13.4.26 Que penser de l'approche conventionnelle face à la ménopause: "vous manquez d'oestrogènes"?
L'article INSERM "Ménopause: une meilleure sécurité d’utilisation des traitements hormonaux" (https://www.inserm.fr/dossier/menopause/ ) résume parfaitement l'approche conventionnelle face à la ménopause, approche qui mérite quelques suggestions dès qu'on connaît un peu les coulisses du dossier.
Premier paragraphe:
"Si la ménopause n’est pas une maladie, la carence en œstrogènes qui lui est associée peut se manifester par des symptômes qui affectent parfois la qualité de vie des femmes. C’est aussi une période où des pathologies potentiellement graves (fractures ostéoporotiques, maladies cardiovasculaires...) peuvent survenir en raison de ces changements hormonaux et du vieillissement. Un traitement hormonal est susceptible de prévenir ces complications, dans certaines conditions."
1/ Certes ce n'est pas une maladie, oh merci! oh enfin! C'est une transition, comme l'est l'adolescence. Faut-il médicaliser l'adolescence?
2/ Associer une carence en oestrogènes à la ménopause sans mentionner la baisse de progestérone, l'hormone qui les contrebalance, signale simplement que l'auteur n'a pas fait de recherches attentives. Les oestrogènes sont peu chers à produire et sont privilégiés par les labos. Dans ses articles en libre accès sur son site https://raypeat.com/articles/, feu Prof' Ray Peat, qui avait axé ses recherches pendant des décennies sur les oestrogènes et la progestérone, démontre que, depuis longtemps, l'industrie fait tout pour convaincre les médecins que ce sont les oestrogènes qui manquent lors de l'entrée en ménopause.
Le réel n'est pas d'accord, les études encore moins. Mais le narratif médico-pharmaceutique étant ce qu'il est, votre médecin croit peut-être aussi cette fable: "à la ménopause, vous manquez d'oestrogènes".
3/ La ménopause n'est pas une maladie, écrit le docteur Trémolières... mais dans le même paragraphe, l'auteur cite des "pathologies potentiellement graves " qui sont simplement le fait de l'âge; et conseille un traitement hormonal préventif.
4/ La plupart des femmes que j'ai rencontrées qui passaient ce cap ont cherché des solutions de mieux-être pour inhiber les effets secondaires de la transition: bouffées de chaleur, etc. Aucune n'a considéré ce traitement "en prévention" d'ostéoporose ou de crise cardiaque, ce qui est un discours d'hypermédicalisation. Il tombera dans le bon terreau chez certaines, plus anxieuses, mais il touche peu les personnes à qui je m'adresse, qui sont plutôt autonomes et au fait de leur physiologie. Disons que les premières sont "la tribu des statines" (et c'est bien ainsi) et les secondes les LAR (libres, autonomes, responsables).
Je m'attacherai dans le reste du chapitre 3.1 à démontrer que:
1/ l'effet protecteur des oestrogènes face à ces dérives de l'âge est largement controversé
2/ des solutions naturelles efficaces existent pour prévenir l'ostéoporose et les maladies cardiovasculaires; il n'est nul besoin de médicaments, qui quoiqu'on fasse, produisent des effets secondaires - surtout lorsqu'ils sont pris sur la durée.
Poster extrait de l'article:
Si vous lisez la suite de l'article, il faut savoir que Trémolières milite pour qu'on reprenne les traitements hormonaux substitutifs (THS), que les femmes ont largement abandonné après le désastre de l'étude WHI de 2002 ( voir le détail icixx: en gros l'étude a démontré l'effet cancérigène des THS). Selon son poster ci-dessus, seules 6% des femmes françaises se traitent alors qu'en 2000, une femme ménopausée sur deux prenait un traitement hormonal. Voilà quelques millions de bons zeuros qui s'envolent et désolent les actionnaires des labos...
Selon le même poster, 20 à 25% des femmes souffrent de troubles sévères qui affectent leur qualité de vie. On pourrait en déduire que des médicaments sont nécessaires, en l'occurrence le TSH. Chère docteur, ces troubles sont *temporaires*, le temps que le corps s'adapte et que la femme trouve une autre hygiène de vie. Si elle est bien conseillée, cela prend six mois à un an. Cela ne justifie pas la prise longue de TSH.
Dans le chapitre 3.1.2 "La grande arnaque autour de l'ostéoporose", je traduis deux chapitres édifiants d'un article du Midwesterndoctor, où il expose comment les soins conventionnels contre l’ostéoporose aggravent souvent la situation et quels moyens oubliés il préconise pour retrouver la santé des os, passé la ménopause. J'y souligne en gros et gras son paragraphe sur les bienfaits de la progestérone face à l'ajout d'oestrogènes, on ne tape jamais assez sur le clou.
Les articles du Midwesterndoctor sont longs, fouillés et précis, riches d'expériences sur le terrain et de références scientifiques. C'est un vrai praticien de terrain, lui - je ne donne pas les noms de ceux que je cible dans cette assertion, face à "lui" :) On sait qu'on rencontre beaucoup de théoriciens de la santé sur le net, qui, forts de leurs lectures de x études, produisent des affirmations catégoriques que nous, praticiens de terrain, trouvons un peu décalées face au réel.