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Dans l’enfer du coronavirus? Vraiment? Le cas de Tatiana Ventôse

6.12.2020 Je pourrais commenter le cas de Tatiana Ventôse et «son enfer covid» sous plusieurs angles, mais j’ai choisi finalement de simuler un audit comme je les faisais avant ma retraite

Billet inclus dans le dossier "Le circus virule (ou ce que le covid-19 est venu nous dire"), amorcé début 2020. Répertoire "non-food" de ce site. Je mets ma casquette de Jiminy Cricket, comme pour le dossier à charge contre les Gafam. Je transfère certains des billets écrits en brouillon sur fb pendant le confinement. On les retrouve via le sommaire.


Ce midi, sous le billet questionnant le manque d’esprit critique de la gauche en général quant au récit médiatique covidien, en utilisant le cas de Tatiana Ventôse, nous avons pas mal échangé sur le sujet de «son covid» (que je ne connaissais pas, ce qui éclaire d’un autre jour son discours).

Je pourrais commenter le cas de Tatiana Ventôse et «son enfer covid» sous plusieurs angles

1. faillite de la rationalité

2. généralisation d’anecdotes personnelles et survalorisation d’une expérience personnelle, sans mise en contexte

3. croyance au virtuel, aux stats toutes puissantes

4. attachement au consensus d’une mouvance politique ou religieuse

Mais j’ai choisi finalement de simuler un audit comme je les faisais avant ma retraite. Audits nutritionnels, certes, donc limités à l'assiette, mais pour lesquels je devais avoir une vue synthétique de la santé de la personne, de son environnement, afin de choisir quel régime lui conviendrait le mieux. J’ai explicité cette posture dans une vidéo: L'audit nutritionnel à ma façon (qui est transcrite ici) et dans de nombreux cas concrets sur mon site.

Dès avril , on m’a envoyé ou décrit en direct des cas de «personnes jeunes,sportives, en bonne santé» qui ont eu un covid grave.

Depuis le temps que je répète le même laïus à mes interlocuteurs, il est temps que je l’écrive pour ne plus devoir le ressasser. Je ne peux entendre une phrase aussi simple, hors contexte que celle qui précède. Que veut dire «jeune, en bonne santé, sportif»? C’est aussi peu informatif que les statistiques qu’on nous balance aux nouvelles télé tous les soirs: plat et sans profondeur, sans mise en contexte, sans historicisation etc.

Je prends donc Tatiana comme exemple pour ce petit laïus, qui n’a d’autre intention que d’amener un peu de bon sens Mamie Croûton dans un dossier hystérisé à outrance.

Si je recevais Tatiana en audit nutritionnel, si elle me racontait son «enfer covid» (voir sa vidéo https://www.youtube.com/watch?v=rmKpvSy7FmU) et si elle me demandait de l’aider à se remettre sur pied, je reverrais l’environnement global.

NB. Je reconnais ma très grande faute ici: je n’ai pu écouter que quelques minutes de cette vidéo, j’aime cette jeune femme mais j’ai tant d’autres articles à lire (imaginez que je lis tout ce que je relaye...). On se rappelle que j'écoute ou lis ces auteurs comme relais d'informations pour mes lecteurs ou des millenials qui sont peu informés en politique et qui doivent faire une formation accélérée en temps de "crise sanitaire" - qui s'avère tellement plus politique que sanitaire qu'on ne peut faire l'impasse. Je n'apprends rien chez eux, je les suis pour les relayer. C'est peu motivant quand ils sont aussi verbeux que la chère Tatiana Verbose. Je me suis arrêtée quand j’ai senti que ça partait en drama queen: «je sentais que j’allais mourir». Ah ben dis donc choupinette, tu n’as pas dû être souvent malade. Mais surtout cela a éveillé un petit lutin qui m’a soufflé: «encore une qui a un rapport très difficile avec la mortalité». Il ne faut pas avoir frôlé la mort pour autant. Tatiana n’a peut être pas encore eu d’enfant. A l’accouchement, on sait toutes qu’on donne la mort en donnant la vie. La seule chose sûre pour notre petit est qu’un jour il quittera cette terre. D’où la beauté des Pieta, d’ailleurs. Une jeune maman est déjà plus en questionnement sur la mort. Mais une célibataire, urbaine au surplus, est si détachée que l’approche de la mortalité est un vrai passage initiatique. C’est ce que j’ai senti dans ce début de vidéo.

