taty lauwers

cuisinez selon votre nature

en quête d'un devenir-soi nutritionnel

Cas d'école: pseudopolyarthrite et effet corticoïdes
(blog: Ressources pour un praticien curieux du profilage alimentaire)

31.8.2021 Sous la forme d'un courriel que j'envoie à un ami, en guise d'excuse pour m'être fourvoyée à pratiquer un audit sauvage, en balade, il y a exactement un an. Que je reprends ici, en utilisant le libellé "profilage alimentaire" que mes remplaçantes ont choisi. Je maintiens que le terme d'audit nutritionnel est plus adéquat, mais elles ont raison: ce libellé est moins parlant que "profilage".

 

C’est dimanche : pas de croissant, mais une llllongue tartine ! Voici un petit compte-rendu, des remarques qui peuvent t’aider à t’orienter au plan alimentaire et de l’hygiène de vie. Des tapas à picorer selon envie, à prendre ou à lécher, quoi.

Je te dois bien ça, puisque j’ai péché ! Il y a un an, en discutant lors de la navigation, j’ai voulu t’aider en faisant un petit audit sauvage, à la volée. Quelle sotte idée ! Je me suis apparemment trompée. On ne peut aider qu’avec une analyse fouillée et concentrée.

Rappel des faits : tu me disait être « prédiabétique » vu le taux de glycémie à jeûn, et avoir de fortes douleurs musculaires ou articulaires la nuit depuis de longs mois.

On a parlé soignants, examens etc. Et diététique.

Je sais que tu es  cuisinier hors pair, mais je sais que tu vis seul la plupart du temps et j’ai l’habitude d’avoir dû conseiller des hommes. J’ai pris le pli de faire simple pour eux, car il leur est particulièrement difficile de se lever le matin et de penser à leur santé, de cuisiner le midi et de penser à leur santé… Continue la litanie. Il y a bien sûr des exceptions, mais j’utilise « homme » ici pour « tendance masculin ». Je connais des filles à tendance masculine et des mecs très attentifs à leur santé.

J’ai pensé faire simple : si je te conseillais le plan paléo, qui est à mes yeux le plus simple car il tient en une phrase (« mange comme si tu sortais d’une caverne, hors civilisation »), il ne prendrait pas en compte la part glycémie (gestion du sucre dans le sang, en gros). J’ai pensé au plan « Décrochez-des-sucres », qui me semble un peu compliqué pour un type masculin. Je t’ai donc conseillé la cétogénique, plus simple à retenir.

Et plus forte aussi : les tempéraments forts dont tu fais parite (diathèse 1 probable = chêne dans mes écrits) aiment voir un résultat rapide pour être convaincu.

Pour ne pas te compliquer la vie j’ai résumé : mange du steak avec une bonne sauce, et quelques légumes (je pensais au succès du plan « zérocarb » où les pratiquants ne mangent que du bœuf et boivent de l’eau, on ne peut faire plus simple comme exposé, à part « ne mange plus »). "Fais l'essai pendant une semaine à dix jours, arrête si tu te sens mal. On verra alors, tu me téléphoneras".

Cure que tu n’as pas essayée longtemps, m’as-tu dit, car cela ne te plaisait pas de manger « tant de viande ».

Et voici l’erreur d’un audit sauvage : après quelques semaines, tes douleurs ont vraiment flambé. Cela peut être un hasard, même saisonnier (les maladies ont leurs saisons, tu vois), mais cela pourrait être le résultat d’une monoculture alimentaire ou d’une cure trop dure.

Monoculture alimentaire

Certains profils sont hyperréactifs à tout ce qui vient du bovin, depuis le lait jusqu’à la viande. Pas d’explication ni même de recherches cliniques, c’est une observation par plusieurs praticiens, dont le docteur Atkins dès les années ‘70.

Le fait que j’ai voulu faire simple (« tu aimes le steak ? Eh bien ne mange que ça ») et que je n’aie pas insisté pour que tu suives le plan paléo (dont je t’avais pourtant donné le livre) a résulté dans un surdosage de bœuf pendant deux semaines. Si auparavant tu prenais des laitages de temps en temps, parfois de vache, parfois de chèvre ; si tu mangeais avant du steak de temps en temps, en alternant avec d’autres sources, ici tout d’un coup tu as surconsommé UN aliment. Qui pourrait bien être un pro-inflammatoire chez toi si tu fais partie de ces profils hyperréactifs aux sources bovines.  

