taty lauwers

cuisinez selon votre nature

en quête d'un devenir-soi nutritionnel

Véganes, le grand fake

15.2.20 Je ne suis pas très optimiste sur la médiatisation de notre dossier "boeuf émissaire" dans les circuits officiels pour plusieurs raisons, que j'exposerai dans plusieurs billets successifs. La première raison est que le véganisme vient nous dire quelque chose de notre société: l'attrait morbide actuel pour le faux, car c'en est l'incarnation.




"Nourritures vraies"
nouvelle édition 2018

Voyons à quels niveau les véganes sont le grand fake qui plaît tant à nos sphères médiatique et politique. Quant aux citoyens, je vois bien lors d'interactions forum ou de discussions en face à face qu'ils ne sont pas tentés par ces leurres. les véganes doivent savoir qu'ils sont devenus l'un des sujets de blagues les plus courants. Le fake semble prendre dans les medias et dans les partis, et bien sûr dans la sphère économique, mais pas dans la population en général (bobos exceptés). Je crois bien plus à la dissémination du message par les citoyens, de bon sens, de bonne volonté que je n'espère dans les relais médiatiques. raison d'être d'un article précédent sur le Principe de Gulliver.

1. Les affirmations des véganes sont mensongères quand au climat et à l'agriculture. On peut démonter chaque argument par des analyses scientifiques validées: GES (lien 1, lien 2), eau (lien), prédation de céréales ( lien) , surutilisation de terres agricoles (lien) . Tout est faux. Ne me parlez pas "d'erreur d'analyse, ça peut arriver". Ce n'est pas possible qu'une erreur d'analyse se multiplie fois quatre, dans les 4 arguments. Et encore, on reconnaît les erreurs lorsqu'on nous les démontre. Ici, le déni perdure.

2. Leurs prétentions physiologiques et de santé sont mensongères. Non, la viande n'est pas toxique pour la santé, même pas la viande rouge (lien 1, lien 2). A la rigueur l'excès de charcuteries. Non l'humain n'a pas le tube digestif d'un herbivore. Non les omnivores n'ont pas les artères plus encombrées que les véganes. Etc etc.

Au passage, ils se fient à de fieffés menteurs pour argumenter. Pensons à Valter Pinocchiolongo, pensons au prof. Campbell pour n'en citer que deux. Ah oui, pensons aussi aux nouveaux stalines en herbe que sont les chercheurs de l'équipe de Willett, à Harvard (billet à venir).

3. Prétendre que le véganisme est un plan alimentaire viable et durable est un mensonge. C'est une idéologie, qu'on qualifie de sectaire ou pas, qui n'a aucun fondement nutritionnel. Le véganisme est un état famineux, autoproclamé, dont les effets sur la physiologie et le mental sont similaires. On peut le pratiquer deux à quatre semaines, en forme de cure de drainage ou d'éviction, comme je le propose dans ma Cure antifatigue. Plus longtemps, les dégâts sont aussi irréversibles que lors de famines prolongées.

4. Quasi tous mentent sur leur qualité de "mangeur végane". Cela fait chic de se dire végane car Madonna prétend l'être, car ce si sympathique Naguy, car la dynamique Oprah Winfrey, etc etc. Quiconque se prétend végane et n'est pas décati comme je le décris ci-après:

  • soit est un végétarien qui croit se grandir en s'annonçant végane
  • soit est tenu debout par des dizaines de pilules en complément, en particulier des hormones
  • soit est un des ces innombrables véganes qui mangent des produits animaux en cachette
  • soit prend des protéines en poudre en supplément de son régime
  • soit ment sur son état réel de santé et se médicamente pour en cacher les effets

Certes on rencontrera un des cas rarissimes d'une santé hors pair au départ, de profil végé de naissance, qui survit en végane. En 20 ans et des milliers de rencontres en nutri, je n'ai connu qu'une seule macrobiote (ancêtres des véganes) en relative bonne santé - et encore, son médecin l'a convaincue de reprendre des protéines animales lorsqu'elle a atteint les 50 ans, tant elle s'affaissait. Je n'ai connu aucun autre pratiquant qui ne soit pas décharné, gris terne de peau, les dents hyperfragilisées si pas déjà tombées dans la fleur de l'âge, les yeux renfoncés, l'haleine de cheval, perclus de douleurs digestives, les nerfs en capilotade et la dépression au bord des lèvres. J'en ai connu plusieurs victimes de cirrhose à 40 ans, sans avoir jamais bu! Petit rappel technique: aucune population longève et prospère n'a mangé végane. Végétarien: certes, végane: jamais.

