs, ça change la donne. A t elle changé les dosages? gardé les mêmes? testé d'autres choses?

J'en tire quelques conclusions:

1/ ça confirme ce que j'implique dans le livre, soit que ce n'est pas un système magique, qu'il ne réussit pas à tout le monde - je dois être la seule auteur de livres sur les régimes qui ne promet pas monts et merveilles.

2/ ça me confirme que le corps humain n'est fait que pour le rythme, l'alternance: quand on s'enferme dans un modèle, le corps s'adapte et trouve une autre voie d'expression. D'où tout mon système de cures, qui comme le nom l'implique ne sont pas des régimes permanents, mais des "coups de volant".

3/ ça me confirme que si tu l'utilises pour maigrir uniquement, il y manque tout le pan indispensable des neurosciences, donc c'est bancal comme système. Je n'ai pas inclus "maigrir" ou "poids" ou "mincir" dans le titre de mon propre livre, délibérément. J'ai suggéré le poids par le terme "rondes", pour vous attirer mon enfant. Sinon, petit auteur autoédité et sans campagne de presse, qui me lirait?  Mais mon discours est plus orienté "au-delà des régimes", "libérez-vous", "retrouvez-vous", ce que décline à l'infini dans le livre (et dans la vie concrète).

Si j'auditais encore, je l'utiliserais comme le jeûne thérapeutique, dans plein de maladies d'industrialisation. Je conseillerais des cures comme décrochez des sucres en mode stop and go, par exemple.

4/ et bien sûr je reviens à ce que je disais plus haut sur l'appropriation d'un système  http://www.greenshop.be/forum/Msglist.frm?Threadid=4ZI0ASLUM#54M0UZMQH

Je reprends la citation d'Olivier Lafay, que je viens de relayer sur mon blog: " Le stratège, c’est celui qui, après l’apprentissage, passe à l’appropriation et crée sa formule, son style, lui permettant d’atteindre son but au-delà de toute méthode. Cette formule est souple, adaptable en permanence, car seul compte l’objectif. "

Certaines personnes sont sourdes à ce discours, comme l'auteur du billet dont on parle. Je continue à croire qu'il faut lire son billet pour s'enrichir, mais je nele prends pas pour autant pour argent comptant.

Aussi " there is zero data about the long term experience of intermittent fasters. "

Réflexion qui mérite le détour. Bien sûr il n'existe pas d'études, ça ne rapporte rien et en plus c'est trop jeune comme méthode. Cela veut-il dire que les effets long terme sont négatifs? Non, cela veut dire qu'il n'y a pas d'études en nombre. Point. ça ne veut donc rien dire.

Voir la récente publication dans un journal scientifique, Obesity Review: "Short-term intermittent energy restriction interventions for weight management: a systematic review and meta-analysis", sur https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28975722 - qui se termine par "Currently, there is insufficient evidence to support the long-term sustainable effects of weekly intermittent energy restriction on weight management", ce qui veut bien dire ce que j'expose ci dessus.

Pour ma part, j'ouvre mes quinquets et mon cerveau: TOUTES les sociétés ont pratiqué le jeûne ou le quasi jeûne, pour des raisons religieuses ou par nécessité. Il est clair qu'en surmangeant on fatigue la machine, il suffit de voir l'état de santé des frugaux à un âge avancé (pensons Théodore Monod). Deux critères pour conclure que c'est tout naturel de pratiquer des formes de jeûne intermittent. Pas besoin d'une étude pour ça.

L'INRA vient de publier un rapport relayé par certains sites comme "le jeûne n'est pas utile pour le cancer". Même combat: ils n'ont pas trouvé assez d'études pour affirmer l'impact du jeûne. Cela ne veut pas dire que ce n'est pas utile. ça veut dire qu'ils ont chaud aux miches de s'engager comme scientifiques, à qui l'on demande des certitudes. Point. Si j'avais un cancer ou si je devais suivre des traitements, je pratiquerais la cétose par le jeûne ou la cétogène, bien que les études manquent. Elles fourmillent pourtant pour indiquer que, sans cela, la première chimio mène à la 2ème qui mène à ... la 33ème (le record que j'ai observé en direct). Il est clair que, seules, les chimios sont peu efficaces à long terme. C'est l'eau de javel dans l'évier, tout propre pendant ... 10 minutes, délai après lequel on retrouve des bactéries. En joignant la cétose (et le traitement de schwartz), pas de rechute. Voilà qui est efficace! 

En outre, les études "long terme" sur les autres régimes ont duré quelques mois... alors hein bon. Retour à "cet argument ne veut rien dire"

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