10.4.2026 Dans ce nouveau dossier, je partage les infos que j’ai glanées depuis 20 ans sur l'utilité de se supplémenter en progestérone dans les cas d’endométriose et de ménopause: dans quels cas, à quels moment, sous quelle forme, combien de temps, à quelles doses, etc.
Dans ce nouveau dossier, je partage les infos que j’ai glanées depuis 20 ans sur l'utilité de se supplémenter en progestérone dans les cas d’endométriose et de ménopause: dans quels cas, à quels moment, sous quelle forme, combien de temps, à quelles doses, etc.
J'avais investigué ce dossier lors de mon propre passage ménopause, qui n'a finalement duré que six mois grâce à la progestérone bioidentique. Je partage ce que j’aurais voulu connaître ces infos depuis mon adolescence. Rétrospectivement, avec mes connaissances du sujet, j’ai vécu de nombreux troubles dus à ce que j’ai repéré comme un dominance oestrogénique, que je n’ai réglée qu’à la faveur de la ménopause
J'écris aussi ce dossier pour une jeune amie se plaignant d'endométriose, qui est très souvent corrélée à une dominance oestrogénique. Elle est consciente que l'opération n'est qu'un pansement sur une jambe de bois (50% et plus de récidives). Elle cherche une solution durable et sans (trop d') effets secondaires.
J’y chanterai les vertus de la progestérone bio-identique. En tant que spécialiste autoproclamée des pouvoirs de la cuisine nature et ressourçante, je porte mon intérêt sur une hormone qui fait partie des « compléments » dont je pense le plus grand mal quand il s’agit d’épuisés chroniques ou de personnes fragilisées par la vie, le stress, l’âge. Or, comme l’argile, le charbon de bois ou la feuille de chou en cataplasme, la progestérone bio-identique semble être un des tout rares traitements a-symptomatiques et sans aucun effet secondaire. Pas besoin de savoir ce qui tourne carré, l’une comme l’autre viennent faire leur boulot sans demander d’analyse sophistiquée. Le pire qui puisse vous arriver : l’ajout de la substance ne fera pas d’effet, si le praticien a mal ciblé la carence réelle chez vous
Ces pages sont écrites pour des profanes autant que pour des pros de la nutrition ou des naturopathes qui n’ont pas été formés sur le sujet des hormones. J’adopterai le même ton que celui que j’ai utilisé dans tous mes topos: une profane curieuse raconte ses investigations, afin que les patients puissent informer leur médecin que d'autres voies sont possibles.
Le dossier billet ne soutient pas l'autoprescription sauvage. Il est implicite que vous êtes suivi par un bon praticien du domaine.
Ne vous attendez pas à lire une thèse de doctorat sur les hormones féminines. Il ne sera pas question de physiopathologie, de cycle lésionnel, d’éthinylestradiol, d’expression de l'aromatase ou de voie 2-OH de détoxication des oestrogènes. C’est l’affaire des pros. Le coeur du dossier consistera en ma propre vision et mes propres solutions après une vie de dominance oestrogénique non diagnostiquée, d'où mon intérêt spécifique pour la progestérone désormais. J'écrirai comme une profane curieuse pour d'autres profanes, sans m'attarder sur les solutions habituelles: les filles qui en sont (endométriose ou ménopause) connaissent leurs troubles, nul besoin de gloser sur cela.
Elles connaissent souvent moins bien la solution assez simple d'une légère supplémentation temporaire, les raisons, les paramètres à surveiller, les petits changements connexes à entreprendre.
Je ne m'attarderai pas non plus sur sur les solutions techniques alternatives (en médecine fonctionnelle, e. a.), car on entrerait dans des discours trop pointus, qui nous échappent, à nous profanes. Je conseillerai bien sûr à chaque page de se faire suivre par un pro du domaine.
