15.4.2026 . Parmi les facteurs qui ouvrent la porte à la "carence en progestérone", il convient d'envisager l'effet du stress chronique ou mal géré. J'en profite pour exposer ce qu'une profane peut comprendre de la gestion hormonale naturelle, dans le corps.
Bien que non-thérapeute, sans formation formelle, je peux partager ce que j’ai appris sur la physiologie de base quand j’ai essayé de comprendre l’organisme dans lequel mon âme habite.
Je suis plus motivée que la moyenne, car il se fait que ce corps est né démuni, càd équipé d’une série de carences enzymatiques de naissance – ce qu’on nomme globalement et techniquement aujourd’hui « polymorphismes génétiques ». Je ne m’en suis rendu compte qu’après quelques années d’études de la nutri en autodidacte.
Ces bizarreries ont fait que, souvent, depuis l’enfance, j’ai été traitée de malade psychosomatique par le corps médical.
J’ai fini par ne plus les croire, surtout quand, après un cancer assez grave à 38 ans, je me suis entichée de nutrition et d’hygiène de vie plus naturelle que mon quotidien jusqu’alors.
Bien m’en prit, puisqu’avec une machinerie si mal réglée, je suis toujours là à 71 ans, sans médicaments, sans prothèses autres que mes lunettes, sans examens de contrôle - et ce grâce à tout ce que j'ai glané sur ce que cet organisme atypique demande..
Voici donc ce que j’ai pu comprendre en tant que profane curieuse et que je peux résumer pour les autres profanes. L'analyse précise des carences se fait avec un médecin, refrain connu. Au moins, vous saurez de quoi il s'agit!
Allons-y.
Pour comprendre ce qui suit, je propose une vision hiérarchisée entre les divers systèmes physiologiques humains : endocrin, nerveux, digestif, circulatoire, etc. Et ceci pour des raisons de découverte de soi et non pour des raisons techniques. Car il n’y a pas de gradation de puissance hiérarchique entre les divers systèmes : hormonal, nerveux, digestif, etc. Chaque système possède évidemment une spécificité fonctionnelle et une importance vitale égale pour maintenir l'homéostasie globale. En réalité, ils fonctionnent plutôt en synergie.
Disons pour la forme que les hormones sont tout en haut de la pyramide ; elles fonctionnent par échanges chimiques. Suivent le système nerveux et ses neuromédiateurs, qui fonctionnent par échanges électriques, si l’on veut faire court. Ce n’est que tout en dessous que le système digestif entre autres constitue la base de la pyramide.
Un jour, je trouverai une image pour illustrer que, sans comprendre et/ou soigner le système hormonal au premier chef, soit le système qui se trouve tout en haut de la pyramide, nos essais digestifs (absorber des compléments alimentaires, comme des probiotiques, ou pratiquer des cures alimentaires) risquent de n’être que des emplâtres sur une jambe de bois.
De même, sans prendre en compte l’environnement nerveux et les deux systèmes autonomes qui nous gouvernent (le SNA ou système nerveux autonome, avec ses deux branches, voir https://taty.be/burnout/SNA_BO.html), un mangeur autonome ou un praticien holistique peuvent louper une clé essentielle pour régler la digestion, par exemple. « Par exemple », puisque je me concentre sur la nutrition sur ce compte.
Nous produisons naturellement des hormones, selon les besoins du corps. Chez la femme, la progestérone dont on traite dans ce dossier est produite à certains moments du cycle, les oestrogènes à d’autres moments ; parfois les deux sont concomittants.
Selon les manuels de physiologie, lorsque le corps veut produire ces hormones, une cascade de réactions se déroule à partir du cholestérol, qu’il soit endogène (produit par le foie) ou alimentaire (beurre & Cie). Je représente en images ci-dessous ce qui se passe dans l’idéal - image du haut.
Parfois, l’environnement nerveux ressent un stress chronique, de quelque source qu’il soit - qu’il soit généré par un patron très casse-pieds ou qu’il provienne de la pollution électromagnétique qui, de façon imagée, agite les cellules sans arrêt, un état qui ne leur est pas inné.
Dans ce cas, le corps veut se défendre et produire en priorité du cortisol, dite « l’hormone du stress ».
Le cortisol agirait alors comme un prédateur dans cette cascade.
Il s’estimerait prioritaire et volerait le cholestérol pour ses propres besoins, comme je le représente dans l'image du bas.
(Le conditionnel est de mise en physiologie, rien n'est jamais sûr).
Et voilà que restent sur le tapis la pregnénolone et ses copains.

On peut être en carence de progestérone par excès de stress!
Ajoutons à cela que, dans les cas de stress chronique, la thyroïde prend toujours des coups. Votre praticien vous expliquera les mécanismes.
En outre, dans les cas d'inflammation chronique comme l'endométriose, les stocks de vitamine A sont appauvris. Ces cas souvent aggravés par des choix alimentaires malvenus (se priver de beurre, par exemple; ou se fier à des produits ultramanufacturés)
Or, la conversion du cholestérol en stéroïdes dépend d'une thyroïde en bon état et d'un apport adéquat en vitamine A, entre autres.
Il ne suffira donc pas de "soigner le cholestérol" pour couvrir les carences en progestérone et autres stéroïdiennes. L'approche doit être multifactorielle .
On a vu l'impact de la prise de contraceptifs au long cours ou des xénooestrogènes (pollution invisible). On verra demain qu'on peut être dans cet état de carence en progestérone par des choix alimentaires inadéquats ou par des carences enzymatiques. C'est en tout cas la vision du professeur Ray Peat et du docteur John Lee, qui restent mes sources principales d'information pour les raisons que j'expose au point 4.4.