taty lauwers

cuisinez selon votre nature  

en quête d'un devenir-soi nutritionnel

A ceux qui connaissent la candidose systémique

2.12.25 Ci-dessous un extrait de texte par feu le prof' Ray Peat, dont je dois encore vérifier la source. Il avait une curieuse façon de soigner les "candidose", si on lit la fin du texte. Candidose entre guillemets, car ce désordre mériterait plutôt le nom de levurose, je crois.


Ci-dessous un extrait de texte par feu le prof' Ray Peat, dont je dois encore vérifier la source. Il avait une curieuse façon de soigner les "candidose", si on lit la fin du texte. Candidose entre guillemets, car ce désordre mériterait plutôt le nom de levurose, je crois.

Traduction approximative d'un texte de toute évidence oral:

"“J'ai souvent lu dans les journaux ceci: le cas d'un Japonais que tout le monde pensait être un ivrogne, mais dont les médecins, lorsqu'ils l'ont examiné attentivement, ont découvert que lorsqu'il mangeait du sucre, il commençait à émettre des vapeurs d'alcool. Ils ont découvert que des levures se développaient même dans son estomac.

 

Ses enzymes digestives étaient si faibles que les micro-organismes n’étaient pas tués par l’acide gastrique et les enzymes. On peut trouver d'autres cas dans le monde où des personnes s'enivrent réellement lorsqu'ils mangent du sucre provenant d'un excès de levures vivant dans le grêle. Se saouler est un mal majeur causé par cela, mais le vrai problème est que leur digestion est si mauvaise en raison de leur faible thyroïde. Donc, tout ce dont ils ont probablement besoin est de prendre de la thyroïde et d’activer leurs enzymes digestives. Cela permettrait probablement de se débarrasser spontanément du problème des levures et des bactéries.

 

C'est René Dubos, je pense, qui a fait quelques expériences montrant que lorsqu'une levure donnée est affamée du sucre dont elle a besoin dans l'intestin pour prospérer, elle envoie des filaments de pseudohyphes - je pense qu'on les appelle ainsi- , plusieurs fois plus longs que leur diamètre, mais suffisamment longs pour traverser la paroi intestinale où ils peuvent obtenir du sucre de la circulation sanguine. Ils deviennent donc envahissants lorsqu’ils manquent de sucre. Mais si vous leur donnez du sucre, ils ne produisent pas ces filaments adhésifs invasifs et ils sont simplement heureux de vivre de sucre.”

En séance de microscope à fond noir, j'ai en effet vu des formes que le laborantin qualifiait de champignons se transformer sous nos yeux en longs mycèles.

Ceci dit, je lis toujours Peat avec un oeil critique comme je lis tous les discours des surdoués de la biochimie*

Je relaye ceci pour justifier mes dires depuis longtemps, à ceux qui veulent être acteurs de leur santé.

Je livre ces quelques points à l'intention des thérapeutes qui voudraient utiliser l'un ou l'autre point comme départ de réflexion

1/ L'envahissement fongique est une conséquence d'un désordre, pas un état final. Il est donc vain de cibler "le candida".

2/ La source est souvent un déséquilibre hormonal qui n'est pas pris en compte. Il faut donc voir d'urgence un naturo ou un médecin fonctionnel, qui prendra la maladie dans son ensemble et le malade dans sa singularité.

2a/ Ce déséquilibre est d'ailleurs souvent lié à une dysautonomie non régulée (voir le dossier récent https://taty.be/burnout/SNA_BO.html) - cela peut se gérer chez soi, par des techniques douces. Le tout est d'en être conscient.

3/ Je tiens la candidose pour un déséquilibre enzymatique, lié au point 2/

Le fait de se restreindre au régime dit "anticandida" qui n'est qu'une suite d'exclusions alimentaires) ne peut QUE diminuer encore le potentiel enzymatique. Lorsque j'auditais, je proposais plutôt des rotations alimentaires que des exclusions. L'appauvrissement enzymatique n'était plus au rendez-vous.

4/ La source est parfois la conséquence de la malbouffe à trop haute dose - solution facile...

5/ Il est impossible de demander à une victime de candidose d'arrêter de consommer des sucres, la folie microbienne est plus forte que toute volonté. Il faut biaiser. Ma solution: je proposais un régime temporaire comme Nouvelle Flore qui peut restructurer tout en évitant les réactogènes, puis retour à une Assiette ressourçante selon le profil

Anecdote d'une copine, que je mets au régime: après cinq jours elle me téléphone pour me dire que tout bien réfléchi, elle et ses bactéries ont décidé de ne pas se séparer encore.

Telle est la force de l'injonction intérieure!

*********

* pourquoi une lecture critique de ces surdoués?

Mon approche psy: ils sont souvent des HPI, ce qui chez moi signifie A/ le code OMS, soit "= > 130 de QI" à quoi B/j'ajoute:

* une personnalité forte,

* aux avis tranchés,

* qui ne supporte pas la critique

* et ne nuance donc pas ses jugements, n'étant pas contrée par son équipe ou ses proches.

Tant qu'on y est, je continue:

à mon observation, les HPIs ont des intuitions géniales, en effet, mais à force, ils finissent par croire qu'ils ont tout compris mieux que les autres (et sans eux). Cette sûreté intérieure les aveugle parfois. D'où ma prudence.

Je connais pas mal de QI>130, tous ne sont pas HPI.


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