Comprendre quand le corps s’épuise à produire de l’insuline... quand il refuse de mincir ou quand l’inflammation chronique s’installe pour durer. Pourquoi les doses de glucides ingérés importent moins que votre réaction individuelle au plan hormonal: comment va votre pancréas? Etes-vous insulino-sensible ou -résistant?
L’insulino-résistance chez l’adulte, alias " prédiabète "
Par Taty Lauwers. Comprendre quand le corps s’épuise à produire de l’insuline... quand il refuse de mincir ou quand l’inflammation chronique s’installe pour durer. Pourquoi les doses de glucides ingérés importent moins que votre réaction individuelle au plan hormonal: comment va votre pancréas?
En général, le taux de sucre dans le sang (la glycémie) augmente plus fort après l’ingestion de repas sucrés que salés. La glycémie est finement réglée par une série d’hormones, dont l’insuline.
La zone de confort du corps humain se situe entre 0.8 grammes et 1.15 grammes de « sucre » par litre de sang (glucose en réalité). C’est l’insuline qui est chargée de baisser la glycémie quand elle s’élève trop.
Deux cas de figure: 1. celui du mangeur « normal » (sensible à l’insuline) et 2. celui du prédiabètique, chez qui le corps est devenu sourd aux messages (résistant à l’insuline).
1. Le mangeur insulino-sensible
Insulino-sensible: dont les cellules entendent le signal de l’insuline
Après une bonne part de tarte au sucre, l’équivalent de 75 grammes de glucose en une fois, le mangeur sensible à l’insuline verra la glycémie augmenter à 0,85g/l, 1,35g/l, 1,15g/l, 1,05g/l, 1g/l, 0,95g/l après 30, 60, 90, 120, 150 minutes. Pour enfin revenir à 0.85g/l après 3 heures.
L’insuline ne circule que pendant un court moment, le temps de normaliser les taux de glucose. Les variations se sont faites en douceur. Simplifions: les cellules ont entendu le signal de retour au calme.
2. Le mangeur insulino-résistant
Après la même tarte au sucre, le mangeur résistant à l’insuline verra la glycémie augmenter rapidement jusqu’à plus de 2 grammes par litre après 30 minutes. Non seulement ce taux est élevé, mais il ne baisse que laborieusement. L’insuline est surproduite pendant de longues heures.
Zone pendant laquelle le corps est baigné d’insuline... en vain, puisque la glycémie peine à baisser. Et avec de tristes effets collatéraux sur l’inflammation chronique, sur la santé cardiaque et sur le poids.
La solution? Rééduquer le corps à écouter les signaux, à redevenir insulino-sensible.
Certes on ne revient pas à l’insulino-sensibilité naturelle en quinze jours. La situation a mis de longues années à se dégrader. Cependant, pratiquer une courte cure, bien calibrée comme Décrochez-des-sucres, peut amorcer le cercle vertueux, surtout si on la reproduit de temps en temps. Au fil des mois, la sensibilité se rétablira. C’est l’une des multiples solutions pour sortir de l’insulino-résistance. La cétogénique n’est pas la seule solution !