Ma posture vis-à-vis des solutions des médecins alternatifs ou même de certains naturos diffèrent sur le point qui suit: je pense que beaucoup d’entre ces soignants exagèrent les demandes de transition aux femmes « en carence de progestérone », si j'ai bien décodé les conseils que je lis aujourd'hui sur les blogs et dans les vidéos. Quand on sait que le corps se débrouille intelligemment dès qu'il reçoit le tout petit coup de pouce qui lui manque (une cure alimentaire de quinze jours, un drainage, UN complément ou une courte supplémentation hormonale) et dès que le thérapeute a ciblé LE facteur principal qui lui manque, il n'est plus besoin d'exiger que la femme qui décide de se supplémenter en progestérone bio-identique combine cela avec:
* une supplémentation en vitamine D, magnésium, zinc, oméga 3 ou en autres petits potiquets
* une assiette sans ceci et sans cela , généralement sans gluten/laitages ou sans viande
* du fitness intensif
La liste n’est pas exhaustive
La femme ménopausée peut bien sûr s’y adonner, mais on peut faire plus simple – ce que je m’attacherai à exposer dans le dossier.
Il peut paraître bizarre que je traite d'hormones féminines sur un compte axé nutrition. Il se fait que quantité de plaintes que des coachs de bonne volonté voudraient traiter grâce à une cure ou une réforme alimentaire seraient bien plus efficacement traitées par une fine analyse de l'équilibre hormonal (sans oublier l'équilibre du SNA alias système nerveux autonome – dont je ne traiterai pas ici en détail, puisqu’il fait l’objet d’un chapitre entier dans la dernière édition du topo « En finir avec le burn-out »).
Il est parfois inutile de demander des acrobaties en cuisine à des femmes déjà chamboulées ou épuisées alors qu'une petite goutte de progestérone bio-identique (que l’on définira plus tard) pourrait ouvrir de beaux horizons. Un nutripraticien doit être courant de ce fait, sans pour autant se prendre pour un endocrinologue: il fera bien sûr appel à un pro du métier pour l'analyse et la prescription. Cela va sans dire.
Et comme la vie est loin d'être simple, parfois, c’est l’inverse : une réforme de l’hygiène de vie suffit, sans en passer par l'hormonothérapie. C'est le tact du thérapeute et son expérience sur le terrain qui feront la différence.
En outre, je partage l'avis des médecins et praticiens holistiques - naturos, homéos ou fonctionnels - qui pensent que le SAMA ou d'autres troubles en aval résultent d'un déséquilibre hormonal ou nerveux (SNA), bien plus que de la présence d'un potentiel agresseur (histamine & Cie). Et qu'on ne peut régler la dysbiose, aussi essentielle dans l'analyse des grands systèmes, que si l'équilibre hormonal et nerveux est au rendez-vous. Il convient donc d'analyser ce qui foire en amont au plan hormonal et nerveux plutôt que de traiter en aval, ce qui justifie l'utilité de connaître les couacs hormonaux même si l'on n'est qu'intéressé par la nutrition.
Hippocrate: "trouver la cause des causes".
Dès mes premiers pas en nutri en 1994, j'ai été attirée par le discours holistique des naturopathes, qui s'inspirent d'Hippocrate: d'abord trouver la source en amont. Au passage, je n'ai pas fait la formation, je suis autodidacte mais j'interroge quasi toujours l'un ou l'autre naturo encore aujourd'hui avant de m'exprimer.
Dans tous mes topos, je me suis attachée à vérifier les références des assertions que je relaye, sans pour autant annexer des sources scientifiques pour les raisons que j’ai déjà longuement exposées sur mon site. C’est une vision très personnelle, qui n’implique aucun jugement vis-à-vis d’autres postures : je n’arrive pas à me motiver sur la base de simples postulats. J’aime qu’une technique soit au moins documentée sérieusement : soit sur le plan de l’historique humain, soit sur le terrain clinique, soit dans la littérature scientifique
A propos de ce dernier pan, vu que je ne peux juger la justesse des études cliniques faute d’avoir les prérequis nécessaire, je fais généralement appel « à la valise », comme on le faisait dans les jeux télévisés de mon enfance. En l’occurrence, lorsque j’ai un doute, je prends alors mes renseignements auprès de professionnels qui sont souvent des voix alternatives mais documentées, qui ont dépiauté la littérature scientifique à notre place. Je les appelle mes SDF, scientifiques sans dotation fixe, car trop imbriqués dans des labos et des contrats, ils ne pourraient voir la doc' avec un regard aussi critique que celui que je demande.