J’en doute un peu, sinon tu aurais eu des signes bien avant ton âge.

Cure trop dure

Quand les surrénales et le système de gestion du stress du corps sont compromis, toute cure, surtout les cétogéniques et assimilées, est un stress majeur. Or le corps ne peut plus gérer le stress comme il le faisait plus jeune, il ne peut donc gérer une cure dure.

Donc c’était peut-être un hasard, mais quoiqu’il en soit j’ai fauté : un audit sauvage, non concentré, non documenté, n’est jamais une bonne idée. En particulier pour ceci : quand je pratiquais encore les audits nutritionnels, j’entendais la réponse à la question dans le discours du mangeur lui-même. Il faut être très attentif, car ce sont de minuscules indices qui mènent à la bonne piste. En effet, seul toi connais ton fonctionnement, la finesse de ta propre biochimie. Mais « quand on est dans la bouteille on ne voit pas l’étiquette » et on ne décèle souvent rien, de soi-même. C’est un regard extérieur qui peut relever ces petits indices. Ce que je faisais avec un grand plaisir, en audit nutritionnel.

Mes livres ne sont là que comme un support technique, des rappels. Le véritable tact thérapeutique du nutritionniste est de savoir faire dire au sujet lui-même la solution à son problème.

Autre erreur de mon audit sauvage : tu m’as dit avoir testé chez une amie ta glycémie à jeûn (1.16 ou 1.26g/L). Primo, les appareils domestiques ont de 10 à 15% de taux d’erreur, à prendre en compte (publication scientifique, je te trouverai la source). Secundo, des erreurs surviennent quand les doigts  ne sont pas parfaitement propres avant de prendre la goutte de sang. Tertio, il aurait fallu valider plusieurs jours consécutifs. Il suffit parfois de trop picoler et mal dormir pour obtenir des résultats trompeurs.

Elève lauwers : au piquet.

Bref.  Te voilà donc avec un bon traitement de corticoïdes pour cette inflammation vasculaire qu’on appelle PPR et qui se loge dans les articulations - raison pour laquelle c'est une pseudo-polyarthrite: on pourrait croire devoir soigner les articulations, mais ce sont les vaisseaux qui trinquent.

Traitement depuis un an. Que tu aimerais diminuer, mais dont il semble que tu dois augmenter les doses. Tu viens d’arrêter une passe très stressante de boulot cinglé. Les douleurs et blocages sont revenus à la vitesse vv’. Normal, quand tu stresses tu produis de l’adrénaline, qui appelle le cortisol antiinflammatoire. Quand tu déstresses, l’inflammation est toujours là mais tu n’as plus les outils: plus d'adrénaline, donc plus de cortisol, plus d'anti-inflammatoire.

Donc corticoîdes = prodigieux médicaments, qui ont le défaut des puissants médocs : ils te font oublier qu’il y a une maladie sous-jacente. Que fait-on dès que le comprimé a fait son effet ? Surtout si l’on est un homme (donc invulnérable, long discours), un homme qui fut très sportif… On reprend toutes les activités comme avant, comme Superman : une vie tourbillonnante, un boulot très stressant et très physique, par exemple.

Je me demande pourquoi les médecins ne sont pas plus clairs sur le fait que les médocs ont leur limite : ils te tiennent valide autant qu’ils peuvent, mais à ce rythme-là, le rhumatologue ne va pas pouvoir te sevrer petit à petit comme on le fait généralement. En effet, on commence avec de fortes doses pour calmer la bête, puis on prend un an pour sevrer, en diminuant toutes les quatres semaines d’un milligramme par çi un milligramme par là (en science vétérinaire, on diminue d’un mg tous les 5 jours…). La littérature indique que, dès l’arrêt du traitement après un an, un tiers des malades rechute dans la PPR. Les corticoïdes ne sont donc pas la solution ultime.

On se retrouve comme en cancérologie : aucun médecin ne te laissera dire que tu seras « guéri » dans x mois, ils insistent pour parler de « rémission ». Mais ils n’expliquent jamais pourquoi le mot « guérison » est exclu de leur vocabulaire. Je connais des personnes qui ont eu un cancer et vécu les traitements et qui n’ont pas eu de rechute depuis de longues années : à part quelques rares cas, elles ont changé leur hygiène de vie de base. Repos, alimentation revisitée, respirations, exercice physique même doux, parfois vie à la campagne. Je pense que ces cancérologues n’envisagent pas la refonte d’hygiène de vie et ne peuvent donc que penser « rémission » plutôt que « guérison ».

