taty lauwers

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Du gaz dans
les neurones

 

Nouvelle flore ou Décrochez des sucres?

Ou GAPStm ou low-carb? Un billet plus profane que le même pour les pros. A la faveur de la réécriture de mon livre pour la prochaine édition juillet 2017, un extrait en avant-première.

Ne nous trompons pas et ne pratiquons pas Nouvelle flore pour tous, ce qui est tentant depuis que l’on sait que tout se passe dans l’intestin — et ce, en la déclinant en outre en mode low-carb*.

Primo, il n’y a pas UN régime pour la dysbiose, on serait alors dans l’allopathie, selon laquelle « une maladie = un médicament ». Faisons plutôt de l’homéopathie: il faut chercher quel est VOTRE régime perso, quelle que soit la maladie, celui qui relance les systèmes profonds. Il se fait que quasi toutes les RCUHs et Crohns ont le profil pour Nouvelle flore/GAPS/RGS.

Secundo, pour les désordres profonds qui se marquent sur la digestion et qu’on généralise aujourd’hui sous le nom « dysbiose », on choisit SOIT low carb SOIT Nouvelle flore (ou gaps ou rgs). On ne les cumule pas. Tous les humains ne sont pas réactifs à l’excès de glucides (les carbs), comme le prétend la mouvance actuelle très prégnante du low-carb, qui veut mettre tout le monde à leur programme unique. Mouvance actuelle, mais qui a commencé en force en 1972 avec le docteur Atkins (et avant, plus confidentiellement, avec d’autres médecins depuis le livre de Bant vers 1865).

La force de Nouvelle flore est qu’on y garde bcp de glucides, sous la forme de fruits, d’oléagineux et de miel. On y évite simplement les éléments qui entretiennent la dysbiose CHEZ LES PROFILS QUI Y SONT SENSIBLES (en majuscules ça va mieux?).

Tertio, Nouvelle flore reste un régime «dur» à mes yeux. La finesse est de repérer si vous avez besoin d’un passage si radical. On généralise un peu trop le diagnostic "dysbiose" à tout et n'importe quoi, et, partant, la cure Nouvelle Flore à tous. Voir le billet

Dysbiose et glycémie

Les physiologistes ont raison: la dysbiose ou la colopathie sont parfois liées au phénomène de glycémie instable, mais ce n'en est pas pour autant la source. Or, en alimentation-remède on soigne la source et non la conséquence, comme cela se pratique en médecine intégrative ou en homéopathie.

Les victimes de cette faiblesse organique surréagissent par diverses manifestations inflammatoires à l’ingestion de trop de glucides. Au plan biochimique, les glucides sont tous les « sucres » que l’on trouve à des taux divers dans les céréales, dans les fruits frais et secs, dans les légumes-racine comme les carottes. Le diagnostic précis sera établi par un thérapeute, sauf si vous êtes assez initié pour le faire vous-même.

Certains mangeurs dysbiotiques/colopathes seront tout requinqués par la tenue d’un plan low-carb-high-fat (LCHF, terme générique pour les modes alimentaires pauvres en glucides et riches en graisses). La diète LCHF la plus connue est le régime Atkins, la plus récente résurgence est la diète cétogénique. Pour d’autres mangeurs, c’est en régulant la dysbiose avec efficacité qu’on tempérera tout naturellement la glycémie instable.

L’essence du régime Nouvelle flore est que, par le choix de glucides spécifiques (on évite une certaine catégorie, les polysaccharides; et on s'autorise les glucides simples), et non par l’éviction de tous les glucides comme le pratique la mouvance Atkins, l’on peut rétablir l’intégrité intestinale et, partant, l’équilibre hormonal dont dépend la glycémie instable.

Je suis moi-même tombée dans le piège de mélanger les deux contraintes lors de ma découverte de ce régime. C’est inutile : soit on suit le régime antidysbiose, soit on gère la glycémie instable. Sauf cas très particulier, il est vain de suivre Nouvelle flore en mode sous-glucidique.

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