taty lauwers

cuisinez selon votre nature

En recherche d'un "devenir soi" nutritionnel... Lire la suite

Prédire les réponses glycémiques: c'est très perso

article relié à mon livre "Cinglés de sucres"

 

6.11 Je suis en train de revoir la prochaine réédition de "Cinglés de sucres", topo pour les profanes; dont le topo expert "Itinéraire de décrochage des sucres" sort mi juin 2017.

J'y répéterai mille fois à l'intention des praticiens que la voie pauvre en glucides (a fortiori la diète cétogénique) ne réussit qu'à un certain type de mangeur et que, même parmi les mangeurs adaptés aux plans céto-low-carb, il n'est qu'un gourou: le mangeur lui même. Lui seul peut évaluer son seuil personnel de réactivité et observer quels aliments font souci chez lui. C'est d'ailleurs peut-être pour cette raison que j'aime tellement cette voie-là, plutôt que le pur végé ou la détox: c'est un domaine où même les médecins conventionnels comme le dr Atkins (1970) poussaient les sujets à s'étudier plutôt qu'à l'écouter aveuglément. C'est la diète anti-protocole, quoi.

J'écoute avec passion certains intervenants dans le domaine, mais il faut reconnaître que beaucoup sont des idéologues: "il n'y a qu'un système et c'est le mien". D'où puis-je bien tirer ce ton catégorique: "et moi je dis l'inverse de vous tous, les grands mamamouchis de la nutri". Une raison toute simple: mon corps à moi ne réagit pas après une crêpe sucrée comme il réagit après un fruit, cru ou cuit. Je soupçonnais déjà ce fait, mais depuis que j'utilise un glucomètre et que je me pique à tout bout de champ (dans le contexte du test cétogénique), je peux visualiser qu'après un fruit, tout bio que l'aliment soit, ma glycémie va titiller les nuages. Après une crêpe, tout reste relativement dans l'ordre. Depuis des années, j'observe autour de moi et j'interroge. Je vois bien que ces "normes" n'ont pas grand chose d'universel, sauf qu'elles sont "normales", càd qu'elles reflètent des réactions moyennes, pas des vérités absolues. La glycémie trop élevée est à éviter, mais tous les aliments ne sont pas égaux selon les personnes...

J'invite les curieux, amateurs un peu trop enthousiastes d'index glycémique ou de low-carb, à visionner une petite vidéo distrayante et dont le contenu est prodigieusement intéressant: une équipe israelienne a publié sa recherche sur les variations glycémiques individuelles et a intelligemment mis le résumé en vidéo dessinée.

J'ai fait une copie d'écran au moment où je vérifiais la qualité des sous-titres français sur YT. C'est facile à suivre.

Le pitch: les aliments provoquant une glycémie élevée ne sont pas identiques chez tous les mangeurs. Chez l'un des testés (le veinard) les bananes provoquaient de très hauts taux alors que des crèmes glacées et des biscuits ne modifiaient pas outre mesure ses réactions glycémiques.

Résumé en anglais. "Doctors and nutrition specialists keep telling us what foods are good and bad for our metabolism and health. But does it work for everyone? Scientists led by Eran Segal and Eran Elinav at the Weizmann Institute of Science find that, surprisingly, everyone responds to the same foods quite different because of their unique gut bacteria makeup. Good news for some people: ice cream could be healthier than sushi! " Voir la vidéo.

La publication originale

Poursuivre avec la conférence TEDX d'Eran Segal, un des chercheurs (aussi avec sous-titres français disponibles et tout à fait lisibles cette fois-ci puisque rédigés par un bénévole de TEDx).

Merci à Bill Lagakos, auteur américain (docteur en nutrition), sur le blog duquel j'ai découvert cette recherche: caloriesproper.com. Son billet commence par "“please stop asking gurus how many carbs you need to optimize health”

 

Retour au blog