Te voilà donc à un croisement : un an de corticoïdes, un an de répit par rapport à ton handicap précédent, mais il semble qu’il faille augmenter les doses, ce qui te chagrine. Tu préférerais même les diminuer.

Ma soluce : jouer sur l’hygiène de vie et une pharmacopée annexe. Dans l’hygiène de vie, je mentionnerai surtout  l’alimentaire, pour ton cas, ici et maintenant.

Dans le mode de vie « sain », un des critères parmi les plus cruciaux est le plus difficile à expliquer : c’est le calme neurovégétatif, l’équilibre entre les diverses branches du système nerveux autonome (SNA). Si tu continues à te fouetter l’organisme, comme tu l’as toujours fait « avant » avec ton fort tempérament - car non seulement le corps le supportait, mais il aimait ça – tu déséquilibres tous les systèmes internes autres que le système nerveux : digestif, immunitaire, hormonal, etc. Car tous nos systèmes fonctionnent en harmonie, ce qu’une nouvelle branche de la science médicale a mise en lumière – la psycho-neuro-immunologie. Vaste sujet, qui nous a été exposé en film dans les années ’80 ( ?) par Alain Resnais dans « Mon oncle d'Amérique ». Il y exposait les résultats des travaux du français Laborit. Quelques courts billets sur le sujet ici, sur le blog du Yéti:

  1. Les trois cerveaux
  2. Les autres
  3. Punition
  4. Le mur du langage
  5. Inhibition de l’action
  6. L’inconscience

 

C’est non seulement difficile à expliquer et peu connu (pas de médocs pour le SNA, donc pas de recherches et pas de marketing), mais c’est coton pour toi de piger qu’ici et maintenant ton corps n’a plus les armes d’autrefois et ne peut plus contrer les agents stressants. C’est bien normal, tu vis depuis plus de cinquante ans dans une citadelle forte… et tout d’un coup il y a des trouées dans les murs.

Je vais finir par tourner cette petite vidéo où j’explique le SNA, mais je te la ferai en direct, je pense que tu vas comprendre. Patience, on se voit dans quelques jours.

En début de piste, je viens de publier une transcription en français: le docteur Chris Kresser explique les déséquilibres des axes profonds de l'organisme, en termes assez clairs: "Le concept de fatigue surrénalienne ("adrenal fatigue"): précisions avec Chris Kresser". Ce soir, je partage une vidéo du dr Diana Schwarzbein qui est aussi assez claire sur le sujet. Assez claire en tout cas pour un profane curieux et intelligent comme toi. S'il le faut, tu demandes de l'aide à un camarade plus initié en naturologie. Pour ma part, j'aurai fait mon taf par ce billet, on pourra ainsi rire et chanter la prochaine fois qu'on se voit, plutôt que de parler de tristes médocs...

La piste diététique: force et limites

Depuis quelques années, on a enfin compris que les choix alimentaires sont capitaux pour la santé, et pas seulement pour le poids – ce que j’appelle la puissance thérapeutique des aliments.

Chouette. Mais deux petits hics :

1/ Dans la hiérarchie des systèmes dont dispose le corps pour se tenir droit et vaillant, le système digestif est le plus bas. Le plus solide, le plus large, mais le moins puissant, si l’on veut cataloguer.  Si tu imagines une pyramide, ce sont les blocs du bas. Il est surmonté par le système nerveux, puis immunitaire. L’hormonal est à la pointe de la pyramide. Le tout est chapeauté par le « psycho » ou la gestion du stress.

2/ L’esprit du temps veut que l’on pense « exclusion » plutôt que « puissance thérapeutique ». Quasi tous nos copains vont  suggérer de « manger sans gluten » ou « sans viande » ou « sans laitage »… tu connais la chanson. Au lieu de préciser « manger avec quoi en plus ».

En 2A/ je pourrais citer ce que je pense être une erreur dans les choix : on croit qu’il existe une diète par type de maladie, alors que l’expérience sur le terrain tend à prouver qu’il existe une diète par type de personne. Tu entendras donc « pour les pathologies arthrites etc. , il faut manger sans gluten » là où je dirais « pour ton profil, il faut manger sans gluten, que tu aies une grippe ou un cancer ».

