taty lauwers

cuisinez selon votre nature

En recherche d'un "devenir soi" nutritionnel... Lire la suite

annexes à mon livre
Cinglés de sucres


 

Suivre la piste "intestins"? ou la piste "glycémie"? ou "canaris"?

13.11 Je suis en train de revoir la prochaine réédition de "Cinglés de sucres", topo pour les profanes; dont le topo expert "Itinéraire de décrochage des sucres" sort mi ou fin juin 2017. Une petite précision pour les pros sur la finesse d'analyse avant de faire entrer un client "en cure".

Aladdin publie parfois sur les sites officiels des retours de lecteurs via amazon. L'un d'entre eux commente mon livre "Du gaz dans les neurones": "il aurait été bon d'insister sur le fait que soigner nos intestins permet parfois de guérir des troubles psy, la fibromyalgie, la fatigue chronique et bon nombre de maladies auto-immunes". Ce lecteur a raison, mais le "parfois" qu'il précise dans sa phrase est perdu dans la promesse d'un jour meilleur. Je gage que la plupart des gens qui lisent cette phrase ne retiennent que "guérir" "intestins". Et oublient "parfois".

En conséquence, le mangeur lambda va écouter le dernier qui a parlé et, la mode étant à "tout est dans l'intestin", va suivre un régime dur (GAPs ou Nouvelle flore) qui ne lui est pas approprié. Pas approprié? Tout simplement parce qu'il ne souffre même pas de colopathie au premier chef. Ce à quoi ma copine naturo rétorque: "parce que c'est déguisé derrière les signes de ... et... (remplissez les blancs)". Mais non, enfin! Pour commencer un régime aussi dur que Nouvelle flore, il faut au moins qu'il y ait des signes majeurs de dysbiose.

NB. Le gamin que suivait la naturo en question était agressif, violent, parfois apathique; la cure GAPS qu'elle avait donnée aux parents ne donnait strictement rien; en étudiant le dossier, j'ai noté que ce gamin n'avait AUCUN des signes de la dysbiose!

J'ai délibérément limité à "colopathe/dysbiotique" les références au mangeur dans ce topo pour une raison simple, que tous les praticiens de terrain comprendront: chez certains sujets, même si l'intestin crie, c'est la glycémie qui est responsable " des troubles psy, la fibromyalgie, la fatigue chronique et bon nombre de maladies auto-immunes"...
Tout au long du livre "Cinglés de sucres", ceux-là sont nommés "hypoglycémiques", "victimes de glycémie instable", "insulinofaiblards" ou "insulinorésistants", parfois aussi "intolérants aux glucose" ou "intolérants aux sucres et aux amidons".

Chez d'autres personnes, pourtant bien atteintes dans la sphère digestive, c'est le foie qu'il faut soigner en tout premier lieu; et en particulier les voies de détox'. Pour ceux-là, c'est facile, ils s'appellent chez moi des canaris de la modernité, parfois des "canaris de passage" quand cette fragilité est apparue à l'âge adulte. Ils sont souvent de type allergique, je les qualifie parfois de "multisensibles".

Certes, on ne peut enfermer une personne dans une catégorie particulière, car le vivant est infiniment plus complexe. Il s'agit d'un "groupe de pensée" (alias une catégorie de réflexion) et non d'une étiquette ferme et définitive. Mais j'espère qu'en insistant si lourdement dans chaque topo, les lecteurs comprendront qu'ils devraient s'identifier à un groupe de sujets (des profils) plutôt qu'à une mode. Ne pensez pas "une maladie/un médicament" (allopathie) mais "un sujet/un médicament" (homéopathie).

Et j'espère qu'ils capteront qu'ils se font un tort extrême à suivre des modes en nutri. Pendant des dizaines d'années en Naturoland, le foie était le centre des intérêts. Depuis peu, l'intestin a pris le dessus. Le sucre a toujours été démonisé dans cette mouvance, mais pas "les" sucres (tous les glucides, en gros). En nutrithérapie classique, en revanche, la mode est depuis peu à l'index glycémique, la diète cétogénique, etc. Que peut faire le mangeur qui souffre de "troubles psy, fibromyalgie, fatigue chronique ou maladie auto-immune" s'il n'est pas médecin lui-même? Eh bien il fait comme j'ai fait il y a 20 ans: il suit l'orateur qui semble le plus convaincant!

Aïe, mais bon, au moins il aura commencé. Qu'il trouve vite : soit le discernement qui l'aidera à faire le tri, soit le praticien qui jouera au discernement pour lui.

Le tout premier pas, pour tout mangeur, est donc de repérer quel est le défaut majeur dans leur cuirasse, ce qui induira la voie de sortie: faut-il soigner tout d'abord l'alimentaire (ou l"oxygénation ou la pharmacopée ou la psy)? Si c'est bien l'alimentaire qui prime ici et maintenant, quel organe faut-il dorloter d'abord?

Je suis ravie de voir tant de mangeurs se prendre en charge, seuls (Libres Autonomes et Responsables). Mais j'ai un peu mal au coeur de les voir filer vers une piste à la mode (GAPS ou ma cure Nouvelle flore) sans une analyse plus fine. Ou pire encore de les voir cumuler des techniques dures. Je déduis des achats de mes topos sur le net que certains mangeurs pratiquent conjointement de Du gaz dans les neurones ET Cinglés de sucres, ou Du gaz dans les neurones ET Canaris de la modernité. Si le lecteur veut combiner les deux programmes, il deviendra anorexique! C'est soit/soit, c'est non cumulable puisque chaque approche travaille sur des axes différents. Si Nouvelle flore (dans Du gaz) n'a pas donné d'effet après 15 jours, il faut arrêter ce programme et passer à une autre voie et non pas rajouter à cette restriction d'autres restrictions.

NB. Ce n'est que dans la cure "Retour à soi" (à paraître sous peu, ou à pratiquer en groupe avec Gabriella Tamas xx) que je combine les multiples pistes: régler la dysbiose ET le circuit de l'insuline, réajuster les doses de protéines selon la chrononutrition, en utilisant de hautes doses de graisses (sans cétose), et en visant une forme de détox' par l'évitement des réactogènes... Bref, j'y cumule toutes les approches des autres topos, dans une optique un peu différente: les calculs sont impératifs. Il n'est plus question de s'écouter, de négocier. Je demande une adhérence fanatique pendant 6 à 8 semaines. Période au sortir de laquelle, miracle: on se sent libéré! On ne pense alors même plus à un "régime" ou même à suivre quelqu'un d'autre.



Mais cette cure n'est pas anodine à suivre!.Je pense qu'aucun mangeur n'arrivera à la suivre seul, sans accompagnement (que ce soit accompagnement par son coach ou ou travail en groupe), car figurez-vous que cette cure reprogramme depuis l'hypothalamus: ça chambarde sec!

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