voir l'infographie n° 7 - n° 5
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Le texte transcrit.
source : www.taty.be
Grignoter entre les repas ?
Par Taty Lauwers. Dans le contexte d’un mangeur réactif aux sucres, pourquoi choisir 3 repas par jour plutôt que des multi-collations ou pourquoi une personne sensible aux sucres ne peut pas grignoter tout au long de la journée. Voyons les fluctuations a-normales de l’insuline — qui prend ainsi toute la place et empêche ses camarades d’agir.
NB. Il faut avoir lu les infographies précédentes de ma série « Sucres » de si l’on veut comprendre celle-ci au mieux. Les graphiques sont basés sur des études réelles, je ne fais que vulgariser.
Rythme classique
Fluctations de l’insuline selon les prises alimentaires. C’est après chaque prise alimentaire que l’insuline est stimulée, et pas seulement après une sucrerie ou un fruit. Un repas à 8h30 provoque un pic d’insuline vers 9h-9h30, pic plus ou moins élevé selon le contenu en glucides du repas et la biochimie du sujet. Entre les repas, l’insuline revient au calme. Les autres hormones peuvent s’activer.
Les valeurs sont exprimées en µIU/ml.
En grignotant
Fluctuations de ll’insuline chez une personne réactive aux sucres qui grignote entre les repas ou qui suit le conseil de manger six fois par jour. Imaginez le cas d’un hyperfragile, chez qui l’insuline grimperait au double des valeurs à chaque grignotage...
Le corps est surstimulé en permanence, sans qu’on le sente franchement.
Le grignoteur ne revient quasi que la nuit à la dose « normale » de 15 µUI/ml.
Ouf! Repos entre les pics d’insuline pour le sujet « normal »...
En superposant les deux courbes, on voit mieux à quel point le grignoteur est en permanence en train de produire trop d’insuline.
Résultat: inflammations chroniques, risques cardiovasculaires, prise de poids ou blocage des effets minceur — parmi les multiples effets d’une insulinémie quasi permanente. Et, à terme, une grève cellulaire: les cellules n’entendent plus le signal de l’insuline, elles deviennent insulino-résistantes.
Le grignotage. Un des fléaux qui sous-tend quantité de nos maladies modernes
Bénédiction pour nos enfants en bonne santé: ce phénomène ne les touche pas autant que les adultes, ils ne sont pas encore insulino-résistants. Deux collations par jour pour un enfant entre les repas : cela ne pose pas de souci. Des grignotages à tout bout de champ, en revanche, ne sont bons pour personne.
Dans mon livre, j’invite à ne pas pratiquer les multi-collations , conseillées dans tant de plans d’alimentation saine pour bec sucré. Dès que vous mangerez des repas denses en nutriments et en graisses, sans exclusion autre que les plastiproduits, finies les envies de grignotage. Vous en viendrez tout naturellement à ne manger que deux à trois fois par jour, sans force et sans restriction volontaire.
extrait de la dernière édition de mon livre Cinglés de sucres (Pour vaincre l’assuétude aux sucres) dans la collection Les Topos de Taty, éditions Aladdin, www.editionsaladdin.com.
Principes, grilles et menus pour une courte cure Décrochez-des-Sucres ou Full Ketone. Les détails techniques sont explicités dans le topo expert compagnon à ce livre, « Itinéraire de décrochage des sucres ». A paraître à une date indéterminée, qui sera annoncée sur le site officiel. www.editionsaladdin.com/sucres/