Le point 1/ bien compris amène à la conclusion logique : tant que le SNA, le système hormonal et les autres sont déséquilibrés, on peut pratiquer la diète que l’on veut, elle n’aura qu’un effet épidermique. « Ouep, ça a été un peu mieux dès que j’ai mangé comme un homme du  Paléolithique… mais après trois mois ça a plafonné ». C’est normal si, en même temps, on n’a pas pris en compte l’ensemble des déséquilibres. Et si on ne s’est pas aidé d’aides dans la pharmacopée, par exemple.

Le point 2/ est le cœur de ce  billet. J’ai écrit un livre entier « Gloutons de gluten » pour exposer ce que je vais résumer ici.

Primo, il y a un juste milieu entre les deux extrêmes, qui consistent à  nier les intolérances ou à les appliquer à tous les cas, tous les mangeurs, toutes les  maladies.

Deuxio, on en finirait par croire qu’on est malade d’avoir mangé trop de gluten ou de laitages.  On ne répétera jamais assez : si ces aliments (et leurs inséparables additifs et résidus de production) sont réactogènes chez un mangeur X, ils agissent comme pro-inflammatoires. Ils versent de l’huile sur un feu déjà existant. Ils ne sont pas responsables d’une flambée. On peut donc les éviter, on n’aura pas évité la source de l’incendie.

Tertio, suivre un régime « sans laitages » par exemple (pour changer du « sans gluten ») a deux défauts. A/ La réactivité aux laitages n’est pas de naissance, sinon le sujet s’en serait rendu compte infiniment plus tôt. Elle est passagère et due à un déséquilibre du tube digestif et non à l’aliment en soi. B/ Se priver le laitages radicalement équivaut à se priver de calcium à moyen terme. Or le calcium est quasi aussi essentiel que les protéines, c’est presque l’élément-clé dans de nombreuses réactions métaboliques profondes. Les substituts proposés ne comblent pas ce manque. Après quelques mois, le mangeur va se retrouver avec d’autres manifestations de déséquilibre, dues au manque de calcium… On a sauté des bras de Charybde dans ceux de Scylla, ma parole.  La pratique des exclusions alimentaires n’est qu’un outil dans un riche arsenal, outil à mettre en oeuvre selon les circonstances, avec circonspection. En menuiserie, on n’utilise pas un marteau comme seul outil, pour tout et n’importe quoi...

J’extrais un court paragraphe de Gloutons de gluten, sur le sujet de la bonne santé du tube digestif: L’iceberg des intolérances - ne pas s’arrêter au pic.

Comment comprendre que les intolérances soient réversibles ? Elles ne sont probablement que la pointe d’un fameux iceberg. Elles sont le symptôme d’un dérèglement plus profond, dû à de multiples facteurs. Dans les cas d’épuisement chronique, de fibromyalgie, de maladie de Lyme, de polyarthrite, d’allergies, les analyses de laboratoire révèlent les mêmes dérives intestinales que chez un colopathe. Cette vision est cohérente avec l’approche de la doctoresse Kousmine, qui, l’une des premières, avait levé ce gros lapin dans les années soixante : les défenses immunitaires dépendent pour une bonne part de la santé intestinale.

Comment s’expliquer que les « intolérances » sont réversibles? Lorsque la paroi intestinale est fragilisée et ne filtre plus correctement le bol alimentaire, des protéines comme le gluten du blé et la caséine du lait ne sont plus digérées selon les règles métaboliques. Elles seraient alors transformées en dérivés dont la structure est proche des opioïdes et pénétreraient le circuit sanguin. Une hypersensibilité serait donc due à la présence dans le sang de ces peptides alimentaires qui devraient plutôt s’y retrouver sous des formes moléculaires décomposées, et non sous forme entière de peptides. Si l’on reconstruit la paroi intestinale et le système immunitaire plus globalement, le sang ne se verra plus traité comme une déchetterie. Mille démonstrations positives sur le terrain, chez les médecins qui ont compris ce mécanisme.