Bref, sans avoir écouté plus de deux minutes, j’utilise ce cas pour qu’on comprenne que, concrètement, le vivant et la santé sont plus complexes que ce qu’on expose en général et qu’on ne peut commenter sur une phrase «covid grave chez un jeune en bonne santé». Que Tatiana ne m’en veuille pas, mais comme elle étale ses peines au grand public, je m’en sers. De bonne guerre.

En route pour un petit audit.

Pour qu’elle ai fait un «covid» grave alors qu’elle est jeune, sportive, en bonne santé (selon ses termes), je lui poserais quelques questions.

Par exemple a-t-elle fait le vaccin antigrippe l’année précédente? Auquel cas elle s’est mise dans une catégorie à risque, vu l’interférence virale connue. A-t-elle fait d’autres vaccins modernes, parmi ceux qui fragilisent l’immunité? La lecture des carnets de vaccination est souvent édifiante.

Elle est sportive, certes: mais quel type de sport? Du sport de salle ou de plein air? Du sport de jouissance ou de souffrance? Dans l’un et l’autre cas les effets sur le physique ne sont pas similaires. Pas d’études sérieuses à disposition, mais c’est du bon sens.

Quel rythme de sport? Le jeune new yorkais «mort du covid» en été était sportif, il courait 10km par jour. N’importe quel médecin du domaine sait qu’il était alors en surentraînement (ce qui passe chez des champions, à la physiologie d’astronaute, mais pas chez tous); ce surentraînement empêchait que ses systèmes divers (nerveux, immunitaires, etc.) de garder le nécessaire équilibre.

Tatiana se dit en bonne santé, mais l’essence d’un audit bien mené est de ne pas croire sur parole (dans la mesure du bon sens) mais de vérifier. Je l’ai entendu mille fois dans mon enfance dans la bouche de mon père: «laisse croire les béguines, ici on vérifie».

Ah, que j’en ai vu défiler des filles «en bonne santé» dont je demandais qu’à la prochaine visite médicale elles demandent un bilan sanguin glucose, insuline, HOMA... et qu’on découvrait prédiabétiques sans le savoir. Si c’est le cas de Tatiana, la complication covid s’expliquerait (récepteurs particulierrs).

Ah, que j’en ai vu défiler des filles qui se disaient «une digestion parfaite» et dont le ventre était bien dur, bien tendu.

Ah que j’en ai vu défiler des filles qui «ne se plaignaient de rien mais voulaient juste mincir» et dont je sentais bien l’haleine et l’odeur de la peau un peu fétide (marques d’un déséquilibre profond), dont je voyais le voile toxique sur les yeux, dont je pouvais de près voir la peau bourboulée, encombrée sous le joli maquillage.

En gros, pour les 3 adjectifs de la première phrase, je ne retiens que «jeune», puisque je n’ai pu poser les questions à Tatiana. Je ne peux prendre pour acquit qu’elle soit en bonne santé ou sportive.

Un internaute suggérait que son «covid grave» était peut être dû à une fragilité génétique. La damoiselle a 32 ans, elle se serait sue fragile bien avant. Un polymorphisme génétique (le fait d’être atypique) peut ne pas se révéler tôt si le sujet vit dans une famille aimante, sans chocs, sans traumatisme. Mais vers les 20 ans, la fragilité se révèlera quasi toujours, même chez un sujet aussi béni des dieux: qu’elle soit une simple défaillance rayon minéraux (fer, cuivre, etc.) ou qu’elle soit une déficience plus essentielle en enzymes comme celle que vivent les canaris de la modernité, les sujets atypiques sur lesquels j’ai déjà beaucoup glosé. J’exclus donc la fragilité génétique pour ce cas-ci.

Nutrition oblige, je demanderais à Tatiana ce qu’elle mangeait avant cet épisode covid, de manière détaillée (de mémoire). Si je découvre que, comme beaucoup de jeunes aujourd’hui, elle croit que manger végane est un plan alimentaire sain et que c’est son choix, je lui demanderais depuis combien de temps elle pratique et sous quelle forme. Le plan végane peut ravager la santé rapidement, chez la majorité des mangeurs (je dis bien végane et non végé). Une infime minorité tient le coup (souvent à l’aide de compléments en poudre). Les mangeurs dénutris ne s’en rendent pas compte car, jeunes, le corps compense. C’est au premier choc (deuil non préparé, divorce douloureux, licenciement abusif, accident de voiture, etc.) que la déficience nerveuse et immunitaire se marque.

