taty lauwers

cuisinez selon votre nature

en quête d'un devenir-soi nutritionnel
  

Un braquage du Contrat Social ? Retour sur le Hold Up !

Je copie ici le texte du dr Fouché, publié sur docs.google. Pour la biodiversité! Car si, un jour google censure, le texte sera toujours ici.
Fouché écrit ici au nom du collectif Reinfocovid.fr dans le chapitre" Les dossiers thématiques pour mieux comprendre les enjeux de la Covid-19 en France"

 

Par Dr Louis Fouché, le 13/11/2020 à Marseille

Le premier fait saillant de la sortie du film, c’est qu’elle reçoit le vacarme de ceux qui monopolisaient jusqu’ici la narration officielle de cette épidémie. Le concert de la meute habituelle des censeurs s’est mis en cadence. Il nous assourdit. Veut nous empêcher d’écouter ce que Pierre Barnérias veut nous laisser entendre. Ce concert veut nous distraire l’attention.

Ce concert veut nous faire juger avant même d’avoir pu jauger. Ce concert sonne faux. Mieux, il m’a donné envie d’aller voir le film ! Quoi de plus aiguisant pour la curiosité qu’autant de gargouillis autour du petit évènement qu’est la sortie d’un film ? Quoi de plus excitant que la censure ?

Le seul, le premier axe que vous pourrez retenir de cette critique sera la proposition suivante : Laissez les calomnies, anathèmes et débunkages divers et variés au placard. Laissez les pinaillages aux microscopistes (retournements de veste de tel ministre, analyses tronquées et fact checking de zététiciens et débunkers, réactions outrées, discussions sur des détails ou sur les défauts ou qualités graphiques du film). Ils ne voient le monde que par tout petits morceaux.

Ne vous laissez pas détourner d’une compréhension systémique de cette crise sanitaire. Tous les sophistes essaient de nous détourner d’une compréhension globale et multicentrique du phénomène. Ils veulent nous maintenir le nez braqué et rivé sur des arguties. Les courbes, le R0, le confinement, les masques, les morts, l’avis d’untel ou untel… Des ombres. La caverne des sophistes. Ils veulent abrutir, engourdir et obscurcir la pensée. 

Ensuite cet avertissement : tous les avis à l’emporte pièce sont des tickets d’entrée sociaux. Qu’on le veuille ou non. Dire quelque chose, c’est déjà faire société. Et certains utilisent ce qu’ils disent sans même en prendre conscience comme ticket d’entrée social pour être acceptés dans tel ou tel groupe. Ils travestissent les faits, leurs émotions, leurs besoins fondamentaux pour n’en satisfaire qu’un: ne pas perdre le lien. C’est humain et pathétique à la fois. Aucun censeur ou commentateur de Hold up n’échappe à cette règle de psychologie sociale.

Quand les discutailleurs commencent à se perdre dans la critique de la critique et le commentaire du commentaire. Je vous propose de les faire taire, de suspendre notre jugement et … de revenir à la lettre du texte. Revenir au point de départ ! Revenir au réel. Alors revenons au film. Et parlons en…

La narration mainstream et gouvernementale pourrait peut-être lapidairement se résumer ainsi : Une épidémie. Très grave. Votre faute. Ayez peur. On vous punit, on vous contraint, mais pour votre bien. Soyez soumis et obéissants, c'est la seule voie. Notre système, nos soignants sont à bout de souffle. Nos décideurs, nos Sachants sont dépassés. La Science elle-même est une boussole cassée. Chacun fait ce qu’il peut. Maladroitement certes. L’économie est abîmée. On ne s’en sortira qu’avec un vaccin. On ne s’en sortira que par plus de contrôle…

Hold-up propose un décentrage, une fenêtre hors de cette narration. Il ouvre des questions qui doivent être mises au jour. Les réponses proposées doivent être discutées. D’où vient le virus ? Est-ce une erreur ? Et à tout le moins cela ne nécessiterait-il pas une réelle réflexion et moratoire sur les P4 et leurs activités ? Y a-t-il des profiteurs de guerre ? Et des victimes collatérales ? Les multinationales du médicament et de la vaccination sont-elles aux manettes de nos décisions politiques ? Nos médias ne sont-ils plus que des propagandistes ? La crise sert-elle de prétexte à détruire le droit social, à vous séparer de vos enfants, à nous séparer les uns des autres ? La défaillance de nos institutions doit-elle se résoudre par un totalitarisme planétaire proposé par des puissances économiques maquillées en faiseurs de santé ? Les gouvernements n’en sont-ils que les marionnettes ? La vaccination est-elle vraiment une solution ou un outils de braquage économique à grande échelle puis de traçage et de contrôle ? Y a-t-il un « projet » de Grand Reset et d’asservissement collectif par la dette ? Quel rôle joue l’Union européenne dans la protection et la promotion de Big Pharma ?

Je vous laisse répondre à votre manière à ces questions que nous offre Hold Up. Je vous laisse déplier la crise sanitaire en des crises sociales, économiques, scientifiques, institutionnelles, démocratiques, financières. « Nous » va mal !

Mais, est-il bien nécessaire de braquer votre pensée et votre énergie sur l’origine du virus, sur les roueries des mécanismes économiques, sur le vice de l'ingénierie sociale médiatique et politique utilisée pour vous distraire de l’important ?

Je vais vous dire un secret: je n’avais pas attendu Hold Up. Ni même le coronavirus. Ces crises étaient déjà criantes, ardentes comme des braises sous mes pieds. L’Effondrement de tous côtés d’un imaginaire heureux (d’une “protension collective positive” dirait Stiegler) était déjà en cours. Je faisais déjà partie des collapsonautes !