5. Quelles que soient les affirmations de quelques blogueurs de bonne volonté, qui cuisinent, les véganes sont très attirés par la facilité de l'ultra-transformé, qui est la forme ultime du fake en alimentaire. Ces produits ne sont plus reconnus par l'organisme, voyons! Il suffit de se balader sur les forums de véganes pour voir les produits qu'ils vantent. Les blogs sont une vitrine où on pose pour la photo, ce qui donne un effet factice du "végane qui mange sainement".

6. Ils sont eux-mêmes victimes d'un mensonge bien plus vaste. Je vous le fais en scénario. Les grands prédateurs économiques que sont la Silicon Valley et l'industrie 4.0 veulent pour les uns vendre à la terre entière de la viande de labo, pour les autres récupérer les terres occupées par du bétail pour les afforester et neutraliser le carbone qu'ils continueront à émettre. De toute bonne foi, ils croient à leurs propres sornettes, ce qui les rend encore plus dangereux. Mais ils savent qu'ils ne peuvent qu'avancer masqués, pour ne pas freiner le bon peuple face à leurs appétits voraces.

Il faut donc dégoûter l'homme de manger des produits animaux provenant des bovins ou des ovins. Vous avez bien remarqué, n'est-ce pas, qu'on n'attaque pas la volaille ou les produits de la mer? Eh oui, il n'y a pas de terres à récupérer. Quel meilleur vecteur que cette minuscule portion de la population, les véganes, qui sont très virulents et de surcroît sûrs de leur bon droit? De vrais bons hooligans qu'on peut manipuler à sa guise, via des officines de pression comme L214, grassement financée par ces mêmes sources en prétendant refuser la violence mais en l'encourageant par toutes les voies. Retour du leurre chéri.

Ces intérêts financiers ont donc besoin des véganes, mais leur cible économique première sont les "flexitariens" - ce nouveau profil qu'ils ont inventé pour la cause et qui seraient des omnivores qui auraient décidé d'arrêter la viande. Ces derniers n'ont rien décidé, on leur a bien bourré le crâne avec les mensonges cités en début de billet, d'où mon choix du conditionnel. Depuis l'apparition de ce terme de "flexitarien" il y a quelques années, je m'y oppose farouchement, sentant l'arnaque intuitivement. J'ai mieux compris depuis que j'ai décodé les coulisses au travers des livres de Jocelyne Porcher, de Paul Ariès et de Gilles Luneau. Selon les calculs des think tanks californiens, le véganisme ne touchera jamais plus de 3% de la population. Mais ils en veulent beaucoup plus, voyons! Par ici les flexitariens. Et puis la population la plus vaste.

Dès que leurs fins seront atteintes, ils ne supporteront plus la cause antispéciste ou végane ("la cause animale": ils s'en fichent bien). Ils les laisseront tomber, finis les fonds de propagande pour leurrer les bas-de-plafond trop émotifs. Repensez à cette militante L214 qui s'était réjouie qu'un boucher soit assassiné lors d'un attentat. Elle attend encore l'aide financière de L214 pour payer les frais de son procès, alors que cette association est assise sur des millions. L 214 recevra le même revers de bâton lorsque les industriels de la malbouffe auront fait passer leur viande de labo partout: le robinet des subsides sera fermé. Instrumentalisation est le mot d'ordre d'en haut. Et aliéniation le mot d'ordre d'en bas.

Et c'est alors que les véganes se réveilleront, gros-jean comme devant, car leur "cause" n'aura pas avancé pour autant, ils auront ouvert les portes à l'industrie qui aura encore plus pris pied dans nos vies, ils auront obtenu l'abolition ou quasi de l'élevage que les intérêts financiers souhaitent, ils seront dans un état de décapilotade intérieur avancé et nous, sur le terrain, nutritionnistes de bon sens, ne pourront plus les requinquer avec les nourritures vraies qui sont nos remèdes. Ne pensons même pas à la santé de leurs enfants, qu'ils auront entraînés dans cette triste aventure, santé qui sera endommagée pour longtemps. Disons pour enfoncer le clou qu'ils auront été de fake bons parents.

Je suis sûre que, si j'y mets de l'énergie, je trouverai encore des raisons d'associer les véganes au grand fake. Vous êtes familiers du site, vous savez que je partage ici mes brouillons d'articles pour un livre à venir. Je peaufinerai avec le temps.
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