Chez certains mangeurs, un plan végé pourtant équilibré peut provoquer le même effet. Ils sont bien plus rares que ceux qui flanchent en végane, mais il ne faut pas les oublier.

Le plan alimentaire de Tatiana me serait très utile, surtout si je le regarde à la faveur de tout ce que j’ai appris de son environnement. Je lui poserais la question: vit-elle au centre ville? à la campagne? proche d’une source de pollution chimique ou électromagnétique (pensons antennes de téléphonie)? Quelles sont les sources de pollution ménagère qui peuvent encombrer son biotope intérieur, la fragilisant à bas bruit, sans qu’on s’en rende compte... jusqu’au premier choc. Qui, dans son cas, serait peut-être ce virus arrivé à une période d’anxiété publique majeure. Il est vain de nier l’impact nocebo des images catastrophiques qui ont été montrées en boucle en mars-avril. Effet de suggestion garanti. Qui sera nié par les clones de Tatiana, c’est une évidence (moi je suis plus forte que ça). Mon oeil!

Ce sera le sujet d’une dizaine de questions.

Selon les cas, je m’attarderais sur les sources de pollution électromagnétique - ou e-smog - le jour et la nuit (effet différent). Pollution subtile, mais qui peut aussi fonctionner à bas bruit. Le corps supporte beaucoup avant de flancher.

Cette pollution intervient en particulier sur le système neurovégétatif. Ici, désolée, je n’ai encore ni article ni vidéo sur le sujet, et je n’ai pas la place dans ce brouillon pour expliciter les concepts. Sautez le paragraphe si vous ne connaissez pas les bases. Tatiana me paraît (à vérifier) un profil surdoué pour l’orthosympathique (les diathèses 1 ou chêne selon ma classification), l’orthosympathique étant le circuit de lutte, de résistance, d’action. Ces profils, nés avec une source dénergie hors pair, ont tendance à oublier de dorloter le circuit parasympathique (celui du repos, de la digestion, de la récupération), dont ils sont pourtant dotés comme tout le monde. C’est leur petit chien, qui supporte le temps qu’il peut ce fouet permanent d’une vie de tourbillon, sans respirations, sans pauses. Il se mettra à grogner vers 40 ou 50 ans, lassé de tant de déni. Dans la jeune génération, ce grognement peut arriver bien avant cet âge, car à force de baigner dans un bouillon d’e-smog, en particulier la nuit, ils endommagent le circuit parasympathique. C’est la nuit qu’il est surtout actif, occupé à bricoler des ans l’irréparable outrage, à réparer les erreurs de reproduction d’ADN, à se reconstruire, en gros. Si, la nuit, la personne se soumet à l’e-smog par wifi interposé (ou par antenne de téléphonie trop proche), le parasympathique ne peut faire son travail car, sous stress, surstimulé, l’organisme tout en dormant se croit encore en journée et branche (si l’on veut) le circuit orthosympathique. En un mot: l’esmog la nuit empêche le parasympathique de faire son boulot, on finit avec l’organisme non réparé, incapable de récupérer et «plein d’erreurs grammaticales d’ADN» si on veut.

L’esmog fonctionne aussi, chez pas mal de sujets, comme un générateur d’orage histaminique, les rendant quasi allergiques à tout - phénomène que je n’ai pas vus dans la liste de Tatiana. Je mets donc de côté.

J’ai mis «covid grave» entre guillemets car ce que Tatiana décrit ressemble plus à un syndrome (un ensemble de symptômes) qu’à une maladie virale. Au cours de la vidéo (+- minute 3), elle montre la liste des symptômes et leur va et vient: c’est absolument classique du syndrome d’épuisement chronique tel qu’il est étudié cliniquement - ce qui a été fait sérieusement depuis que des soldats sont revenus de la Guerre du Golfe dans cet état, merci l’armée!