Par ailleurs, si l’on ne cible qu’un bouc émissaire, en l’occurrence « les laitages animaux », on risque de passer à côté d’un véritable réactogène. Plus d’un mangeur s’est contraint à manger “sans laitages” alors qu’il était réactif aux phosphates, un autre type de profil. Certaines biochimies sont incapables de métaboliser de hautes doses de phosphates alimentaires (chimiques ou naturels). Ce désordre profond est entretenu par l’absorption d’acide citrique et malique qu’ils soient naturels ou artificiels. Les phosphates sont présents dans quantité d’aliments industriels, comme les charcuteries, les fromages fondus ou les boissons sucrées pétillantes (acide phosphorique), comme les aliments contenant des levures (pyrophosphates) ou des additifs phosphatés de E338 à E341. On les trouve aussi dans des médicaments, dans les eaux de distribution ou de  systèmes d’adoucisseurs d’eau ; et dans certains aliments sains,  quelle que soit leur production, bio ou pas, maison ou pas : le jaune d’œuf, les oléagineux et le lait d’oléagineux (amande, noisette etc), tous les laitages de vache, de chèvre ou de brebis à l’exception du beurre et de la crème ; les laits de chèvre et brebis étant encore plus riches en phosphates que le lait de vache ; le lait de soja. Anecdotiquement, on relèvera  le vin blanc d’Alsace, aux terres très phosphatées. Ces profils surréagissent aussi  à la lécithine artificielle.

On comprend par cet exemple qu’un gars qui a pratiqué du « sans laitage » simple pendant trois mois arrivera à un plafond dans les effets de sa cure. Car il aura surdosé sans le savoir dans la catégorie phosphates, sa vraie réactivité.

Conclusion hygiène de vie et alimentaire

Quelles sont les cartes que tu peux choisir ?

A. Soit suivre une cure antiinflammatoire diamétralement opposée à la céto : la cure antifatigue, quasi végane ; qui a les mêmes effets chez la plupart des mangeurs, MAIS toutes les cures dures ont un effet déplorable sur la production interne de cortisol et d’autres hormones du stress, car elles sont un stress.

B. Soit utiliser les outils doux pour soutenir les surrénales, puisqu’on dirait bien que ce sont elles qui lâchent soit avant la prise de cortisone, soit pendant la prise de cortisone.

  • Nourritures vraies, non manufacturées, non traficotées – en 3 repas maximum par jour. Le dernier repas doit être au moins 3 heures avant le coucher.
    C'est ton alimentation antiinflammatoire.
  • Le cas échéant en cumulant les nourritures vraies à une forme d'exclusion, alors que dans le principe de nourritures vraies je refuse cela: je propose des rotations alimentaires tous les 3 jours, qui ont le même effet physiologique, mais pas du tout le même effet psychologique.
  • Sommeil réparateur, hors wifi, au moins 8 heures la nuit, dans le noir le plus total.
  • Idéalement, arrêt des outils électroniques (lecture, etc.) 3 heures avant le coucher.
  • Gestion du stress : facile à dire… J’ai pas d’outils, c'est du ressort du psy.
  • Rythmes quotidiens réguliers et… toujours les mêmes (ch…t, j’avais prévenu !)
  • Repos régulier (difficile à faire quand tu es au boulot, plus facile chez toi quand tu as des quinzaines de boulot en indépendant) : dès que tu peux, tu te couches et tu bavardes ou tu lis, tu téléphones aux copains – c’est dans la position couchée que les surrénales se ressourcent.
  • Pharmacopée : je n’y connais rien, il faut demander à un médecin fonctionnel. En tout cas, tu ne fais pas de tort en ajoutant un adaptogène comme l’éleuthérocoque : ils normalisent le cortisol, en excès ou en carence.

Diète

Si tu choisis l’exclusion d’une catégorie d’aliments pour calmer l’inflammation, deux critères pour choisir la catégorie :

A. Les diététiciens chinois nous aideront aussi par leur longue expérience : si le trouble est situé dans la sphère oto-rhino, ils ôteraient les laitages; s’il est concentré dans le ventre, ils élimineraient d’abord les céréales.  Que les trouble sintestinaux soient la source ou la conséquence…

B. Chez les personnes de groupe sanguin A, on cible plus efficacement les laitages ; chez les O, les farineux et les sucres.

Si tu pratiques une exclusion en test, voici quelques fichiers pour t’aider, comme une forme de protocole et de mise en contexte: tu comprendras mieux la perspective des exclusions, je pense. Idéalement, étudie cela avec une copine un peu au fait de ce qu'est la nutrition alternative, cela peut paraître complexe au premier abord mais c'est simple pour un initié. Quand j'auditais, je donnais à l'élève un "livre dont il est le héros", constitué d'extraits de mes livres qui le concernaient. Voici un exemple pour ton cas, ici et maintenant:


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