A toutes fins utiles, je rappelle que dépiauter la littérature scientifique est un métier, et laborieux qui plus est. le dr Malcom McKendrick, grand critique des statines, dit passer quatre (4!) jours pour vérifier la méthodologie, les sources, les tableaux d'UNE étude seule. Je ne me satisfais pas d'un relais qui n'a lu que l'abstract.
Rien ne vaut les scientifiques réellement indépendants de toute pression des pairs ou de leur employeur, qu’ils soient consultants épisodiques ou permanents des sociétés commerciales influentes. Vive aussi les experts à la retraite, qui lâchent souvent le morceau à ce moment-là.
Parfois, mes relais scientifiques sont assez sympas pour répondre à mes demandes par téléphone ou par courriel. Dans ce cas-ci, j’ai beaucoup échangé avec le professeur Raymond Peat, biologiste moléculaire dont la connaissance approfondie de l’endocrinologie est telle que je le soupçonne d’avoir été une hormone dans une vie antérieure. .J’ai combiné ses conseils avec la lecture attentive des livres du docteur Lee (voir les points 4.4 et 4.5).
NB 2026. En pleine forme malgré son âge pourtant, le professeur Peat est décédé dans son sommeil pendant la crise covid. Le bruit court qu’il a vécu un triste effet secondaire de ces injections géniques. Son site est toujours actif, aussi riche d’articles : raypeat.com
Encore aujourd'hui, je me réfère au docteur John Lee et au professeur Raymond Peat, car ils me semblent les plus sages dans le domaine. Rien à voir avec le discours des médecins anti-âge, que je qualifie de cow-boys dans leur approche des maladies chroniques. Si je composais un recueil des dégâts observés chez mes élèves et lecteurs sous hormonothérapie prescrite par ces cow-boys, j’en aurais pour un livre entier. Grosso modo, le discours Peat-Lee est : « n’ajoutez que le strict nécessaire en matière d’hormones; arrêtez dès que la situation est normalisée; seule la femme elle-même est maître des doses ».
La plus grande partie de ce dossier a été rédigée vers 2005-2008, à l’époque où je partageais ces infos confidentiellement avec les élèves de mes séminaires appelés alors « audits nutritionnels » (désormais « Profilage Alimentaire », formations animées par Maya Dedecker, ma remplaçante). Depuis lors, les youtubeurs, médecins ou pas, et les blogueurs font florès sur le ouaibe. On trouve mille et un conseilleurs sur le sujet des hormones féminines bio-identiques, tous plus convaincants les uns que les autres (généralement dans la sphère anglophone, USA, Canada, etc.). Il existe désormais des groupes d’internautes francophones qui partagent les données sur les hormones bio-dentiques,ce qui manquait en 2005. Mon discours ne sera pas une resucée, puisque j'imbrique nutri, hygiène de vie et hormones et que j'oriente le discours autour du profilage, càd l'individualisation fine de tout protocole (quasi un oxymore...).
Voilà pourquoi votre fille n'est pas muette et pourquoi, profane très curieuse, je me permettrai un dossier sur les hormones bio-identiques, en particulier la progestérone.
Ces quelques pages sur les circuits hormonaux qui peuvent défaillir ne sont écrites que pour partager ce que j’en connais, en tant que profane cultivée qui se prend pour un éducateur de rue du net — partager assez pour qu’on ne confonde pas un épuisement chronique avec une « simple » déficience en hormones féminines, assez pour qu’une femme victime de « carence » en progestérone puisse identifier le problème et en parler à son médecin. L’équilibrage des orages hormonaux installés sur la durée est du ressort d’un docteur, de préférence endocrinologue. Le bât blesse un chouïa ici, car il faudra trouver un spécialiste qui ne croit pas qu'à la ménopause on manque d'oestrogènes seulement et qui ne confond pas progestatifs de synthèse et progestérone bio-identique (voir les points 3.1 et 3.3). Cette dernière, bien dosée, est le traitement antistress le plus efficace chez les victimes d’endométriose ou de dominance œstrogénique et chez la plupart des femmes qui passent le cap de la ménopause.