Le covid commence par une attaque virale, qui ouvre vite la porte à une suprématie bactérienne et à un possible orage cellulaire (on évite les termes trop spécifiques ici). Déjà en mars, il était clair qu’il fallait agir rapidement au momen de l’attaque virale, avant la décapilotade. L’HDXCQN est à la mode, mais il y a d’autres moyens. L’homéopathe de la ville voisine de chez moi n’a pas eu UN SEUL cas d’aggravation parmi sa patientèle grâce à ses traitements en début d’attaque. Au point que des allopathes des environs ont pris cours en secret chez lui, pour utiliser son traitement. Perso, je me suis sortie de ce covid par ma pratique simple en 5 jours, sans médicament (voir mon site). Il y a plein de possibilités, mais ne rien faire est presque une prescription de malheur.

Je l’interrogerais sur le fait qu’elle n’a pas voulu se soigner, comme s’il s’agissait d’une petite angine qui passera toute seule. Ses lecteurs lui ont suggéré des tisanes ou du jus de citron, ce qui, face à un virus de cet acabit, équivaut à une bande velpeau pour une jambe cassée. Il y a des techniques naturo bien plus efficaces, elle aurait pu se renseigner chez des gens affûtés.

J’ai développé une stratégie perso face aux maladies virales, mais je ne peux généraliser mon cas à tous, d’autant plus que j’ai de la bouteille grâce à mes innombrables maladies depuis ma naissance. J’ai eu le temps de tester ce qui me convenait ou pas. Chacun trouvera son propre mix de techniques. Je ne conçois pas qu’on laisse passer l’orage en croisant les doigts, sans plus. Mais avant ma révolution kousminienne à 40 ans, j’étais comme Tatiana. Je me croyais plus forte que tout et je faisais souvent confiance à ma force de récupération (merci aux fées qui se sont penchées sur mon berceau: pour compenser la fragilité innée qu’une vilaine fée m’a donné, elles m’ont attribué une force de récupération assez spectaculaire). J’adjuvantais de l’une ou l’autre aspirine ou autre médicament miracle. J’attendais que la nature choisisse l’élue (moi) et me sorte des flûtes.

Bref, ne jamais prendre une maladie virale à la légère. Une maladie virale mal traitée et survenant à un moment clé de l’histoire d’une personne peut la plonger dans une forme d’épuisement chronique qui prend des mois à se calmer. Elle peut aussi réveiller une bactérie endormie: pensons au nombre de cas de borrélioses (Lyme) réveillées par un choc ou une maladie virale, alors que la bactérie somnolait dans le corps depuis des années. Et enfin, elle peut provoquer une rupture de tolérance chimico/magnétique (TILT dont j’ai donné un exemple ici: https://taty.be/burnout/KecoleSCM_tilt.html). Mais la maladie virale n’était qu’un agent, elle n’était pas le responsable.

Par dessus tout, j’axerais mon audit sur ce que j’ai déjà repéré de Tatiana (via ses v idéos et via son livre que je viens d’acheter): voilà un profil qui habite dans sa tête et pas dans son corps. Je vérifierais ceci en discussion, mais je soupçonne qu’elle a un beau potentiel de progression pour l’écoute de soi, le manger et vivre en conscience.

Habiter dans sa tête: prodigieux pour un commentateur politique, pour un chercheur en physique, pour un poète même; mais désastreux dès que l’on en vient au simple vivre bien (manger, respirer, bouger). Ce parcours potentiel de découverte de soi, de «détective de soi» comme je l’appelle, sera long. Au début, je me proposerai donc de lui baliser les pistes qu’à l’expérience je pense être les meilleures pour son profil, ici et maintenant (ce qui est l’essence du profilage alimentaire que je vante).

Au final, voici un long décodage pour une affirmation «covid grave et long pour une personne jeune sportive et en bonne santé».

Décodage qui explique pourquoi j’ai de la peine à opiner du bonnet quand on me présente ces cas comme simplement dus au covid.

Cette vidéo ne mérite pas le nom de «dans l’enfer du coronavirus»: il s’agit plutôt de l’enfer du burn-out grave (ou du TILT ou d’une revivance bactérienne), provoqué par une maladie virale. Soyons précis, pointu, factuel.

Arrêtons d’hystériser le débat à force d’anecdotes peu précises, peu détaillées, hors contexte.

NB. août 2022. La suite du cas Ventôse est ici: "Traiter les covid longs: comment? existence validée des "covid longs"? Le cas de Tatiana Ventôse, juillet 2022 (3/8/2022)