Hold up procède simplement à une aléthéia, un dévoilement. Et met en réseau les facettes multiples de la crise systémique que nous traversons. Face à l’aporie du néolibéralisme mondialisé, les projets transhumanistes technophiles d’un monde totalitaire, contrôlé, automatique et numérique étaient déjà bien avancés. Dénoncés magistralement par Eric Sadin, peu osaient vraiment voir. L’asservissement des médias en propagandistes ténébreux était déjà achevé. On nous avait déjà mis sous contrôle. On nous avait déjà séparé de nous-mêmes et des autres. On essayait déjà de voler nos enfants. 

Le covid n’est que l’apothéose du braquage. Le mot est lâché. Mais un braquage par qui ?

C’est se cacher derrière son petit doigt que d’avoir attendu Hold Up pour le découvrir. 

Il vous aura fallu Hold Up pour vous réveiller et nommer vos bourreaux ? Et bien alors, merci Hold Up ! Mais je ne crois pas. Vous savez très bien qui sont vos bourreaux. Mais rester dans la peau d’une victime est commode. Vous seuls décidez de votre destin ! Et c’est bien là le défi. D'abord prendre conscience qu’on vous emmène dans un monde, une tyrannie sanitariste panoptikon de chacun contre chacun dont vous ne voulez pas. Prendre conscience qu’on est train de tout casser. Volontairement ou pas. 

Et puis agir en conséquence. Responsables: nous sommes ceux que nous attendions. Il n’y aura pas d’autres héros que nous. Il n’y aura pas de messie. Il n’y a que Moi et Nous. Et même ceux qui nous braquent sont une partie de nous. Soignons-les. Aidons les. Arrêtons de les regarder passivement tout détruire. Qui sont “ils” ? En fait Ils sont Nous. Ils sont notre passivité, notre confort, notre lâcheté, notre aveuglement volontaire, notre peur de la mort, notre attachement vil aux images et aux ombres.

Qui sont “ils” ? Follow the money ! Quand vous ne comprenez rien. Suivez simplement l’argent. La puissance et l’argent ont toujours attiré les pervers. Ce sont donc les pervers paranoïaques qui cherchent et chercheront toujours à vous confisquer vos vies. C’est la perversion paranoïaque à l'intérieur de nous-mêmes qui cherche à nous confisquer notre propre vie. Ce n’est ni bien neuf, ni bien original. Et pour vous la confisquer, la perversion paranoïaque vous ment, vous fait vous mentir à vous mêmes. Quelle surprise ! Appelez-les multinationales, appelez-les gouvernants, appelez-les élites mondialistes corrompues, appelez-les la part sombre en vous-mêmes; comme c’est commode pour vous. Bref, donnez leur un nom. Puis donnons leur un NON !


La seule contribution de Hold Up pour moi est d’appeler au courage, à l’héroïsme, à la Résistance. Il est temps. Il est grand temps, pour vos enfants, pour vos amis, pour la beauté, pour l’Art, pour la vie ensemble, pour la Paix; de se mettre au Courage. Le courage de se remettre en lien, de reprendre de la puissance d’agir dans le réel, de se défaire des entraves de confort et de torpeur qui nous entourent. Et tenir. Tenir à la vérité, à la beauté, à l’Art, à l’Autre aimé. Pour tenir dans ce déferlement totalitaire, il faut s'agripper à quelque chose de sûr. Le masque, la mesquinerie, la distanciation sociale, toutes ces arguties ne sont rien de sûr. Ceux qui s’y agrippent en se mentant à eux-mêmes seront balayés par ce déferlement. Agrippez vous. Faites Pack ! Comme dans la Horde du Contrevent de Damasio. Et avançons ensemble vers le renouveau que nous souhaitons voir au monde. Avançons vers le vivant en nous et autour comme Baptiste Morizot le pressent..

La démocratie, l’économie, la narration, le lien social et à nous mêmes nous avaient déjà été considérablement confisqués. Un braquage en règle de notre contrat social ! Le covid n’en est que l’apothéose. Le point d’orgue. Et après le point d’orgue, que reste t’il ? Un silence intense pour revenir à soi même. Puis reconstruire un monde désirable pour Je enfin vivant et pour Nous enfin reliés.

A la croisée des chemins, j’espère que la question qui émerge est bien celle-ci : Quel monde désirable voulons nous ? Je suis sûr et certain que vous ne voulez pas d’un crédit social à la chinoise, d’un individualisme vide à l’anglosaxonne, ou d’une quelconque chimère hybride de tous les cauchemars totalitaires jamais pensés.  

Nous faut-il la sécurité et l’asservissement, ou bien nous faut-il la liberté, le risque et la responsabilité qui vont avec ? Nous faut-il arrêter de vivre par peur de la mort ou nous faut-il vivre avec la mort pour petit maître, et en lien ? 

Comment voulons-nous vivre ? 

Amitiés,

Louis

J’espère vous avoir donné envie de lire Eric Sadin. Je vous propose le tryptique génial: la silicolonisation du monde / la Vie algorithmique / IA, un antihumanisme radical

envie de lire Alain Damasio, la Horde du Contrevent

envie de lire Baptiste Morizot, Raviver les braises du vivant

envie de lire Bernard Stiegler, dans la disruption (hyper dark)

envie de lire le chien et le loup de La Fontaine

 


voir la table des matières du dossier
Retour au blog "Articles"